Le pouvoir des trois

Brunhild Kraft
Brunhild Kraftvictime de cupidon
Avatars : Julia Johansen
Messages : 534
Date d'inscription : 18/02/2019
Profil Académie Waverly
Le pouvoir des trois EmptyLun 17 Juin - 12:39
Brunhild avait donné rendez-vous à Rowena et Céleste. Pour une fois il ne s’agissait pas de se retrouver entre filles pour le simple bonheur de profiter de leur compagnie – même si c’était toujours un plaisir de se retrouver avec elles. Il n’y avait pas grand-monde hormis Isaac pour considérer Brunhild comme une véritable personne à part entière et pas simplement l’Oracle, et la demoiselle avait donc appris à profiter pleinement de ces quelques relations là, les plus équilibrées, les plus normales. Des amies. Elle n’en revenait pas, parfois, quand elle se prenait à songer qu’elle avait réussi à si bien s’entourer. Un mari, une fille, ses parents, ses amies.

Elle n’aurait pas pu demander à sa mère de l’aider, cette fois-ci. Parce que Brunhild agissait suite à une de ses visions, parce qu’elle aurait dû en parler au clan des Kraft dès le départ au lieu de considérer qu’elle s’en sortirait toute seule… Parce que maintenant, elle devrait avouer avoir essayé et échoué, et subir leurs remontrances. Brunhild, elle avait bien vu un esprit. Elle avait bien vu qu’il fallait s’en débarrasser. Mais quand elle était arrivée avec son grimoire, ses formules, son sel et sa sauge blanche, ça ne s’était pas aussi bien passé qu’elle l’avait espéré. Parce que dans cette maison ce n’était pas qu’un esprit un farceur qui faisait la loi. C’était quelque chose de plus fort.

D’après Brunhild, c’était un démon. Il fallait avouer qu’elle avait pris ses jambes à son cou quand elle avait remarqué que son grimoire ne semblait pas le connaître, préférant avoir l’opportunité de régler ça une prochaine fois plutôt que de s’attirer plus d’ennuis en insistant sans trop savoir quoi faire. Son alliance enchantée n’avait jamais été plus utile. Enfin si, mais pas dans le sens , pour la faire rejoindre son mari plutôt que l’inverse. Et puis il avait fallu trouver un plan, et tout de même rapidement, parce qu’on ne pouvait pas décemment laisser ce genre de créatures vivre sa vie sans s’en soucier. Un esprit attirait un démon, qui en attirerait d’autres, et les laisser proliférer serait une menace pour tout le monde.

L’Oracle n’avait pas pu demander d’aide à Isaac. Si elle l’avait fait elle se doutait bien qu’il n’aurait pas refusé, mais il n’était pas sorcier. Son aide serait forcément limitée, et ce n’était même pas certain qu’il ait déjà assisté à ce genre de… Chasse ? Ce n’était pas spécialement plus dangereux que chasser le loup-garou, sans doute, mais c’était un autre genre d’activité et les deux n’avaient pas grand-chose en commun. Elle l’aurait mis en danger pour rien. Il valait mieux régler ça entre amies, entre femmes, entre sorcières.

Alors Brunhild, elle attendait. Le rendez-vous était à minuit, bien évidemment, parce que c’était leur heure. Parce que la nuit, la magie coulait au milieu du monde avec une intensité toute particulière. Quel moment plus approprié pour s’occuper d’un démon ? Un moment où il aurait été plus faible, sans doute, mais le choix de ce rendez-vous était aussi lié au fait qu’Isaac pourrait garder Lisbeth. Voilà qui éviterait de solliciter Wilhelmina ou Emily, qui avaient sans doute bien mieux à faire toutes les deux que jouer les nourrices.

La rouquine porta les mains à ses tempes, prononçant les quelques mots qui laisseraient ses visions revenir à elle et lui permettraient dans le même temps de lancer des sorts plus puissants, son énergie n’était plus gaspillée à lutter contre son esprit. Enfin, si elle parvenait à se concentrer assez pour ça, ce qui était loin d’être évident quand on entendait à la fois le présent et le futur s’entrechoquer dans son crâne.  Brunhild avait souvent l’air distraite quand elle ne bloquait pas les prophéties qui lui venaient et pour cause : elle l’était. Écoutant d’une oreille ce qu’on lui disait en même temps qu’un cri ou qu’un murmure lui parvenait du futur et détournait son attention.

Elle aurait aimé s’amuser, fouiller l’avenir pour savoir laquelle de ses deux amies arriverait la première, pour leur faire une petite blague. Mais Brunhild savait qu’elle ferait mieux d’économiser ses forces, et pas de les gaspiller à de telles futilités. Peut-être que le fameux couplet de Wilhelmina sur les responsabilités commençait à rentrer dans son crâne. Ou peut-être qu’elle commençait à avoir de l’expérience en terme de soirée qui tournait mal, et qu’elle avait fini par en tirer quelques leçons. Comme celle qu’il valait mieux ne pas s’épuiser quand on ne savait pas exactement ce qui allait se produire, et qu’on n’aurait pas le loisir de s’installer tranquillement pour le découvrir.

Les oracles n’étaient pas fait pour l’action, les combats ouvraient trop de possibilités, les futurs se démultipliaient et se contredisaient sans cesse. C’en était parfois douloureux, souvent impossible à suivre. Mais Brunhild prenait le risque quand même, parce qu’elle ne serait pas seule, parce que ses amies prendraient autant soin d’elle qu’elle veillerait sur elle. Elle n’avait aucune idée de leur méthode habituelle pour chasser des démons, ou des esprits, parce que ces choses là pouvaient varier, parce que la magie n’était pas pratiquée sous la même forme pas toutes et tous et justement, elle trouvait ça merveilleux Brunhild. Peut-être qu’elles sauraient comment s’y prendre là où elle avait échoué la dernière fois. Peut-être qu’elles auraient des choses à s’apprendre, des conceptions différentes et… Non. Ce ne serait sans doute pas le moment d’une grande discussion théorique. Ce serait le moment de se débarrasser d’un danger potentiel.

Sans chercher à rien voir de particulier, Brunhild resta debout devant la fameuse maison où elle avait donné rendez-vous à ses deux acolytes. Espérant ne pas s’être arrêtée en plein milieu du trottoir, à douze mètres de la porte. Elle serrait encore contre elle sa canne blanche, un de ces vieux trucs d’humains sans pouvoirs mais pourtant bien pratique. Même si on pouvait facilement soigner la cécité des sorcières et sorciers quand elle venait d’une maladie, ce qui relevait de la malédiction n’était que rarement aussi coopératif. Elle savait qu’elle ne verrait plus jamais, Brunhild, et qu’aucun sort ne pourrait lui en donner l’illusion. Alors elle avait bien dû trouver des solutions ou des aides là où elles se trouvaient, pour ce que la magie ne pouvait pas lui fournir. Dans son sac, le même barda qu’à son habitude pour ce genre d’opération. Elle le posa par terre, contre sa jambe, parce que ça commençait à lui sembler lourd.

Est-ce que c’était l’aura du démon qui la mettait mal à l’aise avant même qu’elle entre, ou est-ce que c’était le froid de la nuit ? Brunhild n’osa pas creuser cette question là, elle se contenta de laisser les visions défiler sans effort et de les suivre vaguement en attendant quelque chose. Un signe. Quelqu’un.
Rowena Artwood
Rowena Artwoodvictime de cupidon
Avatars : Astrid b.f @balaclava
Messages : 6
Date d'inscription : 18/02/2019
Profil Académie Waverly
Le pouvoir des trois EmptyLun 17 Juin - 16:17



Le pouvoir des trois
La nuit était noire, si noir qu'on ne pouvait pas voir plus loin que quelques mètres. Le vent était glacial et dans la brume l'on pouvait remarquer les ombres qui défilaient comme des songes se perdant à travers l'espace. Il n'y avait rien d'autre que le bruit des brises, venant faire craquer les branches des arbres, faisant se froisser les feuilles légèrement dans des bruits de chuchotements. Comme a ses habitudes Rowena était encore de sortie, errant dans la torpeur de la nuit a la recherche d'herbes qui ne poussaient que dans les tréfonds de la forêt. L'on ne pouvait pas faire pousser ce genre de plantes dans un pan de terre comme elle le faisait déjà pour grand nombre d'herbes qu’elle possédait dans sa serre. Ce genre de racine ne vivait que laissé à l'abandon dans les zones à peine éclairées et se nourrissait de la terre riche et mystérieuse de la forêt. Elle ne pouvait pas s'attarder là cependant, comme elle l'aurait fait durant n'importe quelle autre nuit. Elle ne pouvait pas prendre le temps de déterrer les racines une a une en prenant la peine de trier, observer et replanter celles qui n'étaient pas encore assez grande. Ce soir, elle n'avait pas le temps pour cela. La nuit, était sombre et minuit sonnerait bientôt, elle devrait alors répondre à l'appel de Brunild.

Elle ne savait pas quel genre de démons elles devraient affronter ce soir, toutes les trois alors elle se montrait prévoyante. Remplissant son sac de quelques plantes en plus de son grimoire. Elle ne pensait pas, qu'elle pourrait trouver dans le monde la sorcellerie des amies, depuis bien longtemps, elle vivait dans la solitude. Recluse au cœur de la forêt dans une cabane, ayant pour seule compagnie les animaux qui venaient à elle. Rowena était ce genre de sorcière solitaire, qui n'avait jamais chercher à trouver une autre compagnie que celle de ses familiers. Toute sa famille avait été massacré. Elle vivait seule. Pourtant, elle avait trouvé dans Brunild et Céleste une deuxième famille, une amitié qu’elle ne pensait ne pas connaître en réalité. C’était étrange pour elle, nouveau même. Pourtant, elle se sentait lié à elle, d’un lien immuable et puissant. Elle donnerait tout pour elles, jusqu’à sa vie. C’était pour cela, qu’elle avait répondu à l’appel de l’Oracle immédiatement. Elle ne voulait pas la laisser affronter seul un démon qui, de plus, semblait être inconnu.

Elle déterrait une dernière racine du bout des ongles quand contre sa jambe vint se frotter un chat, noir comme la nuit, les yeux brillants comme deux saphirs dans la pénombre. « Oui il est temps que je m’en aille. Merci Vassago » souffla-t-elle en passant ses doigts graciles dans la fourrure de l’animal qui se mit à ronronner contre sa cheville. « Rentre. Je reviendrai, j’espère avant que le jour ne se lève. » Elle épousseta la longue cape qu’elle portait sur ses épaules en se relevant et rangeant les dernières plantes d’achillée dans sa besace et s’enroula dans sa cape. Elle marcha quelques mètres pour atteindre une clairière et dans un mouvement de tissus, la jeune femme laissa place à un corbeau noir de jais. Tel était la magie qui habitait les gènes de Rowena depuis des générations. La transformation animale, la communion si particulière avec les animaux qui coulait dans les veines de Artwood depuis des siècles. Elle pouvait prendre bien des aspects et bien des formes animales mais le corbeau restait celle qui lui convenait le mieux. Rowena appréciait la légèreté du vol, la souplesse de des ailes de l’oiseau. Elle aimait voler, fendre le ciel, sentir l’humidité des nuages sur les plumes. C’est ainsi qu’elle tournoya quelques secondes au-dessus de la maison où elles s’étaient données rendez vous avant de se poser dans une ruelle plus sombre quelques mètres plus loin pour reprendre son aspect humain. Si elle avait pu, sans doute, la brune aurait aimé rester toute sa vie un animal, préférant la liberté que cela produisait plutôt que la condition de l’humanité. Sa tenue avait changé, pour se fondre dans l’endroit où elle se trouvait à présent. Elle quittait rarement la sécurité si sombre de la forêt, s’aventurant rarement dans les allées de la ville.

Sa cape s’était muée en un long manteau qui descendait jusqu’au milieu de ses cuisses, sa robe s’était raccourcit pour prendre une longueur plus classique et ses pieds, habituellement nus pour mieux sentir les irrégularités du sol de chez elle, s’étaient parés d’une paire de chaussures plates. « Brunhild, c’est moi. » souffla-t-elle en arrivant à la hauteur de la rousse qui l’attendait. Elle savait, que son amie reconnaitrait le timbre de sa voix a celui de Céleste, ainsi elle ne prit pas la peine de préciser qui elle était. « Je ne t’ai pas fais trop attendre ? » Demanda-t-elle, mais minuit ne sonnait pas encore et l’heure du rendez vous n’était pas encore passé. Elle scruta l’horizon, laissez ses instincts les plus animales percevoir l’arrivé de Céleste.



words;
⇜ code by bat'phanie ⇝

Céleste Reed
Céleste Reedvictime de cupidon
Avatars : Morgan crabtree (Emblu )par Plum
Messages : 5
Date d'inscription : 12/06/2019
Profil Académie Waverly
Le pouvoir des trois EmptyMer 26 Juin - 18:36

Do you wanna see a dead body?
Demons in the back of my closet, don’t talk to them
You wouldn’t want to be me, cos I’ve walked with them
And it wasn’t a nice walk; traumatised


Là, au fond de cette arrière boutique poussiéreuse, entre les cartons entassés, gros tas de vieux livres inestimables aux langues oubliées Les vieux grimoire et les les parchemins, les vases et bibelots inestimables entassés sur d'immenses étagères de vieux bois vieillit sous une fine couche de poussière, éclairer seulement par les rayons de lune pâle. Ça a quelque chose de mystique, d'apaisant aussi. Le calme plat de la nuit, lorsque la boutique est fermée qu'il n'y a plus que toi, seule. Les clients sont partis depuis longtemps. Les humains normaux se terrent dans leurs baraques, leurs belles maisons et leurs vies tranquilles que t'envie un peu parfois. Tard la nuit, quand vient le temps de la réflexion et que tu te demandes ce que tu gagnes au fond avec tous ces pouvoirs ? Condamnée à ne jamais vraiment aimer, à diriger une bande de femmes ingrates, cruelles et prétentieuses. T'as l'impression que la vie serait peut-être bien plus aisée si tu n'avais pas eut tout ça. Si tu n'étais pas née dans cette famille. Peut-être aurait-tu eut une belle histoire avec Joseph. Peut-être que vous auriez eut une vie normale. Une histoire classique. Peut-être que si t'avais répondu à toutes ses questions restées sans réponses il ne t'aurait pas quitter. Et tu imagines toutes les possibilités qui se seraient offertes à toi sans pouvoirs. Toutes celles qui n'auraient pas été possibles aussi. C'est un monde différent. Une vie différente. Une vie où t'es pas vraiment à ta place au final. Parce que t'es pas adapté au monde des humains. C'est pas ton monde et t'y as pas vraiment ta place. T'as eut beau voyager. Découvrir de nouvelles terres, de nouveaux endroits, t'as jamais vraiment compris leurs façons de vivre. Leurs croyances stupides et puis la désillusions de tout les biens, de toutes les technologies. T'as vu des gens courir après la vie éternelle, après la beauté parfaite. T'en as vu s'arracher le visage, devenir fous pour des choses que tu pourrais atteindre du bout des doigts, sans vraiment faire de gros efforts. Tu pourrais être la plus belle femme du monde, et vivre jusqu'à huit cent ans. Tu pourrais faire tant de choses qu'eux voudraient à tout prix. Et t'as vu des gens vendre père et mère pour des remèdes que tu maitrise pourtant depuis ta plus tendre enfance. Et tout ça pour quoi ? Tout ça pour gagner quoi ? Pour un peu de célébrité, un peu de gloire. Pour une vie plus longue. Ils connaissent pas le revers de la médaille. Ils savent pas que tout ce qu'on prends, on le paie. Peu importe comment parce que toi tu le sais. Tu sais que chaque petit bonheur, chaque vœux qu'on se voit exaucé aura en contre partie cent fois plus de peine.

C'est peut-être pour ça que t’espère plus grand chose. T'as laisser la peine et la douleur derrière toi. Les ambitions aussi. Tu cherches plus vraiment le pouvoir. T'as plus envie d'accomplir de grandes choses. Non, tu fais simplement ce que t'as à faire. Pour toi, ton clan et le peu de personnes qui entrent dans ton cercle intime. Oui, ils sont peu. Vraiment peu. T'es devenue plus cruelle avec le temps. Moins douce et moins naïve aussi. T'as pas laisser ton cœur s'attendrir depuis longtemps. Pas une seule fois depuis que t'es là. Et les seules qui arrivent à t'attendrir ce sont les deux jeunes femmes qui t'attendent en ce moment. C'est peut-être pour ça que tu referme ton livre. Que tu laisses tomber tes grandes lunettes et que tu enfiles ta veste en jean ,ton gros sac à main qui pend sur ton épaule, la mine détachée habituelle que tu prends , marchant d'un pas décidé à travers les grandes rues éclairées de simple lampadaires.

C'est là, loin du centre ville dans les petits quartiers résidentiels que tu as rendez-vous avec tes deux seules amies, les deux jeunes femmes t'attendent devant la maison et toi, sans plus te pressé, tu avance lentement vers elles. C'est Brunhild qui vous a convoqué pour chasser un démon qui a prit résidence dans une grande maison, désertée par ses humains. « Bonsoir. » Tu souffles à demi voix , observant distraitement la grande bâtisse qui vous fait face.  Tu comprends pas vraiment pourquoi vous devez chasser ce démon. Toi t'es pas une gentille sorcière. T'es pas mauvaise non plus mais t'as tendance à dire que s'il est là, il l'est peut-être pour une raison qui vous dépasse. « -Pourquoi on doit le chasser déjà ? » Tu demandes, sérieusement, cherchant dans ton sac à main une bouteille d'eau salée dans laquelle tu craches et puis tu la tends vers Rowena. « -Protection.  Buvez. On devrait pas emmerder les démons. S'ils ont des affaires sur terre, ce n'est pas de notre ressort. » Tu avoues. Tu n'as pas spécialement peur pour autant. T'as juste l'impression que tu devrais pas être là. Que tu as pas ta place dans cette mission. « -La prochaine fois, je ne viendrais pas. » Tu souffles en soupirant bruyamment avant de tourner les talons vers l'entrée de la maison. Tu préférais vraiment en finir au plus vite. T'aimes pas les sensations que t'offrent cette maison. T'es pas à l'aise. C'est bizarre.  Et quand t'ouvres la porte, t'es obligée de cacher ton nez pour ne pas rendre ton diner, parce que ça sent la mort ici. Une odeur de souffre, de décomposition. Une odeur étrange, pourtant familière. « -Trop de mort ici. » Tu souffle doucement, observant d'un air un peu étrange les lieux. Tu attaches tes cheveux en un gros chignon de boucle pour voir un peu mieux.

Trop de mort ici. Comme si quelqu'un avait tuer des animaux.  
Il est pas arriver tout seul ce démon. On l'a appeler.

Brunhild Kraft
Brunhild Kraftvictime de cupidon
Avatars : Julia Johansen
Messages : 534
Date d'inscription : 18/02/2019
Profil Académie Waverly
Le pouvoir des trois EmptyMer 26 Juin - 19:20
Brunhild reconnut tout de suite la voix de Rowena. Elle sursauta, tirée de ses pensées par son annonce, mais un grand sourire prit place sur son visage, toute heureuse qu’elle était de retrouver son amie. Bien sûr, elle aurait préféré que ce soit dans d’autres circonstances que pour une chasse au démon. Mais les choses ne se passaient pas toujours comme on l’aurait voulu, et Brunhild se promit que la prochaine fois elle leur proposerait simplement de venir boire quelque chose à la maison.

- Non, ne t’en fais pas, je suis en avance c’est tout,
répondit la rouquine quand son amie lui demanda si elle ne l’avait pas fait attendre. Même si ça avait été le cas ça n’aurait pas été bien grave de toute façon. Quand on était oracle, on avait l’habitude de passer sa vie à attendre que les choses qu’on avait prédites aient lieu, et Brunhild en était devenu une demoiselle extraordinairement patiente.

Elles n’eurent pas vraiment à attendre pour que Céleste les rejoigne. Comme à son habitude, elle leur adressa un simple « bonsoir » sans trop s’étendre, rentrant tout de suite dan le vif du sujet. Céleste était une femme de caractère et une sorcière incroyable, elle n’hésitait jamais à dire les choses et c’était sûrement cette qualité qui plaisait le plus à Brunhild. Son amie ne laisserait jamais passer une chose qui ne lui plairait pas sans rien dire, sans rien faire. Elle ne tarda pas, d’ailleurs, à leur demander la raison exacte de la chasse qu’elles avaient prévue et à leur rappeler son avis sur la question. Brunhild non plus n’était pas ravie d’aller se frotter à ce genre de créatures, mais elle ne partageait pas tout à fait l’avis de Céleste. Les démons comme celui là s’en prenaient régulièrement à des sorcières comme à des humains et elle considérait qu’il était de leur devoir de les tenir à distance. Même si leurs deux engeances étaient également filles de Satan.

La rouquine tendit timidement la main, sans trop savoir vers où, cherchant ce que Céleste comptait leur faire boire, espérant que ses amies auraient la bonté de lui glisser le verre, la fiole, la gourde, bref le récipient, entre ses doigts fins puisqu’elle ne pouvait pas le voir.

- Je sais qu’on a pas le même avis là-dessus Céleste, mais j’ai eu une vision, c’est important…
répondit timidement Brunhild. Si jamais ça te dit vraiment pas, t’es pas obligée d’être là, je… J’ai juste demandé un coup de main parce que je peux pas y arriver toute seule mais… Je peux… Je peux attendre d’avoir trouvé d’autres personnes si tu préfères…

Elle se sentait un peu bête, elle n’aurait peut-être pas dû demander ça à son amie. En tout cas elle ne le ferait plus, elle se débrouillerait seule la prochaine fois ou alors en duo avec Rowena si celle-ci ne voyait pas d’inconvénient à ces chasses là. Hors de question de déranger Céleste si celle-ci indiquait si clairement ses positions. Brunhild l’entendit d’ailleurs soupirer. Pendant quelques instants elle perdit alors le fil de ce qui était en train de se produire, captivée par une de ses visions. Elle n’entendit pas les pas de Céleste, elle ne l’entendit pas ouvrir la porte. L’odeur immonde qui s’en échappa et la sensation de malaise plus lourde encore qu’auparavant la ramenèrent à la réalité bien vite.

Agitant un peu sa canne, Brunhild se tourna du bon côté et avança un peu, comptant sur ses camarades pour la guider si elle s’éloignait trop du chemin le plus sensé. Elle cherchait à se concentrer mais les images qui défilaient dans son crâne ne l’y aidaient vraiment pas. Il fallait bien que Brunhild s’y intéresse un peu : certaines pourraient peut-être leur sauver la vie ce soir… Mais c’était tout de même moins pratique pour s’intéresser au présent.

- J’ai pas trouvé le démon dans mon grimoire, et comme je peux pas voir je… J’ai pas réussi à déterminer comment le chasser,
expliqua-t-elle doucement.

La démonologie, c’était pas son truc. Les indices lui échappaient pour la plupart et c’était sans aucun doute pour ça qu’on lui confiait rarement ce genre de missions. C’était pour ça aussi qu’elle aurait mieux fait de faire appel à son clan que de se croire assez forte pour s’occuper de ça toute seule. Brunhild, c’était la fille qu’on allait voir avant la bataille pour des prédictions, et après pour se faire rafistoler. C’était pas celle qu’on emmenait avec soi au milieu de l’action. Il faudrait néanmoins faire avec.

- Rowena ?
Appela Brunhild après un silence un peu trop long, pendant lequel elle avait un peu dodeliné de la tête, ailleurs. Fais attention avec ton manteau…

L’Oracle n’osa cependant pas développer. Elle avait vu plusieurs choses qui la poussaient à délivrer cet avertissement, mais si elle rentrait dans les détails elle risquait surtout de leur faire perdre du temps ou d’oublier un des éléments.
Rowena Artwood
Rowena Artwoodvictime de cupidon
Avatars : Astrid b.f @balaclava
Messages : 6
Date d'inscription : 18/02/2019
Profil Académie Waverly
Le pouvoir des trois EmptyJeu 11 Juil - 15:27



Le pouvoir des trois
Les démons n’étaient pas le genre de créatures auxquelles Rowena se mélangeait, elle les laissait la plupart du temps faire leurs occupations tant qu’ils ne dérangeaient pas les siennes. la plupart du temps, ils ne venaient pas troubler ses habitudes ou le calme de sa forêt alors elle les laissait faire. Elle ne donnait pas non plus d’aide aux humains, ces derniers n’étaient pas sa priorité et à vrai dire, plus loin ils se trouvaient mieux, elle se portait. Elle aimait le calme des bois, le bruit réconfortant du vent dans la cime des arbres et le calme qui régnait en permanence. Cependant, aujourd’hui, elle devait, à contre cœur abandonné la forêt. Elle n’aurait pas fait le déplacement pour n’importe qui, s’il n’y avait eut qu’elle, sans doute aurait-elle laissé les démons et les humains régler leurs comptes eux même. Mais Brunhild avait demandé son aide, et, elle se doutait que son amie n’aurait pas fait une telle demande si elle ne craignait pas en une réelle menace. Délaissant le fond de la forêt, elle s’était aventuré dans la ville, ce lieu qui la mettait tout de suite mal à l’aise. Elle connaissait la bienveillance de l’oracle est cette dernière ne l’aurait sans doute jamais fait venir si la raison n’était pas importante.

Pourtant, la devanture de cette maison avait quelque chose de lugubre, qui, même à elle, donnait un frisson désagréable et une sensation de malaise. oui quelque chose de sombre rodait dans les parages. Sa présence se faisait sentir même dans l’air ambiant, alors qu’elle n’avait pas encore franchit la porte de la maison. Céleste de tarda pas à se montrer dans son éternel calme. « -Pourquoi on doit le chasser déjà ? » Tu hausses les épaules, toi même tu ignores ce qu’il peut bien faire là et qu'il peut bien déranger. Votre amie, s’est montrée vague à ce sujet. Pourtant, tu n’ignores pas que votre présence ici est importante, surtout si vous êtes toutes les trois.

Elle ignorait la conversation de ses deux amis, connaisssant leurs opinions qui divergeaient toujours quand il s’agissait de secourir des humains. Céleste n’était pas le genre de sorcière bienveillante, elle ne leur ferai sans doute jamais de mal volontairement, mais elle préférait les laisser se débrouiller et faire leurs vie. Brunhild était plus compatissante et plus apte à les aider sans doute. Elle, elle se situait entre les deux, elle voulait bien les aider à condition d’y gagner sa tranquillité. aider les humains était surtout le meilleur moyen de les laisser ignorant de ces histoires sorcellerie qui aurait pu provoquer leur angoisses et leur panique comme celà avait pu l’être des siècles auparavant. Evênement qui avait déjà causé la perte de tout le clan Artwood. Elle préférait ne pas avoir à aider les humains, mais ces derniers ont bien du mal à s’en sortir seul malheuresement. Pourtant, la présence de ces créatures est la dernière chose dont Rowena voulait qu’ils aient conscience.

Elle attrapa la bouteille que lui tendit Céleste et en avala une gorgée avant de la glisser dans la doigts gaciles que Brunhild tendait devant elle. Elles ne seraient jamais trop prudente, même si ce genre de breuvage avait un gout étrange et épouvantable, il valait mieux les avaler. Chaque protection qu’elles pouvaient s’offrir était la bienvenue dans un pareil exercice que la démonologie. Cette art ne lui allait guerre, Rowena n’était pas une experte dans ce genre de pratique, elle était bien plus adepte de la herboristerie et de la magie animaliste.

La brune vint automatiquement porter le pan de sa chemise à son nez pour dissimuler l’odeur épouvantable qui embaume l’air quand les portes s'ouvrirent. cela sentait le cadavre, l’odeur de l’animal mort qu’elle pourrait reconnaître parmis toutes les autres. C’était une odeur fréquente quand on vivait au milieu des prédateurs, mais celle ci était plus forte, signe que l’endroit était clos depuis longtemps et les cadavres en putréfaction depuis un moment déjà. «- J’ai pas trouvé le démon dans mon grimoire, et comme je peux pas voir je… J’ai pas réussi à déterminer comment le chasser, » Rowena avait une certitude, des animaux avaient été sacrifiés ici et ce démon n’était pas apparu seul. Des animaux avaient été utilisé comme présent pour invoquer cette créature.

«- Rowena ?» appela Brunhild, elle se retourna pour la regarder quelques pas plus loin. «Fais attention avec ton manteau…» La sorcière le laissa glisser le long de ses épaules et ce dernier tomba au sol. Il fallait mieux prendre toutes les précautions dans ce genre de situations. La suite des événements étaient incertains. Elle fit quelques pas en arrière pour se glisser au côté de son amie, et passer une main autour de son bras pour la guider. « Je l’ai retiré c’est bon.» Elle fouilla dans son sac et en sortie une des fleurs d’Achillée qu’elle avait cueilli quelques temps auparavant. « Tiens je ne sais pas quelle est cette créature mais ça pourra toujours servir.» En plus d’être une protection efficace contre les formes de blessures, la brune n’était pas sans ignorer les propriété permettant de favoriser la divination de la fleur jaune. Elle la glissa dans la boutonnière de la rousse avant d’avancer pour rejoindre Céleste.

«Prends en une aussi» lui souffla-t-elle en glissant une autre fleur dans sa main. ça ne pouvait qu’être un plus pour toutes les trois.« A-t-on avis ? Cette odeur de décomposition. Quelqu’un a invoqué ce démon? » demanda-t- elle a Céleste, qui était la mieux placé pour reconnaître des sacrifices et des invocations par le sang. Sans doute, que les personnes qui avaient voulu l'invoquer s'étaient laissé dépassé par sa puissance. Rowena songea quelques seconde à les laisser se défaire eux même de cette créature qu'ils avaient amené sans se soucier des dégâts.

Elle laissa tomber sur le sol de l’entrée quelques fleurs séchées d’alkana pour éviter à la créature de s'échapper.


words;
⇜ code by bat'phanie ⇝

Céleste Reed
Céleste Reedvictime de cupidon
Avatars : Morgan crabtree (Emblu )par Plum
Messages : 5
Date d'inscription : 12/06/2019
Profil Académie Waverly
Le pouvoir des trois EmptyVen 6 Sep - 21:15

Do you wanna see a dead body?
Demons in the back of my closet, don’t talk to them
You wouldn’t want to be me, cos I’ve walked with them
And it wasn’t a nice walk; traumatised


Trop de morts ici. Ça fait plissé ton nez et t’as les mains qui tremblent. T’aime pas ce sentiment. Ce démon est pas là par hasard. Trop de morts ici. Ça retourne ton estomac et t’as encore l’impression de sentir la présence des litres de sang déversé. T’as du mal à te concentrer sur ce que les filles te disent. La maison est trop sombre, tu sens comme quelque chose d’écrasant, s’approcher de toi de loin, sans vraiment comprendre. T’as les musiques d’un rituel ancien qui te reviens en tête. C’est bizarre, non ? Tu devrais pourtant être la seule à savoir pratiqué ce genre de rituel ici. Du moins, c’est bien ce que tu pensais. Ça peut pas être un hasard. Ou peut-être que si au final. Tu te rends compte à quel point c’est devenu une mode dans le monde des mortel. L’occultisme et toute la mode qui l’entoure donne aux badauds des pouvoirs qu’ils ne devraient pas maîtrisés. Qu’ils ne maîtrisent d’ailleurs pas. Les chuchotements incessants te cassent les oreilles et tu te rends compte vaguement que ça ne vient pas de tes deux comparses mais de sous le parquet. Comme des grattements incessant qui remontent jusqu'à tes oreilles. La goetie , c’est pourtant pas accessible à tout le monde. Ça te monte à la tête cette odeur, entêtante de chaire putréfiée. Ça te monte de plus en plus à la tête et ça te donne envie de brûler la maison. Ça pourrait peut-être la purifiée. Et ça entraînerait sans doute la libération du démon aussi. Trop de morts ici. Ça te retournes le coeur. «Prends en une aussi» C’est Rowena qui s’approche et qui te tends une fleurs jaune. Elle l’a glissée entre tes mains et tu souris en guise de remerciement. Mais les grattements te dérangent encore et il fait beaucoup trop noir ici pour y voir quoi que ce soit. Ça tambourine d’un bruit étrange qui se stoppe lorsque tu allume la bougie que tu avais pris en prévision. «-A-t-on avis ? Cette odeur de décomposition. Quelqu’un a invoqué ce démon?» Tu hoches lentement la tête. Aucun doute là dessus. Aucun doute ! Il est certain qu’il n’est pas venu de lui-même. Et s’il n’est pas venu de lui-même; alors il doit être en colère.

Tu n’aimes pas les démon particulièrement. Quoi que vous soyez toutes des enfants de l’enfer, tu sais que ces créatures sont imprévisible et foncièrement mauvaises. Tu sais bien qu’il y a une sorte d’affrontement entre certains clan de sorcières et énormément de démons, mais ton peuple à toi, se tient le plus loin possible de ces choses. Vous n’avez jamais voulu vous mélanger. Ni avec les humains, ni avec les démons, ni même avec les autres sorcières qui vivaient non loin de vous. Des générations et des génération de Reed, vivant en autarcie complète, refusant l’aide des autres. C’est peut-être d’ailleurs pour ça que vous êtes si peu nombreuses, maintenant. Votre clan s’éteint peu à peu. Il est loin d’être florissant et les femmes , éduquées dans la haine de l’homme, font de moins en moins d’enfants. Parmi ses douze soeurs, sur toute la génération de ta mère, elles sont seulement trois à avoir enfanté. Et parmi les tiennes de soeur, une seule a donné naissance à une fille. Vous êtes un clan qui se meurt dans le silence et l'indifférence totale. Tu pourrais dire que ça te fait de la peine, mais tu es une suprême en exile et il y a bien longtemps que tu as fais une croix sur ton peuple. Tu le diriges de loin car c’est ton rôle mais tu ne lui accordes que bien peu d'intérêt. Chaque chose que tu fais, chaque chose que tu accomplis, sont pour la plupart pour toi-même. «-Rowena...Brunhild... » Tu souffles, lorsque les grattement reprennent. Tu te penches vers le sol collant, le parquet grinçant et putride qui semble encore être imbibé du récent sacrifice. Ça sent fort. «-Rowena, ce sont des rats ? » Tu demandes, sans doute parce qu’elle est la mieux placée pour savoir de quoi il s’agit. Pourtant tu comprends vite que non. Ce bruit de grattement, comme si ça grouillait sous vos pieds, ce sont des montagne d’insectes qui se délectent de la maison même. «-Je crois que tu as eut raison de nous appeler Brunhild. Il est puissant... » Tu le sens car ça sent trop la mort ici. Tu le sens car la maison se dévore elle-même et que vous êtes presque coincé dans un estomac en pleine digestion.

Tu avances prudemment vers l’intérieur de la maison. Il faut trouver le lieu du culte, avant tout. Trouver le lieu du culte et savoir s’il a été fait correctement. Et peut-être éventuellement de savoir duquel il s’agit. Tu te sens pas être la plus courageuse, mais tu es peut-être la plus stupidement téméraire. Tu entends ce grincement étrange à mesure que tu t’approches et pourtant, malgré toutes les alarmes qui sonnent en toi, tu continues d’avancer. Tu devrais peut-être t’écouter mais tu ignores. Il faut savoir. En avoir le coeur net. «-Bruni, tu vois quelque chose ? Il faut trouver l’endroit où le culte à été fait.... » Tu renifles un peu plus fort. Ça gratte un peu plus fort aussi. T’es pas certaine qu’elles entendent. T’es pas certaine qu’elles voient aussi la même chose. Tu ressers la fleurs jaune dans tes mains. «-Je crois que c’est au sous-sol… Ça sent la mort, là dessous. Vous sentez ? Le soufre...» Ça sent les enfers, ou du moins, c’est ce que tu penses que ça sent, les enfers. Le sang , le souffre, la mort, la putréfaction et comme de la chaire cramée. «-L’odeur de l’enfer. Je n’aime pas ça.» Tu attrapes la main de Bruni et celle de Rowena. Vous ne savez pas à quoi vous attendre, alors il vaut mieux être ensemble. Tu t’avances encore vers la cuisine. L’endroit à l’air d’avoir été abandonné à la hâte. Le thé est servi et il a déjà pourrit, la vaisselle se noie dans une eau verte et stagnante et les placards semblent encore à demi ouvert. Tu pensais que la maison avait été abandonnée depuis des années au vue de la décompositions avancée des murs mais non. Seulement quelques jours, quelques semaines tout au plus. Ça ne va pas en te rassurant non plus. Soit les habitants vivaient dans une poubelle, soit la maison est véritablement en train de se digéré elle-même. Il tente de faire pourrir la maison pour en sortir le plus vite possible. «-Il... est vraiment très puissant. Dans quelque jours il pourra partir d’ici. Il est en train de faire pourrir la maison. Peut-être qu’avant de commencer, il faudrait être certaines de le piéger sur le terrain. Je ne connais pas ce genre de sorts. » Tu avoues. Tu n’as jamais eut ce genre d’apprentissages, sans doute parce que vous ne vous approchiez jamais ni des démons, ni des affaires des mortels. Il serait peut-être temps d’apprendre.

Brunhild Kraft
Brunhild Kraftvictime de cupidon
Avatars : Julia Johansen
Messages : 534
Date d'inscription : 18/02/2019
Profil Académie Waverly
Le pouvoir des trois EmptyDim 8 Sep - 12:38
Un bruit de froissement de tissu plus tard, et voilà que Rowena annonçait avoir retiré son manteau. Brunhild ne pouvait pas espérer mieux, il devenait certain que son amie prenait très au sérieux les prédictions qu’elle avait à lui offrir. Comme tout le monde, finalement. Il n’y avait que les humains pour prendre à la légère ce que l’Oracle pouvait leur raconter, sans doute à cause de tous les charlatans dont Isaac lui avait déjà parlé, ceux qui prétendaient voir des choses mais ne faisaient que broder pour faire payer. Faire payer ses prédictions ! Voilà qui allait à l’encontre de tout éthique ! C’était du moins ce dont était persuadée Brunhild : ça ne lui serait pas venu à l’idée de demander une quelconque rétribution. Elle était maudite, au fond, on ne pouvait guère qualifier de bénédiction les talents qu’on recevait du Diable… Pourquoi faire payer cette malédiction aux autres ? Pour en atténuer le poids ? Certainement pas. Elle n’était pas du genre à faire la publicité de ses capacités qui lui attiraient de toute façon bien assez d’ennuis comme ça. Beaucoup aimeraient connaître les secrets de leur avenir, et tous n’avaient pas grand respect pour l’Oracle censée jouer la médiatrice.

Il ne fallut pas longtemps pour que l’aveugle sente une main amicale se glisser autour de son bras, sans doute pour lui éviter quelques désagréments. Brunhild n’ayant pas essayé de stopper ses visions, il lui était plus qu’utile de pouvoir compter sur quelqu’un pour la guider : elle pouvait alors se concentrer plus sereinement à l’étude de leur futur. Futur proche, dans ce cas là. Le plus changeant, le plus incertain, celui qui se bousculait avec force dans son crâne quand un combat s’engageait, lui montrant toujours toutes les issues possibles, des plus probables aux plus inimaginables. Celui qui finissait toujours par la paralyser. Les Oracles n’étaient pas faits pour l’action. Quelques bruits lui indiquèrent vaguement que Rowena cherchait quelque chose ou du moins tripotait les affaires de son sac, mais elle n’y fit pas vraiment attention avant de l’entendre dire quelque chose.

 « Tiens je ne sais pas quelle est cette créature mais ça pourra toujours servir.»

La rouquine leva une main pour récupérer l’objet dont elle ignorait tout, mais son amie glissa rapidement la fleur dans sa boutonnière et elle ne put donc rien saisir. Un souvenir d’une vision lui rappela cela, oui, un peu, vaguement… Brunhild ne retenait pas toujours tout avec attention, elle avait tendance à passer vite sur les choses qui lui semblaient moins essentielles, et pourtant ces prédictions là lui faciliteraient sûrement beaucoup la vie si elle faisait l’effort de s’en rappeler.

- Merci
, murmura tout bas la sorcière, préoccupée.

L’odeur était atroce. Le sentiment de malaise qu’elle avait ressenti rien qu’en se trouvant devant le bâtiment ne faisait que s’accroître, c’était comme si un poids venait de s’abattre sur ses épaules, elle avait presque un peu de mal à respirer. Brunhild suivit le rythme de Rowena, marchant sans poser de questions, sans se soucier de savoir s’il faisait noir ou si on y voyait quelque chose. Ça sentait le sang, la mort, ça donnerait presque des hauts le coeur si elle n’avait pas déjà trop eu l’habitude de ce genre de choses. Des cadavres de loups-garous dans la cuisine, dans le salon. Des blessures parfois atroces qu’on lui faisait soigner. Elle se força à prêter oreille à la discussion de ses amies, mais les images de plus en plus sanglantes qu’elle voyait ne l’aidaient pas vraiment. Etait-ce la fleur qui la rendait plus sensible à toutes ces mauvaises ondes, ou était-ce leur avenir qui s’obscurcissait au fur et à mesure de leur progression ?

«-Rowena...Brunhild... »

La rouquine releva la tête, même si elle ne verrait de toute façon jamais rien de plus que le noir auquel elle était désormais habituée. Il y avait un bruit. Un bruit un peu léger, un qu’elle n’avait pas perçu jusque là et qu’elle n’aurait sans doute pas entendu si Céleste ne lui avait pas fait dresser l’oreille. Un… Grattement ?

«-Rowena, ce sont des rats ? »


Brunhild avait bien plus l’habitude de côtoyer des rats morts que vivants. Elle n’avait aucune idée de la réponse à cette question, tout comme Céleste sans doute si elle le demandait à Rowena. Qu’espérer ? Que ce soit bien ça et qu’elles se soient effrayées pour pas grand-chose, ou que ce soit un indice ? La rouquine était déjà venue, elle se rappelait même du sol qui collait sous ses chaussures, de la mauvaise odeur… Mais les choses avaient comme empiré. Ça grouille, ça gratte, ça vous entoure, ça vous guette. Elle aurait dû appeler ses amies dès le départ. Ça aurait été plus simple. Ça aurait évité de laisser du temps supplémentaire au démon pour se repaître, grandir, accroître sa puissance. C’était pas comme ça, quand elle était venue pour la première fois. Pas encore.

«-Je crois que tu as eut raison de nous appeler Brunhild. Il est puissant... »

Elle entendait les pas, elle entendait les bruits de la maison en se concentrant sur eux au mépris de ses visions pourtant plus… Présentes. Céleste était sans doute la mieux placée pour comprendre de quoi il s’agissait exactement et si elle trouvait elle-même que ce qui se trouvait ici était puissant… Brunhild sentait l’atmosphère lui peser sur la poitrine. Qu’est-ce que Céleste sentait de plus ?

 «-Bruni, tu vois quelque chose ? Il faut trouver l’endroit où le culte à été fait.... »

L’Oracle leva une main jusqu’à sa tempe, fermant ses paupières comme si ça allait vraiment la couper du monde d’une manière ou d’une autre. Ses doigts s’agitèrent doucement dans le noir, comme si c’était leur geste qui l’aidait à y voir clair dans cet avenir tout entortillé et trop noir qui les attendait incessamment sous peu. Elle n’écouta plus ses amies, pendant un moment, incapable de tout faire à la fois, de tout gérer, de tout comprendre. Il fallait se concentrer sur ces images qui défilaient dans son crâne et non plus sur le réel.

C’était sombre. Brunhild ne voyait pas grand-chose, il y avait une bougie et… Céleste. La jolie Céleste avec ses cheveux roux, la jolie Céleste que la sorcière du clan Kraft aimait bien reluquer un peu de temps en temps dans ses visions, avec une certaine impunité. Mais ce n’était pas sur ses jolies boucles qu’il fallait se concentrer, il fallait chercher les indices, dans cette vision obscure.

- Ça sent plus fort là-bas
, murmura Brunhild. Il n’y a pas de fenêtre. Il y a du sang, beaucoup, des os aussi… Avec… Avec de la chair dessus… Un dessin, par terre, un peu effacé, continua-t-elle d’énumérer sans même savoir si quelqu’un l’écoutait, ou si elle n’était pas en train de couper la parole à quelqu’un. Je le reconnais pas. Soit je le connais pas, soit il est… Raté.

Le peu de ce qu’elle distinguait lui donnait envie de vomir avec la même force que si elle effectivement au bon endroit, comme elles l’étaient dans sa vision. Elle retint un haut le coeur désagréable en essayant de voir un peu plus loin, ou un peu avant, se concentrant pour essayer de chasser ces images mais il n’y avait rien de bien plus ragoûtant. Plusieurs possibilités, certes, mais rien qui ne comporte pas les mêmes horreurs. Le décor restait inchangé.

La main de Céleste saisissant la sienne la ramena à la réalité, un drôle de gémissement un peu surpris lui échappa alors qu’elle clignait des yeux et laissait des visions plus aléatoires lui parvenir. Elle voyait Isaac, Lisbeth en train de jouer, des petites choses qui pourraient se dérouler plus tard, dans quelques minutes, quelques heures. Au milieu du sang, de la mort. Et de gens parfois encore inconnus.

«-Il... est vraiment très puissant. Dans quelque jours il pourra partir d’ici. Il est en train de faire pourrir la maison. Peut-être qu’avant de commencer, il faudrait être certaines de le piéger sur le terrain. Je ne connais pas ce genre de sorts. »


Il fallut quelques secondes à Brunhild pour tout intégrer, mais il n’y avait au fond rien de bien étonnant à part la puissance du démon. Son clan chassait ces êtres depuis tant de siècles, elle avait bien été de la partie une fois ou deux… Rarement, il fallait avouer. On lui avait appris bien des choses, pourtant. On n’avait simplement pas voulu laisser la réussite d’une chasse reposer sur les épaules d’une prophétesse qui finirait peut-être pas perdre les pédales en plein milieu du combat.

- Moi, j’en connais. Mais… J’ai besoin de votre aide. Il faut dessiner un sceau par terre pour que ce soit plus puissant que ce que j’ai essayé la dernière fois, et je peux pas le faire…
Difficile en effet de dessiner quoi que ce soit sans rien voir. J’ai des images dans mon grimoire, termina-t-elle en faisant doucement glisser les bretelles de son sac à dos. Et de la craie.

Elle récupéra le livre ancestral, apposant sa main sur la couverture quelques instants jusqu’à ce qu’il s’ouvre à la page voulue. Le contenu de ces pages enchantées se récitaient dans l’esprit de la demoiselle quand elle posait ses doigts sur les pages, de la même manière qu’il suffisait à quelqu’un de toucher la page pour que les informations s’affichent dans une langue compréhensible de lui. La rouquine sourit faiblement, contente de se souvenir exactement de la formule.

- Celui de la page de gauche
, indiqua-t-elle à ses amies, attendant de savoir si cette idée leur convenait, ou si elles avaient prévu d’autres choses.
Rowena Artwood
Rowena Artwoodvictime de cupidon
Avatars : Astrid b.f @balaclava
Messages : 6
Date d'inscription : 18/02/2019
Profil Académie Waverly
Le pouvoir des trois EmptyLun 9 Sep - 0:59



Le pouvoir des trois
Elle n’avait jamais porté les humains dans son coeur, et elle les portait sans doute encore moins quand ils tentaient de se lancer dans des forces qui les surpassaient tout point. Invoquer un démon, on n’avait pas idée de faire ce genre de chose. Rowena ne comprenait pas le plaisir que pouvait trouver les simples mortels à invoquer des forces que les sorcières elles même ne prendrait jamais la peine d’invoquer. Les démons étaient ces forces qu’elle ne voulait pas voir, même en tant qu’enfant du diable. Elle ne voulait pas devoir faire affaire à ces créature dénuées de la moindre raison et de la moindre volonté propre mise à part celle du chaos et de la destruction. Rowena se savait au milieu de ses amies en matière de position sur les humains. Céleste n’était pas du genre pacifiste, et elle aurait sans doute laissé toute la ville s’occuper elle même de ce montre, préférant voir les forces obscures s’abattrent plutôt que de venir en aide à une autre forme de vie, Brunhild était plus bienveillante envers les humains, sans doute son affection pour un ancien humain qui parlait ou bien sa gentillesse naturelle. Rowena elle, n’avait pas vraiment d’avis sur ces gens là, elle préférait en général les laisser se débrouiller entre eux, et s’entretuer entre eux. Elle ne comprenait pas l’adoration des humains pour la guerre et le chaos. Dans ses siècles d’existence, elle avait vu multiple guerre pour menées par des hommes qui se pensaient bien plus fort que ses semblables, bien plus supérieur. Il s’avérait toujours qu’ils avaient tort et que la cupidité et l'orgueil les poussait à leur perte. N'était-ce pas ça qui les avait poussé à invoquer une force trop grande pour eux ? La volonté de se montrer supérieur aux autres encore une fois; Qu’est ce que des humains pensaient faire d’un démon? Personne n’est en capacité de gérer ce genre de créature, même les sorcières trouvent l’exercice complexe. Même pour trois sorcières expérimentées comme elle et ses amies, cette tâche à venir semblait périlleuse. Les humains étaient définitivement stupides. Peut-être faudrait-il laisser le chaos les dévorer finalement ?

L’odeur était immonde, odeur de souffre et de chair qui se décompose depuis trop longtemps. Rowena pouvait sentir la présence de plusieurs charognards autour de la maison mais leur présence les avait fait fuir. En réalité, elle ne sentait la présence ici que de vers qui se nourrissaient sans doute de la provenance de cette odeur de cadavre qui lui brûlait la gorge. Elle connaissait cette odeur, c’était celle de la mort, celle de la chaire qui se décompose. Cet endroit lui glaçait le sang, étrange sensation que celle ci. Les animaux étaient tous partis aux alentours, ce n’était pas bon signe, ce n’était jamais bon signe. Ils étaient toujours les mieux placés pour connaître les sources de danger; Ils avaient cet instinct que les hommes ne possèdent pas. «-Rowena, ce sont des rats ? » la voix de Céleste devant l'interpelle et elle relève les yeux à l’endroit où la jeune femme se trouve. . Le sol est collant, presque visqueux comme si quelqu’un avait déversé quelque chose dessus. La brune entend les grattement sous leurs pieds, le bruit de quelque chose qui frotte sous leurs chaussures, qui cherche a sortir de sous les lattes du sol. Non ce ne sont pas des rats, elle reconnaîtrait le bruit des rats, leur odeur, et leur mouvement même sans les voir. Ces choses là ne sont pas des rats. C’est autre chose. «-Non... » elle souffles. «-Plus petits, plus nombreux. Des centaines, des millions mêmes… ce sont des insectes.» elle dit en tentant de les reconnaître aux bruit de leurs corps qui se mélangent sous vos pieds. «-Calliphoridae et Sarcophagidae» poursuit-elle en identifiant les noms scientifiques des insectes. «-Des dévoreurs de cadavres, ça doit faire un moment que le démon a été invoqué. D’après les insectes ça fera bientôt un mois qu’il se trouve ici...» Il n’a pas dû avoir la force de sortir encore de la maison, bloqué par l’invocation des mortels et sans doute par la trop petite offrande que les gens ont du lui faire.Pourtant, elle le sent Rowena, elle sens sous ses pieds tous les insectes qui commencent à dévorer les entrailles de la maison,, s’attaquant à toutes ses fondations. ça grouille sous leurs pieds, ça s’agite. Vers, cafard, mouches, et autres bestioles s’agitent sous le sol du rez de chaussé. «-Je crois que tu as eut raison de nous appeler Brunhild. Il est puissant... »

Elle hoche la tête, un peu distraite par le bruit des insectes sous elles, qui crée comme une multitude de brouhaha qui la déconcentre de la conversation qu’elles ont. Ils sont partout en réalité, pas seulement sous le sol. Elle les entend, remonter entre les murs, grimper le long des poutres, jusque dans les plafond. Elle l’entend. Ce bruit si particulier que font les parasites, ce bruit que ses amies n’entendent sans doute pas, ailleurs que sous leurs pieds. Mais elle, elle le connait ce bruit, pour reconnaître les bruits des créatures qui l’entourent, c’est le bruit des insectes parasites. Des xylophages montent le long es boiseries. Ils se régales de la prison du démon. «-Il... est vraiment très puissant. Dans quelque jours il pourra partir d’ici. Il est en train de faire pourrir la maison. Peut-être qu’avant de commencer, il faudrait être certaines de le piéger sur le terrain. Je ne connais pas ce genre de sorts. » Elle n’est même pas sure que quelques jours soient réellement la durée qu’il reste à cette maison. Rowena n’offre pas à la demeure plus d’une journée encore si les insectes qui la dévorent pour le démon sont prolifèrent encore. «- Moi, j’en connais. Mais… J’ai besoin de votre aide. Il faut dessiner un sceau par terre pour que ce soit plus puissant que ce que j’ai essayé la dernière fois, et je peux pas le faire…» Rowena connaissait quelque sceau mais sans doute aucun aussi puissant que son amie pourrait leur offrir. Elle n’avait pas dans ses veines, dans son patrimoine de sorcière des sort de protection. Ce n’était pas dans les habitudes du clan Artwood de vouloir enfermer un démon. Sa famille avait un avis bien arrêté sur le sort à réserver à chacune des créatures qui pouvaient habiter leurs territoires. Les bois avaient toujours été chez eux et les démons y étaient souvent les bienvenus s’ils savaient respecter le territoires de ses occupantes. «-Je peux le tracer. J’ai également de la craie. » dit-elle a Brunhild en attrapant de la poudre craie dans son sac. «-Elle est mélangé avec des fleurs de millepertuis. Cela bloque les démons.» Elle avait préparé cette poudre un peu plus tôt. «- Celui de la page de gauche» Indiqua la rousse alors que Rowena commençait à dessiner le cercle représenté sur le grimoire de la sorcière. Elle s’appliqua, dessinant sur le sol le cercle que représentait l’ouvrage de Bruni en se concentrant sur la régularité de ses traits. «-J’ai fini.» annonça-t-elle en se relevant, époussetant la craie sur le revers de sa robe. Le sceau de taille raisonnable recouvrait à présent une partie du sol répugnant de l’endroit.

---

Elles avaient bloqué la créature à l’intérieur de la maison; mais il fallait à présent descendre dans les profondeur de cette demeure pour trouver l’origine du rite et trouver la créature en elle même qui se cachait pour l’instant. Le bruit des insecte, l’odeur de la mort qui envahissait sa poitrine. Rien n’indiquait que ce moment serait agréable pour les trois. Il fallait descendre dans les profondeur de cet endroit, il fallait aller au plus profond de cet endroit pour trouver le coeur de la bête. Pour trouver l’origine de cette puanteur. L’odeur était-elle que la jeune femme n’arrivait même pas à identifier quel genre de créature avait bien pu servir à ce rite. Humain ou animal telle était la question. Un rite animé par le sang d’un humain, avait le moyen d’invoquer des démons de forces parfois trop puissante, même pour trois sorcières expérimentées.

les marches qui descendait à la cave étaient encore plus pestilentielles que le reste de la maison. Une odeur âcre, qui vous prenait au nez. Une odeur de mort, l’odeur des enfers, des profondeurs de la terre. L’odeur de la décomposition. Rowena descendit les marches une part une, tenant la main de Brunhild d’une et apposant l’autre le long de la paroi pour se guider dans le noir qui les engouffré. Elles descendirent comme celà jusqu’à poser les pieds sur le sol humide de la cave. L’odeur était de pire en pire. De plus en plus présente et dérangeante, même pour elles qui connaissaient cette odeur. Pourtant ce n’est pas ça qui dérangea Rowena quand ses yeux se furent habitués à l’obscurité. Non c’était autre chose, «-Les filles...» souffla-t-elle, sa voix trahissant un peu son effroie, en indiquant les murs autour d’elles. Ces derniers étaient recouvert de multiples insectes qui envahissaient la pièce entières, transformant les murs en barrières d’insectes grouillant , s’accrochant à su sang qui coulait le long des murs.

words;
⇜ code by bat'phanie ⇝

Céleste Reed
Céleste Reedvictime de cupidon
Avatars : Morgan crabtree (Emblu )par Plum
Messages : 5
Date d'inscription : 12/06/2019
Profil Académie Waverly
Le pouvoir des trois EmptyMar 10 Sep - 15:16

Do you wanna see a dead body?
Demons in the back of my closet, don’t talk to them
You wouldn’t want to be me, cos I’ve walked with them
And it wasn’t a nice walk; traumatised


Plus petits. Plus nombreux. Des centaines, des milliers, des millions. Ils grattent, rampent, dévorent et bourdonnent tout autours de vous. Des mouches, des vers, des cafards. Des araignées, des charognards. Il a attiré à lui toute une équipe de nettoyage capable de détruire une maison entière en quelques semaines. Et d’ailleurs, c’est évident lorsque l'on voit l’état de celle-si. Oh la maison semblait avoir été belle. Elle semblait avoir étée décorée avec goût.  Les tapisseries de la maison aux allures de villa coloniale semblaient toutes choisies pour ne pas jurer avec le style ancien. Les poutres de bois apparentes et les jolies lampes qui tenaient encore avaient l’air d’être chère et bien trop précieuses pour rester dans une maison  abandonnée. Non, définitivement, elle semblerait presque encore habité si elle n’était pas si humide et pestilentielle. L'électroménager est encore en place. La télévision dernier cri, les livres, tout. Tout semble encore être à sa place et c’est comme si les humains qui l'habitent avait quitter les lieux en plein milieu d’une conversation.  C’est comme s’ils avaient fuit très vite. Pourtant, quelque chose cloche avec cette théorie aussi. La porte était fermée de l’intérieur, les clefs, sont toujours négligemment posée sur le meuble de l’entrée. Trois paires de clefs. Les chaussures sont également encore devant l’entrée. Et même si cela ne prouve rien, tu sens tout le même quelque chose d’étrange.

Et tu sens un peu, la mort vous entouré. L’ambiance très étrange qui te prends jusqu’aux tripes lorsque tu fixes l’entrée de la cuisine, là où la porte du sous-sol semble mener. Tu sens ton coeur battre à tout rompre entre tes chaires. Le poul qui s'accélère étrangement , comme un pressentiment terrible qui te prends jusqu’aux tripes. Et l’odeur. Cette odeur. Tu pensais t’y habitué aprés quelques minutes dans la maison, mais elle semble empirer à chaque instant.  Et tout semble prêt à tomber sur vos tête. C’est écoeurant. Et ces grattement entêtant, n’arrivent tout de même pas à te déconcentrer de cette porte. C’est comme un pressentiment que  les sorcières n’ont rien à faire dans l'antre des démons.  C’est peut-être le rôle de ces chasseurs dont tu as déjà entendu parler, sans en avoir croisé pour autant. C’est peut-être pas à vous de vous occuper de ça. Les sorcières ne devraient pas interférer avec les desseins des démons.  Du moins, on t’as toujours dis que ce n’était pas votre rôle.

Pire encore. Que la bête n’aimait pas que l'on dérange les projets de ses créations. De ses apôtres. Tu as lu plusieurs oeuvres là dessus et puis la logique voudrait que vous soyez allié. Quoi que ce ne soit plus le cas depuis des centaines, des milliers d’années. Et alors que les filles tracent les cercles protecteurs, tu entends comme un grincement plus puissant. Un grondement qui semble venir du fond de la terre, très en dessous de vous.

- - -

Lens avait toujours été un membre apprécié de la communauté. Lui et  sa femme Marge avaient acheté cette maison dans les années 90 et y avaient élevés leurs deux filles Laureen 14 ans et Beth 18 ans , dans la plus grande quiétude. Buffalo Grove est un joli quartier et les membres de la communauté ont toujours été très charmant les uns avec les autres. On pouvait par exemple remarquer que les enfants du quartier se connaissaient tous. Qu’ils allaient tous aux mêmes écoles et bien sûr , on pouvait également noté que le dimanche trés souvent, après l’office, ils organisaient nombres d'événements en se réunissant dans le grand parc qui bordaient les maisons de tout le quartier. De grands barbecue, des anniversaires où tout le voisinage participait, et bien sûr, l’ont s'invitent les uns et les autres pour des dîners entre voisins. Marge, une petite femme rondelette toujours très coquette, adorait se parer de ses plus jolies robes lorsqu’elle se rendait accompagnée de son mari tous les dimanches à l’église. De loin, on aurait presque penser que la famille Wheeters était une famille modèle. Et personne n’aurait pu dire de Lens Wheeters qu’il était un homme maléfique, cruel, et peut-être un peu dérangé. Membre important de la communauté, ses voisins, si on le leurs demandaient de le décrire l’auraient décrit comme un homme pieux, serviable et toujours disponible pour son prochain. «-C’est impossible ! Il y a quelque semaines encore, Lens m’aidait à réparé mon ordinateur !» aurait déclaré M. Fletcher, qui habite à seulement à quelques mètres des Wheeters. «- On ne l’a jamais vu en colère, où même se disputer avec sa famille !» Dirait Mrs Joly, leurs plus proche voisine. On n’aurait alors jamais eut l’idée de dire que M. et Mrs.Wheeters avaient comme petit passe temps très secret, le paranormal et la démonologie bien plus particulièrement.

Cela avait commencé , bien longtemps avant que les Wheeters emménagent dans le jolie quartier de Buffalo Grove, aux abords de Chicago. Bien avant que Lens Wheeters décide de sacrifier sa femme et ses deux filles, bien avant qu’on les retrouve, tous en morceaux, dans le sous sol de la jolie maison bien décorée qu’ils habitaient. Ça avait commencé lorsque Lens, jeune homme de seize ans à peine avait emménager dans une toute nouvelle maison avec ses deux parents. Lorsqu’il avait trouvé au fond d’un placard, une vulgaire table de Ouija. Ça avait commencé comme un jeu stupide. Lens n’est jamais parvenu à contacter quelconque esprit avec la tablette. Il n’est jamais parvenu d’ailleurs à faire parler les démons, à voir des fantômes, ou à contacter quelques esprit que ce soit de cette façon. Mais, ça avait développé en lui, comme une sorte de curiosité avide qu’il avait ensuite partager avec Marge durant toute la durée de leurs mariage. Plus il en savait, plus il voulait en savoir. Au point même que Lens Wheeters, s’était mit à collectionner les ouvrages soit-disant magiques, qu’il achetait en masse, sur internet. Il était tombé sans le savoir sur un ouvrage ancien de démonologie, traduit partiellement et sans doute de façon trop médiocre par notes dans sur les pages vieillies. Cela avait commencé comme un jeu alors qu’il n’avait que seize ans. Mais, maintenant qu’il était adulte, l’ont pouvait aisément assuré qu’il s’agissait là d’une passion macabre, d’une occupation bien étrange.

Ce livre, au départ acheté au hasard pour sa collection, avait bientôt occupé toutes les soirées du couple Wheeters qui s’était vite rendu compte qu’il y avait quelque chose étrange à propos du manuel. L’homme ne pouvait s’empêcher d’en parcourir les pages traduites du sumérien au latin, du latin à l’anglais de façon bien trop approximative dans des notes manuscrites qui parfois ressemblaient plus à du charabia qu'à de réelles phrases. Et puis, là au milieu de toutes les pages, une seule avait été reprise par une seconde écriture, traduite plus clairement, dans un anglais bien plus lisible. Titré brièvement  : Invocation du mal, rites et cérémonies. Et puis traduit à plusieurs reprise sur toutes les pages le concernant, le nom du démon. Nergal. Le dieu mésopotamien des enfers. Connu pour offrir à ceux qui lui font de belles offrandes, la richesse, la gloire et la beauté.  Ce livre, au départ acheté au hasard pour sa collection, avait un pouvoir d’attraction étrange sur Lens qui ne le quittait bientôt plus. Et qui ne quittait d’ailleurs même plus le sous-sol de la maison, inquiétant sa femme et ses deux filles de ses absences, de sa démence et surtout de la toute nouvelle agressivité dont il pouvait faire preuve.  

Aucun de ses voisins n’auraient pu dire de Lens Wheeters qu’il était un homme mauvais, cruel ou même diabolique. Mais, quand il se retrouvait seul avec sa famille, parfois son regard changeait et brusquement Il devenait mauvais. Il expliquait son comportement en disant qu’il était habité par un esprit maléfique qui le poussait à la violence. Puis, au cours du printemps, M.Wheeters Commença à être victime d’étranges phénomènes. Du sang coulait inexplicablement de ses yeux, d’étranges plaies apparaissaient sur son visage, des croix se dessinaient sur son corps et Lens pouvait même sembler absent, comme si l'on avait prit sa place à l’intérieur de son corps. Outre ces manifestations étranges, Lens se montrait de plus en plus violent. Il menaçait les membres de sa famille, les frappait, crachait, parlant constamment de suicide et de meurtres. Il se considérait probablement comme dangereux car il avait volontairement renoncé à toutes ses armes à feu et les avait apportées à la police locale. Marge et ses filles n’osaient pas se plaindre car Lens les avait clairement prévenus: si l’une d’entre elle s’avisait de parler, alors il la tuerait. Elles auraient voulu fuir, mais elles étaient terrorisées .

Personne ne savait vraiment ce que l’homme fabriquait dans son sous-sol. Ni même pourquoi un homme aussi charmant qu’avait pu être Lens avait eut un revirement de comportement aussi drastique. Mais lorsque Marge avait prit la terrible décision de demander le divorce à son mari après de nombreux mois d’enfer dans le plus grand secret, Lens s’enferme dans le sous-sol avec ses deux filles et menace Marge. Il la force à tracer d’étranges cercles au sol pour se libérer du démon qui selon ses dires, lui dicte sa conduite.Sous les yeux de sa compagne, il égorge Laureen au centre du cercle dessiné à la peinture blanche. Puis il abat Beth avec son couteau de chasse et la traîne dans le cercle elle aussi, hurlant et crachant des mots étranges sous le regard terrorisé de Marge qu’il finira par poignardé à 17 reprise dans un élan de rage.  Lens découpa sa femme et ses deux filles lors d’une cérémonie de sang qui dura trois jours et trois nuit.

- - -

Main dans la main avec tes deux amies, tu serre fort les paumes descendant doucement les marches du sous sol. Tu n’as pas vraiment peur, pourtant tu sens tes tripes se retourner. Tu n’as pas vraiment peur mais il te semble que l’odeur et les grattement sont bien plus fort ici. Et il fait si noir qu’il est même difficile de mettre un pied devant l’autre sans craindre de te briser une cheville sur le chemin. Rowena, animal sauvage déjà habituée aux pénombres les plus impénétrable vous guide et tu suis, sur tes gardes, la main plongée dans ton sac à main, sur le poignard que tu ne quittes jamais. «-Les filles...» Souffle Rowena. Tu l’entends à peine, au milieu de tout ces grattement, comme si ça fourmillait, comme si ça grouillait autours de vous. Tu as du mal à te concentrer sur autre chose que ça. Et lorsqu’elle vous indique les murs recouverts de sang et surtout d’insecte, tu prends une inspiration profonde pour ne pas te mettre ni à vomir, ni à hurler. Tu n’as jamais été une femme particulièrement sensible, néanmoins, tu n’as pas vraiment ni peur des chaires, ni du sang, ni même des animaux en général.  Les insectes, les rats ne te dérangent pas. Mais c’est lorsque ça grouille. Lorsque ça grouille ça te dégoûte. C’est peut-être pour ça que les humains t’écoeure. Entre milles autres raisons.   «-Il faut continuer. » Tu dis, avançant plus prudemment encore, des craquement sous tes chaussures. Tu avais bien deviné, alors. Il utilise les insectes pour détruire la maison. T’as attrapé un petit sac en tissus qui se cachait dans une poche de ton sac à main et puis tu as pris la tête de la file pour tracer un chemin de sel sur vos pas.  Pour retrouver ton chemin, quoi qu’il arrive. Et surtout pour éloigner les bestioles.

L’odeur du sous sol est répugnante. Pire que tout ce que vous avez pu sentir jusqu’ici. Si forte que tu sens un haut le coeur. Sitôt allumé les bougies dispersées tout autours de vous, vous pouvez constater l’ampleur des dégâts. Au coin de la pièce, un homme s’est tiré une balle dans la tête, et puis au centre, un cercle fait de chaire, des runes étranges que tu n’as jamais vu auparavant et là, tout prêt, le livre qui a dû servir au rituel. Il est difficile de dire à qui ont appartenu telle ou telle jambes.  Difficile même de dire s’il s’agit d’hommes ou de femmes. Tu te tourne immédiatement vers tes amies pour voir si elles tiennent le choc de la vision qui ne te fait ni chaud ni froid. T’aimes pas l’odeur. Mais c’est tout. C’est peut-être parce que dans ton clan les rituels de sang ne sont pas si rare. Tu avais sept ans à peine lorsque tu as assisté pour la première fois à un sabbat.  Alors sans prêter plus attention que ça à la scène de film d’horreur sous tes yeux, tu te baisses vers le livre pour le ramasser. «-C’est mal traduit. » Tu souffle. Bon, c’est vrai que ton sumérien est peut-être un tout petit peu rouillé, mais il te semble vraiment qu’il est mal traduit.  «-Les cercles sont inexactes. Le démon est… Nergal. » Tu renifle longuement t’approchant un peu plus du cercle.  «-C’est du travail bâclé.  C’est mauvais. Et l’hôte est mort. Il faut un hôte. » Il faut un hôte sinon vous ne pourrez pas le vaincre. Et si vous partez, le temps que vous reveniez, il pourrait avoir déjà détruit entièrement la maison.  «-Rowena, corrige le cercle. Et toi Bruni, la formule. Moi… Je vais faire l’hôte. » Il n’y a pas vraiment à réfléchir. Et même s’il est bien dangereux de faire ça de cette façon, il vaut mieux un enfant de satan pour hôte qu’un animal ou même un humain, qui serait hors de contrôle.   «-Mais attachez moi d’abord. À la minute où il prends sa place, il faudra le renvoyer chez lui. D’accord ? » Le plan est mis en place, même si tu sais qu’elles ne voudront pas te faire courir un tel danger, tu sais que c’est la façon la plus sûre d’en finir avec cette histoire. Et puis toi, tu as moins de chance de te blessé dans l’opération.

Brunhild Kraft
Brunhild Kraftvictime de cupidon
Avatars : Julia Johansen
Messages : 534
Date d'inscription : 18/02/2019
Profil Académie Waverly
Le pouvoir des trois EmptyMar 10 Sep - 17:06
Brunhild savait où les conduiraient les quelques marches qu’elles descendaient ensemble, mains jointes. Elle avait vu ce sous-sol, ces insectes, ces morceaux de chair, ces membres découpés, ce sang. Peut-être qu’elle aurait dû prévenir ses amies, leur dire que ce qu’elle avait vu c’était des restes humains… Peut-être que ça aurait été moins cruel de leur annoncer ça avant qu’elles tombent dessus. Avant qu’elles avancent au milieu de ces insectes grouillants, dégoûtants, au bruit démultiplié par leur multitude. Elle aurait dû tout leur dire et les laisser choisir, rester ou partir, en sachant ce qui les attendait vraiment.

«-Les filles...»

Oui. Elle savait déjà, Brunhild. Son esprit se laissait happer par la suite, encore un peu plus loin, encore un peu moins là, comme si regarder ses visions lui ferait oublier qu’en tendant un peu trop sa main aveugle vers un mur elle risquait de se faire escalader par tout un tas d’insectes qu’elle préférait encore ne pas identifier. Céleste respira fort, c’était bizarre, l’Oracle ne l’aurait pas imaginé si elle ne venait pas de l’entendre. Céleste n’était pas du genre à avoir peur, pas du genre à être dégoûtée, et en tournant ses pensées vers elle Brunhild aperçut d’autres bribes d’avenir qui confirmèrent que son amie n’était probablement pas la moins sanglante des trois. Dans quoi les avait-elle embarquées ?

Au nom de l’histoire de son clan, au nom du serment des sorcières Kraft de protéger les humains qui jadis avaient empêché leur extermination, elle combattait tous les démons qui s’en prenaient à eux comme toutes ses sœurs et tous ses frères. Mais Rowena et Céleste n’avaient pas prêté ce serment là. Et pourtant c’étaient elles qui se tenaient à se côtés, qui serraient ses mains en descendant vers un cercle d’invocation ou de révocation trop mal tracé pour que quoi que ce soit se déroule correctement sans retouches importantes. Elle s’en voulait, Brunhild. Elle n’avait pas pensé que la tâche serait si ardue. Mais elle avait assez bien observé l’avenir pour savoir que c’était ça, la bonne décision à prendre. Fusse-t-elle douloureuse.

C’était toujours un poids de pouvoir prédire ce qui allait arriver. Ce n’était pas toujours exact, il y avait parfois tant de possibilités et si peu de temps pour les étudier toutes… Mais certaines choses ne bougeaient pas. Le bonheur se dissipait bien vite, les bons moments disparaissaient pour un geste, pour un mot. Brunhild voyait certains avenirs s’estomper irrémédiablement en entendant une simple phrase, elle savait ce que perdaient les deux interlocuteurs sans même qu’ils en aient conscience, parfois. Et c’était lourd à porter sur ses frêles épaules. Parfois elle comprenait pourquoi on lui avait tant dit que l’Oracle ne devait pas se marier, pas s’attacher, pas avoir d’amies. Pourquoi elle aurait dû vivre recluse comme ceux de son espèce. Peut-être que ça aurait rendu les choses plus faciles. Ou pas. Peut-être que contempler les horreurs et les dissensions aurait achevé de la rendre dingue.

 «-Il faut continuer. »

Brunhild hocha la tête en silence sans même savoir si ses amies pouvaient le voir. Oui, elles devaient avancer encore, ce n’était pas fini. Mais au fur et à mesure, le parquet semblait craquer plus fort, les insectes grouiller plus intensément. Elle entendait le tout se mélanger dans une cacophonie désagréable qui la détournait de sa concentration, en même temps qu’elle devait lever les pieds plus fort pour éviter qu’ils ne rester coller contre les lattes gluantes qui servaient de sol.

Elle sut quand elles furent arrivées. L’odeur était plus forte, exactement la même que ce qu’elle avait cru sentir dans sa vision. Dégoûtante. Elle donna un haut le coeur à Brunhild qui se contint de son mieux. Elle avait l’habitude de voir des horreurs. Maudite, oracle depuis son enfance, elle avait vu du sang et des crimes depuis toujours ou presque, réveillée parfois au milieu de la nuit par sa propre mère pour élucider des meurtres ou des trahisons, pour savoir si elles retrouveraient un ennemi, ou si quelqu’un mourrait dans la bataille. Elle ne pouvait pas vraiment dire que la vision qu’elle avait eu de l’endroit la mettait plus mal que les autres. Mais cette sensation, quand on ne pouvait rien voir, d’être tout proche de sang et de chair humaine… Une drôle de chaleur régnait dans la pièce, pas étouffante, pas encore, mais assez forte pour être étrange dans un sous-sol. Comme le sang chaud qui s’écoule d’une plaie. Ça, c’était une odeur que Brunhild connaissait bien entre les blessures qu’on lui faisait soigner et les cadavres de loups-garous. Mais là il y avait la décomposition, la pourriture, et la chaleur qui donnait l’impression que le tout cuisait en plein soleil. Pour que ça aille plus vite.

«-C’est mal traduit. »

Céleste, comme souvent, ne perdait pas de temps. Brunhild se rappela du livre qu’elle avait aperçu dans sa vision, comprenant sans doute qu’elle devait parler de ça, ou alors des écritures approximatives qui entouraient le cercle. Des néophytes avaient sûrement tracé ça sans même comprendre qu’il s’agissait d’une langue et pas de dessins ésotériques n’ayant aucun sens particulier, ça expliquait probablement le peu de soin qu’ils y avaient mis.

«-Les cercles sont inexactes. Le démon est… Nergal. C’est du travail bâclé.  C’est mauvais. Et l’hôte est mort. Il faut un hôte. »

Elle avait raison. Sans hôte il serait bien plus difficile de chasser le démon. Ce n’était pas impossible, en théorie, mais il était si puissant qu’elles n’auraient aucune chance en s’y prenant de cette manière… Il ne lui fallut pas longtemps pour que l’avenir donne raison à Céleste, au creux de son crâne. Un hôte, oui. Mais qui ? Quoi ?

«-Rowena, corrige le cercle. Et toi Bruni, la formule. Moi… Je vais faire l’hôte. » 

L’Oracle se tendit tout de suite. Elle ne pouvait pas laisser Céleste prendre ce risque ! C’était son idée, son devoir, elle devait en assumer les responsabilités au lieu de laisser les autres courir les dangers à sa place. Pourtant elle semblait décidée à tenir ce rôle, Céleste, puisqu’elle reprit :


 «-Mais attachez moi d’abord. À la minute où il prends sa place, il faudra le renvoyer chez lui. D’accord ? »

- Attends !
Répondit tout de suite Brunhild en levant timidement une main, craignant un peu de toucher quoi que ce soit de dégoûtant sans le faire exprès. Ou même de dangereux. Ça devrait être moi, c’est moi qui vous ai embarquées dans cette histoire, je devrais prendre le risque.

Isaac n’approuverait pas que sa femme se porte volontaire pour être l’hôte d’un démon, c’était évident. Il y avait également d’autres raisons qui faisaient que ce n’était probablement pas la meilleure option : Brunhild était déjà maudite, la moitié de son esprit était occupée par des visions, restait-il seulement assez de place pour accueillir un démon sans que tout grille complètement ? Elle ne pouvait pas ne pas proposer, cependant, et très sérieusement. Céleste n’était pas obligée de faire ça. Elle n’était là que pour aider une amie, Brunhild le savait bien, elle ne pouvait pas exiger que cette aide se traduise de cette manière.

- Je peux te montrer la formule…
continua-t-elle dans un murmure.


La meilleure idée était de suivre le plan de Céleste. Après tout, l’Oracle était sans doute la plus expérimentée dans l’emprisonnement de démon entre elles trois, même si sa spécialité était avant tout la guérison. Disons qu’il s’agissait d’une pratique ancestrale de son clan, et qu’elle avait eu de bonnes bases sur ce sujet comme toutes les autres.Il vaudrait mieux que ce soit elle qui lance le sortilège. Mais… Et si ses visions se bousculaient dans son esprit quand le démon serait là ? Et si elle était incapable de rester là, dans le présent, pour continuer à utiliser son pouvoir correctement ? Et si… Et si elle n’était pas capable de sauver son amie ?

Elle n’aurait pas su dire si c’était l’odeur atroce qui lui retournait l’estomac ou la pression soudaine de savoir que Céleste envisageait sérieusement de devenir l’hôte de Nergal. Brunhild savait bien ce qu’elle risquait. Elle en avait vu passer, des sorcières possédées, hantées par des démons. Alors elle poursuivit, Brunhild, sans même chercher à savoir véritablement quelle option leur assurerait défaite ou réussite, juste mue par l’envie d’éviter le pire à son amie au cas où ça tournerait mal. Elle sortit à nouveau le grimoire de son sac, et avec les mêmes gestes lents mais assurés que plus tôt, elle en fit bouger les pages jusqu’à l’endroit le plus approprié. Posant sa main sur le papier, elle entendit les mots ancestraux résonner dans son esprit.

- Attachez moi
, demanda-t-elle alors.

Elle avait déjà vérifié qu’elles sortiraient vivantes de cette aventure, bien sûr. Mais son esprit effrayé ne put pas s’empêcher de chercher une nouvelle fois ces visions là, censées la rassurer, ces visions de Rowena et de Céleste plus âgées, cherchant le moindre signe de quelque chose qui aurait pu mal se passer dans cette cave des années plus tôt.
Rowena Artwood
Rowena Artwoodvictime de cupidon
Avatars : Astrid b.f @balaclava
Messages : 6
Date d'inscription : 18/02/2019
Profil Académie Waverly
Le pouvoir des trois EmptyMer 2 Oct - 18:30

Le pouvoir des trois
On pourrait penser à une sorte d’ironie, une sorcière dont la famille depuis des millénaires a décidé de faire des animaux et des insectes leurs principaux alliés se trouver déstabilisée par une armée d’insectes mais pourtant. Pourtant, il y a des choses, dont même les sorcières doivent se méfier. Les démons en font partie, et toutes les insectes présents dans la pièces, ces dévoreurs de cadavres, sont au service de cette créature qui les amené jusqu’ici. Les insectes ne sont pas un danger, sauf quand ils prêtent allégeances à des créatures sombres. L’odeur de la chaire putride et la chaleur étrange que dégage un corps qui se décompose donne la nausée à la jeune femme qui met sa main devant son nez pour atténuer l’odeur épaisse et envahissante du soufre. Comme la sensation de pourrir elle même de l’intérieur que toutes les créatures grouillantes et rampantes qui se trouvent là pourraient rentrer dans sa gorge, et la dévorer de l’intérieur. Malgré toute son éducation à n’avoir peur d’aucune créature vivante, ci ce n’est les Hommes, Rowena avait toujours eut une sorte de répugnance plutôt prononcé pour les insectes qui raffolaient des cadavres. Elle n’avait pas de soucis avec ceux qui habitaient la forêt mais les charognards lui avaient toujours laissé un mauvais pressentiment dans le corps. comme un frisson de dégoût et de méfiance à l’encontre de ces créatures. Il n’était pas bon, de s’associer aux messagers de la mort. Aussi, elle n’avait jamais comprit comment les humains pouvaient enterrer les leurs quand ils décidaient. C’était une idée absurde et horrible que de laisser l’un des siens se faire dévorer par une myriade de grouillants et de rampants. Elle inspira, le plus calmement possible en tentant de faire abstraction des insectes pour avancer au plus profond de la cave, au plus près de cette odeur qui lui soulevait le coeur et lui donner envie d’être partout sauf ici.

Rowena avait déjà assisté à des sabbat , et même, dans sa famille les sacrifices animals étaient fréquent quand elle était enfant. Le sang, les chairs de l’avaient jamais dégoûté. On lui avait appris jeune à sacrifier des animaux pour attirer les bonnes ou les mauvaises attentions des forces les plus obscures. Ainsi, à 5 ans, comme toutes les jeunes sorcières de la famille Rosewood, elle avait sacrifié un lapin pour entrer officiellement dans le clan. Non. Le sang, la chaire, rien de tout cela ne l’avait jamais dégouté. Mais les chaires en décomposition était une autre chose, toute différence que la mort rapide d’un sacrifice, tout autre chose que l’odeur du sang frais. La mort, laissait une odeur sur la peau, les vêtements et les cheveux que seul des sorts permettait de faire disparaître. Porter l’odeur de la mort sur soit, il n’y avait pas pire sentiment que celui là. Et cet endroit puait la mort. Elle s'imprégnait  dans tous les pores de la jeune femme, jusque dans ses os. ça lui donnait de sales frissons. «-Il faut continuer. » souffla Céleste. Elle avait raison. Elle n’avait jamais vu sur le visage de la rousse une telle expression .Comme du dégoût ou une sorte de prudence vis à vis des insectes qui les entouraient. Rowena la comprenait, et c’était aussi, étrangement rassurant de se rendre compte qu’elle n’était pas la seule que l’atmosphère de cet endroit mettait mal à l’aise.

Leurs pas devenaient plus bruyant au fur et à mesure qu’elles avançaient et les insectes plus présents aussi. Comme s’ils avaient simplement remplacé les murs de la maison, comme s’ils devenaient une sorte de cage pour les emprisonner toutes les trois dans l’obscurité de cette cave. Bourdonnement étrange, que les ailes des mouches qui se pressent entre elles, que les pattes des rampants qui s’agitent, bourdonnement étrange que ces ailes, ces pattes, ces corps qui se déplacent à l’unisson comme une seule créature géante. Rowena suivait le chemin de sel que traçait Céleste devant elles sans lâcher la main de Brunhild. Si elle ne voyait sans doute pas les insectes, elle devait sans nul doute les entendre et sentir leur présence toute autour d’elles. Elle les avait sans doute vu dans ses visions également. Toujours plus loin, toujours plus profondément elles s’enfonçaient dans cet endroit, comme si cette cave n’avait jamais de fin, comme si elles marchaient comme cela, toutes les trois jusqu’aux enfers. Cela expliquerai sans doute l’odeur qui envahissait les poumons de Rowena, et cette sensation désagréable d’un frisson qui parcourait son corps sans s’arrêter.

Rowena n’aurait sans doute jamais pu imaginer la scène, même si on le lui avait décrite dans les moindre détails. c’était, indescriptible. Inexplicable avec de simples mots. Les corps emmêlés, écartelés et démembrés forme un cercle approximatif macabre, des signes tracés au sol dans des runes qu’elle n’avait jamais vu. et toujours cette odeur, cette chaleur, qui envahit la pièce comme si les corps avaient cuits ici. La scène est dégoûtante, presque effrayante, presque horrifique. Elle n’aurait jamais pu imaginer celà. ça rappelle à la brune pourquoi elle méprise autant la nature humaine et son hypocrisie. Ils sont tous persuadé qu’ils peuvent contrôler des choses qu’ils ne parviennent même pas à comprendre. Tous persuadé que les histoires qu’ils se comptent pour s’effrayer ne sont pas réelle et qu’elle révèlent toutes de la fumisterie de quelques illuminés. Seul des humains ont assez de bêtises pour se croire assez puissant pour invoquer un démon sans conséquence.
Elle lâche la main de Brunhild en s'avançant pour regarder les cercles de plus près, pour observer les runes tracées. Elles sont dans une langue très ancienne, des runes que peu de sorcières utilisent encore. Le sumérien est une langage de rune que tu ne maîtrise pas parfaitement, mais que tu comprends assez pour voir les erreurs dans les tracés. Les cercles sont mal fait, mal dessiné et les runes mal placées. . «-C’est mal traduit. » souffle Céleste à côté d’elle. Qui a bien pu imaginer traduire du sumérien si facilement ? «-Les cercles sont inexactes. Le démon est… Nergal. » Mauvaise traduction mauvais cercles. La brune soupire, la situation aurait en réalité être bien pire. a croire que les gens qui ont pratiqué ce rite ont eut plus de chance qu’ils doivent sans doute le penser de là où ils sont. Ils auraient pu détruire toute le quartier.  «-C’est du travail bâclé.  C’est mauvais. Et l’hôte est mort. Il faut un hôte. » Tu regardes autour de toi, le corps inanimé au milieu du cercle. Décharnée, explosé; il ne ressemble même plus à quoi que ce soit d’humain. Personne, ne possédant aucune force magique ne pourrait survivre en tant qu’hôte de démon. Tu sais que dans d’anciennes cultures, certaines humains acceptaient d’être au services de forces plus fortes qu’eux en pensant que leur seule foi parviendrai à les sauver. tous les imbéciles. «-Rowena, corrige le cercle. Et toi Bruni, la formule. Moi… Je vais faire l’hôte. »

Tu relèves les yeux vers elle, évidemment, tu sais que vous ne disposez d’aucune autre solution à l’heure actuelle. Trouver un autre hôte pour un démon qui a déjà prit de cette ampleur n’est pas chose aisée. Un enfant de l’ombre est le seul  hôte convenable que peut prendre ce genre de créature. Un humain, a supposé qu’il survive en deviendrai fou, et finirai par mourir de perte de raison ou en tentant de se suicider. A condition qu’il survivre. Un animal serait incontrôlable, même pour Rowena elle même. Ses pensées seraient trop occupée à lutter contre le démon, il serait trop imprudent, trop dangereux d’utiliser autre hôte que l’une d’entre elles.  «-Mais attachez moi d’abord. À la minute où il prends sa place, il faudra le renvoyer chez lui. D’accord ? »

Rowena voulu dire quelque chose mais la Brunhild l’interompit avant même qu’elle ne prononce une phrase. «- Attends ! Ça devrait être moi, c’est moi qui vous ai embarquées dans cette histoire, je devrais prendre le risque.» Même si elle appréciait ses deux amies autant l’une que l’autre, Rowena ne pouvait ignorer que Céleste risquait moins de choses que Brunhild a servir d’hôte. Pas qu’elle préférait mettre en danger la vie de l’une par rapport à l’autre, pas qu’elle souhaitait , elle protéger sa vie, mais elle savait. Céleste était la mieux placé pour servir d’hôte. Leurs spécialités à chacune, leur sorcellerie héréditaire, les destinaient chacune à une tâche précise dans ce genre de situation. Céleste serait plus amène de maîtriser un démon invoqué par un rituel de sang. «- Je peux te montrer la formule…» Rowena resta silencieuse face à la détermination de son amie. Mais elle savait, que c’était là une idiotie de la part de Brunhild de vouloir prendre cette place. Elle savait que cet acte n’était pas raisonné, elle se sentait redevable de leurs avoir demandé de venir, elle se sentait coupable de les avoir entrainé là dedans. Mais la culpabilité ne devait nuir à la réussite de la mission qu’elles s’étaient donné ce soir. «- Attachez moi» dit-elle en gardant son aplomb mais un regard suffit à Rowena pour percevoir dans le regard de Céleste qu’elles étaient d’accord. Brunhild ne pouvait pas servir d’hôte. Les risques étaient trop grand et en réalité, d’elle trois, elle était la seule qui possédait une famille, et des gens pour attendre son retour. Même si elle n’avait jamais porté dans son coeur le compagnon de Brunhild, elle savait qu’il attendrait son retour comme leur fille. Rowena ne pouvait pas se résoudre à la laisser entreprendre de telle chose.

«-Brunhild ne dis pas n’importe quoi. Tu es la mieux placée pour sceller un démon.» dit-elle d’un ton qui se voulait ferme. Un ton qui ne laissait pas de place à l’opposition. «-Céleste est la mieux placé pour ce genre de choses. Nous sommes amies, nous sommes des adultes, des sorcières expérimentées. Nous savons toutes les trois les risques que nous encourons dans ce genre de choses. Et nous savons toutes les trois les choses à faire.» dit-elle de sa voix la plus calme. Elles connaissaient les enjeux, elles connaissaient les rôles de chacunes, elles savaient pertinemment. «-Nous sommes là car tu nous a appelé et en répondant à ton appelle nous avons accepté de prendre tous les risques nécessaires pour ce démon. Nous n’auront pas de deuxième change, nous devons mettre toutes les chances de notre côté.» souffla-t-elle en regardant Céleste, cherchons son approbation du regard. «-Bien. Mettons nous au travail. Je vais corriger le cercle, pendant que vous faite les ajustements dans la formule.»

Elle s’asseya sur le sol, sans se soucier du craquement du sang séché sous le poids de son corps. Elle n’était plus à ce genre de détails, sa respiration s’était acclimatée à l’odeur affreuse qui envahissait l’endroit. Elles étaient loin d’avoir le temps pour des préoccupations de confort. Rowena entrepris d’effacer avec sa manche le cercle mal tracé et les runes inexactes ou mal dessinée. amateurs pensa-t-elle. Elle finit de dessiner la dernière rune et releva la tête vers ses amies. «-C’est prêt. On va pouvoir t’attacher mais avant…» elle fouilla dans sa poche et tendit à Céleste une oeuf de merle, d’un bleu éclatant au milieu de la noirceur de l’endroit. «-Brise le. Si tu as été victime d’une malédiction à ton insu le démon envahira trop vite ton esprit.» dit-elle avec aplomb. Les esprits perturbés ne pouvaient pas servir d’hôte. «-Prend ça aussi.» dit elle en déposant dans la main de Céleste une azurite. «-Si tu perds le contrôle, je serai contrainte de te transformer en quelque chose d'inoffensif. On ne peut pas courir le risque que tu restes hôte de ce démon trop longtemps.» dit-elle d’un ton résolu. Si elles perdaient le contrôle de la situation, il vaudrait mieux que le démon possède le corps de céleste réduite à la forme d’une souris plutôt qu’à ses pleins pouvoirs. «-Bruni. Tu te sens prête ?» demanda-t-elle en regardant son amie.
words;1981
⇜ code by bat'phanie ⇝
Contenu sponsorisé
Profil Académie Waverly
Le pouvoir des trois Empty