Terror in resonance ;Opale

Flynn Payne
Flynn Paynevictime de cupidon
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Terror in resonance  ;Opale EmptyMar 30 Avr - 23:53
I will be here.
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Le bruit des alarmes raisonnent dans tous le bâtiment. Le retentissement  tonitruant qui gronde sous terre, fais trembler le sol, dans un grondement terrible. Là, sous les pieds, comme si la terre elle-même hurlait, de sa propre volonté, elle se meut dans les entrailles de Chicago, secouant les maisons, les immeubles, la rue elle-même, dans un craquement terrible, des fracas tout autours de lui, s'abattent comme une pluie de métaux, de pierres , de plastiques, les oreilles bourdonnantes de bruits tranchants. Les murs oscillent, et le bâtiment se secoue de part en part. L'ont entends les bureau trembler, les tables se renverser et les machines s'écraser lourdement au sol dans de grands fracas sourds à peine couvert par la terre qui de nouveau se met à gronder.  Il peine à relevé la tête lorsqu'il reprends plus ou moins connaissance. Mais la vision , elle, reste totalement floue. Et il reste comme en flottement, quelques secondes. Comme happé par le silence qui règne pendant tout un long moment qui lui paraît duré une éternité. C'est long. Si long, pendant un instant, il se demande si le monde ne va pas se taire à jamais. Et puis soudain, comme si le silence n'avait jamais eut sa place parmi eux, le jeune homme entends pour la première fois, un cri déchirant retentir au tréfonds de l'immeuble. Strident et profond, et comme apathique, il tourne la tête vers la source du bruit, qui se repends maintenant dans toute la rue.  Mais la vue est si floue et il a beau chercher ses lunettes partout autours de lui, il ne parvient pas à les distinguées. Il cherche à tâtons, essayant tant bien que mal d'ignorer la douleur vive qu'il ressent au niveau du bras gauche. Et il cherche. Il cherche. La vue troublée ne lui permet de distingué que des formes noirâtres, spectrales, s'agitant autours de lui.

« -EVACUEZ LE BÂTIMENT. » Hurle une voix non loin de lui. Et il tente de se relever mais de nouveau, il tente de reprendre ses esprit. De nouveau sur ses pieds, il observe autours de lui, voit les ombres se mouvoir tout autours de lui, sans réellement comprendre ce qui lui arrive. Les gens hurlent et il capte des brides de conversation affolées. « -S'IL VOUS PLAIT, ÉVACUEZ LE BÂTIMENT DANS LE CALME. » Hurle une voix féminine, et c'est d'un pas peu assurer que Flynn tente de la suivre , cherchant la sortie de la pièce close dans laquelle il se trouve, le bras tendu droit devant lui pour éviter de tomber, il trébuche à plusieurs reprises. Et alors qu'il essaie de se souvenir du plan de la piéce.

« -Excusez-moi ? » Il dit, élevant la voix sous l'agitation. « -J'AI BESOIN D'AIDE. » Hurle t-il maintenant, lui-même étonné de voir sa voix si tremblante. « -S'il vous plait ! Je suis blessé. »

- - -

« -Regardez le petit point vert, essayez de ne pas fermer les yeux, s'il vous plait. »
Flynn retire ses lunettes et les déposent sur le bureau de l'homme qui approche l'appareil en face de lui «-Menton et front sur les supports M.Payne. » Il s’exécute, ouvre grand les yeux sous le soupire bruyant  et significatif de l'ophtalmologue qui se racle la gorge, un peu confus. Il prends des notes frénétiquement sur son carnet et ajuste quelques lentilles sans que Flynn ne comprenne exactement ce qu'il fait. « -Bon écoutez. On va vous mettre un produit dans les yeux. C'est un produit qui colore l'oeil. Mais ne vous en faites pas, ce n'est pas dangereux du tout. Ça vous troublera la vue pendant quelques heures. Pouvez-vous appeler quelqu'un pour venir vous chercher après le rendez-vous ? » L'australien hoche la tête, passant un doigt distrait sur son menton, cherchant un point fixe sans pouvoir y voir quoi que ce soit. Tout est si flou sans ses lunettes. Pourtant, il distingue plus ou moins le visage rassurant du médecin qui lui tends sa paire de lunette et qui lui fait signe de suivre l’infirmière qui va préparé ses yeux au nouvel examen. Le jeune homme se laisse guidé par la jeune femme, marchant distraitement dans  les couloirs. Elle l'assoit sur une chaise ,un sourire pâle au lèvres. « -Essayez de garder l'oeil ouvert M.Payne. » dit-elle alors qu'elle dépose le produit entre les paupières du jeune homme.  Et sa vue se trouble. « -Patientez ici monsieur, nous viendrons vous chercher pour l'examen »

- - -

« -S'il vous plait, je suis blessé ! » Il entends la poignée de la porte tournée et se rends compte qu'il avançait dans le mauvais sens. La porte force. Et force encore avant de finalement céder. « -Monsieur ?  Vous pouvez marcher ? » Dit une voix grave à l'autre bout de la pièce. «- Oui mais... Je ne vois rien. » Avoue t-il enfin alors que l'homme accours à ses côté pour lui prendre le bras et l'attirer doucement en dehors de l'immeuble . Ils descendent ensemble les escaliers de l'immeuble, prenant toutes les précautions du monde pour l'aider à traverser les gravats qui rendent les escaliers bien plus dangereux qu'il l'aurait penser. Et il ne dit rien lorsqu'il glisse contre une marche abimée et se tord un peu la cheville, se rattrapant de justesse par son bras cassé qui le fait souffrir le martyr. «- Ça va aller ? » Souffle l'homme qui remarque enfin la courbe inquiétante de son bras violacé. « -houla ! Il faut faire soigné ça. » S'exclame t-il une fois sorti dehors.

- - -

La première réplique ne tarde pas se faire entendre, et Flynn, toujours incapable de voir, tente de se protéger la tête des dernières vitres qui explosent au dessus de lui sous le choc violent de la secousse. Il se sent angoissé, Flynn. Terrifié en vérité. Il ne comprends pas vraiment ce qu'il se passe et tout ce qui peut bien lui venir en tête , c'est qu'Opale est là-bas, loin, à l'autre bout de la ville, seule dans son appartement. Il est terrifié qu'il puisse lui arriver quelque chose. Alors un peu au hasard, sans attendre l'approbation de l'homme l'ayant sorti des décombres de l'immeuble qui s'est nettement affaissé sur lui-même, Flynn se met à marché dans les rues de Chicago, demandant aux passants pressés , dans le chaos ambiant, le chemin pour rejoindre le sud de la ville. « -Excusez-moi... » Mais, personne ne prends vraiment la peine de lui répondre. Il se déplace sans réellement voir vers où il se rends. Persuadé qu'il est, que le produit finirait bientôt de faire effet et qu'il retrouverait bientôt le chemin de chez lui.  Et il marche. Il marche. Il marche encore. Il peine à se rendre compte du temps qui passe autours de lui. La ville semble agitée de toute part par les sirènes, l'odeur de fumée et de gaz tout autours de lui. Les rues recouvertes de bout de verres. Les vitrines brisées et les hurlements et les pleurs des gens. Et de nouveau, les sirènes. Un tumultes de bruits affolant, terrifiants aussi lorsqu'il y pense. Il craint qu'il soit arrivé quelque chose à son Opale. Il craint qu'elle n'ait été forcée elle-aussi à fuir leur appartement. Evacuer le seul endroit qu'elle trouve rassurant. Où est-elle maintenant ? Est-ce qu'elle va bien ? Son cœur se déchire en mille morceaux lorsqu'il pense à la possibilité que sa divine ne soit blessée quelque part. Loin de lui. Et il accélère le pas sans entendre les roues de la voiture qui se précipite dans la rue. On le tire en arrière par le col en hurlant. « ATTENTION. » Hurle la femme alors que Flynn tombe en arrière. « -MAIS VOUS ÊTES AVEUGLE OU QUOI ?! » Hurle la voix féminine, d'un certain âge, abimée par la vie, elle l'aide à se relevé et Flynn hoche la tête. « -J'ai perdu mes lunettes. » Avoue t-il papillonnant des yeux pour les forcer à faire une mise au point sur l'ombre qu'il distingue à peine en face de lui. La dame lui attrape la main. « Oh mon pauvre chéri. Aller, venez donc, je vais vous ramener à un endroit où vous serez en sécurité.  » Dit-elle en le tirant vers le sens opposé à sa marche.

- - -

Elle l'abandonne là. Où ça ? Il ne sait même pas. Mais on l'assoit dans un coin et on lui promet qu'on viendra s'occupé de son bras cassé. On lui dit qu'il ne peut pas aller à l’hôpital mais qu'on va vite s'occuper de lui. Et Flynn réclame calmement de pouvoir partir. Il explique qu'il veut se rendre au sud de la ville où il vit et qu'il veut y rejoindre sa petite amie qui doit être vraiment inquiète. « -Je suis désolé monsieur. On a personne pour vous raccompagner. Mais ne vous inquiétez pas. Il n'y a pas trop de dégâts dans ce coin-là. » Il hoche la tête et se tait. Après tout, il ne doit pas être le seul à avoir perdu quelqu'un. Pas vrai ?

Faites qu'Opale soit saine et sauve. Faites qu'il ne lui sois rien arrivé.
Opale Delcroix
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Terror in resonance  ;Opale EmptyJeu 2 Mai - 19:35
Terror in resonance ★ There is a swelling storm and I’m caught up in the middle of it all.



Il n’y a que là qu’elle trouve le repos, qu’elle trouve le calme, qu’elle ne sent pas ses muscles se raidir quand un bruit la fait sursauter. Elle s’y sent en sécurité Opale, dans l’appartement de son peintre. Dans les odeurs vaporeuses de cigarette froide et de peinture fraiche, dans les accords doux du jazz qui la berce bien souvent alors qu’il s’exprime sur le lin et qu’elle le regarde faire pendant des heures avant de se laisser envahir par quelques songes. Il n’y a que dans ces murs où elle se sent respirée, elle se sent en sécurité et qu’elle retrouve petit à petit un peu de son éclat qu’il est seul à savoir lui rendre. Et elle se laisse aller bien souvent à la contemplation de son art, elle regarde les doigts tenir le pinceau et faire glisser les couleurs le long de la toile immaculé. Et quand son regard se dérobe à ce qu’il est en train de faire, elle lui offre ces sourires qu’il est le seul à savoir prendre.
Elle se sent bien ici, elle se sent apaisée, vivante, calme. Elle y a trouvé sa sécurité, elle y passe la plupart de son temps ; trop fragile encore pour osée retourner dans son cabaret, trop anxieuse de se retrouver chez elle, seule la plupart du temps. Elle aime être dans son monde à lui, bercée par poésie de l’univers de son artiste. La solitude ne la dérange pas ici, elle ne lui pèse pas. Si bien que quand il s’absente ce matin-là, elle se contente de l’embrasser dans la nuque avant de le laisser s’en aller.

---

C’est bruit assourdissant du tremblement qui la fait sortir de ses pensées, le bruit d’un sol qui craque, de la terre qui se déchire. C’est le fracas de vitre qui se brisent une a une. Elle a juste le temps de s’allonger pour se protéger de ses bras avant que l’une des fenêtres explose sous la violence du tremblement. Et elle retient un cri de panique dans le fond de sa gorge quand un morceau du mur se fissure. Elle doit sortir de là, avant de mourir écrasée sous les décombres. Elle cherche à tarton son portable à côté d’elle et le glisse dans la poche du short qu’elle porte. Elle cherche de l’autre main un gilet ou un pull et fini par attraper une paire de chaussure et une veste que Flynn a posé là. Elle l’enfile pour quitter précipitamment l’appartement quand un nouveau tremblement se fait sentir dans les entrailles de la terre. Un morceau du plafond s’écrase sur sa cuisse et la blonde lache un cri de douleur. Elle se relève péniblement, espérant de se rien s’être cassé. Elle pousse la porte de l’appartement pour s’engouffrer sur le palier. « Aidez-moi ! s’il vous plait ! » une voix de femme dans les escaliers se met à hurler, voix tremblante, prise de désespoir. A l’étage du dessous, les cheveux mêlés et les yeux remplis de larmes une voisine, chargée de ses enfants dans les bras tente de porter le troisième de ses petits qui tient à peine sur ses pieds. « Donnez-moi votre fils, je vais le porter » Elle pose le petit dernier dans les bras du petit dernier qui s’accroche à sa nuque alors qu’elle descend deux par deux les marches pour rejoindre la rue en espérant s’y trouver en sécurité.

L’immeuble tient, pourtant dans la rue les gens hurlent, cris et panique à la vue d’une fissure qui déchire le bitume. La blonde pose l’enfant sur le sol qui court retrouver les bras de sa mère en pleurant. « Merci beaucoup, on a de la chance. Dans le centre c’est pire… » Pire ? Dans le centre ? Flynn ! Ses yeux se mue en terreur et elle pense à celui qu’elle aime, au milieu de la foule qui panique, au milieu d’un décors apocalyptique, au milieu de la panique et de l’horreur et son cœur se serre si fort qu’il pourrait sans doute exploser. Flynn. Flynn. Elle prit silencieusement pour qu’il aille bien, pour qu’il ne soit pas blessé. Que quelqu’un de bienveillant soit avec lui, Flynn qui est parfois si distrait, qui se tient à l’écart du monde, qui n’est que calme et latence. Elle l’imagine dans l’agitation de la panique et elle a peur pour lui. Elle regarde son portable mais la brutalité des évènements a coupé toutes les lignes téléphoniques. Au milieu des cris, des peurs, elle se fraie un chemin pour rejoindre l’autre bout de la ville. Un nouveau tremblement violent fait trembler les entrailles de la terre une nouvelle fois et la jeune femme s’effondre sur le sol, les jambes flageolent face à la puissance du mouvement.

Un bruit d’un objet qui s’effondre, un cri d’horreur. Elle tourne la tête avant de crier de peur. Elle cache ses yeux quelques secondes face au spectacle horrible qui s’affiche sous ses yeux. Un lampadaire vient de s’effondrer pour aller écraser dans sa chute un homme. Son sang macule le trottoir et son visage déformé par le coup et méconnaissable sous la ferraille. Elle ferme les yeux plus fort pour ne pas sentir l’odeur du sang et se relève péniblement. Flynn. Elle doit penser à Flynn. Elle continue d’avancer au milieu de la foule qui hurle, des gens qui pleurent qui prient même parfois à même le sol. Elle ne doit pas se retourner, elle ne doit pas regarder l’homme sous le lampadaire. Flynn est vivant, il va bien. Elle le sait, elle le sent dans le creux de cœur. Elle le saurait s’il lui était arrivé quelque chose, elle le sentirait.
Une femme lui attrape le bras en criant « aidez-moi, je vous en supplie, j’ai perdu mon mari ! s’il vous plait mademoiselle. » Son cœur se sert sous les supplications de la femme mais elle a elle aussi perdu quelqu’un qu’elle doit retrouver. Une nouvelle secousse fait trembler le sol et l’immeuble à côté d’elles s’effondre. La femme lâche sa main pour se précipiter vers les gens qui s’échappent des décombres comme ils peuvent. La blonde essaye de ne pas regarder le spectacle d’horreur, de ne pas regarder cette main qui s’échappe des débris, tendue vers le ciel comme un appel à l’aide. Ensanglantée et recouverte d’une poussière blanche de plâtre. Elle détourne les yeux aux premières sirènes des pompiers qui se font entendre au loin.

---

La terre s’est calmée, elle ne cri plus, elle ne gronde plus mais elle laisse derrière elle un spectacle de désolations. A travers les rues qu’elles parcoure ; la danseuse parcourt paysage de désolation et image d’horreur. Bâtiments à moitiés brisés, vitres explosées, trottoirs fendus dans leurs longueurs sous les assauts de la terre. Assise sur les bords des trottoirs irréguliers des familles se serrent dans les bras, reconnaissante d’être réunies et au milieu de ce chaos des pleurs, des cris, des angoisses. Il y a cette gamine, qui ne doit même pas avoir encore dix ans qui pleure, ses cheveux bruns recouvert de la poussière qui flotte dans l’air. Juste vêtue d’un teeshirt et d’une culotte qui pleure au milieu de la rue et à qui personne ne semble faire attention. Opale s’approche d’elle doucement, se met à genoux pour être à hauteur de son visage et passe une main douce sur sa joue. « Que fais-tu là toute seule ? » L’enfant renifle, lève ses deux yeux ambrés sur la danseuse et essuie de son bras une larme au coin de ses yeux. « J’ai perdu ma maman… on sortait du bain… je mettais mon pyjama quand… » elle se remet à pleurer en s’effondrant dans les bras de la blonde qui la sert un peu contre elle. Secouée de spasme, la petite fille tente de raconter que sa mère lui a hurlé de courir, de sortir de la maison, qu’elle a courut aussi vite que possible jusqu’à ce que la maison s’effondre derrière elle. L’enfant s’accroche au bord de la veste de la jeune femme qui dégage ses joues d’une veste humide. « Viens ma jolie, je vais t’emmener au centre de secours. Ta maman viendra te chercher là-bas si elle ne t’y attends pas déjà » souffle-t-elle en prenant dans ses bras l’enfant. Suppliant secrètement que la mère de cette petite est en vie quelque part. Elle se relève sur sa cuisse dont la douleur envoie a son cœur un éclair de douleur. Elle se crispe mais retient de laisser transparaitre qu’elle a mal pour ne pas inquiéter plus que ça l’enfant. Elle espère retrouver au centre Flynn elle aussi. Elle pose sa veste sur les épaules de l’enfant et la prend entre ses bras pour la porter au centre de secours du centre-ville.

Elle porte l’enfant à bout de bras jusqu’au camp de secours installé précairement a un endroit sûr. Elle dépose la petite à l’entrée et une femme d’une quarantaine d’années vient se précipiter en courant et en pleurant sur elles avant de remercier la jeune femme. « Merci, merci… ma petite fille… merci, merci » elle répète, les larmes aux yeux. Mais Opale l’a déjà oublié, elle cherche Flynn. Elle cherche son grand amour.

Elle regarde autour d’elle, espérant entrevoir entre les gens blessés, perdus celui qu’elle cherche. Espérant entrevoir au milieu de la foule les cheveux roux de Flynn perdu dans un coin. Espérant le retrouver, le serrer contre son cœur s’assurer qu’il va bien. « Excusez-moi » dit-elle a une infirmière qui passe à côté d’elle, tenant dans les mains des couvertures et des bandages. « Je cherche un jeune homme, 26 ans, roux avec des lunettes. Grand. » le visage de la femme s’illumine et Opale espère un peu trop vaillamment qu’elle ne confonde pas. « Dans le coin là-bas, il n’y voit rien le pauvre. » Elle remercie l’infirmière qui repart déjà s’occuper des blessés et elle se précipite la blonde, entre les lits de camps, entre les gens assit par terre. Elle se précipite en évitant les infirmiers et les blessés pour être sûre que c’est lui. Et enfin elle le voit et elle sent son cœur s’arrêter quelques secondes.

« Flynn ! » elle cri du trémolo dans la voix. Enfin elle le voit, elle se laisse tomber contre le sol avant de l’enlacer dans ses bras. « Mon amour… tu vas bien ? » elle demande, inquiète quand elle voit la courbure étrange que prend son bras. Elle glisse son visage contre sa nuque et inspire son odeur pour se rassurer. Flynn est là. Flynn est vivant. Elle encadre son visage de ses mains pour le regarder, s'assurer qu'il est bien là, que c'est bien lui. "Tes lunettes?"



@Flynn Payne
(c) noctae



( crawling back to you )
i die everytime you walk away, don't leave me alone with me, see, i'm afraid of the darkness, and my demons, and the voices – see nothing's gonna be okay.


Flynn Payne
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Terror in resonance  ;Opale EmptyVen 10 Mai - 2:52
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Les heures défilent sans qu'il ne sache réellement combien de temps s'est écoulé. Il entends autours de lui les gens aller et venir,  ça et là, dans tout les coins de la grande pièce. On l'a assis là et on l'a tout aussi vite oublier. Et il entends autours de lui, les gens terrifiés, les pleurs et les hurlements de ceux qui apprennent de mauvaises nouvelles. Et plus les minutes avancent, plus le peintre sent son cœur se resserrer dans sa poitrine. Il pense à son Opale qui est là-bas. Loin. De l'autre côté de la ville peut-être. Qui est peut-être sous les décombres. Peut-être morte. Et il a peur. Il a peur. Il a peur de ne plus jamais revoir la jeune femme. Il repense à ces mois qu'il a passer avec elle. À toutes les belles choses qu'il a vécu prêt d'elle. Parce que dans ces moments-là, on ne pense jamais au pire. Il ne veut pas penser à Opale qui pleure. A son corps tremblant, aux marques qui ont marteler son corps et a ses larmes. Il veut penser aux belles choses. Aux moment de douceurs avec elle. Aux soirées qu'il passe à la regarder danser, dormir, ou simplement évoluer dans cette ambiance qui n'appartient qu'à eux. Il réalise jours après jours qu'il a sa place auprès de la belle danseuse. Et il sens de plus en plus sa vie s'illuminer lorsqu'il pose ses yeux sur cette femme. Et sa vie est devenue plus belle. Plus vraie depuis qu'il la fréquente. Il a l'impression que tout à changer en vérité. Qu'il vie pour la première fois.  Alors bien sûr qu'il a peur. Bien sûr qu'il tremble comme tous les autres êtres humain qui sont là. Et il entends toujours les pleures, et il entends toujours les personnes blessées qui défilent tout autours de lui et plus les minutes avancent plus il craint pour elle. Parce qu'il sait qu'elle ne sort plus sans sa présence à ses côtés. Qu'elle ne va plus dehors. Alors il essaie de ne pas imaginer le pire. Il essaie de se dire que leurs immeuble à tenu qu'il n'est pas tomber en ruine sur son corps frêle. Il ne veux pas imaginer ça. Non. Il ne veut pas imaginer qu'elle puisses être en souffrance quelque part. Loin de lui. Et plusieurs,  fois il se lève pour aller la rejoindre, où qu'elle puisse être. Même sans ses yeux, même sans rien du tout, il voudrait aller s'assurer qu'elle va bien. Il voudrait aller la rassurer si elle est blessée. Lui dire qu'il ne l'a pas oublier malgré la cohue ambiante. Il ne veut pas qu'elle pense qu'il n'a  pas essayer de la sauver.

Et si elle s'éteint vraiment aujourd'hui ? Et si il lui arrive quelque chose de grave ? Il craint qu'elle pense qu'il n'a pas chercher à rester auprès d'elle.  Et il sent de nouveau ce pauvre cœur se resserrer dans un étau tranchant, son myocarde s'agiter , percuter sa cage thoracique lorsqu'il pense à la possibilité qu'Opale puisse être perdue en ville . À chaque réplique, il tremble. À chaque tremblement, il retient ses larmes. Alors une énième fois, il tente de se lever, mais il n'a pas fait trois pas que l'un des infirmiers le rattrape. « -MONSIEUR PAYNE ! » il hurle, en lui serrant l'épaule. « -Ne vous ai-je pas défendu de bouger ? » Flynn hoche la tête en soupirant. Ce n'est pas un garçon qui aime le conflit, aussi, le suis-il ,docile. « -Je voudrais juste... » L'infirmier le guide vers sa chaise, l'air agacé, il le coupe. « -Rejoindre votre femme, je sais. S'il vous plait. Soyez gentil, restez ici, nous avons beaucoup de monde à gérer. » Et Flynn se sent coupable. Il ne veut pas faire perdre son temps à ce pauvre homme. Pour autant, il ne veut pas laisser son Opale seule. Là-bas, dans la poussière et la destruction. Il ne veut pas qu'elle se perde. Ni qu'il lui arrive quelque chose.  Il se rassoit comme on le lui a demander mais il tremble. Et il se sent angoissé. Trop pour rester là à ne rien faire. « -S'il vous plais. Je voudrais vraiment rejoindre Opale.  Elle va avoir peur sans moi. Je ne veux pas qu'il lui arrive quelque chose... S'il vous plait. » Il geint, la voix tremblante, presque sanglotante et puis il sent la main de l'infirmier se glisser sur son épaule ; compatissante. Il soupire ,longuement  Peut-être est-il un peu en train de perdre patience. Pour autant, il ne veut pas abandonner l'idée. Et puis on lui a donner des anti douleur, alors il lui semble qu'il pourrait bien traverser le monde avec ce bras cassé. « -Je sais bien. Mais vous êtes presque aveugle... Et vous avez le bras cassé et la cheville enflée. Rendez-vous compte. Vous pourriez trébucher sur une pierre et simplement mourir. Comme ça. En une seconde à peine. » Flynn hausse les épaules. Peu importe les obstacles, il se dit qu'il arrivera à bon port. Il arrive toujours à s'en sortir de cette façon. Sans être capable de l'expliquer. Il sait qu'il arrivera à la retrouver. « -Vous savez... Je ne sais pas où sont ma femme et ma fille non plus. Moi aussi, j'ai très peur. Le moins que l'ont puisses faire... C'est attendre. Tenter d'aider ceux qu'on peut aider. » Flynn glisse sa main sur celle de l'infirmier. Il se sent un peu bête de faire de tels caprices, quand cet homme, lui, est prêt à donner de son temps et de son énergie gratuitement pour aider ceux qui en ont besoin. Il réalise qu'il l'empêche de faire ce qu'il a à faire . Et il se sent bête. Il hoche la tête. « -Je comprends. Je suis désolé. » Dit-il, même s'il ne comprends pas vraiment. Il comprends qu'il ne doit pas empêcher une personne d'accomplir son devoir pour ses propres volontés. Alors il hoche la tête et accepte. « -Monsieur Payne, je vous promets que je viendrais vous faire un bandage dés que possible. Vous n'avez pas mal ? » Il hausse les épaules. Non. Il n'a pas mal. Il ne souffre pas. Pas physiquement, du moins. Il souffre de l'inquiétude et de la peur de ne plus jamais entendre la jolie voix d'Opale et son bel accent.

- - -

Et le temps passe encore. Ça s'agite encore plusieurs fois. Et puis ça se calme. D'un coup. Tout ce calme. Et enfin l'infirmier revient auprès de lui pour venir lui faire son plâtre. « -Je vous applique ça pour le moment, mais il faudra vraiment faire une radio le plus rapidement possible. Pour le moment, les hôpitaux sont surchargés alors ça ne sert à rien, ils vous renverrons chez vous. Et puis... Bon... Il faudra vraiment retrouver des lunettes... » Dit-il en riant un peu alors que Flynn serre un peu les dents à mesure que l'homme lui replace correctement le bras.  Et puis il lui parle de sa fille, de sa femme, comme un peu pour détourner l'attention de la douleur, il lui raconte tout un tas de choses. Auxquelles Flynn prête une grande attention. Il aime qu'on lui apprenne tout un tas de belles choses sur la vie. Et à chaque fois que l'homme parle, Flynn hoche la tête. « -Je voudrais peindre votre fille. » Dit-il en sortant de sa veste, sa carte abimé. « -Je vous offrirais un portrait d'elle pour vous remercier.. » il sourit un peu faible et puis l'homme termine sa besogne en continuant de parler. Encore un long moment. Il lui mets des gouttes dans les yeux, pour les lui nettoyer un peu. «-En espérant que ça fera partir un peu plus vite le produit. » Et de nouveau, docile, Flynn hoche la tête et puis reste tranquille en attendant que quelque chose se passe. Sans réellement savoir quoi.  Peut-être attends-il simplement de mauvaises ou de bonnes nouvelles. Peut-être attends-il qu'on lui autorise le droit de partir.  Ou simplement, de retrouver la vue.

- - -

« Flynn ! » Il entends à travers le brouhaha ambiant, une voix qu'il croit reconnaître. Il se tourne vers l'origine des sons, sans pour autant être certain que ce soit elle. Il sent son cœur se ravivé un peu quand elle s'approche de lui, qu'elle le prends dans ses bras, et qu'il glisse sa main valide dans ses cheveux. « -Opale... » Il chuchote à son oreille, la serrant fort contre lui.  « Mon amour… tu vas bien ? » Elle semble affolée mais il sourit, lui. Il se sent immédiatement apaisé lorsqu'il est bien sûr que c'est elle. Parce qu'il pourrait reconnaître son accent parmi un milliers d'autres. Il reconnaîtrait les trémolos de sa voix partout. Alors il sourit, simplement. Son sourire discret habituel, il hoche la tête. « -Tes lunettes? » Demande-t-elle ,inquiète. Et Flynn hausse les épaules. « -J'ai perdu mes lunettes. » Avoue-il comme un enfant prit un faut il attrape sa main. « -Et toi ? Tu es blessée ? Tu as mal quelque part ? » Il ne parvient toujours pas à constater de lui-même les blessures potentielles qui pourraient la composer. Il inspire fort, serre fort sa main contre la sienne. « - J'ai eut très peur pour toi, Opale, Très peur. »  Il n'a jamais eut aussi peur d'ailleurs. Et pour lui qui est habitué à vivre seulement pour lui, c'est la première fois qu'il s’inquiète pour une autre vie que la sienne. Et il se rends compte de combien ça peut être difficile. « -Ah ! Monsieur Payne ! Vous avez retrouver votre femme ? » Flynn hoche la tête lorsque l'infirmier vient à leurs rencontre un sourire aux lèvres. « -Vous avez besoin d'assistance madame ? Votre mari est pas facile à gérer j'dois avouer. » Dit-il en riant alors que Flynn baisses la tête , l'air un peu coupable. « -C'est qu'il voulait aller vous retrouver. Alors-même qu'il y voit pas à un mètre. » Il se met à rire et puis il installe une chaise pour Opale un sourire attendrit au visage. « -Si vous voyez mieux qu'lui, vous pouvez partir, m'sieur Payne. Faites attention à vous. » Il tape de nouveau l'épaule de Flynn un grand sourire aux lèvres et son accent irlandais vrillant les oreilles il s'en retourne dans la foule. Et puis le peintre baisse un peu la tête de nouveau. « -Je ne voulais pas que tu sois seule. » Il avoue, cherchant son visage à tâtons pour venir l'embrasser sur le coin de la lèvre.

Opale est là. Et elle est en vie.
Opale Delcroix
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Terror in resonance  ;Opale EmptyLun 20 Mai - 7:46
Terror in resonance ★ There is a swelling storm and I’m caught up in the middle of it all.



Le bruit tonitruant de la terre c’était enfin apaisé, les râles venus des profondeurs c’étaient enfin calmé. L’univers s’était apaisé à Chicago et la nature doucement laissé enfin ses habitants tranquilles. Mais rien n’était fini. Rien ne prenait fin, la terre avait laissé sous ses secousses bien pire que l’angoisse même du bruit terrifiant qu’elle avait pu faire, bien plus que la crainte de voir les immeubles s’écrouler, de voir les rues se fendre de part et d’autre. Tout cela était passé mais le plus dur restait encore à faire, un autre vacarme, un autre tumulte prenait place dans les rues de la ville. Le bruit incessant de l’agitation, le bruit sans fin des peurs, de l’angoisse. Les cris qui se perdent au milieu des rues, les pleurs, les appels. Et les noms qui fusent les uns et les autres à la recherche d’un signe de vie. La terre ne gronde plus, mais les gens eux laissent éclater leur souffrance, leur peur, leur angoisse à travers des râles qui sortent des profondeurs de leurs gorges.

Autour d’elle la jeune danseuse a observé, a scruté. Les visages mués par la peur, par l’horreur. Les visages meurtris et appeurés et autour d’elle elle ne voit que l’angoisse et la terreur qui habite les citoyens de Chicago. Dans la camp de fortune mis en place pour venir en aide aux blessés , la blonde voit , les gens perdus , blessés, agonisant ou en pleine souffrance. Elle voit ceux qui restent la , paralysés par l’atroce spectacle qu’ils ont vu, par les scènes d’effroi qu’ils ont vécus.

Dans cet endroit règne une odeur qui monte rapidement au cœur de la jeune homme. Mélange étrange de poussière, de sang séché, d’odeur de plâtre et de gravats. Une odeur un peu sèche, remplie de fer aussi. Désagréable que celle de ce lieu où il n’y a que résultat de désolations .

Au milieu de cette cohue elle voit cette femme. Elle ne sait pas pourquoi son attention se fixe sur elle. Sans doute car mise à part ses mèches brunes elles se ressemblent. Mince, le visage un peu doux, elle doit avoir son âge également ou quelques années de moins peut être. Elle est là au milieu de la foule, assise à même le sol et elle semble ne même pas réalisé où elle se trouve , elle ne semble pas réalisé ce qui s’est passé. Elle regarde dans le vide , l’air ailleurs, le regard fuyant. Opale remarque le sang qui recouvre ses mains et elle se met à hurler tout d’un coup. Elle se met à hurler d’un cri si déchirant que la jeune danseuse sans son cœur se compresser à ce cri. Un cri de douleur, d’impuissante, un de détresse. Elle demande de l’aide. « Il ne peut pas être mort. » elle dit un peu fort au dessus du brouhaha de l’agitation. « IL NE PEUT PAS ÊTRE MORT » elle hurle plus fort et le silence quelques secondes se fait avant que le bruit régulier de l’agitation ne revienne.

Et elle réalise sa chance en voyant les gens se serrer dans leurs bras, d’autre pleurer ou encore en état de choc de ce qu’ils ont pu voir. Elle réalise en voyant cette jeune femme, les mains couvertes de sang, elle réalise. Elle réalise sa chance d’avoir retrouvé Flynn, de pouvoir le serrer dans ses bras. Et elle le sert un peu plus fort, enfonçant son visage au creux de sa nuque. Et malgré le fait qu’ils soient couvert de poussière, malgré le plâtre qui s’est accumulé sur leurs vêtements et leur cheveux. Ils sont vivants. Et elle s’apaise enfin quand elle se rend enfin compte que c’est tout ce qui compte, tout ce qui a toujours compté. Le monde peut bien s’effondrer , la terre peut bien s’arrêter. Tant qu’ils sont ensemble , tant qu’elle est là. Tant qu’il va bien. Sa main perdue dans sa blondeur elle s’apaise contre lui, oubliant ses crainte, le spectacle de désolation qu’elle a vu en parcourant les rues. Elle s’apaise, elle souffle contre son cou, alors que son cœur reprend son rythme normal.

Ils vont bien. Flynn a juste perdu ses lunettes mais ce n’est rien. Rien que quelque chose de matériel , rien qu’un détail. . « -Et toi ? Tu es blessée ? Tu as mal quelque part ? » Elle pense à la raideur dans sa cuisse , la brûlure qui enflamme ses tissus mais elle ne veut pas l’inquiéter car ce n’est rien. Ça passera. Elle aura sans doute un bleu. Elle repense à l’homme qu’elle a vu , écrasé sous un lampadaire mais elle ne veut pas que Flynn s’inquiète alors elle garde pour elle cette vision qui la hante encore. « Non je vais bien , ne t’inquiète pas » dit-elle de sa voix la plus douce, de son timbre le plus délicat. « Je t’ai retrouvé et je vais bien ». Elle caresse sa joue du bout des doigts alors qu’il sert sa main un peu plus fort dans la sienne. « - J'ai eut très peur pour toi, Opale, Très peur. » Et elle sourit, au milieu de ce chaos elle trouve un sourire. Un sourire qu’il aurait pu être le seul à lui arracher. « Je vais bien. On est ensemble. C’est tout ce qui compte ».

C’est vrai, voilà tout ce qui compte. Le reste ne compte plus. Ni la douleur dans sa cuisse, ni les images d’horreur qu’elle a vu, ni la panique qui l’a animé jusqu’à ce qu’elle le retrouve. Il ne reste que le réconfort du soulagement, que l’apaisement de le serrer enfin contre elle. De sentir son cœur battre sous sa poitrine lorsqu’elle le sert dans ses bras.

—-

. « -Ah ! Monsieur Payne ! Vous avez retrouver votre femme ? » et elle sourit quand un infirmier vient à leur rencontre. Et dans le regard qu’il lui adresse elle comprend que son peintre s’est inquiété pour elle. Ça ne l’étonne pas. Il avait déjà bravé une tempête pour elle. . « -Vous avez besoin d'assistance madame ? Votre mari est pas facile à gérer j'dois avouer. » Elle sourit de nouveau en regardant son peintre qui baisse les yeux. « Je vais bien. Juste j’ai pris un coup à la cuisse mais je pense que ça ira avec un anti douleur. Rien de grave. Vous avez plus important à gérer » elle souffle alors qu’elle regarde autour d’elle les gens qui s’entasse dans cet endroit. Femme, homme, enfants, personnes âgées. Tant de gens qui ont besoin de secours plus qu’elle. « -C'est qu'il voulait aller vous retrouver. Alors-même qu'il y voit pas à un mètre. » Il dit en rigolant alors qu’il lui tire une chaise. « -Si vous voyez mieux qu'lui, vous pouvez partir, m'sieur Payne. Faites attention à vous. » et elle sourit à l’infirmier qui arrive à lui donner un peu de bonne humeur dans cette situation. « je m’occupe de lui ne vous en faite pas. Merci. » elle dit en le regardant s’éloigner pour retourner à son travail.


« -Je ne voulais pas que tu sois seule. » il dit attrapant son visage entre ses doigts graciles avant d’embrasser le coin de sa bouche. Elle lui rend son baiser avec un peu plus d’ardeur, visant plus juste aussi. Qu’il est bon de sentir le corps de Flynn contre le sien, de sentir son souffle effleurer ses lèvres doucement. De savoir qu’il va bien.
Doucement elle serre sa main un peu plus dans la sienne consciente qu’il faudrait quitter cet endroit, laisser la place à ceux qui en aurait plus besoin. [color=#993366]« On va rentrer te trouver ta paire de secours » [/b]elle dit doucement contre son oreille, chatouillant du bout de son nez la mâchoire du peintre. Elle se relève doucement, tirant sur sa main pour le guider à travers les gens. Elle n’est pas sure de parvenir à guider correctement Le roux à travers la foule de gens mais elle voudrait quitter cet endroit qui donne un triste spectacle.

Elle parvient à les faire sortir de la, en évitant les lits de camps, les blessés et les chaises posés au hasard que la place laisse. Aussitôt levés que déjà l’on octroie l’endroit qu’il occupait à deux enfants visiblement seul, qui le savent même pas ce qu’il font là. Le coeur de la jeune femme se sert et elle espère qu’ils retrouveront leurs parents. Elle pense à la petite fille qu’elle a ramené et songe que tous n’auront pas sa chance à elle.
Du coin de l’œil elle la cherche et la trouve dans les bras de sa mère en train de manger un gâteau sec. Toujours avec la veste de la jeune femme sur les épaules. La danseuse est soulagée cette vision lui donne un peu de chaleur. Un peu d’entrain pour mener Flynn jusqu’à la sortie.

—-

Dans la rue, le spectacle est affligeant. Les gens errent sans but. Certains répète en boucle des prénoms comme des disques rayés et dans leurs yeux on ne lit qu’une panique naissante alors que petit à petit on sort des corps inanimés de sous des décombres.
L’un attrape violemment l’épaule de la jeune femme, d’un mouvement brusque qui l’a fait pousser un petit cri de surprise. « FLORA?! » et quand ses yeux croisent ceux de l’homme d’une quarantaine d’années elle lit dans ses yeux le désespoir. Car elle n’est pas Flora. Il lâche son épaule, s’excuse tout bas et repars au milieux de ceux qui cherchent leurs proches. Elle sert un peu plus fort la main de Flynn. Toujours plus fort pour ne pas le perdre, pour s’accrocher à lui, pour trouver le courage de le guider à travers la ville qui a perdu tout son visage. « Ça va aller. Je vais te ramener chez nous. » elle dit , peut être plus pour elle même que pour lui. Pour se rassurer car c’est son tour de veiller sur Flynn comme il a veillé sur elle ces dernières semaines.

—-

Et elle s’accroche à lui comme elle le peut alors qu’une foule en panique sort du centre de secours sous une nouvelle secousse. Elle tente de garder sa main dans la sienne alors que la terre une nouvelle fois se met à gronder du fond de ses entrailles. Elle tente de ne pas le lâcher alors que sous leurs pieds une nouvelle cicatrice se dessine sur le bitume et que la foule en panique leur fonce dessus. Elle étouffe un hurlement de détresse quand elle sent les doigts de son amant se dérober au sien alors que la foule fend leur étreinte. Et elle hurle, d’une voix brisé son nom. « Flynn ! Flynn! » alors qu’elle voit la marée humaine l’engloutir loin d’elle. Désespérément elle tente de prendre la foule en sens inverse. Elle tente d’aller à sens inverse du courant mais elle n’a pas la carrure pour cette tâche et rapidement , elle se sent elle aussi se faire engloutir. « Flynn.. » elle dit d’une voix tremblante , ne voyant plus le peintre dans la foule compact qui les entraîne.

Elle chute , poussée par un homme trop fort pour elle. Elle vient s’écraser sur le bitume quand elle l'aperçoit entre les jambes des gens. Lui aussi au milieu des jambes. Parmi d’autres tombés sur le sol pris dans l’agitation. Elle se met à marcher à quatre pattes vers lui, évitant de se faire piétiner et enfin, elle touche sa main de la sienne. « Je suis là » elle souffle en accrochant sa main de la sienne. « je suis là. Viens, lève toi » elle dit en tentant de le relever. Il ne faut pas qu’ils restent là. Mais à peine ont-ils relevé leurs corps que le bâtiment s’écroule sous le cri de terreur des habitants de Chicago.



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Flynn Payne
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Terror in resonance  ;Opale EmptyDim 1 Sep - 2:25
I will be here.
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On a toujours dit de lui qu’il était trop docile, trop lunaire et que dans ses yeux, les millions de couleurs se transformaient , se mouvaient pour se mixées aux pensées flexueuses qui se s’arrêtent jamais vraiment dans son esprit. On a toujours dit de lui qu’il était trop docile, qu’on pouvait l’amadouer facilement. Juste une feuille blanche et des couleurs et puis on n’entends plus parler de lui pendant des heures. Des journées entières, même, à condition qu’il reste encore des morceaux de page blanche à remplir. Il lui en faut peu. Du tabac et de la gouache. Des acryliques et des huiles, c’est tout ce dont il a toujours eut besoin. Il serait alors aisé de dire que pour Flynn, le sens le plus important, le plus vitale, serait celui de la vue. Parce qu’il a passer sa vie à regarder. À observer. À contempler toutes les choses de la vie. Il a passer son temps à goûter les coupleurs, peindre les sons. Et il n’y a que comme ça qu’il a réussi à naviguer au travers de la complexité du monde. Rien n’a jamais été vraiment évident pour lui. Ni de comprendre les autres, ni d’appréhender le monde. Il n’a jamais eut de facilité pour ces choses-là. Et peut-être que tous les événements fort de sa vie, se résument à cette simple déclaration. Il n’est pas fait pour l’agitation du monde, pas sans ses yeux en tout cas. Et peut-être qu’il s’en rends d’autant plus compte maintenant qu’il tient la main d’Opale. Oui. Il n’avait pas eut l’occasion de se rendre compte combien le monde pouvait être terrifiant lorsqu’on ne voyait que des brides de lumières. Qu’on ne distingue que des ombres, des formes et rien d’autre. Il se rends compte qu’il n’est rien sans ses yeux. Ça fait vide de ne pas pouvoir voir les choses telles qu’il a l’habitude de les voir. Ça fait vide de ne pouvoir se guider qu’aux pas de son Opale. Il n’entends que des hurlement, des gens qui appellent les être aimés, les membres de leurs familles ou bien les amis avec qui ils ont été séparés dans la cohue.

C’est le son de la détresse. Du malheurs et de la perte. Pas de rire, pas de joie dans les rues de Chicago. Et y’a comme une odeur de gaze, de fumée et de sang. Il serre fort la main d’Opale , Flynn. Il ne veut pas la perdre dans la foule. Ne veut pas qu’elle s’éloigne de lui. Il entends la colère et les hurlement et il a l’impression qu’il ne se rends pas bien compte d’à quoi ressemble le monde à cet instant. Il prends aussi conscience qu’il peine de plus en plus à voir sans ses lunettes. Que la maladie avance bien plus vite que ce qu’on lui avait dit. Plus vite encore que prévu et qui sait. Peut-être qu’un jour, même avec ses verres, il ne verra plus que des ombres et des lumières et des formes. Peut-être bien que ça viendra plus vite que ce que les médecins lui ont dit. Il voudrait pouvoir encore ignoré tout ça. Il voudrait pouvoir encore faire semblant qu’il ne subit pas de décollement de la cornée. Et faire comme si tout allait bien. Mais il sait aussi que jour après jour il voit de moins en moins bien. Qu’il aurait voulu bien aller et continuer de voir, pour toujours. Ce sont des choses impossible. Il ne peut pas, Flynn. Il ne veut pas y penser non plus. Penser au fait qu’il pourrait bien un jour, ne plus voir le doux visage de sa divine Opale, qu’il pourrait oublier les traits qui la compose, la femme qu’elle est, celle qu’elle devient, celle qu’il a toujours aimer. Non, il ne veut pas oublier ça. Ce visage. Et il y pense, parfois, à de rare moment, lorsqu’elle dort, tout prêt de lui. Qu’il pense à l’avenir et à toutes les belles choses qu’ils pourraient vivre ensemble. Il pense aussi au futur. Qui paraît lointain encore mais qui ne l’est peut-être pas tant que ça. Il pense au futur, pas tant au moment où il perdra totalement la vue, mais plutôt, encore plus loin, au moment où il ne se souviendra plus des traits de son visage. Et même s’il s’en souvient, ses souvenirs seront bien inexacts, bien trop fouillis pour qu’il puisse redessiner les traits qu’il a encore l’impression de connaître par coeur. Il ne veut pas se rappeler de cette époque. De ce moment. De cette période. Il ne veut pas se rappeler de combien elle sera douloureuse. Il refuse d’y penser et pourtant, la réalité n’est pas loin. Bientôt, il perdra la vue. « Ça va aller. Je vais te ramener chez nous. » Chez nous, elle dit. Et à ces paroles, il ne peut pas s’empêcher de sourire un peu. De savoir qu’il partage cet espace avec elle. Qu’ils ont toujours un endroit où rentrer. Qu’il pourront se coucher ensemble, le soir. Dormir et oublier la catastrophe qui ne les concernent pas. Pas eux. Les autres peut-être. Mais pas eux.

Oui mais, voilà. Sa main lui échappe lorsqu’une nouvelle secousse les surprends. Ils se retrouvent envahit par la foule et Flynn, bousculer de toute part finit par tomber à la renverse. Il est bousculé. Il entends les hurlement, la cohue. Mais rien d’autre que ça. Il ne voit rien, et il a beau tourner la tête, il n’arrive plus à se souvenir de l’endroit vers lequel ils marchaient ensemble. C’était peut-être devant lui. Ou peut-être à sa droite. Il est déboussolé et la secousse est si violente, qu’il peine à se relever. Il retombe, irrémédiablement à chaque fois qu’il essaie. Il sent le talon d’une femme s’écraser contre sa main déjà douloureuse et il n’arrive qu’à gémir piteusement. Il a peur, Flynn. Il est terrifié, par tout ce bruit, par toutes ces formes qui s’amassent autours de lui, courant toutes dans une même direction. Cherchent-elles toutes à rentrer dans le bâtiments d’où ils sortent, ou au contraire, cherchent-elles à le fuir. Il n’en a aucune idée. Il tente de se concentrer pour chercher la voix de sa divine, au dehors des cris et du bruit de la terre, des bâtiments qui s’écroulent encore tout autours d’eux. Là, il n’entends rien que des bruits monstrueux. Il ne voit rien. Il n’arrive ni à se lever, ni à courir. Et il se sent trop dépourvu. Terrifié même. Il se met à hurler le nom d’Opale, à se recroqueviller pour qu’on ne l’écrase pas plus, par instinct, seulement. Parce que c’est bien tout ce qu’il lui reste. L’instinct primaire de survie. Il se serre fort contre son bras cassé pour espérer le protéger.

Il n’arrive pas à se repérer et plus la foule danse autours de lui, moins il réussit à se rendre compte de la situation qui l’entoure. « Opale ! Opale ! » Il appelle mais sa voix ne couvre même pas les bruits de pas qui l’entoure. Il ne sait pas crier , le pauvre bougre. Il ne sait pas combien de temps ça dure. Combien de secondes; de minutes, d’éternités il passe à attendre là, assit et recroquevillé. Mais il sursaute quand il sent une main contre la sienne. « Je suis là » Enfin la voix de son Opale, qui l’aide à se relever, à reprendre un peu pied dans la panique qui vient de le prendre. A t-il été un jour plus terrorisé qu’aujourd’hui ? « je suis là. Viens, lève toi » Elle souffle, toujours aussi douce, tendre. Et à peine se sont-ils relevé qu’il entends un bâtiment qui lâche. Dans un grondement tonitruant vrillant les oreilles du jeune homme. Il s’accroche à la main d’Opale. « -Opale, j’ai peur. Je ne vois rien. J’ai peur. » Il geint, bien obligé d’avouer qu’il ne comprends rien à ce qu’il se passe. Il comprends sans comprendre réellement, et n’arrive à aucune conclusions que ce soit sur la situation. « Je veux pas rester là. Je me sens pas bien. » Peut-être est-il en train de faire une crise de panique. Il n’arrive pas à savoir réellement, ce qu’il sait par contre, c’est qu’il broie la main d’Opale et qu’il ne peut plus s’empêcher de trembler de tout son être maintenant. « Je n’y vois rien. Je veux partir, Opale. S’il te plait. » Il répète en l’attirant dans une direction au hasard, sans voir même ne serait-ce que vers quoi ils vont. Il veut juste retrouver la tranquillité de son monde. Là, toute cette agitation, c’est trop pour lui.
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Terror in resonance  ;Opale EmptyMer 23 Oct - 23:02

Terror in resonance
Elle ne sait pas, ce qui lui fait le plus peur à ce moment là. La poussière qui s’infiltre dans ses poumons jusqu’à les rendre secs, douloureux, jusqu’à l’étouffer de cette manière. Si c’est le bruit tonitruant de la rue qui se déchire, des immeubles qui s’effondrent sans qu’on ne comprenne comment ni pourquoi. Ou le bruit omniprésent qui l’oppresse. Le bruit de la foule qui bouge, des sirènes des ambulances, des pompiers, de la police, le bruit de la foule qui hurle, qui cri, de ses pas qui martèlent le sol dans la panique. Elle suffoque, là au milieu de tous ces gens qui se mettent à hurler quand au dessus de leurs tête un nouvel immeuble s’effondre et entre ses doigts, ceux de Flynn glissent et son souffle se coupe quand la foule l’entraine à l’opposé d’elle. Un cri déchire sa poitrine quand elle perds le contacte tiède de sa main dans la sienne, un cri qui sort du creux de sa poitrine , la douleur de son coeur qui perds celui qu’elle aime la blonde quand les mains si familières glissent entre ses doigts. Elle le cherche du regard, aperçois ses cheveux, couvert de poussière avant de se faire bousculer violemment par un homme qui fuit. Elle se retrouve sur le sol, au milieu des gravas, ses mains viennent s’écorcher sur les pierres, les morceaux de vitres exposées et les affaires abandonnées là par leurs propriétaires. Elle se relève péniblement quand la foule se rue sur elle dans la panique. Elle n’a pas d’autre choix que de se protéger de ses mains, quand elle fonce vers elle, prête à la piétiner la pauvre, perdue au milieu du flot des jambes, des cris, des hurlement de peur, de douleur ou de panique. Elle ferme les yeux, les mains sur sa tête, se protégeant du jeu des coudes qui la heurtent avec violence. Elle se met là, en boule, a attendre que la foule se calme. Un pied frappe ses côtes, un autre ses mains, un genou effleure ses bras, percute sa poitrine dans un mouvement qui lui coupe le souffle. Elle tente de retrouver son calme la jeune femme, elle tente de reprendre le cours de sa respiration, quand elle entend autour d’elle la foule qui se calme un peu. Elle se retrouve là, allongée en boule sur le sol, après avoir été ballotée par la foule et sa cohue. Elle inspire, une douleur dans sa jambe la relance un peu quand elle se relève en cherchant des yeux son peintre. Elle a le coeur qui se sert, il est là, quelque part dans cette foule. Aveugle. Elle marche, à quatre pattes à la recherche de Flynn quand enfin, dans un geste de délivrance, sa main vient trouver la sienne.

Elle l’aide à se relever, un peu péniblement, en tentant de garder son calme. Elle doit prendre soin de Flynn, elle doit le guider parmi cette foule, lui permettre de retrouver le confort d’un endroit qui pourrait le rassurer, de trouver un endroit où il pourrait se sentir à l’abris, protéger, là où ils ne risquent plus rien. Mais à peine, a-t-elle le temps d’élaborer un plan qu’un nouveau bâtiment cède dans leurs dos et les cris repartent de plus belle. Mais elle ne lâchera pas sa main cette fois, elle s’y cramponne plus fort, comme il le fait. « -Opale, j’ai peur. Je ne vois rien. J’ai peur. » il dit dans une voix plaintive et elle se serre contre lui quand une foule se précise de nouveau vers eux, les secoue comme les flots en pleine tempête. Elle s’accroche à son manteau, quelques secondes. « Je veux pas rester là. Je me sens pas bien. » il demande, dans un son de voix qui se brise, et elle comprends qu’il perds ses moyens. Il faut qu’elle le sorte d’ici. De ce monde de chaos et de bruit, de cette agitation. Flynn n’est pas de ce monde là, il vit dans un monde de calme, de silence, bercé par des musiques douces. Il n’a rien à faire, dans ce bruit, ce tumulte. « Je n’y vois rien. Je veux partir, Opale. S’il te plait. » il dit en serrant un peu plus fort sa main dans la sienne, en la tirant dans une direction au hasard. Cela la réveille un peu, la blonde, plongée dans une sorte de torpeur, paralysée par toutes ces choses qui se déroulent devant ses yeux dont elle n’a pas le contrôle. Ne pas se laisser à ses angoisses, ne pas se laisser aller à ses angoisses se répète la blonde, en sentant la main de Flynn dans la sienne. Elle ne peux pas vaciller, pas maintenant, pas quand il compte sur elle. Lui, qui a prit soin d’elle ces dernières semaines, ce dernier mois, quand elle était plongée dans la peur, dans l’angoisse de ses souvenirs qui resurgissaient peu à peu dans sa tête. Flynn était là, quand dans la nuit, son corps touché le sien et que pendant quelques secondes, elle oubliait où elle se trouvait, avec qui et qu’elle se réveillait dans un cri de terreur. Il était là, quand elle était terrorisée. Il était là, il a sut apaiser ses peurs, de son calme, de sa douceur, de sa délicatesse qui la touche de cette façon indescriptible. Elle aime tellement, cette douceur, cette volupté qu’il parvient à mettre dans sa vie. Il l’apaise, de cette manière qui n’impartien qu’à lui. Elle a trouvé, dans le coeur de son atelier, une endroit rassurant, elle s’y sent bien, perdue au milieu des toiles, de la musique, des vinyles, de l’odeur du tabac de leurs cigarettes, de l’odeur des peintures et des solvants. Des volutes de pastels et de fusain. Elle s’y sent bien, quand elle regarde Flynn travailler, quand il la prend un photo furtivement à la sortie de sa douche ou quand elle lit un livre. Elle aime ça, les yeux de Flynn qui s’illumine quand l’inspiration traverse ses yeux, quand il dessiner sur son carnet chacune des mèches de ses cheveux, quand il effleure sa joue, d’un peu plus prêt pour reproduire les traits de sa peau sur le lin. Il sait la rassurer, sans qu’elle ne sache expliquer comment, mais son calme, se diffuse en elle et apaise ses peurs.

Elle ne peut pas se laisser aller, pas quand c’est à son tour de prendre soin de lui. De son peintre, de son grand amour. Elle l’arrête alors qu’il veut repartir vers la foule, sans réellement savoir où il va. Il veut juste quitter cette agitation qui lui fait peur. « -attends, non pas par là. Il y a beaucoup de monde. » elle dit, en serrant sa main dans la sienne pour le rassurer. Elle va le sortir de là, elle se le promet à elle même. « - Je vais te sortir de là, je te le promet. Fais moi confiance. Suis moi. » Elle dit en le tirant doucement vers une rue un peu plus calme, en dehors des grands artères de Chicago où les gens se sont réfugiés.

Elle le guide, a travers les gens, a travers la foule, le tumulte autour d’eux. Elle marche lentement, en faisant attention de ne pas lâcher sa main, en tentant de lui parler d’une voix qui se veut rassurante et douce. « -On sort de la grand rue.. on va passer dans une rue plus étroite. Il y aura moins de monde. » elle dit en tentant de lui décrire ce qu’ils font, où ils vont pour qu’il tente de se repérer à travers tout ça. Elle sait, que Flynn a besoin de contempler, regarder, observer. Elle imagine sa peur, son malaise et son désarroi alors qu’il est là, aveugle dans une atmosphère de chaos. Elle imagine bien ses peurs, tant elle sent son propre coeur tambouriner violemment dans sa poitrine. Pourtant, elle lui prend la main, caresse le dessus de sa main du bout de son pouce pour tenter de le calmer, de le rassurer. « -On est dans la rue du libraire ou je t’ai emmené le week-end dernier tu te souviens ? Ce n’est pas loin du cabaret. On va aller là bas. On sera au calme, le temps que tout ça se calme. Quand ce sera passé on retournera à l’appartement et tu retrouveras tes lunettes. Ça va aller Flynn je suis là, je ne laisserai rien t’arriver. Je suis là.. » elle dit, doucement, en se cramponnant à sa main pour se rassurer elle même. Elle est là pour lui, mais même si le peintre ne voit pas , qu’il ne peut pas la guider, elle se sent chanceuse d’être là avec lui, de savoir que leur seule crainte est de retrouver un endroit où s’abriter. D’autres on sans doute perdu des proches, des amis, de la famille. Elle. Elle a encore Flynn, il est là, tous les deux vont bien et c’est tout ce qu’elle demande à la vie.

La porte du cabaret se dessine au loin et le coeur de la jeune femme se fait un peu plus léger, un peu plus rassuré. Elle veut essayer de faire marcher la radio, ou bien la télévision si possible pour voir ce qu’ils annoncent. Elle voudrait simplement que les tremblements cesses. Qu’ils puissent juste attendre tous les deux, à l’abris et au calme. Elle veut juste qu’ils puissent se sentir en sécurité tous les deux dans le calme d’un endroit qu’ils connaissent, où rien ne leur tombera dessus, où les cris ne les atteindrons pas , ou la foule de les frappera pas de panique. Enfin, la porte s’ouvre sous les mains d’Opale qui soupire de soulagement. Le calme, la sécurité. La lumière ne fonctionne pas, mais l’endroit n’a rien subit du tremblement de terre. Juste quelques morceaux de plâtres du plafond jonchent le sol, quelques verres sont tombés des placards mais le cabaret et toujours là, toujours debout dans son décors vintage et la danseuse se sent soulagé. L’endroit où elle se sent en sécurité est encore là. Elle aide Flynn à s’asseoir et comme par réflexe, elle le dépose là, sur la banquette qu’il occupe le plus souvent. « -enlève ton manteau, nous allons rester un peu là d’accord ? Il ne nous arrivera rien. » elle dit en l’aidant à se défaire de son manteau recouvert de poussière, mais également de sang par endroit. Du sang, des morceaux de plâtres, de la boue, tout se mélange sur leurs deux manteaux. Elle secoue un peu ses cheveux pour se débarrasser de la poussière et du plâtre qui s’est accumulé dans sa blondeur et enfin elle se laisser tomber à côté de son peintre en soufflant enfin depuis qu’elle l’a retrouvé. Elle glisse son visage contre sa joue, elle a besoin de tendresse, de retrouver sa chaleur un peu, de retrouver Flynn, son contact, sa douceur. Elle veut se rassurer à ses côtés. « -Je suis soulagée que tu ailles bien. D’être avec toi. » elle dit en soufflant doucement sur le creux de sa mâchoire. Elle imagine si elle l’avait perdu, si elle l’avait retrouvé sous les décombres. Elle ne veut pas savoir, la douleur dans sa poitrine, elle ne veut pas savoir ce qu’elle aurait pu découvrir si elle ne l’avait pas retrouvé à temps. « -Je t’aime Flynn. Je t’aime tellement. Plus que tout ce que j’ai au monde. » elle dit enfin en cherchant ses lèvres avec les siennes.

words; 1983
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