Beauty and Beast ; orion

Ollie Chamberlin
Ollie Chamberlinvictime de cupidon
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Date d'inscription : 22/03/2019
Profil Académie Waverly
Beauty and Beast ; orion  EmptyJeu 30 Mai - 17:07

   



J'aurai du me méfier de toi, j'aurai du ne jamais accepté de jouer à ce jeu que je ne connais pas. Je n'aurai jamais du signer le contrat qui me lis à toi, et quand je vois ton regard je ne vois qu'une descente dans l'antre de la bête.    

Il y a de ces jours, il y a de ces moments qui bousculent une vie tout entière, qui marque au fer rouge une existence sans même sur l’instant, comprendre a quel point cet instant peut bouleverser une existence. On ne se rend pas compte, sur l’instant, on ne remarque pas sur le moment à quel point, cette seconde va bouleverser tout, va tout changer, va mettre à mal nos croyances et nos certitudes. Pourtant tu en a si peu des certitudes toi, tu es si innocente dans cette existante, presque trop authentique, trop vraie, trop spontanée pour survivre a tout ça. Pourtant, c’est ce jour là que le destin a destiné de faire tourner ta vie, quand t’as croisé son regard, ses yeux injectés d’une rare adrénaline que tu n’avais jamais vu avant. De ce regard sombre et noir, de ceux qui percutant qui avait marqué sa peau sans même qu’elle ne s’en rende compte. Elle ne savait pas, que cette rencontre marquerait le début de quelque chose de nouveau, le début d’une nouvelle existence. Et c’est peut-être ça le grand souci de ta vie Ollie tu vois, que t’es là, là où t’aurais jamais dut être, que t’es là et tu te retrouvé mêlé à ce genre de truc qui te dépasse dont tu ne comprends même pas l’ampleur. Et tu finiras sans doute par te noyer un jour dans toutes ces choses qui sont plus grandes que toi, plus sombre, plus obscure. Car t’aurais jamais dû finir comme ça, tu le sais non. Et pourtant, t’as rencontré Orion comme ça, alors que t’aurais jamais dû le rencontrer, alors que vos vies n’auraient peut-être jamais dû se croiser, que vos deux mondes sont trop chaotiques séparément qu’ils pourraient simplement imploser maintenant qu’ils sont entrés en collision.

T’aurais pu en appeler des milliers d’autres tu sais, peut-être pas autant mais au moins deux trois autres avant de l’appeler lui alors que t’es assise sur le bord de la vitrine d’une supérette, que la pluie glacée inonde le trottoir et le bout de tes chaussures. Tu la regarde tombée, chacune des gouttes glaçantes un peu plus ton épiderme, provocant un frisson quand l’une d’elle s’insinue dans ton dos et tu trembles. Pourquoi c’est lui que tu as appelé Ollie ? Tu le connais à peine et déjà il s’est approprié ton existence comme un vulgaire objet ? pourquoi t’acceptes ça sans même penser à tout ce que cela pourrait impliquer. Tu l’as vu à votre premier regard, qu’il n’est pas n’importe qui, qu’il n’est pas comme tous les autres. Mais ça t’a fasciné aussi, cette rage dans son regard, cette euphorie envahissante dans ses iris. Tu t’es laissé prendre au piège, acceptant trop vite de te faire enchaîné à celui qui pourrait bien causer ta perte. Parce que t’as ce cœur un peu trop fragile, un peu trop naïf qui cherche à comprendre tous les retors de l’homme alors qu’il ne devrait sans doute pas. Parfois, tu aimerais qu’il soit moins docile, moins simple. Qu’il soit plus lisse, plus dur, qu’il ne s’attache pas au premier qui passe. Tu voudrais, savoir te méfier des gens et ne pas donner ta vie aussi simplement. et pourtant, tu le sais déjà, que tu lui appartiens, sans l’avoir voulu. Depuis votre premier regard. Parce qu’il y a cette tension intense, cette pulsion étrange et surtout car il te hante.

Il hante tes pensées, comme un fantôme de mort au-dessus de ta tête depuis votre rencontre. Il hante tout ce que tu pourrais faire, et sans t’en rendre compte contrôle déjà que trop ton existence que tu voulais pourtant te refuser à lui donner. Mais dans tes gestes les plus simples t’as compris qu’il serait toujours là, même sans que tu en prennes conscience a guetter tes mouvements. C’est peut-être pour ça qu’il a été le premier que tu as appelé pour venir te chercher. Parce qu’il a déjà trop imprimé sa présence dans tes gestes, dans tes reflexes, qu’il te contrôle déjà trop. Alors qu’il n’a fait que t’imposer sa présence, t’imposer sa propriété sur toi-même.

Quand la voiture se gare devant l’endroit où tu te trouves tu es déjà à moitié trempé, l’humidité a envahit tes cheveux et détrempé à moitié la robe que tu portais la rendant presque transparente. Tu inspires fort, cigarette à moitié consumé sur le bord de tes lèvres quand la vitre se baisse sur le visage de celui qui pourrait devenir ton bourreau sans t’en rendre compte. Et comme effrayé de ce que tu pourrais faire, ton corps se raidie. Pas à cause du froid, mais à cause de ses yeux qui semblent te transpercer quand ils te croisent et tu souris malgré tout, tu souris de revoir son visage qui s’est tant marqué dans ton esprit et tu te lèves pour aller à sa rencontre. « Tu es vraiment venu. » tu souffle, un peu trop heureuse, sourire au bout des lèvres un peu trop innocemment. tu n’étais pas sûre de ça, ce n’était pas une certitude. Tu as bien compris, qu’il n’était pas là pour être à ta disposition et que c’était bien l’inverse qui se jouait. Et pourtant, tu constates qu’il est là, bien que tu sois sa chose à ses yeux. « Je pensais que tu n’étais pas à ma disposions » Sans prendre réellement conscience de la situation dans laquelle tu te trouve réellement.

Tu t’installes enfin à ses côtés dans la voiture, le visage rougis par le froid qui a investie ton corps depuis trop longtemps, les cheveux qui gouttent le long de ta colonne et tes doigts rougies par le froid qui se serrent autour de tes cuisses. Tu es entrée dans la tanière de la bête, sans doute sans prendre assez de précaution, tu t’es donné à lui, sans même prendre la peine de voir à quoi tout cela pouvait bien t’engager. Tu ne sais même pas exactement ce qu’il entendait sur le fait, qu’à présent il disposait de toi, mais tu comprends bien trop simplement qu’il tient ta main au creux de ses paumes. Qu’il peut, en choisir l’issus aussi simplement qu’il le voudrait.




© Frimelda, sur une proposition de © Blork


Sourdre et mourir sans cesse un désir de pleurer.
(Rimbaud)+ élissan.