Everything was left to find ; Arthur

Miranda Green
Miranda Greenvictime de cupidon
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Date d'inscription : 28/04/2019
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Everything was left to find ; Arthur  EmptyDim 28 Avr - 23:41
And all the roads we have to walk are winding
And all the lights that lead us there are blinding
There are many things that I would like
To say to you
But I don't know how
(@oasis // beerus)
wonderwall
☆ Arthur & Miranda ☆

Le bruit de ses pas tape contre le pavé trempé de la rue, elle court aussi vite que possible pour ne pas finir trempée mais la pluie glacée s’infiltre dans les plis de son écharpe pour la parcourir de frissons quand elle frôle sa peau. Elle ressert un peu plus son manteau autour d’elle pour tenter de se protéger du vent glacial et de l’eau qui tombe en trombe inondant les trottoirs. Le centre sera plein ce soir, elle en est certaine.

Elle passe la porte, cheveux humides et perles d’eaux dégoulinantes encore le long de ses mèches brunes. Enveloppé dans son imperméable, écharpe passée autour de son cou, elle chasse les derniers souvenir de la pluie de sa capuche en la retirant dépose son manteau a côté de la porte. Elle secoue un peu ses cheveux pour faire glisser les dernières gouttes de pluie et prend son sourire habituel en pénétrant dans les cuisines de l’association dans laquelle elle est bénévole depuis quelques temps maintenant. Elle connait par cœur maintenant les recoins de l’endroit, le bruit des casseroles qui s’entrechoquent au rythme des cuisinières qui préparent toutes sorte de plats. L’odeur de la soupe, des repas mijotés. Miranda évite de justesse une bénévole chargée de gros cartons qui lui bouche la vue qui circule entre l’effervescence de tout ceux qui s’activent pour donner un peu de réconfort aux gens qui viennent frapper à cette porte. Elle relève ses cheveux en un chignon un peu bancale avant d’aller se présenter à la responsable du soir. Malgré un emploi du temps chargé, elle tente de passer trois par semaines pour donner ce qu’elle peut offrir aux gens qui atterrisse ici. Elle s’est toujours dit qu’un coup du sort aurait très bien pu la pousser à passer cette porte un soir avec ses parents. Un licenciement, un accident du travail, tant de causes qui aurait pu inverser les rôles et la faire s’asseoir sur les bancs des tables de la salle de repas. La responsable de la garde de ce soir, blonde d’une quarantaine d’années l’accueil sourire aux lèvres, ses cheveux blonds accrochés négligemment autour d’un crayon en guise de pince. Ses bras remplie d’un côté d’un carton de linge et de l’autre de documents à faire remplir par les nouveaux venus. « Ah Miranda ! Tu me sauves ! Il y a beaucoup de gens ce soir et peu de bénévoles qui ont l’habitude. » Elle te pose le carton entre les bras sans même se poser de questions. « Tu pourrais t’occuper de la répartition des lits ? tu serais un ange ! » Elle n’a pas le temps de répondre que déjà la femme s’est éloignée pour repartir à donner des consignes aux nouveaux bénévoles et aux nouveaux arrivant. Dans le tumulte tous se confonde et on peut lire dans son regard qu’elle ne sait plus où donner de la tête.

Elle réajuste le tas de couverture entre ses bras et sort de la pièce pour aller se mêler aux gens qui arrivent. L’endroit voit passer toute sorte de visiteurs, toutes sortes de visages. Ceux qui ne vienne que pour une nuit et ceux qui resteront plus longtemps. Certains on leur place ici depuis des années même parfois. Ils reviennent inlassablement, trop usés par la vie, par leurs soucis qui pèsent sur eux comme des enclumes. Ils viennent chercher ici un repas chaud ou juste un peu de chaleur humaine. Un peu de réconfort, de considération que bien souvent ils n’ont plus trouvé depuis longtemps dans le regard de ceux qui les croisent dans la rue. Ici, ils redeviennent des gens. Certains la connaissent bien, ils lui sourient quand elle passe à côté d’eux et ils l’accueillent avec leur regard remplie de gentillesse. « Mais c’est la p’tite Miranda. Tu vas bien ? » souffle un homme un peu âge assit sur un fauteuil en la regardant passer, la brune lui adresse son immense sourire habituel en le saluant de sa main libre. « Bonsoir monsieur Martinez. Je vais bien et vous ? vous avez eu une couverture ? » Il hoche la tête et elle continue son avancée dans le couloir pour atteindre l’accueil du centre. Défilent ici toute sorte de gens, du solitaire à la famille nombreuse étrangère qui n’a nulle part où aller et qui cherche un toit pour leurs enfants. Il y a de tout dans la misère du monde, du jeune au vieux, de l’homme a la femme. Bébé, enfant, adultes ou vieillards. Tous se retrouvent là pour des raisons si distinctes qu’elle ne pourrait pas les dire. Miranda fini par atteindre l’entrée, les bras chargés de ses couvertures et attrape le calepin qui se trouve sur le bureau de l’entrée où chacun inscrit son nom quand il arrive ici. Le temps extérieur a empli plus que prévu l’endroit, la pluie qui s’abat a poussé même les plus réticent à trouver refuge dans l’enceinte du centre. Miranda essaye de compter le nombre de personne qui se sont présentées ce soir, incertaine de pouvoir offrir à tous le confort nécessaire. Elle pose enfin le carton qui déborde sur la chaise et commence à lire les noms inscrits. Elle n’est pas sûre de disposer d’assez de place pour tout le monde et certains devront sans doute se contenter de dormir sur un fauteuil ou un canapé pour la nuit. La priorité va aux personnes avec enfants, puis les personnes âgées ou malade. Il est compliqué de donner à la misère un ordre de priorité. Compliqué, d’expliquer à cette femme que si elle ne peut pas prouver qu’elle est réellement enceinte, elle ne pourra pas lui donner un lit en priorité et qu’elle pourra très bien se retrouver sur un canapé. Et pourtant. Pourtant, elle porte peut-être réellement la vie, mais, la brune n’en sait rien.

La liste diminue au fur et à mesure qu’elle distribue lit et couvertures, ticket pour avoir un repas chaud, ticket pour avoir des vêtements propres et jetons pour prendre des douches. Pourtant, l’espace s’amoindrit et la liste elle ne se raccourcis pas aux yeux de la jeune femme qui tente de faire rentrer tous les gens dans le moindre espace restant. Pourtant, même avec toute la bonne volonté du monde, a la fin de liste, il reste un nom qui n’a plus de place. Tous les lits, les matelas à même le sol, les canapés ou les fauteuils sont prit par quelqu’un. Jusqu’au moindre banc de bois dur, tout le monde se contentera de se coucher à un endroit sauf un nom. Ce dernier nom tout en bas de sa liste que Miranda regarde en cherchant une solution désespérément. « Arthur Diaz ? » elle souffle enfin en levant les yeux vers la dernière personne debout dans le hall d’entrée qui parait à présent bien vide. Son regard tombe sur un jeune homme l’air un peu perdu, qu’elle n’avait jamais vu encore ici. Tu cherches une solution dans ton esprit, tu voudrais lui donner un endroit où dormir, ne pas le laisser retourner à la rue. Jamais tu ne te le pardonnerais. Puis tu penses au canapé un peu abimé de la salle de repos des bénévoles. Les coussins sont difformes, usés, trop creux par endroit pour être confortable mais ça reste un endroit mieux qu’un morceau de trottoir pour passer une nuit. « je suis désolée.. je n’ai plus de matelas ou de lit mais il reste un vieux canapé dans la salle de repos. » elle dit, un peu gênée de n’avoir rien de mieux à proposer au jeune homme qui se trouve face à elle. Elle sourit, le plus doucement possible, comme elle sait si bien le faire. Toujours remplie de gentillesse et de bienveillance. « Je suis désolée… pour ce soir je n’aurai pas mieux. » Elle se mord la lèvre espérant qu’il accepte le sofa défoncé plutôt que de retourner dans le froid et sous la pluie. Elle voudrait qu’il reste au moins le temps de boire quelque chose de chose, manger un repas chaud et éventuellement se réchauffer sous une douche. Son regard s’attarde sur ses traits, sur la forme de son visage quelques secondes avant qu’elle ne revienne a ce qu’elle devrait faire. « je.. je peux te montrer pour voir si ça te vas. » elle dit, consciente que leur âge ne doit pas être très écarté.

Calepin collée à la poitrine, elle attrape un peu maladroitement de sa main libre celle du jeune homme pour le guider. Geste presque automatique, sans se rendre compte qu’ils ne se connaissent même pas. Pourtant la tiédeur de sa paume dans la sienne lui procure une sensation d’apaisement agréable ; presque rassurante comme s’ils se connaissaient depuis toujours. Elle enserre doucement ses doigts entre les siens, sans songer que ce geste pourrait être déplacé et l’entraine à travers les pièces du centre pour arriver à la minuscule salle de repos des bénévoles. Entre un bureau, quelques chaises pliantes et des dossiers se trouve le vieux canapé. Elle lâche enfin sa main, regrettant sans trop comprendre pourquoi ce contact. « voilà… je ne sais pas si ça te vas. Si jamais, voilà de quoi prendre un repas et une douche… je vais essayer de te trouver une couverture. » elle sourit de nouveau en réajustant une mèche tombée de chignon. « si tu as besoin, je m’appelle Miranda. » dit-elle avant de quitter la pièce en le laissant là.

Entre ses doigts elle fait glisser les mèches brunes de la petite fille assise sur le banc à côté d’elle pour les nouer en tresses dans son dos. Avec application Miranda s’affère a finir sa coiffure avant de passer à la suivante. Il n’y a que dans ces moments là où elle apprécie réellement d’être coiffeuse. Quand elle sort ses élastiques colorés au centre et qu’elles se précipitent toutes pour venir réclamer une coiffure. De la petite fille à parfois même la mère de famille qui a envie de se sentir femme un peu, juste le temps d’une soirée. Elle comprend à quel point cela doit être dur, de ne pouvoir prendre soin de soit comme on l’aimerait. Et elle sait aussi, que le rôle des bénévoles ne s’arrête juste pas à distribuer nourriture et couchage. Il y a ce rôle humain, cet investissement à donner à tout instant pour donner le sourire le temps d’une soirée à des gens qui peine à sourire dans leur quotidien. Miranda termine la dernière tresse quand il réapparait pour s’asseoir à l’une des tables. Un peu maladroitement, elle se relève pour aller à sa rencontre une nouvelle fois. « Arthur c’est ça ? » dit-elle en s’asseyant à côté de lui. « Le canapé ira ? J’ai trouvé une couverture »
Arthur Diaz
Arthur Diazvictime de cupidon
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Everything was left to find ; Arthur  EmptyVen 3 Mai - 22:29

She don’t need no fake love
Looking like you could be
Like you could be on the runway


L'air est humide ce soir. Les effluves de pluie se propagent dans toute la rue, gratifiant Chicago d'une ambiance toute particulière. Et l'ont voit se déployer dans la rue des tas de rangés de parapluies qui couvrent les pas pressés des passants qui semblent tous avoir hâte de rentrer chez eux par ce temps d'avril. Il ne fait pas particulièrement froid mais les goutes s'écrasant en le long de sa nuque, traversant même la feutrine de son chapeau, roulant à travers son t-shirt sur son dos nu. Et il se perd dans les rues, cherchant un endroit où il serait au sec pour passer la nuit. Parce qu’après tout, il vient tout juste d'arriver en ville et le lieu lui paraît si grand et tellement plus compliqué que Détroit. Et toutes les rues enchevêtrées semblent pouvoir le perdre, là, sous la pluie battante, refroidissant ses membres sous la veste en jean qui ne cesses de s'alourdir à mesure qu'elle se trempe, et il a beau chercher un endroit qui lui permettrait de passer la nuit au sec, il ne trouve rien. Rien que des rues et des magasins qui ferment tous, les uns après les autres. Il marche d'un pas sûr , trottinant sur le béton  frigorifié et tremper. Il n'est là que depuis quelques jours. 48 heures à peine et il cherche déjà un travail sur les chantiers et dans les casses, les seuls endroit où il peut trouver très vite un emplois pour se nourrir. En parlant de nourriture, le jeune homme n'a pas eut un vrai repas depuis presque une semaine. Et même s'il déteste ça parce qu'il ne se considère pas vraiment comme une personne dans le besoin, il constate peu à peu qu'il lui faudra bien trouver une solution rapidement pour manger et se réchauffer. Et puis il veut prendre ses responsabilités, c'est lui, qui est parti de chez lui à seize ans, qui a quitter le confort familiale pour aller voyager et voir le monde. C'est lui qui n'a plus donner signe de vie à sa famille. Et c'est encore lui qui a décider de baisser les bras.

Il aurait pu rester vivre à Détroit où l'ont aurait prit soin de lui jusqu'à ses derniers souffles.  Il aurait pu rester avec ses parents et sa petite sœur. Il aurait pu accepter une nouvelle fois qu'on lui ouvre la tête pour endigué cette maladie qui, quoi qu'il fasse, finirait par avoir raison de lui. Il le sait. À l'intérieur de son crâne, à chaque seconde, à chaque minute de chaque jours, grandit de plus en plus cette tumeur qui aura raison de lui très bientôt. Il sait que cette bataille-là est perdue d'avance. Et ce n'est pas si égoïstement qu'il a décider de partir. C'est également parce qu'il a regarder ses parents pleurer pour lui pendant des années, se ruiner, encore et encore. Il a vu son père travailler jours et nuits pour pouvoir payer des consultations avec de grands spécialistes qui lui promettaient à chaque fois qu'ils lui feraient gagner dix ans, vingt ans, trente ans de vie. Et il est passé sur toutes les tables d'opérations possible . Il a subit tout un tas de tests dont il peine à se rappeler les noms.  Il a voulu garder espoir ,encore et encore en se disant, tout comme le reste de sa famille, qu'ils réussiraient à le soigné cette fois. Mais, les résultats n'étaient jamais ceux escomptés. Et il se réveillait de chaque opérations avec une nouvelle cicatrice sur le crâne, de nouveaux souvenirs perdus et de nouveaux visages effarés. Il a vite comprit qu'il se battait contre l'imbattable. Alors il a préféré épargner ses parents, il a prit une décision qu'aujourd'hui encore, il ne regrette pas. A seize ans, il n'avait vu du monde, que sa petite ville et les quelques hôpitaux qu'il avait visiter aux quatre coins des états-unis. Mais, il n'avait jamais réellement voyagé. Et il avait réalisé un peu stupidement qu'il mourrait sans ne jamais avoir vu la moindre merveille de ce monde.

Et si Arthur avait débuter son voyage, il n'avait pas encore été vraiment loin. En stop et sans argent, il avait du s'arrêter des mois entiers dans des petites villes pour avoir quelques dollars en poches et repartir. C'était un rêve un peu stupide et enfantin. Il savait, alors qu'il grandissait qu'il serait déçu à l'arrivé. Mais, voilà. Il rêvait d'aller voir le grand Canyon. D'y mourir, peut-être. Il voulait voir ça, avant d'aller rejoindre le sol. Le voyage était encore long. Bien long et il ne savait pas bien combien de temps il lui restait. Un an ? Deux ? Dix ? Il n'était pas bien sûr.

- - -
« -Inscrivez vôtre nom ici , on vous appellera dés qu'on aura trouver une place pour vous. » Lui dit la gentille dame à l'entrée. Elle le regarde avec une mine si triste. Peut-être parce qu'il est un peu jeune pour se retrouver dans une centre d'accueil d'urgence, là , comme ça. Sans autres bagages qu'un petit sac à dos qui ne contient en vérité que ses journaux dans lesquels il raconte ses rencontre avec tout ceux qu'il croise au cours de son voyage. Un peu pour que ses parents sachent qu'il ne lui est rien arriver de grave en leurs absence. Pour qu'ils sachent aussi, même longtemps après sa mort, qu'il n'a jamais cesser de penser à eux, même s'ils étaient loin. Il hoche la tête, un peu honteux, les yeux rivés au sol alors qu'elle lui tends le carnet déjà plein de noms. Il note le sien en bas, tout en bas de la liste comprenant qu'il n'aurait sans doute pas de lit à lui pour ce soir et que ce n'est peut-être pas son âge qui la rends si compatissante, mais c'est sans doute l’expectative de devoir lui dire qu'ils ne pourront pas lui fournir la sécurité et la chaleur dont il rêve actuellement. Mais, il sourit, tout simplement. Et il se met dans un coin en attendant que l'ont appelle son nom. Il écrit dans son journal alors que les noms défilent les uns après les autres pendant ce qui lui semblent être des heures.
- - -
« -Arthur Diaz ? » Appelle la voix de la jeune femme, sortant un peu le jeune garçon de ses rêveries. Il hoche la tête lentement et il comprends à son air si désolé qu'il va peut-être devoir repartir. Il jette un œil dehors, où la pluie fait encore rage et il soupire longuement. Il pourrait bien dormir debout contre un mur pourvu qu'il échappe à cette sensation terrible d'être frigorifié jusqu'à l'os. Il tremble légèrement et la migraine qui lui prends une bonne moitié du crâne ne l'aide pas à se sentir mieux. « je suis désolée.. je n’ai plus de matelas ou de lit mais il reste un vieux canapé dans la salle de repos. » Elle avoue, un sourire si triste aux lèvres et comme un peu pour la première fois, il la regarde, il la voit.  Jamais il n'avait vu de si belle femme. Les longs cheveux bruns maintenu tous ensemble dans un grand chignon tombant, découvrant sa nuque gracile. Un visage constellé d'éphélides et deux grands yeux noirs de jais qui le regardent avec cet air si doux. Il sourit, un peu bêtement, lorsqu'elle l'observe comme ça,  se demandant pourquoi une si jolie fille perd son temps avec la misère du monde lorsque pourtant, le monde est prêt à lui offrir ses merveilles.  « Je suis désolée… pour ce soir je n’aurai pas mieux. »  Arthur sourit, hochant la tête, ne réalisant même pas vraiment qu'elle attends peut-être qu'il lui parle, qu'il lui dise qu'il est d'accord. « -Je voudrais juste me réchauffer madame. » Et manger. Il ne rêve vraiment que de ça. Il ne veut plus manger du pain sec de la veille. Il voudrait un vrai repas. Ça, oui ! Il adorerait ça. Et il sent son ventre se contracter et grogné à la pensée même qu'il pourrait peut-être avoir un repas chaud ce soir.

« je.. je peux te montrer pour voir si ça te vas. » Dit-elle, l'air un peu perdu. Et il hoche la tête. Elle lui prends la main, le guide à travers les locaux bondés de monde. Il jette un œil autours de lui et se sent un peu coupable de prendre la place de quelqu'un qui pourrait en avoir bien plus besoin que lui. Il voit les petits enfants jouer et courir ensemble. Il voit ,là, assise sur une chaise, une vieille dame  toute courbée qui n'aura peut-être même pas de lit ce soir et il sent son cœur se serrer fort. Peut-être qu'il n'aurait finalement pas du venir ici. Peut-être qu'ici, ce n'est pas vraiment sa place. Et il serre cette main qui se presse à le guider vers une petite pièce avec un grand bureau. Sans trop s'expliquer pourquoi, il serre fort cette main. Et lorsqu'ils arrivent, elle le lâche et son sourire aux lèvres elle dit :  « voilà… je ne sais pas si ça te vas. Si jamais, voilà de quoi prendre un repas et une douche… je vais essayer de te trouver une couverture. » Le garçon réponds à son sourire, contemplant avec envie ,les tickets qu'elle lui tend. Il ne regarde pas vraiment le canapé, il sait bien qu'après tout, c'est bien mieux qu'une chaise où qu'un morceau de trottoir ou de banc. « si tu as besoin, je m’appelle Miranda. » il attrape entre ses mains, les tickets qu'elle lui tends et les glissent dans ses poches. Une douche et un repas et même, une couverture ! Un endroit chaud, c'est bien là tout ce qu'il veut. « -Merci madame Miranda ! Merci beaucoup. » Et elle quitte la pièce dans un dernier sourire.

Arthur se laisse retomber sur le canapé. Il souffle, un peu tremblant , retirant sa veste encore gorgée de pluie et son t-shirt. Il fouille dans son sac pour en sortir des vêtement propres et à peu prêt secs qu'il enfile dans un soupire de soulagement. Il file vers les douches où il fait la queue. « -Va falloir retirer votre bonnet jeune homme. » Lui demande la femme à l'entré des douche et le garçon lui fait non de la tête. « -Est-ce que je peux le retirer dans la cabine, s'il vous plait malade ? » Il demande d'une petite voix et elle le regarde avec un air ahurit. « -Non je suis désolée, nous avons des règles d’hygiènes... Vous comprenez, tellement de monde passe ici... » Elle explique calmement et lorsqu'il entends derrière lui, une pauvre femme s'impatienter, il hoche la tête et soupire, retirant son bonnet sous le regard horrifié de la dame qui lui attrape la main et il entends derrière lui, le petit cri interloquer de la dame qui n'a plus l'air si pressée. « -Je suis désolée je ne... »  Il baisse la tête, les joues rouges, et tends son ticket pour filer dans les douches et écourté cette conversation. Il n'aime pas trop lorsqu'on voit les cicatrices qui parsèment son crâne
- - -
Lorsqu'il revient à l'endroit où il est censé dormir, il trouve, là, un peu abandonnée au milieu de la cohue, une vieille dame assise dans une chaise, qui pleure. Il s'approche d'elle pour lui prendre la mains,  désemparé face à sa douleur. Elle se tient le dos et lorsqu'il lui demande ce qui lui arrive, elle lui réponds en espagnol qu'elle ne parle pas anglais. « -¿Qué te está pasando, abuela? » Il souffle d'une voix douce, caressant la peau abimé et sèche de la pauvre dame. Il sourit tendrement lorsqu'elle sanglote en attrapant son bras. « - ¡Mi hijo, ayúdame! Tengo mucho dolor en la espalda.» Il grimace à l'idée que cette pauvre femme se retrouve à dormir là, sur un matelas tout fin au sol alors il hoche la tête et l'aide à se relever pour l'installer sur le canapé. « - No puedo hacer nada más, abuelita.» Il s'installe le plus confortablement possible, tente de rembourrer les coussins avec la couverture qu'on lui a prêter pour la nuit et elle le remercie en lui pinçant la joue. Le garçon récupère son sac à dos et va s'installer à une table.

Enfin, après une journée de marche sous la pluie, à demander du travail et faire ses repérage en ville, il arrive enfin à se réchauffer.  « Arthur c’est ça ? »  Il se tourne et constate que la jeune femme de tout à l'heure est venue le rejoindre. Il constate une nouvelle fois comme elle est belle, fermant son journal d'un geste vif, les joues rouges, il hoche la tête timidement. « -Oui, c'est ça. Miranda ? » Il demande mais, il sait. Il n'a pas oublier son prénom ni même le son de sa voix lorsqu'elle le lui a donner. Il a aimer sa voix et il a aimer son sourire. Il l'a trouver belle à en rester un peu interloquer. « Le canapé ira ? J’ai trouvé une couverture »  Elle demande et il baisse la tête un peu géné. Il ne sait même pas s'il a le droit d'avoir installer cette dame à sa place. Il a peur d'un coup de se faire mettre dehors si on apprends ça. « -C'est que... » Il commence en se mordant la lèvre. « -Il y avait cette dame âgée qui avait très mal à son dos... Je sais que je n'avais sans doute pas le droit mais... Je voulais pas la laisser dormir dans une chaise, m'dame Miranda. » Il souffle, un peu hésitant, frottant d'un geste la reliure de cuir de son journal d'une main frénétique, grattant les irrégularités. Mais il ne regrette pas, Arthur. Il a toujours eut cette façon-là de traiter les autres. D'aider ceux qui sont plus dans le besoin que lui. Il sait bien qu'il pourrait survivre à une nouvelle nuit dehors. Même s'il fait froid, même s'il pleut. Il sait bien qu'il s'en sortira. Alors il préfère que cette pauvre petite dame prenne sa place, quitte à ce qu'il se fasse jeter dehors. « -C'est que... Je préfère encore dormir dehors que de voir une pauvre dame pleurer pour son dos. Moi je m'en sortirais bien. J'ai l'habitude. Je dors rarement dans un lit quoi... Je suis en voyage depuis longtemps. » Il avoue. Replaçant son bonnet sur sa tête, une mine un peu curieuse au visage. « -Et... toi ? Tu fais du bénévolat ici depuis longtemps ? Tu ne ressemble pas aux autres bénévoles. » Il avoue, les joues rouges de nouveau, un sourire un peu timide aux lèvres. Elle a la mains posée sur la couverture et il dépose la sienne tout prêt. « -Merci... Pour la couverture. Je prendrais la chaise de la dame... Je peux ? »
Miranda Green
Miranda Greenvictime de cupidon
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Everything was left to find ; Arthur  EmptyDim 5 Mai - 21:06
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☆ Arthur & Miranda ☆

Il y a toujours eu en Miranda cette intuition profonde, ce sentiment presque intime que sa vie consistait à aider les autres. Qu’aider son prochain était le but qu’elle aurait à accomplir dans la vie et elle s’est toujours sentie proche de ceux qui, dans la vie, n’avait pas la chance qu’elle avait pu disposer. Celle de vivre dans une famille qui s’en sort malgré la dureté de la vie. D’avoir une famille qui avait toujours veillé sur elle, malgré le manque de moyens parfois. Ses parents travaillent tous les deux à l’usine, ça se voit à leurs mains calleuses, leurs visage ternis par l’effort et les cernes qui peu à peu viennent obscurcir leurs regards. Elle avait toujours admiré le courage de sa mère, petit bout de femme maigrichonne qui s’acharnait en se levant tous les jours à faire vivre sa famille. Celui de son père qui, malgré son dos douloureux qu’il tenait parfois d’une main comme une personne vieillissante continuait de se lever tous les matins pour nourrir ses enfants. Travail qu’il avait commencé jeune, désirant de soulager lui-même ses propres parents. Elle admirait dans leur regard la détermination, la force d’aller tous les jours sans geindre ou se plaindre travailler pour mettre sur la table le repas du soir par pur dévotion à leur famille. Et malgré les jours plus compliqué, malgré les soirs de fatigue intense, elle avait toujours vu ses parents donner à ceux qui avaient encore moins, sans se soucier de leur propre confort. De nombreuse fois, après des journées éreintantes, elle avait accompagné sa mère préparer de la soupe qu’elle distribuait jusqu’au bout de la nuit dans la rue à ceux qui avait froid. Vu son père, préféré se priver d’un steak – qu’il s’offrait déjà rarement – pour offrir au sdf devant le supermarché un sandwich et quelques pièces pour prendre un café dans un bar. C’était sans doute, cet altruiste qu’elle avait le plus pris de ses parents, cette philosophie d’offrir aux autres alors même qu’on ne possède peut-être pas beaucoup. C’est sans doute pour cette raison que rapidement le métier de ses rêves ses décidés dans ses yeux.

Malheureusement, a défaut d’argent, elle avait dû mettre ses rêves de côté pour se concentrer sur un moyen de soutenir sa famille. C’est ainsi qu’a 16 ans elle avait commencé une formation rémunérée de coiffeuse pour se mettre à travailler afin de soulager ses parents. Elle ne s’en sortait pas si mal finalement et après ces deux années, son premier amour été revenu a son cœur : aider les autres. Cette volonté persistante d’aider les autres, de donner un peu de soi. C’est pour cette raison qu’entre le travail et les cours du soir elle avait décidé de devenir bénévole pour le centre qui accueille des sdf. Elle voulait se rendre utile, donner un peu d’elle, donner un peu de son temps de cette façon qu’elle connaissait à travers ses parents. Le centre était le moyen de se rendre utile, car elle ne se sentait jamais aussi bien, aussi vivante qu’en voyant s’éclairer cette petite étincelle dans le regard des gens, celle de l’espoir, celle d’un remerciement, le sentiment de ne pas être abandonné de tous. L’infirmière du centre la laissait même certains soir regarder comme elle travaillait, la laisser prendre des notes, l’aider a faire des pansements ou soigner tout autres petits bobos du quotidien.

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Mais en plusieurs années à travailler dans le centre jamais elle n’était tombée sur quelqu’un comme lui. Il doit avoir son âge, peut-être un peu plus, ou peut-être un peu moins. Ses traits sont fins, ses cheveux bruns qui s'échappent de son chapeau. Son air à l'air si doux, parfois perdu et quand elle le sort de ses pensées, rêveur elle sent cette chaleur se diffuser en elle. Elle l’admettait peut-être encore fébrilement, mais dans ce premier regard elle avait senti quelque chose en elle s’embraser silencieusement, son cœur se mettre à battre un peu plus fort au creux de sa poitrine et son souffle s’amenuir en le regardant. Et elle retrouve ces deux yeux d’un ambre qu’elle ne peut comparer a rien d’autre, elle se perds dans ses yeux si doux, dans les traits de son visage quand elle s’assied à côté de lui. Et elle se met a sourire quand il rougis en prononçant son prénom. Elle aime la façon dont il le dit, elle voudrait qu’il le répète encore et encore, juste pour elle au creux de son oreille. Elle lui demande alors si il va rester, malgré la canapé abîmé qu’elle a seulement pu lui trouver. Elle voudrait qu’il reste, un peu égoïstement, dans l’espoir de parler un peu avec lui. Elle voudrait le capter un peu, savoir qui il est. Elle ne veut pas le voir repartir dans le froid de la nuit, sous la pluie battante, gelant tout sur son passage. Elle veut encore avoir le temps de capter un peu ses traits.

« -Il y avait cette dame âgée qui avait très mal à son dos... Je sais que je n'avais sans doute pas le droit mais... Je voulais pas la laisser dormir dans une chaise, m'dame Miranda. » il la sort de son observation silencieuse de ces traits qu’elle tente d’imprimer dans son esprit. Il est là, tête baissée à regarder la nervure du bois. Et elle sourit, attendrit par son geste. Et elle sourit, comprenant qu’il est de ces gens, qui feront passer toujours les autres avants eux. Qu’il est de ces gens dont la gentillesse est leur plus grande qualité et leur plus grande faiblesse. « C'est que... Je préfère encore dormir dehors que de voir une pauvre dame pleurer pour son dos. Moi je m'en sortirais bien. J'ai l'habitude. Je dors rarement dans un lit quoi... Je suis en voyage depuis longtemps. » Et elle sourit encore, touchée par sa gentillesse et sa bienveillance. Touchée qu’il ai réparé l’erreur qu’elle a fait de ne pas donner un canapé à cette vieille dame quand d’autre l’aurait laissé se débrouiller.

Et le sourire qui envahit son visage est tendre, sourire qu’elle prend souvent qui se veut rassurant et doux. Ce sourire qu’elle se veut réconfortant. Elle lui sourit, pour lui dire silencieusement que ce n’est pas grave, qu’elle voudrait qu’ils restent là tous les deux, qu’elle voudrait écouter ses voyages. « Ce n’est pas grave Arthur. Ce n’est rien même. C’est moi, j’aurai dû voir que cette dame n’avait pas de lit. » Elle dit, ce même éclat bienveillant dans les yeux, cette même douceur dans la voix la brune. « -Et... toi ? Tu fais du bénévolat ici depuis longtemps ? Tu ne ressembles pas aux autres bénévoles. » Elle hoche la tête et sent son cœur s’agiter de nouveau alors qu’il rougit. « Je suis bénévole depuis presque deux ans et avant, je venais ici avec ma mère de temps en temps. » et elle se met a rougir légèrement, en mordant discrètement sa lèvre inférieure, perturbé par ce regard qui la rend si faible. « Les autres ressemblent à quoi ? » elle souffle.

« -Merci... Pour la couverture. Je prendrais la chaise de la dame... Je peux ? » il demande fébrilement en posant sa main tout près de la sienne sur le dessus de la couverture. Et elle sourit, en posant sa main sur la sienne, sourire un peu timide aux lèvres, ne quittant pas ses des siens. « Évidemment, restes autant que tu veux Arthur… » Elle ne le laissera pas aller affronter la pluie, elle ne laissera pas partir ce visage qui l’attire d’une façon trop présente. Comme si cette rencontre était le fruit d’une force supérieur, peut-être de leur destin à tous les deux. Et dans ses ambres, elle voit miroiter tant de choses qu’elle voudrait décrypter. Et elle voudrait le saisir un peu plus, elle voudrait le connaitre. Elle voudrait qu’il imprime une marque en elle, elle voudrait le marquer aussi. Qu’il se souvienne demain de Miranda, la bénévole du centre de Chicago. Elle voudrait qu’il ressente peut-être lui aussi cette sensation. Cette impression qu’ils étaient fait pour se rencontrer, cette intime conviction qu’elle ne peut pas le laisser partir comme ça. Qu’ils ne peuvent se séparer sans ne s’échanger une façon de se revoir, de se recroiser. Et même ; même s’il venait à s’en aller maintenant. Elle se sent nourris par cette sensation, qu’ils sont fait pour se recroiser, inlassablement.

Et doucement, elle se met a caresser presque sans s’en rendre compte le dessus de sa main, tendrement, dans de petits cercles. Elle ne réalise pas son geste et continue pendant quelques minutes avant de réaliser qu’ils ne se connaissent même pas. Un peu précipitamment, elle la retire, retenant le battement tonitruant de son cœur, la moiteur de son autre main et les battements irrégulier que ce geste à provoquer. Elle baisse les yeux, les joues rougies et elle bredouille doucement, dans une voix presque inaudible. « J’aimerais que tu me racontes tes voyages. » elle demande de sa voix la plus calme en essayant de ne pas laisser transparaître cette tempête qu'à déclenché cette caresse dans son coeur. « et s’il te plait… appelle moi Miranda. Juste Miranda. »

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