Illusions ; Aël

Thalia Heighton
Thalia HeightonSarcastic
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Illusions ; Aël  EmptyLun 13 Mai - 17:16

   


Nous nous berçons de ces faux semblant pour ne pas laisser la peur effleurer nos armures, pour ne pas laisser écorcher nos carapaces. pour ne mettre a nu ce que nous sommes, ce que nous pourrions être.

Trois semaines, trois semaines dans l’enfer de cet appartement, trois semaines dans l’enfer de cette situation. Tu poses ta tête négligemment contre la fenêtre de cet immense appartement. C’est étrange ce sentiment qui t’habite depuis que tu t’es retrouvé là. Le cirque te manque. L’ambiance si particulière de cet endroit où tu as grandi te manque. Cet endroit si lisse, si propre, si blanc te parait tellement anthère à côté de cette vie que tu as toujours connu, à côté du l’agitation perpétuelle qui animes les rues improvisées au milieu des caravanes. Ta caravane te manque. Ici il n’y a rien d’autre que le silence si envahissant, si pesant. Il n’y a rien d’autre que le bruit discret des voitures, étouffé par les doubles vitrages de l’appartement de luxe. Chez toi, à toutes les heures l’on peut entendre le vrombissement du générateur posé au milieu, le bruit de la télé du voisin qui ne ferme jamais sa fenêtre même en plein hiver. Voir à travers les carreaux la lumière ocre du feu qui crépite à l’extérieur et entendre les chuchotements de ceux qui ne dorme jamais. Le jour ce sont les cris et les rires des enfants qui agitent les moindres recoins de vos campements, leurs cris alors qu’ils courent entre les caravanes, le bruit des hommes qui défont et refond les réglages pour le spectacle de la journée. Ce tumulte perpétuel te manque, le sentiment d’appartenir à quelque chose aussi. Et doucement, cette ambiance, cette solitude te dévore et te plonge dans un sentiment étrange. Celui des remords, celui des regrets et pourtant tu ne dois pas te laisser gagner par ce genre de choses. Tu dois penser a tout ce que tu veux éviter en restant avec le cirque, avec ses magouilles, avec ces problèmes.

Pourtant, dans cette cage dorée, tu le sens bien, que tu ne seras sans doute jamais à ta place. Tu n’es pas le genre de filles qui vivent dans ce genre d’appartement et malgré tout, tu te sens telle une employée à attendre qu’on sollicite ta présence. Tu sais bien que quelque part, tu as offert à liberté en acceptant ce marché. Tu sais aussi que ce n’est pas permanant, c’est juste… pour survivre. Survivre. Tu es lassée de survivre, pourtant tu sais que le cirque tombe en ruine, que vos affaires marchent peu, que là-bas aussi tu étais exploitée. Ici où là-bas, qu’est ce que ça change finalement ? Cela fait bien des années que tu as conscience de ne plus réellement être toi, des années que tu as conscience, que la vraie Thalia a été mise sous silence pour ne laisser que cette ombre de toi-même. Si froide et distante, impassible, sculpturale. Celle qui semble ne même pas se froisser. Ici aussi tu portes ce même masque, même plus. Tu ne relâche jamais vraiment ce rôle étrange dont tu t’es parée comme une protection depuis des années. Dans ce décor doré, tu en a oublié presque qui tu étais. Les placards sont remplis de vêtements qui ne te ressemblent pas. Robes de créateurs, talons aiguilles, principalement. Bijoux d’ors et d’argents qui pourraient nourrir une famille entière.

Il n’est jamais là, c’est presque un avantage. Vous n’avez pas vraiment à vous supporter, vous vous contentez de vous regarder froidement quand il honore l’endroit de sa présence et le reste du temps il doit sans doute s’enivrer dans un coin. Il disparaît des jours entiers, te laissant dans la solitude de l’endroit. Encore aujourd’hui, il n’est pas là. Sans doute partie faire tu ne sais pas trop quoi dans tu ne sais pas quel endroit et pourtant tu sais que tu devrais trouver un moyen de le garder ici. C’est ton rôle, contenir les envies, les pulsions de débauches d’Aël Chapiro. Son père te rappelle sans cesse que c’est ton travail. Qu’il t’accorde le confort et la paye de tes dettes au cirque tant que tu remplies le rôle de petite fiancée propre et lisse qui est censée faire changer son fils.  

Au jeu des sept familles tu as sans doute pris la pire. Famille de cons. Tu n’as pas d’autres mots. Tu n’as pas revu la mère depuis votre première rencontre. Tu as bien compris qu’elle voulait se tenir à l’écart de ce genre d’histoire, elle s’est contentée de te toiser et vous ne vous êtes plus jamais croisé. Le fils lui, disparaît dès qu’il peut et depuis votre rencontre, vous ne vous êtes pas reparlé. En réalité, même lors de votre rencontre vous ne vous êtes pas vraiment parlé. Quand tu repenses à cette journée tu te dis que sans doute, tu aurais dû comprendre et prendre la fuite. Le père. Le père Chapiro. Tu ne sais pas ce qui te dérange le plus avec lui, son air hautain et dédaigneux, cette façon qu’il a de te regarder comme s’il rêvait de te mettre nu ou son ton condescendant comme si tu étais idiote.

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La porte s’ouvre et tu n’as pas besoin de regarder pour savoir que c’est lui. Il vient régulièrement, si ce n’est pas tous les jours. Pour vérifier si tu es toujours là, si son fils s’est enfin habitué à ta présence mais tous les jours c’est le même constat. Rien n’a changé sauf ses visites de plus en plus oppressantes et de plus en plus malsaines. Il arrive à ta hauteur et glisse sa main sur ta hanche comme si ce geste était normal. Dans un soubresaut tu échappes à l’étreinte et il te sourit de ce sourire un peu étrange, presque carnassier. Il te fait penser à tous ceux qu’habituellement tu séduis pour prouver une infidélité. Il fait parti de cette même espèce d’homme, de ceux qui pense que leur argent achète tout, que leur argent leur donne tous les droits, tous les privilèges. Qui pensent que les autres sont à lui, car il possède de l’argent. Sa main revient chercher ta hanche, plus bas cette fois, toujours plus bas, toujours plus indécent. « Vous êtes charmante Thalia. » Tu te dégage une nouvelle fois de cette étreinte, sourire forcer sur le visage et cela semble l’amuser. « merci. » tu te contentes de souffler en reculant d’un pas maladroit. Il te met mal à l’aise, depuis le début.

Dès qu’il franchit cette porte il te glace le sang, son regard ressemble à celui d’un prédateur. Et toi tu es la proie, le jouet, tu ne sais pas trop. Il t’adresse de nouveau ce sourire qui te donne la nausée. Le diable doit sourire comme lui. « Mon fils n’en saurait rien. ». Tu sais bien ce qu’il veut, ce qu’il demande. Tu te contente de reculer d’un nouveau pas alors qu’il avance vers toi. Tes jambes viennent heurter le canapé et tu retiens ta main qui tremble quand sa main se glisse le long de ta nuque alors que l’autre attrape de nouveau ton flanc.

C’est la porte qui s’ouvre un peu trop brusquement qui le fait s’éloigner de toi. Tu remercies silencieusement cette interruption quand tu vois dans l’entrée, son fils. Les yeux agars, le regard flou. Il est défoncé ou ivre, ou les deux. « Mon fiancé vient de rentrer, il n’a pas l’air bien, vous permettez. » Son regard montre bien que ce n’est que partie remise et qu’à un moment il trouvera le moyen de t’ajouter à la liste de ses femmes. En dessous de sa femme, de ses secrétaires et sans doute un tas d’assistantes. La porte claque derrière lui et tu regarde son fils planté au milieu de l’entrée. « Tu rentres enfin, j'étais inquiète. » tu lances d’un ton le plus enjoué possible au cas où son géniteur se serait arrêté derrière la porte pour écouter quelques instants. Tu te laisses enfin tomber dans le canapé. Ignorant comme toujours Aël Chapiro. Ton fiancé.



© Frimelda, sur une proposition de © Blork
Aël Chapiro
Aël Chapirovictime de cupidon
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Illusions ; Aël  EmptyLun 20 Mai - 21:14

I've got my heart tied up
Now with the boom and the bang
I'm not gonna fire you again


T'as les airs de tes grands jours tatoué sur la gueule, un sourire un peu faux au visage, les yeux embué de spasmes, papillonnant dans toute la pièce pour finalement se fixé sur ton verre de whisky dégueulasse à moitié vide. La fête tourne autours de toi, des accents de musiques électroniques qui te laboure le crâne , tambourine au rythme de tes pupilles largement dilaté, le corps trop lourd, las de recommencer encore et encore les nuits folles de fêtes sans fin. Et depuis quand es-tu là, des heures, des jours, d'une fête à l'autre, sans relâche, il te semble qu'il y a une éternité que tu n'es pas rentré chez toi. Et t'es là, les doigts qui glissent contre le verre humide , embué par les glaçons qui baignent dans le liquide ambré que tu fais tinté d'un geste fasciné, les lumières te paraissent éblouissantes au creux de tes paumes, les glaçon dansent comme trois gigantesques diamants brillant de couleurs opales, comme animés par les spots de lumières hautes au plafond étincelant. Et t'as l'impression d'avoir le cœur brûlant, l'esprit pétillant, en ébullition dans ton crâne agité brisant tes sens de salves électuaires gravant tes pensées étrangement. Là. Assis dans ce fauteuil de cette boite de nuit presque vide, impopulaire de par sa fréquentation douteuse, tu croises les jambes, l'impression de n'avoir fait qu'un avec les lieux. Et tu ne sais pas combien de drogues tu as pris mais, tu sais en tout cas que tu en es arrivé à un point où le temps, l'espace, les choses de chaires, solide, réelles , ne te paraissent plus si vraies. Et peut-être que tu as toujours été là. Peut-être que tu es cette statue que t'as l'impression d'être et que t'as rêver ta vie dans une sorte de transe consciente. Conscient, l'es-tu encore ?  Tu flottes un peu, entre le temps, l'espace, et tu pourrais juré être en train d'assister à ta propre arrivée dans cette boite. Oui, t'es là. Regarde ! T'es là, en train d'entré, souriant à l'homme qui t'accompagnes, te rappelles-tu encore de son nom ? Non. Sans doute un mec que tu as croisé sans une précédente soirée. Tu en croises beaucoup, de toute façon.

Tu fuis ,en vérité. Et c'est peut-être pour ça que tu as tant de facilité à t'échapper de la réalité. Tu fuis cette réalité qui t'as explosé à la gueule depuis bien longtemps, l'horreur d'une vie névrosée, pourrie jusqu'à l'os de tout cet univers décrépit dans lequel t'as grandi. Et cet appartement qui te fous la gerbe et cette fiancé que tu connais pas avec qui t'es forcé de vivre. Que t'es forcé d'accepter dans ton univers. Et c'est peut-être ça, le soucis.  C'est peut-être elle. Ou elles, tu devrais dire. Parce qu'il y a Alyssa et Thalia. Et elles ont beau ne pas se connaître,  tu vois bien qu'elles sont presque identique l'une et l'autre. Deux trainées  qui sont visiblement venue au monde pour détruire ta putain de vie. Et tu la hais d'exister. Tu voudrais pouvoir t'en empêcher mais tu peine. Tu la hais. Parce qu'elle, elle est en vie alors qu'Alyssa est morte. Si seulement t'avais été plus malin. Moins naïf à cette époque. Si seulement t'avais grandit dans une famille où ton père n'existe pas. Parce qu'au fond, le vrai problème  , c'est lui. Et il te pousse de plus en plus dans les méandres de tes propres ténèbres. « -C'est toi le fiancé ? » Demande une voix qui te sors de ta contemplation fascinée, tu portes le verre encore à demi plein à tes lèvres pour le terminé d'une grande gorgée assoiffée. « -Hmm. » Tu réponds un sourire fin, sardonique au visage, le regard à demi perdu. « - Qui le demande ? » Le type se laisse tomber à tes côtés pour s'approcher de toi. Pas besoin d'être sobre pour constater l'arme qu'il porte presque trop en évidence à sa ceinture, te laissant presque indifférent, d'un simple froncement de sourcil tu réagis lorsqu'il t'attrape par l'épaule. « -Je suis Julian. Elle t'as parler de moi ? » Il demande et t'éclate de rire à l'entente de son prénom. « - Sérieux ? Tu t'appelles Julian ? Genre comme le singe dans le dessin animé, là ? » Et tu ricane de nouveau lui donnant une tape amicale mais bel et bien condescendante dans son dos presque attendrit par son manque de chance. Et puis tu lèves le bras vers le bar pour recommander des verres. « -Deux whisky pour moi et le singe, s'il vous plait. » Tu hurles en te tordant de rire. « -Tu bois du whisky, hein ? Même si t'es un singe, j'veux dire. » Et de nouveau tu éclates de rire , te laissant retomber lourdement sur l'assise du fauteuil. Il attrape ton genoux qu'il serre fort d'un air menaçant, ses doigts qui viennent caresser la lame de son couteau. « -Laisses Thalia partir. » Il souffle et de nouveau, tu ris à gorge déployée, couvrant presque le bruit de la musique merdique qui passe dans ce trou à rat qu'ils osent appeler boite de nuit, et on vient poser deux verres pleins de whisky devant vous. «- Viola... Non... euh...Alia … Tania ? Bref. Peu importe. Elle est pas emprisonnée. Je l'encourage fortement à venir retrouver son singe de compagnie. Tu veux mon adresse ? Tu pourras venir la chercher. » Il t'attrape par le col et te soulève avant de te trainé en dehors du bar mais, toi , t'es pas terrorisé, non. Tu rigoles encore en imitant de façon outrageante le bruit d'un singe alors qu'il te traine dans la ruelle à l'arrière de la boite. « -Laisses partir Thalia, fils de pute !! » Et tu hausses les épaules. « -Jt'ai dis, reprends-la ,ta trainée, c'est pas comme si j'en voulais personnellement. » Et comme tu t'en doutais, le coup part tout seul, un coup de coude dans ton visage, explosant ton nez, puis un direct dans le ventre qui te fait tomber à genoux,  pourtant, avec l'adrénaline et le mélange de drogue, tu peine à ressentir vraiment quelque chose. Tu ne fais que rire un peu bêtement. Parce que de toute façon, au pire, il pourrait bien te crevé comme un chien, dans cette ruelle, que personne n'en saurait rien. Personne ne pleurerait e t tu serais même pas vraiment triste de l'apprendre en vérité. Non. Tu serais simplement heureux de savoir que t'en a terminé avec ces histoires. Et tu te laisses retomber contre le mur quand il sort son couteau prêt à te foutre en l'air tu souris, de toute tes dents. « -Putain, vas y. Fais-moi ce grand plaisir. Je tiens juste à te prévenir, Julian le singe. Si je crève, ça risque d'emmerdé un peu le paternel. Encore plus si je disparais sans rien dire. Du coup, il risque d'envoyé Talula je sais pas où en Europe pour qu'elle se marie avec un de mes cousins. Et là, bon courage pour la retrouvé. » Tu ris de nouveau quand il comprends que tu plaisante pas cette fois et qu'il range son couteau. « -Non ? Bon. Tant pis. Salut, alors. » Tu te lève difficilement, t'accrochant au mur pour t'aider et puis tu sors de la ruelle, d'un geste de main las pour entré dans le premier Taxi qui passe. Il est peut-être temps de rentrer chez toi.

- - -

Tu entends à travers le minuscule couloir qui donne sur ton grand appartement, la voix mielleuse et terrifiante de ton père, s'agitant chez toi. Là au loin, au milieu de la migraine qui s'empare de toi, la douleur devenu bruit assourdissant, tambourinant contre tes tempes. Pourtant, pourtant, tu entends clairement sa voix. « Vous êtes charmante Thalia. »   Ah oui. C'est ça son prénom. Thalia. Enfin, tu le captes. Tu t'adosse au mur, comprenant que ce qui va se passer ne te regarde aucunement. Ou peut-être que tu n'as simplement pas envie de voir ça. Tu ne veux pas te souvenir de ça. D'Alyssa dans ses bras à lui. Et alors tu tu t'adosse silencieusement, tu entends derrière la porte, ton chat qui se met à miaulé frénétiquement comme à chaque fois qu'il entends que tu es arrivé. « -Pchit. Plus tard. Chut. »  Tu souffles en écoutant sans réellement écouter, la discussion qui se déroule de l'autre côté. « Merci. » Dit Alyssa, là juste la pièce d'à côté. Et dans la voix de ton père tu entends un sourire, un air mielleux, glacial pourtant lorsqu'il réponds, suite à des bruit de pas : « Mon fils n’en saurait rien. » Il se trompe. Il se trompe encore une fois. Tu en sais quelque chose. Tu as toujours su au fond de toi. Tu savais et tu sais encore. Tu connais sa façon de faire. La pression qu'il mets sur les autres pour atteindre ses petits objectif, cette impression qu'il a de pouvoir se permettre tout ce qu'il veut. L'impunité dans le fric et le succès. La sale vermine qu'il est force la main de tout le monde pour obtenir ce qu'il veut. Et il y arrive à chaque fois. Tu le sais. Tu l'as subis toute ta vie. Et tu veux pas qu'il te prenne Alyssa. Tu veux pas. Alors tu ouvres fort la porte pour lui permettre la fuite. Tu le laisseras pas l'avoir cette fois. Pas cette fois. Et si la vie est un éternel recommencement, tu te battras pour ce qui t'appartiens cette fois. Et si tu dois crevé de ça, peut-être qu'il serait temps pour toi de te soulever contre ton père.   « Mon fiancé vient de rentrer, il n’a pas l’air bien, vous permettez. »  Tu entends , du bout de l'appartement, soupirant longuement, bruyamment pour faire un maximum de bruit.

Et Alyssa apparaît dans l’entrebâillement de la porte d'entrée, tu souris, de la voir enfin réapparaître. Elle est belle, Alyssa. Et son visage doux disparaît derrière la carrure étrangement similaire à la tienne, il tape ton épaule un sourire dérangeant sur le visage. « -T'as intérêt à te reprendre, Aël. Tu vas vraiment finir par crevé. » Et la porte claque derrière lui sans que tu n'aies eut l'occasion de lui répondre. T'essuie d'un revers de manche le sang qui s'est accumulé sur ton arcade sourcilière et tu prends ton chat dans tes bras un sourire doux aux lèvres, puis lorsque Alyssa s'approche de toi pour te dire, bien fort :  « Tu rentres enfin, j'étais inquiète. »  tu hausses les épaules. « -J'étais... » T'étais où déjà ? Tu te souviens plus vraiment. Alors tu la suis vers le canapé et puis tu t'assois prêt d'elle. « -Alyssa... Si mon père revient te voir, tu me téléphone , d'accord ? Ne le laisses pas entrer ici. » Tu souffle, cherchant dans ta poche arrière, ton paquet de cigarette tout écrasé, en allumant une, la tête tellement lourde. « -Le laisses pas, Alyssa. » Et tu sens, les larmes dégouliner contre tes joues sales. « -Je veux pas que tu meurs encore. D'accord ? Promet. » Tu souffle, la clope qui pends au bord des lèvres, tu t'endors à moitié.  T'as peut-être perdu un peu trop de sang ou peut-être que t'es simplement épuisé.

Tu sais pas où t'es. Ce que tu fais et où tu vas.