Mine ; Fleureo

Fleur Dawson
Fleur Dawsonvictime de cupidon
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Mine ; Fleureo EmptyLun 22 Juil - 0:37
C’est peut-être le début de notre fin, ou peut-être juste le début de quelque chose de plus grand, de quelque chose qui nous dépasse les uns comme les autres. De quelque chose de plus, de plus grand, de plus puissant. Ce n’est peut être que la fin d’une histoire pour le début d’une autre. (@originecitation // beerus)
Slowly
☆ Teo ☆

«Je suis de garde toute la semaine, je dormirai au centre du coup.» Il murmure alors que vos corps nus tombent à peine sur le matelas, encore chaud de vos ébats. Tu grimaces, te redressant entre les draps. Stan a prit cette habitude, annoncer des choses comme ça, a des moments qui ne s’y prêtent pas en pensant que ça passera. Il gâche le premier moment d’intimité qui est né entre vous depuis longtemps, il le piétine comme ça. « C’était pas prévu mais je dois remplacer mon collègue.» Il dit simplement en s’asseyant au bord du lit pour enfiler un caleçon avant d’aller prendre sa douche te laissant là. Sans autre choix que d’accepter la nouvelle. C’est la première semaine de vacances que vous arrivez à avoir en même temps tous les deux depuis des années, c’est la première semaine de vacances que vous pouviez vous accorder pour vous retrouver un peu. Cette première journée avait pourtant bien commencé, elle semblait bien se poursuivre, que pour toi apparemment. Vous vous êtes un peu perdu avec Stan au cours de la dernière année, vous avez fait vos routes chacun de votre côté malgré l’affection qu’il existe entre vous, mais vous ne vous donnez plus de peine pour entretenir tout ça. vous vous contentez de vous croiser, de vous aimer, pendants quelques échanges fugaces comme celui là.

Quand il rentre de nouveau dans la chambre, propre, serviette enroulé autour de la taille, il te sourit. De son sourire qu’il a toujours pour se faire pardonner. «Ne sois pas fâché ma Fleur, on aura d’autres occasions. Les gosses, j’peux pas les laisser comme ça.» Il attends ton sourire pour s’habiller et préparer une valise pour la semaine. Tu ne sais pas toi, si tu es prête à affronter une nouvelle semaine avec l’autre moitié du lit glacé. Pourtant, tu es bien obligé de le laisser partir. Tu t’habille silencieusement pendant qu’il prépare ses dernières affaires et tu te prépare un thé jusqu’au moment où il apparaît dans le salon, veste sur le dos et valise à la main, sourire aux lèvres d’aller retrouver les gosses du centre. Tu ne peux pas en vouloir a Stan, tu sais à quel point il aime son travail, a quel point ce travail est prenant mais toi, tu vis la même chose avec le tien. Il t’embrasse le front, glisse une main contre ta joue et disparaît par la porte de votre appartement en te lâchant un dernier je t’aime auquel tu réponds avant de lâcher un soupire.

L’appartement est vide, et ton coeur un peu aussi. Tu regardes l’heure qui s’affiche sur ta montre, il est encore tôt. Teo ne rentrera pas tout de suite, il préfère vagabonder toute la journée avant de rentrer le soir, même si vous avez brisé cette gêne, même si tu te sens plus proche de lui. Pourtant, tu préfères aussi qu’il soit loin depuis quelques jours. Depuis que tu t’es mise a regarde Teo autrement, a lancer des regards quand il lit dans un coin du salon, quand tu fini par t’endormir dans le canapé avec lui devant un film. Ton coeur bat différemment, d’une autre manière et ça t’angoisse. ça te fais peur un peu aussi. Tu ne veux pas que Stan ou même lui remarque ça, tu ne veux pas te perdre dans d’autres sentiments alors que vous tentez de sauver votre relation qui part à la dérive. Tu voudrais bien, trouver la solution a votre situation, trouver le moyen de vous remettre sur pieds, mais plus ça va et moins ça semble s’arranger. Cette impression permanente que Stan fuit la maison, qu’il cherche de moins en moins a passer du temps avec toi, même s’il dit t’aimer toujours. Même s’il dit que c’est contre sa volonté, qu’il voudrait t’accorder plus de temps à toi, qu’il voudrait te voir plus souvent, passer plus de moment comme la journée d’hier tous les deux. Il le dit, qu’il souhaiterai prendre le temps d’aller au restaurant tous les deux, de vous balader sur la plage la nuit comme nous avez pu le faire un million de fois au début de votre relation. prendre le temps de déjeuner ensemble le matin, de parler de vos projet. mais trop souvent, il part alors que tu n’es pas rentré, ou il rentre quand toi tu t’en vas. Une impression étrange qu’il te fuis. Même si tu ne le montre pas, même si tu tente de rester forte, tu sens ce vide qui se creuse en toi.

Tu t’occupes comme tu peux pour occuper ton après-midi. Entre du ménage, une pose de vernis à ongles, quelques séries en terminant par une douche mais tout celà ne fais pas passer le gout amer de l’abandon que tu as encore dans la bouche.
Assise sur le canapé, Darwin sur les genoux, tu ne prends pas vraiment compte du temps qui passe jusqu’à ce que l’on frappe à la porte et tu souris. tu sais que c’est Teo, malgré le fait qu’il possède une clé, il s’obstine à frapper jusqu’à ce qu’on vienne lui ouvrir et n’utilise sa clé que quand il est persuadé que personne ne se trouve à l’appartement. Darwin échappe a ton étreinte et saute sur ses pattes pour aller aboyer joyeusement à la porte en tournant devant cette dernière heureux. il apprécie Teo, son retour marque le meilleur moment de sa journée. Ce chien doit l’aimer plus qu’il ne t’aime toi de toute façon, car il t’oublie quand Teo est là.

color=#009999]« Entre, c’est ouvert ! » [/color] La porte s’ouvre sur le blond que Darwin est heureux de retrouver, toi aussi. A vrai dire, même s’il n’en a sans doute pas conscience, sans sa compagnie, tu aurais sans doute quitté Stan depuis longtemps. Teo est ce qui t’a fait resté, il rend les absences de Stan moins longues, les soirées moins longues aussi. Il donne un peu de présence à cette endroit, présence qui te manquait. C’est peut-être aussi pour ça, que depuis quelques temps tu t’es mise à le regarder d’un autre oeil, a sentir ton coeur s’emplir d’une joie quand il rentre le soir. Parce qu’il te fais oublier a quel point parfois tu te sens seule et délaissé, même s’il ne parle pas trop, vous riez un peu tous les deux, échangé ces regards du coin de l’oeil qui t’arrache un sourire. simplement, il se trouve là, il te fais te sentir moins abandonné. Il est là, comme une présence rassurante. tu aime te lever la nuit et voir Teo sur le canapé, le croiser le matin quand tu pars au travail ou que tu rentres tot. Tu aimes, sentir sa présence, entendre sa simple respiration quand vous lisez en silence dans le salon. Sa présence ne te gène plus depuis longtemps. au contraire, elle t’es devenu presque nécessaire ces derniers temps. comme un second souffle pour toi.

Tu réalises que tu ne devrais pas être encore là, vous aviez prévu de partir quelques jours avec Stan, de profiter de ces jours tous les deux pour aller prendre l’air loin de chicago, vous échapper le temps d’un week-end pour vous retrouver. mais tu es là, au milieu du canapé, dans ton short de pyjama, les cheveux trempés de ta douche, attaché dans un chignon négligé sur le haut de ta tête.color=#009999] « Stan est parti au centre, il a eut un remplacement imprévu… il s’absente pour la semaine.»[/color] Tu souffles doucement, d’une voix un peu triste, un peu déçue. Tu regarde Teo, lui adresse pourtant ton plus beau sourire en détachant tes cheveux encore humides sur tes épaules dénudées. « Je suis désolée, on avait dit que tu serai tranquille quelques jours et ce ne sera pas le cas. je bosse même pas en plus. Désolée.»







Flowershighs and lows
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'Cause I wanna touch you baby and I wanna feel you too. I wanna see the sunrise and your sins Just me and you.
Teo Calvi
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Live. Love. Pain
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Le temps passe mais tu ne changes pas. Tes habitudes non plus. Cet appartement qui te semblait si inconnu, si éloigné de toi, commence à ressembler à un chez toi. Un endroit où tu pourrais t’installer. L’ambiance est paisible, ici. C’est bien plus souvent vide que ce que tu avais prévu. Bien plus grand et bien plus calme également. Bien sûr, le temps aide à se sentir plus ancré. T’as passé tellement de temps dehors à dormir sur des morceaux de trottoirs toujours différents, à aller de squats en squats, évitant les descentes de polices. T’as dormis dans des gardes meubles qu’on avait laissé ouvert et dans de vieilles maisons abandonnées. Tu bougeais d’une semaine à l’autre. Tu ne restais jamais au même endroit. À part la prison, t’as pas eut une vie stable depuis tes quinze ans. Alors bien sûr, tu prends tes marques ici. Tu commences à te sentir presque chez toi. Presque à ta place dans le décors. Stan te répète sans cesse que tu peux rester tant que tu veux. Que tu pourrais même penser à t’installer définitivement. Reprendre ta place dans sa vie comme si de rien n’était. Et c’est pas qu’tu veux pas, ni qu’t’as peur de pas plaire. C’est pas que t’as peur tout court de rester quelque part. C’est juste que t’as compris que t’étais là pour une raison particulière. T’as compris quelque part, tu sais pas vraiment quand, qu’ils attendaient tous les deux de toi que tu sois simplement là pour oublier leurs soucis. Tu croyais, en les voyant la première fois, que leur couple était solide. Qu’il était beau et qu’ils avaient une relation parfaite. Tu pensais que le problème dans leurs couple, c’était surtout toi. Que sans toi, ils fonctionneraient bien mieux. Mais au final, le problème c’était pas ta présence indésiré, ça n’a jamais été toi. T’as vu qu’ils t’utilisaient l’un et l’autre pour passer la solitude. Pour oublier que même à deux, ils sont seuls. Tu comprends tous les jours un peu plus qu’ils sont ensemble sans vraiment l’être. Ils se croisent, ils parlent plus. Et Stan disparaît sans arrêt pour son travail pendant des jours et des jours. A vrai dire, t’as plus discuter avec Fleur depuis ton arrivé qu’avec Stan et t’as l’impression qu’il t'accueil un peu pour ça. Pour que tu t’occupe de sa petite amie tout en sachant que tu n’oserais jamais t’en approcher. Que tu n’oserais jamais t’impliquer avec elle plus que ce que tu devrais. Et t’as l’impression qu’elle t’utilise pour remplacer Stan, elle aussi. Tu pourrais dire que tu te sens mal d’être utiliser comme ça, consciemment ou inconsciemment, mais tu peux pas leur en vouloir de pas vouloir être seul. Tu sais ce que c’est qu’être seul. Tu sais ce que ça fait de souffrir de solitude.

Pour autant, t’as pas l’intention de rester. Parce que t’as sans doute pas vraiment ta place ici. Que ta présence réglera pas les problèmes qu’ils ont. Que si ça continue, tu risque plus d'envenimer les choses. Et c’est pas ce que tu veux évidemment. Tu veux pas être de trop, ni même remplacer ce qu’ils ont un jours perdu. Tu sais que tu leurs dois tout. Qu’ils t’ont offert jusqu’aux vêtements que tu porte. Et tu sais aussi que t’es rien dans ce monde. Que t’as ta place nulle part et que t’es personne pour juger leur façon d’essayer de s’en sortir. Tu voudrais leurs en vouloir de t’utiliser. Mais, c’est le monde qui est comme ça. Et après tout, même si tu veux pas les déranger, même si tu ne veux pas être de trop, tu les utilisent à ta manière. «-Teo ? Tu m’écoutes ? » Tu hoches la tête. Distrait par les pensées qui tournent et tournent encore dans ton esprit. Et peut-être que Ruby s’en rends compte parce qu’elle sourit et te prends la main. «-Tu penses à tes amis ? » Tu hausses les épaules, glisse tes doigts dans les siens et l’attire à toi, l’air perdu que tu prends seulement quand elle est là, tu glisse ton nez dans son cou mais, elle te repousse gentiment, elle n’aime pas que tu fasse ça sur son lieu de travail. Le problème c’est que toi, tu ne la voit qu’ici , à la bibliothèque. Et puis d’abord, tu ne sais pas si ce sont tes amis. Tu ne sais pas ce qu’ils représentent pour toi tout les deux. Tu as des sentiments encore fort pour Stan. Et tu ne peux pas nié éprouver une attirance particulière pour Fleur. Mais Stan est passé à autre chose. Il s’est installé avec sa copine. Il est heureux. Il a l’air de l’être même si tout n’est pas aussi rose que tu le pensais, tu sais qu’il est heureux. Et tu ne devrais même pas regarder Fleur comme tu le fais. Tu sais au fond que c’est mal. Que c’est pire que mal. Que c’est presque pervers d’avoir ce genre de pensées pour elle. C’est peut-être pour ça que tu t’es laissé aller avec Ruby. C’est pour ça que t’as commencé à la fréquenter depuis quelques semaines. Et c’est aussi pour ça que t’as accepter d’aller vivre avec elle lorsqu’elle te l’a demander. «-Tu compte le dire à Stan bientôt ? Et Fleur tu le lui a dit ? Tu as beaucoup d’affaires à pendre ? Ton agent de probation est d’accord ? Il faut que tu te décide, Teo !» Tu apprécies Ruby. Tu as accepté d’aller vivre chez elle parce que c’est avec elle que tu passe le plus claire de ton temps. Parce qu’elle t’accepte tel que tu es. Elle sait d’où tu viens. Elle sait ce que tu as fais. Elle sait toutes les épreuves de ton passé. Et pourtant, elle continue de te soutenir. Elle a cette tendresse avec toi, que tu n’as jamais expérimenté gratuitement, sans que l'on attende quoi que ce soit de toi. Tu apprécies Ruby. Mais, tu crains aussi un peu de rester avec elle. Tu crains un peu de la tournures des événements lorsque vous finirez par vivre ensemble et être sans arrêt l’un avec l’autre. T’as peur que tout aille trop vite. Et si quelqu’un te demandait ton avis, tu préférerais sans doute vivre seul dans un appartement miteux plutôt que dans l’un ou l’autre des appartements qu’on te propose. Tu voudrais un petit chez toi. Juste à toi. Un toit. Evidemment t’en rêve. C’est tout ce dont tu as toujours rêver. Un chez toi. Un petit quelque chose rien qu’à toi. Où on te forcerais pas à parler. Ni à te sociabiliser. Parce que plus tu grandis, plus tu vieillis, moins tu réussis à avoir des relations saines, basées sur la discussion et l’échange. Si ce n’était que toi, tu voudrais vraiment rester seul. «-J’en parlerais bientôt. » Tu le dis mais en vérité, tu ne sais pas comment amener ça. Comment en discuter avec eux sans qu’ils ne se vexent. Ils t’ont tellement donner. Ils ont tellement investis pour que tu te sentes chez toi, tu sais bien au fond de toi que c’est un sujet délicat. Un sujet qui ne s’annonce pas comme ça de but en blanc. «-Je devrais venir avec toi pour me présenté. Ils comprendront que tu as besoin de construire ta vie, toi aussi, non ? » Tu hoches la tête. Peut-être qu’elle a raison et que c’est toi qui te sédentarise. Peut-être qu’à force d’observer Fleur et Stan t’as fini par en oublier ta place véritable. Au fond tu sais que tu n’as pas du tout ta place au milieu de ce couple. Qu’ils sont ensemble mais que tu ne fais pas parti de l’équation. Que t’en feras jamais parti en vérité. Et même si tu leurs dois beaucoup, tu n’es pas prêt à devenir leurs second animal de compagnie. Tu ne veux pas que ça devienne si malsain entre toi et Stan. Tu veux pas de ce genre de relations toxiques. Tu veux pas. «-Ils sont absent cette semaine. Mais d’accord. Semaine prochaine.» elle fait un sourire ravis et t’embrasse la joue, heureuse de ta décision.

- - -

T’as promis que tu parlerais avec Fleur et Stan pour organiser une rencontre avec elle. Que tu la présenterais plus formellement. Que vous annonceriez ensemble que tu irais vivre avec elle dans les semaines qui suivent. Et à la fin de la journée, Ruby était tellement ravie que vous avez presque oublier l’heure. T’es partis rapidement de la bibliothèque, t’as marché vite et t’as vérifié l’heure pour voir si tu avais le temps de passé au centre pour faire un coucou à Stan avant qu’il rejoigne Fleur et qu’ils partent. T’aurais peut-être pas dû. T’aurais pas dû voir ça. T’aurais pas dû aller le voir. T’aurais pu te contenter de simplement rentrer et ça aurait été peut-être plus simple de cette façon. T’aurais pu simplement continuer ton chemin mais tu t’es arrêté. Tu as pas pu t’en empêcher. Parce que t’as vite reconnu Stan et ses tatouages. Là, de l’autre côté de la rue, sa valise en main en train de rire avec cette fille. Tu l’as déjà vu. Tu sais pourtant qu’elle travail pas au centre pour les petites missions qu’il te donne pour gagner un peu de sous là bas. Tu l’as vu lui prendre la main, l’embrasser et ça t’as serrer le coeur. T’as fermé les yeux, une seconde pour tenter d’effacer la scène qui était en train de se dérouler sous tes yeux. Tu voulais pas voir ça. Tu voulais pas avoir une part là dedans. Tu voulais pas avoir connaissance de ça. Tu n’aime pas te mêler. Alors t’as tourner les talons et t’as repris la route de l’appartement. Tu t’es pas manifesté auprès de Stan. Tu as simplement décider de ne pas y faire attention. Tu t’es répété en boucle la même chose. T’as accélérer le pas pour rentrer et tu t’es dis que c’était peut-être le moment de partir. Tu t’es dis que tu rentrerais dans quelques minutes. Que tu ne dirais rien à Fleur et que tu lui annoncerait qu’il faut que tu partes. Que tu as une petite amie et qu’elle veut vivre avec toi. Que tu as assez profité de leur générosité mais que tu as trouver une solution plus convenable pour tout le monde. Et tu feras comme si tu n’avais jamais vu ça. Parce que c’est pas tes affaires. C’est pas ton problème. Et puis tu essaie de te convaincre que la vérité finira par se savoir. Que Fleur ne se fera pas trahir plus longtemps. Qu’elle découvrira le pot aux rose. Qu’elle comprendra d’elle-même. Parce que tu peux pas trahir Stan qui t’as offert tant de choses. Qui a toujours été là pour toi, même lorsque toi tu ne voulais plus de lui dans ta vie. Tu peux pas trahir sa confiance de cette façon pour une femme que tu ne connais que depuis quelques mois. Tu ne peux pas faire ça. Tu ne peux pas dire la vérité à Fleur. Alors peut-être qu’il vaut seulement mieux partir. Aller vivre chez Ruby avant que cette situation explose et t’éclabousse au visage. Tu ne veux pas avoir à choisir. Tu crains de connaître ton choix. Tu sais qu’il sera douloureux pour tout le monde. Et tu ne fais pas parti de ce couple. Tu n’es rien pour eux. Tu n’es rien pour eux. Alors t’as rien à faire dans cette histoire. Tu veux pas envenimer les choses. Et pourtant ça te sembles si mal. Si malhonnête de ne rien lui dire. Si malhonnête de la laisser croire qu’il y a encore un espoir pour eux. Un espoir pour leurs futur.

Et plus t’avances, plus tu culpabilise de te taire. Plus tu te sens mal d’avoir assister à ça. Tu te sens mal que la vie te demande de faire un tel choix. Et tu déteste ce genre de situations parce que tu as toujours l’impression que d’une façon ou d’une autre, on te tiendra responsable. Que d’une manière ou d’une autre, tu regretteras d’avoir oser parler. Tu sais qu’il y a toujours un revers à l’honnêteté lorsque ça ne te concerne pas. Et puis voilà. Maintenant que tu l’as en tête, impossible de te retirer ça de la mémoire.

- - -

T’as le coeur qui bat à tout rompre quand tu frappe à la porte. Ce sentiment de culpabilité qui te bouffe. Qui t’enterres presque vivant. Tu te sens étouffé dans ton t-shirt un peu trop serrer pour ta carrure. Tu te sens coupable et malhonnête. Tu te répète dans la tête que t’as rien à faire dans cette histoire. Que c’est pas ton soucis. Qu’il faut pas que t’en parles. Et puis t’entends sa voix fluette à travers la porte qui te dit : « Entre, c’est ouvert ! » et tu te sens encore plus coupable. encore plus mal d’imposer un tel mensonge à la gentille et douce Fleur. T’entres dans l’appartement et elle est là, assise un peu mal à l’aise. Tu sens qu’elle est déçue. Qu’elle n’est pas bien et tu lui dis bonsoir d’un signe de tête. Tu devrais pas dire ça. Tu devrais aller t’asseoir sur ta chaise et te taire. Tu devrais faire comme t’as prévu. Tu vas regretter tes mots. Tu le sais. Pourtant c’est trop tard. Tu met de côté tes habitudes et tu vas t’asseoir près d’elle, la mine grave au visage. « Stan est parti au centre, il a eut un remplacement imprévu… il s’absente pour la semaine.» Tu hoche la tête, tu cherches les mots justes pour expliquer ce que tu as vu. Tu cherches une tournure de phrase qui lui ferait peut-être moins mal. Moins tu peine. Tu cherches à combler les doutes, peut-être même à gagner du temps. « Je suis désolée, on avait dit que tu serai tranquille quelques jours et ce ne sera pas le cas. je bosse même pas en plus. Désolée.» C’est peut-être la première fois que tu te permet d’être tactile avec elle. La première fois que tu t’autorise un contacte physique qui ne serait pas obligatoire. Tu as toujours garder tes distances. Tu as toujours fait en sorte de ne pas l’envahir ou même de ne pas manquer de respect à Stan sans t’en rendre compte. Tu ne touche jamais Fleur. Jamais. Pourtant ce soir tu lui prends la main, et tu la serre fort dans la tienne. «-Tu n’as pas à t’excuser.» T’as la voix qui tremble et qui vacille, qui se casse même à la fin de ta phrase. Tu voudrais avoir la force de t’en foutre. De ne rien dire. Mais tu vois dans ses yeux qu’elle est triste. Qu’elle est triste que Stan soit parti travailler et qu’il ait annuler ce weekend dont ils parlaient depuis des semaines. «-Je devrais pas dire ça. Je ne veux pas dire ça. Mais...Je dois te parler. » Non tu ne veux pas dire ça. Et ça doit se voir au milieu de ta figure parce que tu patine. Tu bégaie un peu. Tu cherches tes mots. Tu prends conscience qu’en racontant ce que tu as vu, tu trahis la seule personne que tu as au monde. La seule personne qui a toujours été là pour toi. Peu importe ce que tu pouvais dire ou faire. Peu importe qui tu étais. Et tu te sens lâche et faible. Et tu te sens horriblement mal d’avoir à dire une telle chose. «-Je...En rentrant je... Stan, il...» T’arrive pas à le sortir. T’arrive pas à dire ce que tu as vu. Et tu sais pas. Tu devrais donner des détails ? Non ? Tu devrais annoncer les faits ? T’as aucune idée de comment tu devrais procédé pour qu’elle n’en souffre pas trop. «-Stan te tro… Stan te trom… STAN TE TROMPE.» C’est sorti comme ça. En hurlant un peu parce que t’as du te forcer à dire ça. Et tu lâche sa main, t’éloigne un peu d’elle parce que tu sais pas la réaction qu’elle pourrait avoir. «-Je suis désolé. Je voulais pas… il était avec une autre. Je suis désolé..» Tu te lève du canapé parce que tu sais pas si t’es encore le bienvenue ici. Et puis tu connais pas la réaction de Fleur face à cette information. Alors tu te lève et tu ramasse tes affaires en silence. Tu enfiles le peu que tu as dans ton sac à dos. «-Je.. C’est ma faute. J’aurais pas dû venir vivre ici. » Tu peux pas t’empêcher de te dire que t’as précipiter leurs fin. Que c’est peut-être à cause de toi tout ça. Et tu baisses la tête honteux avant de t’excuser de nouveau.

C'est peut-être toi, au fond, le poison de leurs couple.

Fleur Dawson
Fleur Dawsonvictime de cupidon
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Mine ; Fleureo EmptyLun 30 Sep - 19:16
C’est peut-être le début de notre fin, ou peut-être juste le début de quelque chose de plus grand, de quelque chose qui nous dépasse les uns comme les autres. De quelque chose de plus, de plus grand, de plus puissant. Ce n’est peut être que la fin d’une histoire pour le début d’une autre. (@originecitation // beerus)
Slowly
☆ Teo ☆

Quand tu as rencontré Stan tu étais en stage en tant qu'infirmière dans son centre et il y a tout de suite eut ce truc étrange entre vous deux, cette petite étincelle entre vous dans le regard. Tu t’es tout de suite dis que ça pourrait être lui le “bon” celui qui changerait sans doute ta vie et qui y mettrait un peu plus de couleurs. Tu ne sais pas trop pourquoi, tu ne sais pas trop comment mais tu as vu dans ses yeux ce même élan et cette même lumière douce. Oui. Quand tu as rencontré Stan, tu t’es dis très rapidement que ça pourrait être lui. Alors tout est allé très vite, de votre premier rendez-vous au jour où tu lui a proposé d'emménager chez toi, parce qu’après tout il y passait déjà toutes ces soirées et toutes ses nuits. Ce n’était qu’une sorte de formalité. Tu ne sais pas comment, ça a tourné comme ça entre vous, comment ça c’est gâché de cette façon là sans que tu ne t’en rende compte. Comment c’est devenu si fragile, car tu le vois bien, dans ses yeux que votre première étincelle n’est plus là. Tu t’en es rendu compte mais tu t’es dis que c’était normal, un truc de couple qui dur depuis longtemps. ça arrive à tout le monde non ? un moment où la vie va moins bien, où le temps s’allonge d’une façon différente, où les premiers émois font place à l’habitude. Et dans le fond est ce si grave ? Du moment que vous parvenez encore à vous dire que vous vous aimez ? Si vous parvenez encore à vous dire que ce n’est pas si grave ? que vous êtes là, l’un pour l’autre ? qu’il reste dans le fond, tout ce qu’il y a toujours eut ? Juste de l’amour. Et c’est peut-être toi ? ta faute tout ça ?

C’est vrai, que tu as pris tes distances un peu maladroitement depuis qu’il a fait entrer Teo dans vos vies. Que tu lui en a voulu de le faire venir dormir chez vous, dans votre intimité. Celui qu’il avait aimé avant toi. Mais ça fait plusieurs jours déjà que tu as oublié ça, que tu ne lui en veux plus, tu as même fait l’effort d’aller vers Teo. Pourtant, Stan garde ses distances avec toi. Vous vous retrouvez pour de brefs instants mais ça ne dur jamais bien longtemps en réalité. Juste quelques heures de tendresses, quelques gestes répétés comme une chorégraphie, comme une danse inlassable mais si froide parfois. Tu ne sais pas, ce qu’il se passe dans la tête de Stan, tu n’arrives plus à comprendre les traits de son visage quand il te dit qu’il part pour la semaine, quand il te dit qu’il s’absente sans te dire plus. Et toi, tu acceptes ces absences, comme si tu ne pouvais pas faire autrement que de les accepter, comme si tu ne pouvais pas dire autre chose que oui. ça ne l’empêchera pas de partir tu le sais.

Pourtant, ça laisse un vide étrange à l’intérieur de toi ses absences, ça laisse un vide dans le creux de ton coeur que tu ne saurai combler. Un sentiment étrange, comme un sale pressentiment qui te prend comme ça quand il claque la porte, mais tu ne dis rien pour qu’il reste plus longtemps. A quoi bon ? Tu as bien compris que quelque chose a changé avec Stan, que quelque chose s’est cassé à un moment même si tu ne l’avais pas vu venir. Et tu comprends aussi, que sa semaine de remplacement n’est pas un malheureux hasard, c’est simplement une façon de plus de quitter la maison sans que tu n’ai rien à redire car tu as toujours sut qu’il faudrait accepter le travail de Stan en sortant avec lui, comme lui, accepte ton travail aussi. C’était peut-être ça le soucis dès le départ, vos deux métiers qui vous prenaient trop de temps. Tu n’as pas réellement la réponse à tout ce qui se passe avec Stan en ce moment. tu n’as pas les solutions pour que ça aille mieux entre vous. Mais tu voudrais en trouver une...

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Teo te prend la main, et ça procure comme un frisson étrange sur les parcelles de ta peau, comme une sensation étrange. Il ne t’a jamais touché depuis qu’il est là, il ne t’as jamais ne serait-ce que frôlé. Il prend toujours la peine d’éviter tous les contacts possibles avec toi et là , ce soir, il prend ta main dans la sienne. «-Tu n’as pas à t’excuser.» il souffle quand tu t’excuse d’être encore là, plantée sur le canapé alors que vous deviez passer un week end loin d’ici. tu t’excuse, de ces excuses que tu aurais aimé entendre de la voix de Stan, tu aurai bien aimé, cette fois être la priorité. passer un peu après le centre, après le travail, même si tu sais que les enfants compte sur lui, même si tu sais que s’il n’est pas là, ils n’ont personne. Tu aurais aimé qu’il soit un peu égoïste, qu’il dise qu’il ne pouvait pas se libérer, qu’il ait la même envie que toi de sauver les choses. «-Je devrais pas dire ça. Je ne veux pas dire ça. Mais...Je dois te parler. » Il te dit d’une voix un peu basse, un peu tremblante, un peu hésitante. Et tu ne sais pas trop à quoi t’attendre de la part de Teo, tu ne sais pas trop ce qu’il se cache derrière ses allure de mec immense comme une armoire. Parce qu’étrangement, même s’il vit au milieu de votre salon, même si tu sais qu’il est là, vous parlez à dire jamais et Stan n’a jamais vraiment raconté quoi que ce soit sur lui. C’est une sorte de silence autour de tout ça. Et tu ne sais pas, si Stan lui a parlé de toi, lui. Mais toi, c’est un peu l’inconnu qui se cache derrière ce visage que tu croises pourtant tous les jours. Tu ne connais rien de ce qui peut bien tourner dans son crâne, ce qui fait fonctionner son cerveau, ce qui habite ses pensées. Tu ne sais même pas, ce qui a mené Teo en prison, tu ne sais même pas ce qu’il fait durant ses journées où il fuit l’appartement. Vous ne vous parlez jamais. et pourtant, il est là, devant toi, et tu vois bien qu’il hésite. Qu’il veut te dire quelque chose. «-Je...En rentrant je... Stan, il...»

«-Stan te tro… Stan te trom… STAN TE TROMPE.» C’est un peu une partie de ton monde qui tombe en ruine d’un coup, une plaie immense qui s’ouvre à l’intérieur de toi. Comme un vide qui se creuse dans ta poitrine, comme une douleur qui te prend. Stan te trompe. et même si tu te dis que tu aurais du t’en douter, ça te fais mal. Mal de réalisé à quel point votre situation n’était même plus à sauver, à quel point tu espérais un peu bêtement que ça irait pour vous; qu’il y avait encore des choses à sauver alors que ce n’était même pas dans ses projets. Alors toi. Toi tu es quoi ? Plus rien pour lui ? Et tu te sens idiote, idiote de toute la culpabilité que tu t’es infligé sans même savoir exactement pourquoi. Tu te sens conne, d’avoir culpabilisé d’être attirée par Teo, de t’être perdue à le regarder trop longtemps, bête à avoir culpabilisé de ne pas avoir fait suffisamment d’effort pour sauver votre “nous” , idiote d’avoir cru que tu devais faire plus d’efforts, que tu devrais peut-être même renoncer à ton travail pour prendre plus de temps avec Stan, pour équilibrer vos vies. Tu te sens conne, d’avoir pensé aux sacrifices que tu pourrais faire pour arranger la situation, pour lui permettre de vivre ses ambitions tout en vous permettant d’être heureux ensemble alors que tu lui s’occupait avec d’autres. «-Je suis désolé. Je voulais pas… il était avec une autre. Je suis désolé..» tu n’entends pas vraiment la voix de Teo. Elle est comme lointaine, comme a des milliers de kilomètre de toutes les pensées qui se bousculent dans ton crâne, de toutes les choses qui se troublent dans ton esprit de toutes les questions que tu te pose. Pourquoi ? depuis combien de temps ? comment ? Qui ? où ? et ça te déchire un peu à l’intérieur de penser à tout ça. de l’imaginer elle, a quoi elle peut bien ressembler. Si elle sait même que tu existes ou bien si simplement il s’est contenté de s’inventer une vie sans toi.

«-Je.. C’est ma faute. J’aurais pas dû venir vivre ici. » ça fait comme un choque dans ton crâne, comme un battement dans ton coeur, comme si d’un coup, tout se réveillait en toi. Non. Teo n’y est pour rien. Il n’y est pour rien, il n’est pas responsable des mensonges de Stan, pas responsable de la bancalité de votre relation qu existait bien avant qu’il arrive. Tu l’as perçu comme une menace mais finalement tu n’as pas regardé au bon endroit tout ce temps. Tu relèves les yeux vers lui, l’observant ramasser ses affaires comme s’il voulait partir mais tu ne veux pas te retrouver seule. pas tout de suite. pas maintenant. pas avec ce coeur en miette. «-Tu n’y es pour rien… je crois que dans le fond je savais..» tu soupires finalement, comme une évidence, comme une résignation dans la voix. «-J’avais juste peur que… ce soit toi.» tu souffles doucement en retenant les larmes dans tes yeux.
Tu as perçu Teo comme la faute qui venait frapper à votre porte, comme la tentation d’aller voir si l’herbe était plus verte ailleurs, alors que Stan n’a même pas eu besoin de ça pour aller voir ailleurs. Il n’a pas eut besoin de Teo et même s’il n’était pas entrée dans ta vie, dans votre vie, il aurait trouvé le moyen d’être avec un autre ou une autre comme il ne l’est pas avec toi. Tu regardes Teo, remplir son sac à dos de ses maigres propriétés qui sont dans le salon. «-Restes s’il te plait...» tu demandes d’une petite voix. tu ne veux pas te retrouver ici toute seule, pas dans cet appartement qui va te paraitre si immense. «-S’il te plait. Je ne veux pas me retrouver toute seule.» Tu demandes, en tendant la main vers lui pour qu’il se rassied sur le canapé à côté de toi. Ta main tremble, ta voix supplie qu’il ne t’abandonne pas ce soir.








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Teo Calvi
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Mine ; Fleureo EmptyVen 11 Oct - 19:35

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La vie t’as jamais fait de cadeau. On t’a jamais donner quoi que ce soit sur un plateau d’argent. On t’a jamais poussé à devenir meilleur, non. Personne n’a jamais véritablement été là pour te soutenir. Pour te pousser. Et même, simplement pour t’aider et t’aimer. Et puis t’as vécu des choses que tu as tenté d’oublier dans la rue. T’as vécu des choses très jeune et trop jeune. De celles qu’on raconte pas. Qu’on garde au fond de soi parce qu’on en a honte. De celles qu’on ne souhaite pas même aux gens qu’on déteste. T’as passé la moitié de ta vie à tenter d’effacer les blessures, oublier les traumatismes, et passer à autre chose. Mais t’es resté coincé, Teo. T’es resté bloqué entre deux émotions, sans pouvoir trop agir. Et voilà, maintenant t’es là, bloqué dans le temps, dans une vie qui n’est même pas vraiment la tienne à vrai dire. T’as sans doute trop vécu. Passé trop de temps à essayer de te débattre dans une vie qui ne t’as jamais donner la chance. T’as peut-être trop connu l’insécurité, et finalement, tu la connais encore, cette insécurité. Tu sais, ça ne t’as jamais vraiment quitter. Tu sais pas où tu seras demain. Tu sais pas ce que tu feras demain. Si t’auras encore un lit. Si t’auras encore à manger. Tu stagnes dans cet appartement depuis des mois et des mois, en vivant une vie qui n’est pas la tienne. T’as promis que tu partirais sitôt ton bracelet électronique retiré. Mais pour faire quoi ? Et pour aller où ? Peut-être avec Ruby quelque temps parce qu’elle veut de toi chez elle. Peut-être avec Ruby quelque temps et puis ensuite ? Ensuite rien. Ensuite tu retourne à la rue parce que t’as rien d’autre que ça. Que le bitume et les trottoirs et puis les choses qu’on te force à faire pour une poignée de dollars. Ton monde c’est ça. C’est ces choses-là. Ton monde c’est juste le danger et la peur. Ton monde c’est pas celui de Fleur, pas celui de Stan. Ces gens-là sont juste là pour te rappeler que tu n’es pas l’un des leurs. Et même si Stan c’est le seul qui t’as aidé. Même si Stan c’est le seul qui t’as aimer. Et que t’as aimer aussi. C’est le seul qui a cru assez en toi pour te sortir de la merde. Qui a cru assez en toi pour te faire croire que tu pourrais t’en sortir. En vérité, si t’as cessé de lui parler et d’accepter ses visites quand tu t’es fait arrêter, c’est surtout parce que t’avais honte de pas avoir été à la hauteur de ses attentes. Honte de pas avoir su te montrer digne, d’avoir céder à la colère. Et ça te semblait pas si mal, qu’il ait refait sa vie. Tu lui a jamais demandé de t’attendre parce que c’était pas ce genre d’histoires d’amour. Tu pensais que c’était plutôt le genre d’amour qu’il avait avec elle.

Tu voyais bien comme ils se regardaient quand t’es arrivé. Tu vois encore toujours cette étincelle quand elle, elle le regarde. Quand elle prononce son prénom avec une douceur infinie, qu’elle le prends dans ses bras ou même que tu l’entends, dans la nuit, soupirer son nom. Tu te disais que c’était beau quelque part. Qu’ils étaient beaux ensemble. Et t’as pas pu t’empêcher de te sentir coupable de l’échec de leur histoire. Qu’est-ce que tu fais encore là ? Chez eux ? Pourquoi t’es encore là , comme une grosse plante verte à attendre que quelque chose ou que quelqu’un te montre que t’as pas t’as place et que tu l’as jamais eue. Tu devrais être parti depuis bien longtemps, t’aurais dû prendre la porte et plus jamais revenir parce que depuis le premier jours tu vois dans ses yeux que tu la dérange. Que tu dérange sa relation avec Stan et t’aurais peut-être dû l’écouter. T’aurais peut-être dû te rendre compte qu’elle faisait ça pour se protéger pour protéger sa relation. Et tu comprends. Tu aurais voulu pouvoir faire autrement. Mais t’a pas vraiment eut le choix. On t’a forcé à appeler Stan. Ruby te force aujourd’hui à aller vivre autre part et toi tu penses de plus en plus à partir trés loin de Chicago une fois que tu auras retiré ton bracelet. Quelques semaines encore et tu t’en vas. C’est la meilleure solution. T’en es sûr et certain. C’est la seule solution qui te permettrait de passer à autre chose avec toute cette vie que tu aimerais vraiment laisser derrière toi. T’as plus envie d’être l’animal de compagnie de ces gens. T’as plus envie qu’ils passent cette frustration et ce manque d’amour sur toi, parce que t’es juste fatigué de ne jamais vraiment t’appartenir. Et c’est peut-être pour ça qu’en vieillissant tu deviens de plus en plus silencieux. C’est peut-être pour ça qu’en grandissant tu deviens de plus en plus renfermer. Parce qu’au final, les seules choses qui t'appartiennent vraiment, c’est ton esprit, ce sont tes pensées. Ton imagination. C’est tout ce que tu possèdes. Même tes fringues sont pas vraiment à toi. C’est pas toi qui les a choisi, pas toi qui a choisi les meubles, les draps, rien de tout ça. Rien n’est vraiment à toi ici. Et t’as été dépossédé de ton corps bien avant tout ça. Bien avant même de savoir ce que tout ça voulait dire. Alors t’es bien que dans ta tête. Le seul endroit où tu te sens ni de trop, ni en danger.

Tu pensais pas qu’il pouvait être capable de ça. Tu pensais pas non plus avoir à l’avouer à Fleur. Ou du moins, tu pensais pas que ce serait possible de te retrouver dans une telle situation. T’as l’impression d’avoir trahi Stan, la seule personne à qui tu dois vraiment quelque chose. Il t’a sorti de la rue tellement de fois. T’as sorti de la prostitution, de la drogue et de tous les déboires de la rue. Et tu lui dois tellement que ça te déchire le coeur de devoir trahir sa confiance, détruire son couple, un amour qui bat de l’aile sans doute seulement parce que t’es présent et que tu les empêche de vivre comme ils le voudraient. Alors c’est peut-être pour ça que tu te mets à ramasser tes maigres affaires et à les fourrer dans ton sac. C’est pour ça que tu t’excuse. Parce que t’es pas à ta place et que pour toi, il est surtout temps de partir. T’avais pas ta place. T’aurais jamais dû venir vivre ici. T’aurais jamais dû faire ça. Alors voilà. Tu te dis que tu vas peut-être avancer ton départ. Tant pis pour la police et puis pour le reste. Qu’est-ce que tu risques, au pire ? De retourner en prison ? C’est rien de trop grave. «-Tu n’y es pour rien… je crois que dans le fond je savais..» Elle dit ça mais t’as pas l’impression qu’elle y croit vraiment. Pas l’impression qu’elle le pense vraiment. Tu vois bien dans ses yeux qu’elle était prête à faire encore plus de sacrifices pour que ça fonctionne. «-J’avais juste peur que… ce soit toi.» Tu comprends pas vraiment ce qu’elle veut dire par là.

Et puis tu restes là, planté devant elle. Sans véritablement comprendre, jusqu’à ce qu'enfin ça te frappe. Elle pensait que tu couchait avec Stan. «-J’ai pas coucher avec Stan. Jamais… J’étais trop jeune.. Ou il était trop vieux....» Non t’as jamais vraiment coucher avec Stan, c’était parfois des baisers passionnés, que tu forçais un peu parce que toi t’étais dingue de lui, vous alliez parfois un peu plus loin mais jamais assez pour que vous en arriviez à coucher ensemble. Et puis en vérité, tu connais pas vraiment le sexe récréatif. Et puis tu fermes ton sac en soupirant. Tu déposes devant elle toutes les choses qu’elle t’a acheter mais qui ne sont pas vraiment à toi. «-Restes s’il te plaît...» Elle finit enfin par dire, la voix qui tremble. Et tu t’assois sur la chaise. «-S’il te plait. Je ne veux pas me retrouver toute seule.» Tu ne te sens pas vraiment de refuser mais pour autant, t’as vraiment pas l’impression d’avoir de la place pour ce conflit. Tu veux pas y être mêler. Tu veux pas être celui qui prends la place de Stan dans sa vie. «-Fleur, ce n’est pas chez moi ici. Tu m’as accueillis alors que tu ne voulais pas. Tu es libre maintenant. .» Tu dis, et pourtant tu te lève pas parce que tu vois bien qu’elle veut pas être seule ce soir. Alors tu restes assis. «-Je vais rester pour toi, ce soir. Pour pas que tu sois seule.» Tu dis d’une voix basse et puis tu glisses hors de ta chaise pour venir t'asseoir au sol à côté d’elle. C’est une proximité dont tu n’as pas l’habitude. Mais qui pourtant te réchauffe un peu. C’est étrange un peu comme situation parce que Fleur t’a adopter comme un peu un second animal de compagnie, et pourtant tu t’es jamais senti aussi humain qu’à ses côtés. Et puis tu sais pas quoi dire pour la rassurer. T’as pas les mots qu’il faut parce que tu connais pas ce genre de sentiments.

Tu finis par te lever après quelques minutes de silences pour aller fouiller les placard et les tirroir pour sortir du vin et lui servir un verre. Tu déposes la bouteille devant elle sans rien dire et son verre tout près d’elle et puis tu reprends ta place. T’as pas les mots pour la réconforter, c’est pas ton style de trop parler d’émotions. Alors tu te mets à parler de choses qui n’ont rien à voir. Pour espérer lui faire penser à autre chose. «-Quand j’étais petit, mon père me demandait toujours d’aller à la cave pour aller lui chercher ses bouteilles de vin. Il aimait le bon vin. Les belles femmes. Mais lui, il était ni bon, ni beau. J’aime bien lire, sur la psychologie, le philosophie, la sociologie. Et il y a cette question qui me hante un peu. Qui me fait penser à mon père....» Tu lèves les yeux vers elle, qui semble encore prête à pleurer. «-Tu penses que c’est le monde qui nous transforme en monstres ou que c’est les monstres qui transforment le monde en endroit monstrueux ? » Tu te demandes, oui. Si c’est la faute de ton père s’il est un monstre ou si c’est le monde qui l’a façonné comme ça ? Tu te demandes encore si c’est le monde qui a forcer Stan a trahir quelqu’un qui l’aimait. «-Je me demande encore si mon père était un monstre à la naissance. Et Si c’est le monde qui pousse les gens à se trahir les uns et les autres. S’il les poussent à se blesser. Ou si c’est simplement plus simple d’en faire une excuse. »


Fleur Dawson
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C’est peut-être le début de notre fin, ou peut-être juste le début de quelque chose de plus grand, de quelque chose qui nous dépasse les uns comme les autres. De quelque chose de plus, de plus grand, de plus puissant. Ce n’est peut être que la fin d’une histoire pour le début d’une autre. (@originecitation // beerus)
Slowly
☆ Teo ☆

Tu as toujours mis quelque part ta vie de côté, tu as toujours, fait passer tout le reste avant toi, avant ta vie, ton bonheur, ta joie. Tu as perdu ton père à 16 ans, te laissant avec une mère malade et une famille absente qui n’a jamais songé à vous proposer de l’aide. A 16 ans, toute seule, sans travail avec une mère qui était malade et qui avait des frais médicaux. Tu as passé ton adolescence a prendre soin de ta mère et à travailler en plus de tes études pour pouvoir subvenir à vos besoin. Tu as t’es oublié, pendant plusieurs années, oubliant des plaisirs simple comme avoir des amis, un petit ami ou simplement les sorties classiques d’une adolescente de 16 ans et puis, quand tu as été plus vieille, la maison, la seule chose qui vous restait à brûlé et tu as vu tes efforts s’effondrer. Ta tante a décidé de prendre ta mère chez elle, sans que tu ne saches trop pourquoi, elle voulait s’occuper d’elle à présent et sans en savoir plus , elle ne t’a pas proposé de venir. Après tout, tu avais un travail, un salaire, et elle n’avait pas que ça de t’entretenir comme elle l’a si bien dit. Oui. Tu as laissé ta vie de côté… pendant longtemps, pour tenter de vivre, de survire dans cette vie ou personne ne t’a jamais simplifié les choses, ou personne n’a jamais eut pitié de toi.
Tu as connu le noir, quand tu as perdu a ta mère, quand elle est partie et que ta tante ne t’a rien dis de plus qu’elle était morte en se perdant dans Chicago et qu’elle ne l’avait pas retrouvé à temps. Parce qu’elle n’a jamais su s’occuper d’elle, parce qu’elle n’a jamais prit la peine de veiller à ce que tout soit bien fermé, que ta mère sache qu’elle ne pouvait plus sortir a cause de ses soucis de mémoire. Et tu as sentie ton monde s’effondrer, tu as sentie ta vie se consummer.. et le noir. Le noir pendant des mois, une année entière.

Puis. A 20 ans, tu as rencontré Stan. Et pour la première de ta vie, tu as eut quelqu’un qui s’est soucié de toi. Pour la première fois, tu as eu quelqu’un qui a prit soin de toi, qui t’as demandé comment tu allais, comment tu vivais. Quelqu’un pour remarquer quand tu étais malade, déprimée et quand tu sentais le monde un peu trop grand. Pour la première fois, tu as sentie qu’on pouvait s’intéresser à toi, à tes peines, à tes soucis. Et pour la première fois, depuis des années tu t’es autorisé à te donner le droit d’être heureuse, de prendre soin de toi, de prendre soin de ta vie, de te laisser le droit d’être amoureuse, d’être distraite. Pour la première fois, avec Stan, tu as vu comme la vie pouvait être douce, comme la vie pouvait être légère et remplie de lumière et tu dois l’avouer. Sans Stan, tu te serai laisser aller à des démons, des peurs et de l’obscurité, tu aurais sans doute continuée d’exister sans réellement vivre. Tu serais restée là, plongée dans cette torpeur un peu étrange. Sans Stan, tu ne serai sans doute pas la même, tu n’aurai sans doute pas cette joie, tu aurai continuer, de faire ton travail, de te noyer dedans pour ne pas affronter toutes les autres choses. Mais Stan t’as offert tout ça, toute cette lumière, toute cette joie. Il t’a sauvé de toi même quelque part.

C’est pour ça que tu t’es accroché à lui, avec cette force et cette détermination, que tu l’as laissé faire entrer Teo dans votre vie, que tu as accepté ses absences à répétitions, que tu as même réfuté mille fois l’idée qu’il pouvait y avoir quelqu’un d’autre que toi. Mais non. Non Stan n’est peut-être pas, peut-être plus le héros qui t’as sauvé de tant de noirceur. Peut-être que Stan l’a été, celui qui te faisait rire, qui te dansait sourire et qui te rendait heureux mais depuis longtemps, il ne l’est plus, plus vraiment et tu aurais du le comprendre quand dans ses yeux tu ne voyais plus cette lumière; tu ne trouvais plus ce que tu avais tant aimé dans son regard avant. Pourtant, son abandon te laisse dans cette léthargie, dans cette tristesse et tu ne sais même pas ce que tu devrais faire, attendre qu’il rentre et voir s’il nie, ou l’appeler et lui dire de ne jamais revenir. Mais tu ne veux pas, retrouver la solitude, retrouver le noir et la solitude de ta vie. Tu ne veux pas, te retrouver de nouveau seul, tu ne veux pas, te retrouver à devoir combler la solitude dans le travail et dans la mélancolie.

Tu ne veux pas que Teo t’abandonne ce soir, tu ne veux même pas qu’il parte parce que sa présence te rassure. Même s’il ne parle pas, même s’il est souvent silencieux, il a comblé toutes les absences de Stan, même s’il disparait toute la journée et que bien souvent, quand il rentre c’est pour se lover taciturne sur sa chaise ou dormir sur le canapé quand tu rentres le soir. Il t’as apporté cette chaleur étrange, sans rien faire, ce réconfort silencieux et il te l’apporte toujours quand il pose sur la table un verre de vin que tu attrapes du bout des doigts en lui adressant un sourire pour le remercier. «-Quand j’étais petit, mon père me demandait toujours d’aller à la cave pour aller lui chercher ses bouteilles de vin. Il aimait le bon vin. Les belles femmes. Mais lui, il était ni bon, ni beau. J’aime bien lire, sur la psychologie, le philosophie, la sociologie. Et il y a cette question qui me hante un peu. Qui me fait penser à mon père....»

Tu relèves les yeux, tu le regardes, et c’est vrai. Que tu ne connais pas grand chose de Teo, que vous n’avez jamais réellement parlé l’un de l’autre, que vous ne vous êtes jamais interrogé sur l’autre. Tu as de temps en temps essayé de lire la titre du livre à la couverture usé qu’il lit sans cesse mais tu ne sais rien d’autre de lui. Tu t’es contenté de lui, comme l’ex de Stan, comme ce mec là, emmené dans ta vie sans que tu ne saches trop pourquoi. Et toi ? Toi tu dois être cette fille, la copine, l’ex copine de Stan. C’est tout, cette étiquette que vous vous êtes mis sans essayer de creuser plus loin que ça. Tu écoutes son histoire, tu écoutes ce qu’il te raconte, comme une mélodie réconfortante, tu prends ça comme une sorte de geste d’affection quand il te parle plus de lui, lui qui est souvent si discret. «-Tu penses que c’est le monde qui nous transforme en monstres ou que c’est les monstres qui transforment le monde en endroit monstrueux ? » Tu ne peux pas t’empêcher de penser à ta tante. «-Je me demande encore si mon père était un monstre à la naissance. Et Si c’est le monde qui pousse les gens à se trahir les uns et les autres. S’il les poussent à se blesser. Ou si c’est simplement plus simple d’en faire une excuse. » Tu amènes le verre à tes lèvres et tu bois une gorgée. Tu le comprends, mieux qu’il ne s’en rend compte sans doute. Tu le comprends, et tu comprends que son histoire n’est pas la plus belle ou la plus reluisante mais en même temps ça te parait logique car sinon il n’aurait jamais rencontré Stan. Mais toi, tu veux lui donner un peu de toi, comme un cadeau, comme un moyen de lui dire qu’il n’est pas seulement un élément de décors. « - Quand j’ai eu 18 ans.. notre maison à brulé et on s’est retrouvé à la rue avec ma mère qui était malade.. ma tante l’a prit chez elle car elle était malade mais moi elle m’a laissé me débrouiller et à la rue. » tu dis doucement en buvant une autre gorgée. « - Je ne sais pas… ce que j’ai fais pour qu’elle se comporte comme ça. Mais en même temps quand mon père est décédé elle m’a laissé me débrouiller… je suppose que c’était juste mal vu de laisser une personne malade à la rue mais sa fille ce n’était pas si grave. » tu dis en ayant la main qui tremble un peu autour de ton verre. « -J’ai rencontré Stan deux ans après et il m’a redonné un peu fois en l’humanité… en la bonté aussi.. » tu dis doucement. « -Alors je supposes que c'est un peu des deux... le monde pousse les gens a faire ressortir parfois leurs pires aspects. »



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