Storm ; Athabae

Cassiopée Grantt
Cassiopée Granttvictime de cupidon
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Storm ; Athabae EmptyVen 26 Juil - 15:59
Cette rencontre l’avait marqué , elle s’en souvenait dans tous les détails. C’était surtout les traits du visage de jolie brune qui l’avait marqué et imprimé dans sa mémoire un souvenir agréable. Qu’elle le veuille ou non, Athanassia avait marqué sa mémoire d’une façon qu’elle n’avait pas ressentie depuis longtemps. Elle avait passé une journée douce alors que cette dernière n’avait pas prit la tournure qu’elle devait. Finalement. Athanassia était la meilleure chose qui lui était arrivé dans cette journée. Elle avait gardé dans sa mémoire tous les traits de la jolie brune, chacune des expressions de son visage et tous les petits traits qu’il prenait quand elle souriait. Cassiopée était souvent marqué par la rencontre mais celle avec la jolie professeure de fac l’avait imprimé plus qu’une autre. Elle avait passé un moment charmant avec la jeune femme et étrangement, depuis cette rencontre, l’inspiration de Cassie n’avait jamais été aussi prolifique. Sa jeune rencontre l’avait marqué, créant des idées dans son esprit; inspirant ses mains à écrire, écrire, écrire encore. Elle n’avait pas cessé de noircir des pages d’idées, de textes, de pensées pour ses futurs romans, pour ses futur personnages. Son héroïne emprunté sans qu’elle ne s’en soit rendu vraiment compte trop de traits physique de la jeune femme et trop d’anecdotes qu’elle avait pu lui raconter.

Peut-être s’était-elle entichée de la jeune femme sans même s’en rendre compte, peut-être était-elle déjà en train de s’attacher à celle qu’elle n’avait pourtant vu qu’une fois. Pourtant, sans même savoir pourquoi, la blonde se sentait à l’aise avec elle, comme si elles s’étaient toujours connues et comme si elles étaient faite pour se rencontrer. Elle avait trouvé cette aisance qu’elle avait avec peu de personnes. C’était étrange comme sensation, comme un murmure de l’univers qu’Athanassia devait prendre la place qu’elle avait dans sa vie.

L’envie de la revoir avait traversé l’esprit de l’écrivain, elle voulait trouver plus d’occasion de passer du temps avec elle, et même, pourquoi pas lui parler de ce qu’elle écrivait, lui raconter l’histoire de sa nouvelle héroïne qui semblait être prometteuse. Pourtant, la blonde savait que si elle souhaitait revoir la jeune femme, elle devrait passer outre ses phobies et ses angoisses et prendre sur elle pour accepté de sortir alors qu’elle n’était plus à l’aise dans cet exercice depuis longtemps. Ses angoisses prenaient souvent le dessus quand elle devait sortir ou être au contact des gens, elle se sentait stressée et angoissée. Pourtant, elle devait passer au dessus de tout celà pour revoir la jolie brune. Elle devait prendre sur elle, et ses souvenirs sombres qui la hantaient toujours.

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Ils l’ont trouvé là, assise sur le sol, prostrée et muette. Ils l’ont trouvé là, les jambes repliées le long de son corps et les yeux remplis de larmes. Paralysée par la frayeur imprimée sur son visage.  Cassiopée ne pouvait plus se lever, ses jambes et ses bras tremblant comme des feuilles, c’est les pompiers qui ont dut la soulever pour s'asseoir sur l’une des chaises de l’appartement. “Madame Grantt… que s’est-il passé?” Elle était incapable de répondre, encore trop choquée du spectacle qui s’était montré à elle quand elle avait poussé la porte de l’appartement.
C’est l’odeur ferreuse du sang et la porte entrouverte qui lui avait indiqué qu’il y avait un soucis, que quelque chose n’allait pas chez elle. Elle les avait retrouvé, allongé sur le sol tous les deux dans une mare de sang. Elle s’était effondrée sur le sol, pleurant si fort que les voisins avaient été attiré par le bruit de ses cri résonnant.

Le journal avait narré cet épisode comme l’affaire la plus effrayante et traumatisante depuis longtemps dans la ville. Cassiopée avait préféré quitter la ville dans laquel ils avaient vécu tous les trois pour aller vivre à Chicago pour ne plus repenser à cette découverte. Pourtant, elle n’avait jamais pu oublier ce moment, imprimé dans les moindres détails dans son esprit. Elle ne pourrait jamais les oublier, pourtant, elle pouvait essayer de vivre avec ses démons. Pourtant, elle n’avait jamais pu les chasser depuis. Créant chez elle, angoisses et obsession pour calmer ses peurs.
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Elle ne devait pas laisser les angoisses gâcher ses occasions de passer des bons moments. Cet événement, avait été depuis quelques années la raison principale de sa solitude, mais elle était persuadée dans le fond d’elle, qu’Athanassia valait la peine d’affronter ces craintes.
C’était pour ça qu’elle était là, sur le trottoire dans son grand manteau à attendre sa nouvelle amie. Enroulée dans son écharpe, le vent glacé lui piquant les joues. La journée était belle, même si elle était froide. Elles ne s’étaient pas décidé pour le programme, mais Cassie était juste heureuse de revoir la jeune femme. Elle devait admettre, qu’elle avait attendu ce moment. Elle sourit en apercevant au bout de la rue la silhouette élancée de la brune. Pareil a elle même, Athanassia avait toujours cette allure élégante et élancée que Cassiopée lui avait tout de suite remarqué lors de leur première rencontre. “-Bonjour Athanassia. Je suis contente que tu ai pu venir.” dit-elle d’un ton enjouée.

Athanassia Vasilios
Athanassia Vasiliosvictime de cupidon
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Storm ; Athabae EmptyVen 26 Juil - 17:15
Athanassia était nerveuse. On pourrait dire que ça ne changeait pas beaucoup de d’habitude, elle n’était pas le genre de fille très détendue. Ce n’était pas sa faute, après avoir vécu ce qu’elle avait vécu, c’était normal qu’on ne soit pas tout à fait indemne, pas tout à fait…Normale. Et nous en venons donc au sujet de son inquiétude du jour… Cassiopée.

Enfin, elle ne s’inquiétait pas vraiment pour elle, ni à cause d’elle… C’était difficile à expliquer. C’était juste… Même si leur rencontre avait eu lieu dans des circonstances particulières, Athanassia en gardait un bon souvenir. Ça ne lui arrivait pas souvent de traîner avec des gens qui ne soient pas ses collègues ou au moins ses homologues, et elle n’appréciait pas assez leur compagnie pour vouloir les côtoyer hors du travail. Il restait ses élèves, sûrement les êtres humains qu’elle voyait le plus en dehors de sa sœur, mais pour des raisons d’éthiques leurs relations restaient purement professionnelles et éducatives.

Alors quand elle avait reçu le sms de Cassiopée pour qu’elles se revoient… Bien évidemment elle avait été contente. Mais ça avait quelque chose de terrifiant. Et si leur deuxième rencontre n’était pas à la hauteur de la première ? Et si elles gâchaient ce joli moment, ce joli souvenir ? Et si… Athanassia demanda bien sûr à ce qu’elles se voient en journée, elle savait pertinemment qu’elle serait incapable ne serait-ce que de se rendre au point de rendez-vous s’il faisait nuit, s’il faisait noir. Elle ferait une crise d’angoisse en refermant la porte de son immeuble ou peu après, en croyant revoir des monstres, en croyant sentir à nouveau les coups de sa mère, la chaleur du placard. Mais c’était peut-être bizarre. Les gens normaux sortaient le soir, non ? Ils allaient boire des coups au bar… En boîte… Au bowling… Toutes ces choses qu’elle ne pourrait jamais faire, aussi optimiste soit son psychiatre.

Elle avait prévu de dire à Cassiopée qu’elle travaillait tôt le matin, si elle posait des questions, et que ça l’empêchait tout logiquement de sortir tard. Mais elle n’en eut pas besoin, parce qu’elle avait accepté sans rien chercher à savoir de plus et qu’elles devaient donc se retrouver un après-midi. Pas besoin de se ridiculiser, pas besoin de lui expliquer qu’elle était claustrophobe mais en plus achluophobe, pas besoin de décrire quoi que ce soit… Juste la possibilité de passer un bon moment avec une femme absolument… Charmante.

Mais bon, pas la peine de se faire des illusions. Cette fille finirait forcément par la trouver bizarre ou quelque chose du genre alors… Autant profiter, sans trop espérer. La professeur se drapa dans son manteau et dans son écharpe, toujours dans ce style très chic et sobre qui la caractérisait. Elle avait troqué la sacoche de l’enseignante-chercheuse qu’elle était pour un sac à main, mais c’était sans doute la seule différence qu’on pouvait remarquer dans sa tenue par rapport au jour de leur rencontre. Athanassia n’était pas une femme très extravagante, il n’y avait pas besoin de la côtoyer longtemps pour se rendre compte que ses goûts étaient pour le moins classiques.

Elle ne décrocha pas quand son téléphone sonna, le fourrant un peu plus profondément dans son sac après avoir refusé de prendre l’appel. Si ce n’était pas Cassiopée, alors ça n’était pas important pour le moment. Enfin, pour être honnête, si ce n’était ni Cassiopée ni Phoebe, ce n’était pas important pour le moment. Elle n’aurait jamais osé refuser de prendre un appel de sa petite sœur chérie ! Il pourrait y avoir un problème, elle pourrait avoir des ennuis, ce pourrait être grave et… Athanassia soupira. Il fallait qu’elle arrête de s’en faire. Phoebe était grande désormais et avec Pandora à l’asile elle ne craignait sans doute plus grand-chose. C’était juste… Difficile de faire disparaître ce genre de pensées. Difficile d’oublier, en repensant à ça, qu’elle avait failli tuer sa mère, aussi. Son coeur se serra. Que dirait Cassiopée si elle apprenait qu’elle venait de donner rendez-vous à une presque meurtrière ? Autant ne pas y penser, hein…

Elle serra un peu mieux ses doigts manucurés sur la sangle de son sac alors qu’elle franchissait les quelques mètres qui la séparaient encore de Cassiopée. Un maigre sourire, sincère mais discret, fit bouger ses lèvres alors qu’elle se glissait à côté d’elle. Athanassia n’était pas une demoiselle très… Démonstrative. Quand on la connaissait on trouvait ça très logique, mais le plus souvent on la considérait comme une personne froide. Pourtant, il y avait bien une petite étincelle de joie au creux de ses yeux, alors qu’elle observait la fille pour laquelle elle était venue là, délaissant un après-midi de correction de copies.

“-Bonjour Athanassia. Je suis contente que tu ai pu venir.”

Le ton de Cassiopée ne dissimulait pas son enthousiasme, Athanassia aurait aimé être capable de répondre de la même manière. Elle pouvait se montrer éloquente, convaincante. Elle avait étudié les plus grands orateurs grecs, elle savait construire un discours à la perfection, elle n’était simplement pas du genre à laisser paraître ses émotions derrière les rouages bien ficelés de sa pensée. Du moins, en dehors de ses crises.

- Bonjour. Je suis heureuse d’avoir reçu ton invitation,
se contenta-t-elle de répondre dans un premier temps, cherchant à lui communiquer le plaisir qu’elle ressentait d’être là même si son ton n’était pas le plus clair à ce sujet.

Elle prit le temps, discrètement, de détailler du regard la femme qui lui faisait face et qui était… Vraiment très jolie. Belle, même. Ce n’était pas tout à fait pareil, mais Cassiopée était les deux, justement. En plus d’être tout à fait intéressante quand elle parlait, d’avoir l’air gentille et cultivée et… Athanassia rougit un peu, gênée par tous ces compliments qu’elle aurait eu envie de lui dire sans trop de raison, au fond, à part leur première rencontre.

- Tu vas bien ?
Finit-elle par ajouter doucement, ne sachant pas vraiment ce qu’elle était censée dire pour entamer véritablement la conversation. Elle n’avait vraiment pas l’habitude de passer du temps avec quelqu’un, encore moins quelqu’un qu’elle ne connaissait pas déjà très bien. Tu… Tu voulais faire quelque chose de particulier ?

Elle ne voulait pas donner l'impression d'expédier la conversation mais tourner autour du pot la mettrait mal à l'aise, et elle ne comptait pas vraiment rester debout au milieu du trottoir très longtemps.
Cassiopée Grantt
Cassiopée Granttvictime de cupidon
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Storm ; Athabae EmptyJeu 5 Sep - 6:50
Comme la première fois qu’elle l’avait vu, ce fut l’élégance d’Athanassia qui la marqua quand elle l'aperçut au bout de la rue. Cassiopée avait décidément été hanté, plus que ce qu’elle n’avait osé le dire ou bien l’avouer par le portait et la silhouette élancée de la professeur. Elle était grande, élancée, sa chevelure brune volant joliment dans son dos au mouvement de ses pas. Oui, Cassiopée ne pouvait pas s’empêcher de trouver de quelque chose de fascinant à la jeune femme brune qui s’avançait vers elle. Elle avait dans les yeux cette petite étincelle qu’on les gens qui sont sûre d’eux et cela plaisait à la blonde.

Elles se voyaient l’après-midi, horaire étrange pour un rendez-vous mais ça avait en réalité beaucoup arrangé Cassie qu’elles se voient au milieu de la journée de cette façon. La jeune femme n’aimait pas vraiment la nuit, cette atmosphère qu’elle trouvait pesante et elle aurait eut du mal, à sortir de chez elle au coucher du soleil et encore plus rentrer chez elle. Elle aurait sans doute paniqué, dû appeler sa mère qu’elle vienne la chercher en panique quelque part. C’était assez ironique de devoir faire appel à sa mère à son âge pour rentrer chez soi. Mais c’était un peu l’histoire de sa vie. La panique, l’angoisse, appeler les autres pour venir l’aider. C’était tout ce genre de choses que la blonde ne supportait pas.

Pourtant, elle avait la sensation agréable qu’Athanassia pourrait être cette personne qui pourrait remettre un peu de douceur dans sa vie. Mettre également un peu de couleur également. C’était agréable d’avoir dans son monde une personne qui ne connaissait rien de son passé, une personne qui ne la traiterai pas différemment, qui ne prenait pas cet air de pitié en la regardant comme beaucoup de gens de son entourage. Comme tous les gens de son entourage en réalité. Alors ça réchauffait un peu le cœur de l’écrivain de rencontrer quelqu’un avec qui elle pouvait passer du temps , sans devoir parler de son état mental, de ses soucis personnel ou même de son traitement d’anxiolytiques qu’elle prenait en permanence. Elle n’était pas certaine, il y a encore peu qu’elle ait encore le droit de rencontrer ce genre de personnes ou même qu’elle ait le droit à ce genre de moment encore avec des gens.

« - Bonjour. Je suis heureuse d’avoir reçu ton invitation » dit-elle. Cassiopée n’avait pas oublié le son de la voix de la jeune femme, mais elle le trouva presque plus beau que le jour de leur rencontre. Ça lui offrit un sourire et elle vu les joues de Athanassia se teinter d’un joli rose qu’elle trouva vraiment charmant. Cela lui donnait un petit air de poupée, cela la rendait encore plus jolie. Cassie se perda un peu , à la contemplation de ses traits, oubliant même qu’elle aurait sans doute dut se mettre à parler elle aussi pour entretenir la conversation. Mais elle était de ces personnes taciturnes , habituée à une certaine solitude, à un certain silence. Le silence ne l’avait jamais perturbé mais sa mère lui avait répété suffisamment de fois qu’elle ne devait pas se contenter de regarder les gens et attendre qu’ils parlent. Cela avait tendance à les mettre mal à l’aise et à les embarrasser la plupart du temps. Heureusement , la brune n’était pas de cette catégorie de personnes apparement. « - Tu vas bien ? » ce n’était pas correct sans doute, de trop s’étendre sur la joie qui l’envahissait a l’idée de passer du temps avec la jolie jeune femme. « Oui je vais très bien et toi ? Je suis heureuse de te voir. » se contenta-t-elle de dire. Espérant un peu que cette réponse était suffisamment ‘pudique’.

« -Tu… Tu voulais faire quelque chose de particulier ? » c’était bizarre mais Cassiopée n’avait en réalité pas tellement pensé à ça. C’était bizarre venant de sa part, elle qui avait tendance à tout prévoir dans sa vie. Elle s'était contenté de s’enthousiasmer par l’idée de revoir la jeune femme rencontrée quelques jours plus tôt dans d’autres conditions qu’une crise de panique. Cependant, il ne lui semblait pas correct de proposer une sortie sans avoir de plan a suggérer ensuite. Elle repensa à la fête foraine qu’elle avait croisé sur son chemin, au café où elles avaient discuter sans se rendre compte du temps qui passe, elle pensa au théâtre du coin de la rue qu’elle aimait beaucoup ou même à la librairie immense qu’elle aimait bien. Mais le café, était un endroit qu’elles avaient déjà fréquente, le théâtre n’ouvrait pas à cette heure ci et la librairie était un endroit de solitude pour elle. Où elle se perdait avec passion durant des heures. En silence. Ce n’était pas l’endroit d’un rendez vous. « -Nous pourrions aller à la fête foraine si le cœur t’en dis. J’ai vu qu’elle s’était installé en ville. » proposa-t-elle avec un sourire.

Cassiopée ne savait pas si c’était un rendez vous, un moment entre amies. Elle était un peu perdu sur la nature de ce moment. Elle ne pouvait nier qu’elle aurait aimé que ce soit un rendez-vous , mais elle ne savait même pas les orientations de la jeune femme. Alors elle se contenta d’envisager la journée comme une simple journée entre amies. « -Si ça te va, il faut juste que j’aille retirer des sous » dit-elle en indiquant du doigt une rue qui tournait vers une banque.
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Athanassia Vasiliosvictime de cupidon
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Storm ; Athabae EmptyLun 9 Sep - 13:07
« -Nous pourrions aller à la fête foraine si le cœur t’en dis. J’ai vu qu’elle s’était installé en ville. »

Cassiopée sourit, Athanassia fut un peu décontenancée. Elle n’avait jamais mis les pieds dans une fête foraine de toute sa vie, et cette perspective éveillait en elle des sentiments contraires. N’était-elle pas un peu… Vieille, pour ce genre d’amusements ? Elle n’était jamais monté dans un manège, elle n’était pas sûre que ce soit le meilleur moment pour commencer. Est-ce que c’était une sortie habituelle entre… Amies ? Plus qu’amies ? Athanassia se rendit compte qu’elle avait considéré cette invitation comme un rendez-vous sans se poser plus de questions que ça, et qu’elle n’aurait peut-être pas dû. Peut-être que Cassiopée n’était pas du tout là pour la même chose qu’elle ? De toute façon, timide comme était la Grecque, il y avait peu de chances que ça change grand-chose à part le poids grandissant contre sa poitrine à mesure qu’elle se disait qu’elle avait probablement fait erreur.

« -Si ça te va, il faut juste que j’aille retirer des sous »

Oh, elle aurait peut-être dû répondre un peu plus vite, faire un signe, un hochement de tête, n’importe quoi. Heureusement, l’autre demoiselle ne semblait pas s’offusquer de son silence et c’était un réel soulagement. Athanassia n’était pas du genre particulièrement bavarde, et l’idée de se retrouver en tête à tête avec quelqu’un qui exigerait d’elle un flot de paroles continues sans interruptions ou presque la dérangerait beaucoup. Elle savait parler des heures pour faire cours, pour animer des conférences, mais dans le cadre privé c’était différent. Quand on ne parlait plus de ses auteurs, de sa langue grecque ancienne ou moderne, elle se trouvait soudainement bien moins intéressante. Bien moins légitime. Ennuyeuse.

- Avec plaisir
, répondit-elle tout simplement.

Elle aperçut le mouvement de Cassiopée, lui indiquant sans doute la direction à prendre pour trouver une banque où elles pourraient mener à bien le prémisse nécessaire au bon déroulement de leur après-midi. Athanassia se mit dont en marche, sans lâcher du regard l’écrivaine. Elle en aurait été bien incapable même si elle l’avait voulu. La politesse la plus élémentaire lui rappelait de prendre soin de la personne qui l’accompagnait, la beauté de la femme l’hypnotisait. Le mouvement de ses boucles à chaque pas, par exemple… Athanassia ne pouvait que ressentir une certaine fierté à l’idée de se tenir aux côtés d’une fille si charmante, ne serait-ce qu’en tant qu’amie. Elle se sentait presque pataude comparée à elle, pas assez gracieuse, trop gauche, un peu empotée.

La professeur suivit donc le chemin indiquée par celle qui avait organisé ce rendez-vous. Il n’y avait pas forcément besoin de faire quelque chose pour profiter de la présence de quelqu’un. Elles marchaient toutes les deux, en silence, dans les rues toujours remplies de la ville, et c’était déjà quelque chose, au fond. Athanassia aurait aimé dire quelque chose. Le silence n’était pas désagréable mais elle aurait préféré profiter de ce moment pour connaître un peu mieux Cassiopée, pour s’intéresser à elle, à sa vie, à ses passions, à ses livres peut-être. Mais elle n’osait pas, elle ne voulait pas tout gâcher, être trop collante, trop pressante. Et puis, d’après ce qu’elle avait compris, Cassiopée était une femme… Célèbre ? Alors la professeur ne pouvait pas s’empêcher de garder un œil partout autour, veillant qu’une situation comme celle de leur rencontre ne se reproduise pas. Après tout, ce ne serait agréable pour personne si la pauvre écrivaine finissait en pleurs ou en pleine crise de panique au milieu de leur promenade parce que ses lecteurs étaient définitivement trop heureux de croiser sa route. Et tant qu’il faisait jour et qu’elles ne se retrouvaient pas coincées dans un endroit trop petit, Athanassia pouvait bien jouer les gardes du corps sans problème. Elle savait ce que c’était que d’avoir besoin d’aide.

En femme galante, elle s’avança, gravit les quelques marches qui les séparaient de l’entrée de la banque et ouvrit la porte pour laisser passer Cassiopée. Le bâtiment était ancien, magnifique. Il était rare de trouver des édifices en vieilles pierres comme celui-ci de ce côté de l’Atlantique il fallait l’avouer, et encore ce n’était peut-être qu’une façade moderne qui voulait se donner des airs millénaires pour rassurer des clients parfois persuadés de la trop grande inconstance des groupes de la finance.

- Je t’en prie,
prononça-t-elle doucement à l’attention de Cassiopée pour l’inviter à passer, avant d’entrer après elle dans le bâtiment.

Il y avait du monde. Certains semblaient attendre depuis un moment à en juger par leurs airs agacés, sans doute avaient-il rendez-vous avec leurs banquiers. Avançant plus près d’un distributeur ou d’un guichet, à la convenance de Cassiopée, Athanassia ne pouvait pas s’empêcher d’imaginer les raisons qui poussaient tous ces gens à être là, eux aussi, au même endroit et au même moment. Certains venaient retirer de l’argent : pourquoi faire ? S’acheter une glace ? Faire un cadeau d’anniversaire ? Aller en courses ? Payer ce petit bijou qu’ils avaient vu dans une petite boutique qui ne prenait pas la carte ? Et ceux qui avaient rendez-vous, alors ? Tant de possibilités, tant de vies différentes qui se croisaient là, peut-être pour la seule fois de leur existence. C’était peut-être pour ça qu’elle ne fit pas attention à ceux qui entrèrent après elles. Et qui ne comptaient visiblement pas sortir d’ici les mains vides.
Cassiopée Grantt
Cassiopée Granttvictime de cupidon
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Storm ; Athabae EmptyMer 2 Oct - 6:55
C’était peut être ça en réalité ce dont Cassiopée avait toujours eut besoin de pour passer outre ses angoisses. Besoin de la présence d’une nouvelle personne dans sa vie qui lui serait apparu tel un ange sauveur, tel une héroïne arrivant dans sa vie, capable de l’apaiser de cette nouvelle manière qu’elle ne connaissait pas. Oui. Etrangement, nouvellement, elle trouvait sans même savoir pourquoi une sorte de réconfort et de calme dans la présence d’Athanassia a ses côtés dans la rue, même si cette dernière ne lui parlait pas. Elles étaient là, toutes les deux, calmes et sculpturales dans le calme de la rue, côte à côte dans un silence qui avait une sorte de vertue d’apaisement. C’était à ne pas mentir agréable et simple comme situation. La jolie écrivaine qui avait toujours eut des peurs de simplement sortir, de tout bonnement mettre un pied dehors sans raison de peur de paniquer ainsi au milieu de la rue, trouvait dans une simple balade, une simple sortie quelque chose chose d’agréable et de doux. Une simple sortie, comme elle ne l’avait pas fait depuis longtemps, une simple sortie à la douceur calme du bruit de leurs chaussures sur le pavé, au calme de la monotonie de la marche, du bruit tapant de leurs talons sur le sol. Cassiopée n’avait pas regardé le monde comme celà depuis longtemps, elle n’avait pas perçu la beauté de ce monde depuis longtemps; Elle ne s’était pas arrêté sur le bruit des oiseaux dans les arbre, le bruissement des feuilles soufflées par le vent dans les arbres ou bien simplement par le chahut de la foule, le bourdonnement des gens, et les rires des enfants qui s’envolaient dans le vent quand elles passèrent devant un parc.

Que l’air était doux, qu’il faisait bon vivre en réalité quand l’esprit n’était broyait de sombres de pensées, de sombres images, de souvenirs fugaces et dangereux qui la poursuivait de part et d’autre de sa vie. Non. Elle y trouvait enfin du calme; enfin de la douceur dans cette vie. Enfin. Enfin et elle savait que la présence d’Athanassia n’était pas pour rien là dedans. Elles auraient sans doute pu parler, apprendre à se connaître mieux et se poser des questions simples de la vie. Mais  Cassiopée n’était pas certaine de vouloir parler de son enfance, de sa vie passée, ou même d’expliquer pourquoi elle avait fait une crise d’angoisse la première fois où elles s’étaient rencontré. Elle ne voulait pas parler de ça avec Athanassia, et c’est peut-être donc pour ça, qu’elle ne voulait pas non plus poser de questions à Athanassia sur ce qu’elle était où de là d’où elle venait. Ce genre de questions qui entraînent d’autres questions. Des questions qu’elles ne voulaient pas évoquer. Alors c’était dans le silence, le calme qu’elles s’étaient rendues jusqu’à la banque.

«- Je t’en prie »dit-elle et Cassiopée souria en réalisant que c’était pour celà qu’elle aimait bien la présence de la brune. Elle avait de ces allures de grandes dames que beaucoup se donnent mais que peuvent savent prendre naturellement sans s’en rendre compte. Elle avait l’allure et la présence de ces femmes qui sont charismatiques sans même s’en rendre compte et elle se doutait bien, que sans le savoir Athanassia devait, attirer les regards là où elle passait.  C’était le genre de femme à n’avoir sans doute aucune conscience de la façon dont elle peut attirer les regards d’une manière si naturelle. Oui, la grande brune est indéniablement , la plus belle personne que Cassiopée ai pu rencontrer ces dernières années. Et non pas; parce qu’elle est restée enfermée chez elle longtemps, non car elle en est certaine, Athanassia rend les choses plus belles autour d’elle, comme cette journée, comme une marche silencieuse, comme la simple perspective d’aller à la banque plus radieuse. «-Merci beaucoup.» répondit-elle sourire aux lèvres. Cassiopée se sentait réellement heureuse, heureuse et légère comme celà faisait longtemps.

Elle donnait à l’écrivaine une sorte de force, de courage naturel pour entreprendre des choses sans même qu’elle comprenne pourquoi. Etait-ce dut à cette première rencontre où elle était apparu pour la secourir. En réalité, ça avait juste fait du bien, a la blonde de rencontrer quelqu’un capable de comprendre ses angoisses sans tenter de les transformer en mots scientifiques ou de les rationaliser. Cassiopée se savait broyée et détraquée, elle le savait depuis longtemps, elle n’avait pas besoin d’une psy pour lui dire, que trouver les cadavres de son mari et sa fille dans son appartement lui avait totalement détruit une partie de sa santé mentale.

---

Le premier coup de feu fit exploser une ampoule au plafond et dans un cri commun la foule se mouva pour regarder le lampadaire qui venait d’exploser. «-TOUT LE MONDE AU SOL. PERSONNE NE BOUGE ET IL N’Y AURA PAS DE VICTIME.» La voix de l’homme se fait autoritaire, violente, brusque. Personne ne comprend réellement ce qui se passe. L’esprit de Cassiopée s’embrouille, elle les voit, mais son cerveau ne semble pas vouloir comprendre. Ils sont trois, arme à la main et cagoule sur la tête. Ils tirent une nouvelle fois en l’air pour exploser un autre néon du plafond et comme mué en un seul homme, la foule de la banque s’assied sur le sol pour répondre aux ordres de l’homme. Elle sent, dans sa poitrine, son coeur qui bat de plus en plus fort, et ses mains devenir moite d’une angoisse qui monte. La blonde cherche de sa main libre celle d’Athanassia, presque comme un réflèxe, presque comme un automatisme. cette main, qui l’avait rassuré à leur première rencontre, qui l ‘avait comme sauvé. Il ne faut pas qu’elle se mette à perdre le contrôle, pas ici, pas tout de suite.
«Toi ! Débranche l’alarme et le courant.» dit l’un des trois hommes. Le premier est grand, c’est lui qui mène le groupe apparemment, sous sa cagoule deux yeux bleus transperce l’horizon. Les deux autres sont plus petits, l’un est trapu et l’autre plus maigre. Elle ne peut pas s’empêcher de les voir comme les muscles et le cerveau sans doute. Derrière son guichet l’homme de la banque tremble, le pistolet pointé sur son crane.
Cassiopée se cramponne à la main de la brune, elle ne veut pas mourir ici. Pas aujourd’hui, pas maintenant. Elle se cramponne à cette main dans la sienne et se serre un peu plus contre Athanassia contre le mur de la banque. «-Tout va bien se passer.» dit l’un des hommes en jouant avec son pistolet. Rester calme. calme. calme.
Athanassia Vasilios
Athanassia Vasiliosvictime de cupidon
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Storm ; Athabae EmptyMer 2 Oct - 19:52
Il y a des bruits qu’on entend jamais, et pourtant, quand ils retentissent, on n’a pas le moindre doute. Athanassia n’avait jamais entendu ce son qui ressemblait un peu à un pétard en plus fort, plus vif, plus acéré. Pourtant, elle n’eut pas vraiment besoin de se tourner pour voir les armes afin de comprendre. C’était un coup de feu qui venait de briser toutes ces vies qu’elle s’était amusée à contempler et imaginer jusque là. Un coup de feu qui venait de les lier tous à cet instant, à cet endroit, à cette expérience qui allait être la leur désormais.

«-TOUT LE MONDE AU SOL. PERSONNE NE BOUGE ET IL N’Y AURA PAS DE VICTIME.»

Mais pourtant Athanassia ne bougea pas. Paralysée. Tétanisée. Il fallut que Cassiopée s’assoie, qu’elle sente sa petite main se serrer contre la sienne, pour qu’elle se laisse choir à terre à son tour. Impossible de réaliser. Impossible de croire à ce que ses yeux lui envoyaient comme informations. La foule entière avait obéi, les braqueurs avaient déjà tiré deux fois et rien ne leur assurait qu’ils ne continueraient pas. Ils n’avaient pas l’air tendres, c’était sans doute un prérequis quand on avait dans l’idée de cambrioler une banque en pleine heure de pointe. Ils étaient crédibles. En les regardant on pouvait légitimement se dire qu’ils n’hésiteraient pas à transpercer la chair de leurs opposants avec la même facilité que ces néons explosés.

«Toi ! Débranche l’alarme et le courant.»

Athanassia ne savait pas à qui il parlait. Une chose était sûre, ce n’était pas à elle. Elle, elle ne pouvait de toute façon rien faire d’autre que d’ouvrir de grands yeux paniqués en regardant à droite et à gauche. Ils n’étaient que trois hommes et pourtant, ils tenaient en respect toute une foule de gens qui n’avaient rien demandé. Cassiopée se serra contre Athanassia qui se serrait elle-même contre le mur, et elle serra ses doigts dans les siens, et elles restèrent là, immobiles. Difficile de respirer. Au-delà même de la crainte de ce moment, il y avait celle de se retrouver enfermées. Athanassia était claustrophobe depuis toutes ces heures passées enfermée dans un placard par sa mère complètement folle. La crainte de se retrouver dans le noir, pour la même raison. Cassiopée avait l’air aussi mal, mais cette fois la Grecque ne pouvait pas se montrer aussi prévenante et bienveillante que lors de sa dernière crise, quand elles s’étaient rencontrées. C’était difficile pour tout le monde. Elle tenta, pourtant, de passer doucement son pouce contre la peau de son amie, de son rendez-vous, de cette fille connue et inconnue et qui pourrait peut-être être la dernière personne à sentir la vie battre dans cette main.

«-Tout va bien se passer.»

Comment y croire ? Comment ne pas contempler sa propre mort en laissant ses yeux tomber sur les éclats de néon ? L’homme s’approcha, pourtant, du duo de demoiselles recroquevillées. Leurs respirations devaient bien trahir toute leur angoisse, mêlées ainsi, et il paraissait les observer avec attention. Ses yeux ne les quittaient pas, mais le plus effrayant était peut-être de ne pas pouvoir savoir ce qu’il pensait, de ne pas pouvoir observer les expressions de son visage, de ne pas savoir à quoi s’attendre. Est-ce qu’il était inquiet de voir ses otages déjà si mal ? Est-ce qu’au contraire il les trouvait pathétiques, pitoyables ? Est-ce que, s’il devait ne tuer qu’une personne ici, ce serait une d’entre elles ?

- Toi, tu viens avec moi.

Et le type se pencha pour saisir Athanassia par le col de son manteau. Elle serra tout d’abord un peu plus fort la main de Cassiopée, avant de la relâcher précipitamment pour lui éviter d’avoir des ennuis. Ses jambes tremblaient, elles refusaient de la porter, la professeur arrivait à peine à tenir debout. Des larmes atroces embuaient ses yeux et coulaient le long de ses joues en silence. Elle les avait retenues de son mieux mais là, c’était trop. Bien trop pour une femme comme elle, pour une femme fragile, pour quelqu’un d’innocent qui avait déjà trop souffert. Mais peut-être que si elle devait mourir là, ce serait mieux. Peut-être que ça épargnerait Cassiopée, qui pourrait écrire de beaux romans encore, peut-être qu’elle décrirait cette scène un jour. Athanassia essayait de rester digne. Mais la panique n’avait pas ce genre de considérations.

- Comment tu t’appelles ?

Il beuglait. Elle sentit sa respiration s’emballer un peu plus, elle aurait voulu reculer, se détacher de lui, mais il y avait le mur derrière elle et la terreur dans son coeur. Avec un effort qui lui parut surhumain, la professeur parvint à articuler son identité.

- Eh bien, Atha… Atha-truc… Tu es désormais mon otage personnelle
, conclut-il d’un air satisfait en posant son pistolet contre la tempe de la femme. Si tout se passe bien, il ne t’arrivera rien. Mais il va falloir être sage, hmmm ?

Oh, il ne voulait sans doute pas la tuer. Pas sans raison. Mais voilà qui devrait effrayer les autres, les faire tenir tranquille, voilà qui empêcherait la police de lui tirer directement dessus. Alors elle compris, Athanassia, qu’il les avait regarder pour choisir la plus faible, la plus malléable. Ou celle des deux qui serait assez faible pour ne pas se rebeller mais ne risquerait pas de trop paniquer pour faire capoter son plan. Si c’était ça, il avait sans doute parié sur un bien mauvais cheval. Athanassia se contenta de lancer un regard apeuré à tous ceux qui apparaissaient dans son champ de vision, sans oser résister à la poigne du braqueur qui se glissa dans ses cheveux pour être sûr qu’elle suivrait le mouvement.
Cassiopée Grantt
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Storm ; Athabae EmptyVen 4 Oct - 22:29

Que faire ? tous les sens de Cassiopée s’alarment, comme si ses instincts reprenaient le dessus, celui de la survie, celui de la défense et sans même s’en rendre compte, elle obéit docilement à tous les ordres que cri l’homme caché derrière son masque de tissu. Ne pas bouger, s’asseoir par terre. La jeune femme, agit, comme hypnotisée par la voix de l’homme qui crache ses ordres. Mais Athanassia ne bouge pas, encore debout alors que tous les clients de la banque s’assieds un à un. Et le souffle de la blonde s’amenuise alors que son amie reste là, debout, au milieu des autres personnes qui se laisse tomber sur le sol dans la panique. Cassie tire un peu sur la main de la jeune brune pour la faire sortir de sa torpeur, elle ne peut pas rester debout ici. Elle ne peut pas, elle risque de mettre sa vie en danger. Enfin, après quelques secondes qui lui paraissent être des heures, la jeune femme se laisse tomber à ses côtés et Cassiopée soupire enfin. La journée avait pourtant si bien commencé, ses angoisses étaient parties, ses craintes aussi. Et toutes ses peurs, comme matérialisées dans cet endroit apparaissait devant elle. Son coeur battait à tout rompre dans son écrin de chaire, dans ses tempes, elle sentait le sang frapper trop fort. La panique peu à peu s’emparait de toutes les particules de son corp. Elle pouvait la sentir grandir en elle, prendre des dimensions insoupçonnable sous son visage qui était comme figé dans la panique. Cassiopée serrait entre ses doigts la main d’Athanassia qu’elle n’avait pas lâché, elle avait besoin de sentir cette main dans la sienne comme une bouée pour l’empêcher de plonger dans ses démons, comme un phare pour la guider dans l’obscurité de ses angoisses. Elle avait besoin de sentir la présence de quelqu’un à ses côtés, même si son amie devait être elle aussi, paniquée et terrorisée. Elle espérait, que sa main, dans la sienne, permettait à la professeure de se rassurer un peu elle aussi.

«Toi ! Débranche l’alarme et le courant.» Elles se pressèrent l’une contre l’autre, contre le mur de la banque comme pour tenter de se faire disparaitre, comme pour se dissimuler des autres. Cassiopée souhaitait juste que les braqueurs fassent ce qu’ils avaient à faire et qu’ils oublient la présence de leurs otages pour s’en aller rapidement, c’est tout ce que demandait la jeune femme. Elle se pressa un peu plus contre la brune qui se trouvait à ses côtés, se cramponant à sa présence comme une source d’oxygène. Elle savait, que cette fois, Athanassia ne pourrait rien pour elle, mais sa simple présence permettait à l’écrivain de garder une certain calme, une certaine lucidité sur tout ce qu’il se passait. Ils allaient prendre l’argent, sortir, et s’en aller. ça allait se passer comme ça. Il fallait espérer que ça se passerai comme celà. Cassiopée observa les gens autour d’elle, femmes, hommes, jeunes et âgés et même quelques enfants se retrouvaient là, tenus au respects par ces hommes armés qui les toisaient comme des proies. La blonde sentie la pouce d’Athanassia frôler le dessus de sa main, et malgré toute la situation, malgré tout ce qui était en train de se passer devant elles, la jeune femme y trouva une sorte de réconfort, une sorte d’apaisement; Elle pressa un peu les doigts de la jeune femme entre les siens en se collant un peu plus à elle. «-Tout va bien se passer.»  adressa celui qui faisait office de chef de bande. Faire ce qu’ils demandaient, c’était tout ce qu’il y avait à faire de toute façon. C’était la seule chose à faire là tout de suite et maintenant. Agir docilement pour ne pas provoquer la colère de ceux qui les avaient pris au piège comme des animaux.

C’était ça, elle avait l’impression d’être l’une de ses bêtes que l’on capture et que l’on enferme. Effrayée, telle la biche face au jout du chasseur, elle tremblait de tous ses muscles dès que l’un des trois hommes attardait trop longtemps son regard dans leur direction. Ils regardaient les gens, un à un, toutes les personnes présentes dans cette pièce. Pourtant, elle lut dans les yeux du chef qu’il avait trouvé en elles un quelconque intérêt car ils s’approcha d’elle de son air mauvais. Sa cagoule cachait une grande partie de son visage, pourtant, Cassiopée pouvait presque deviner l’air cruel et sombre qu’il devait porter sous son masque. Elle l’imaginait très bien même et cela la terrifiait encore plus. Elles se recroquevillièrent un peu plus l’une sur l’autre, un peu plus contre le mur, comme pour se protéger, pour se dissimuler à son regard mais l’homme attrapa son amie par le col de son manteau et la blonde sentit son souffle se couper. La main de la brune s’agrippa quelques secondes fermement à la sienne mais céda rapidement, et l’écrivaine comprit que c’était là un geste pour la protéger. La blonde vu les yeux d’Athanassia se gorger de larmes et les perles d’eau rouler sur ses joues. Cassiopée, assise là, voulu d’un coup prendre sa place, elle n’aimait pas voir les larmes orner les joues de la jeune femme. Elle semblait si fragile, si frêle entre les mains de son ravisseur. «- Comment tu t’appelles ?» Cassiopée regardait, terrifier son amie, dans les griffes des criminels qui étaient en train de remplir leurs poches. «- Eh bien, Atha… Atha-truc… Tu es désormais mon otage personnelle, Si tout se passe bien, il ne t’arrivera rien. Mais il va falloir être sage, hmmm ?» Il dit en faisant jouer le canon de son pistolet sur la tempe de la jeune femme. La jeune femme regarda autour d'elle espérant vainement que quelqu'un fasse quelque chose. Mais les gens tout autour étaient aussi terrorisés qu'elle.

evidemment, ces hommes voulaient un échappatoire, un moyen de sortir de là sans que la police ne tente rien. Prendre une otage était le meilleur moyen de s’en sortir. Cassiopée espéra quelques instant que les forces de l’ordre accepteraient cet accord et accepte de laisser les braqueurs s’en aller avant qu’ils ne commettent l’irréparable. Le bruit du néon brisé sous les pas du voleur ramena Cassiopée à l’instant présent; Elle devait trouver un moyen de sauver son amie, un moyen de la sortir de là. Elle ne voulait pas mourir ici, pas laisser quelqu’un mourir ici. Elle ne connaissait pas Athanassia plus que ça, pourtant, l’idée qu’il puisse lui arriver quoi que ce soit serra le coeur de la jeune femme dans une douleur atroce. Elle pensa à sa vie à l’extérieure, la jeune femme avait sans doute une famille, des amis, des proches. Cassiopée elle, n’avait personne. Quand la poigne de l’agresseur vint se perdre dans les cheveux brun, Cassiopée ouvra la bouche pour laisser échapper un cri qui raisonna dans toute la banque. «Non! Attendez!» Elle dit, avec un peu trop de vigueur qui contrastait avec son angoisse. Les trois hommes se tournèrent vers elle comme un seul homme. «-Pre...prenez moi à sa pla..place..» bredouilla-t-elle avec moin de courage dans la voix d’un coup. «-Vous..Vous aurez plus d’impact.. je.. je suis célèbre. La police ne pourra pas se permettre de faire quoi que ce soit...» souffla-t-elle rapidement. «-Cass..Cassiopée Grantt. Vous pouvez vérifier sur internet.» dit-elle en tentant de garder son calme et son aplomb.

Les trois homme, Athanassia toujours en main commencèrent à regarder sur le portable de l’un d’eux. «-Oh putain elle ment pas ! Elle doit être blindée. On va pouvoir demander une rançon pour celle là.» Affirma l’un d’eux, trop content de leur découverte. Le chef de leur petite bande se retourna, Athanassia toujours prisonnière entre ses bras. «-Lève toi la célébrité et viens là !» aboya-t-il à la jeune femme qui se releva précipitamment. Les jambes tremblantes et le souffle court. Elle ne devait pas se décourager, elle devait garder son sang froid, faire ça pour Athanassia, pour les gens autour. Pour les familles qui les attendaient. L’homme l’attrapa au poignet fortement et les tira toutes les deux vers le fond de la banque. «-On va vous ranger bien au chaud, entre copines.» dit-il en les poussant dans un coffre déjà vidé de ses biens avant de claquer la porte et les plonger dans le noir. Cassiopée chuta sur le sol et chercha de ses mains celles d’Athanassia. «-Athanassia ? Où es-tu? Athanassia ?» dit-elle en tâtonnant autour d’elle pour trouver son amie. «-Tu vas bien ?» dit-elle enfin, en trouvant sa main dans l’obscurité.
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Storm ; Athabae EmptyDim 6 Oct - 20:24
Le canon de l’arme contre sa tempe était froid. Glacial. Athanassia n’aurait jamais pensé qu’elle ferait attention à ce genre de détails, à la place de toutes ces victimes de prises d’otage de film ou de reportages. Elle pensait qu’elle reverrait sa vie filer devant ses yeux, comme dans tous ces livres qu’elle avait lus. Elle pensait qu’elle chercherait comment fuir, un plan, quelque chose. Et pourtant il y avait la froideur du canon contre sa peau, entre ses cheveux, et la main de l’homme entre ces mêmes cheveux qu’il serrait trop fort pour qu’elle le suive. Parce que la peur paralysait autant son cerveau que ses membres, et il fallait au moins ça pour qu’elle arrive à tenir sur ses jambes tremblantes et à obéir. Marionnette entre les mains de ces gens, elle qui avait pourtant déjà failli tuer.

 «Non! Attendez!»

C’était un cri, probablement un cri du coeur, un cri de désespoir. Athanassia en avait poussé beaucoup, des cris de ce genre, en voyant d’abattre les coups sur sa sœur. Elle avait pris sa place de nombreuses fois, autant qu’elle l’avait pu, pour la protéger, la soustraire à la souffrance, à la violence. Elle savait reconnaître cette force qu’on pouvait avoir au fond de la voix, ce courage qu’on ne se connaissait jamais vraiment avant de se retrouver face à ce qu’on ne pouvait pas supporter. Mais elle ne comprenait pas pourquoi. Pourquoi Cassiopée criait comme ça. Pourquoi elle attirait l’attention sur elle. Les trois hommes se retournèrent brusquement, Athanassia ferma les yeux en sentant qu’on attirait sa tête dans une position encore plus inconfortable avant de se replacer un peu, sans se soustraire à l’emprise qu’on exerçait sur elle.

«-Pre...prenez moi à sa pla..place..»

Les yeux de la professeur se rouvrirent brutalement. Quoi ? Comment pouvait-elle ? Pourquoi faire ça ? C’était si risqué ! Elles ne se connaissaient pas, à peine, pourquoi prendre un tel risque… Athanassia avait toujours défendu sa sœur, parce que c’était sa sœur. Elle n’était pas sûre qu’elle aurait la même force pour défendre une inconnue, même si le fait de se retrouver dans ce genre de galères créait toujours des liens particuliers et très forts. Indestructibles, en ce qui concernait sa relation avec Phoebe.

«-Vous..Vous aurez plus d’impact.. je.. je suis célèbre. La police ne pourra pas se permettre de faire quoi que ce soit...»

Les larmes continuaient de couler sur le visage d’Athanassia, dévalant ses joues à une vitesse folle mais sans le moindre bruit. Ça faisait si longtemps qu’elle avait appris à pleurer en silence, craignant les réprimandes encore plus sévères de sa mère, les coups plus violents destinés à la faire taire cette fois. Si elle avait été moins paniquée, moins terrorisée, peut-être qu’elle aurait réussi à traiter Cassiopée de menteuse pour la protéger. Mais aucun son ne sortit de sa bouche, seulement un hoquet douloureux et pitoyable pendant que l’autrice donnait son nom et incitait leurs braqueurs à vérifier. Elle ne devrait pas faire ça. Elle avait plus de valeur comme otage, certes, mais ils pourraient aussi vouloir une rançon, l’emmener avec eux au lieu de la relâcher là. Et ça terrorisait un peu plus Athanassia. Athanassia, l’Immortelle si on traduisait son prénom, elle avait déjà vaincu la mort plusieurs fois, elle avait survécu jusque là dans des circonstances où d’autres se seraient noyés. Cassiopée ne méritait pas ça. Elle avait déjà assez à faire. Assez de peurs, d’après ce qu’Athanassia avait constaté ou croyait deviner derrière sa timidité.

«-Oh putain elle ment pas ! Elle doit être blindée. On va pouvoir demander une rançon pour celle là.» 


Il avait l’air content.

«-Lève toi la célébrité et viens là !»


Elle avait l’air terrifiée.

Athanassia la vit, alors qu’elle bondissait presque pour se retrouver dressée sur des jambes au moins aussi tremblantes que les siennes. Mais elle sentait, elle, que tout ne se passerait pas selon le plan énoncé par l’écrivaine. Ils ne pouvaient pas la laisser retourner s’asseoir, ils perdraient trop de leur crédibilité. Et la Grecque n’aurait probablement jamais supporté de retourner contre ce mur, sur ce carrelage, en sachant ce qu’ils faisaient de Cassiopée alors que ça aurait dû être elle. Ou plutôt, et c’était bien pire, en ne sachant pas. L’homme qui la tenait relâcha sa prise sur elle pour se contenter de la tirer fermement par le poignet, avec Cassiopée.

La brune marchait sans avoir la moindre idée de l’endroit où elles se rendaient. Elle voyait le décors sans que son cerveau ne parvienne à comprendre ces images, ces signaux. Leurs pas qui résonnaient sur le marbre de la banque trop belle et trop grande et trop riche et trop dangereuse. Elle sentait parfois ses talons haut se dérober sous ses pieds, glisser sur le sol trop lisse, elle se rattrapait presque aux bras de celui qui la menaçait, ayant trop peur de chuter et de l’emporter avec elle, ce qui lui vaudrait sans doute quelques représailles.

«-On va vous ranger bien au chaud, entre copines.»

Et là, elle comprit. Il les poussa dans un coffre, dans une antre noire et obscure. La gorge d’Athanassia se serra immédiatement, elle sentit son coeur battre plus vite, comme s’il voulait sortir de sa cage thoracique. Elle s’effondra tout de suite, se tordant à moitié la cheville

 «-Athanassia ? Où es-tu? Athanassia ?»

Mais elle ne répondit rien, Athanassia. Ses doigts se portèrent naturellement à sa gorge qui laissait passer bien trop peu d’air. Sa poitrine se soulevait trop vite, elle était déjà comme essoufflée, haletante, paniquée. Le noir s’était refermé sur elles. Sur elle. Le noir, le même que dans ce placard trop étroit, le même que ces jours entiers sans en sortir. Elle croyait voir des monstres étendre leur emprise sur elle. Et même si elle savait bien, en faisant appel à sa raison, qu’il n’y avait rien, elle ne pouvait pas s’empêcher d’y croire.

«-Tu vas bien ?» 

Elle savait que c’était la voix de Cassiopée. Mais quand celle-ci toucha sa main, comment aurait-elle pu savoir que c’était la sienne et pas une patte immonde d’un cauchemar d’enfant qui ne l’avait jamais quittée ? Alors Athanassia, toujours haletante, enleva sa main avec précipitation. Elle hurla, terrorisée, crachant les derniers restes d’airs qui se trouvaient encore dans ses poumons jusque là. Ses doigts s’acharnèrent alors sur la porte, avec une énergie qu’elle n’avait que rarement eue. Elle finirait sans doute plus résignée, trop épuisée pour poursuivre, trop ravagée par ses peurs, quand ils daigneraient ouvrir.

-Ouvrez !

Sa voix déchirait l’air en même temps que les bruits de ses mains sur la porte. Cri du coeur au moins aussi puissant que celui de Cassiopée un peu plus tôt. Mais c’était un coffre, il n’y avait sûrement que Cassiopée pour entendre tout ce désespoir alors qu’elle sentait sa gorge se serrer plus fort encore. Incapable de parler, tremblante, elle finit par se laisser glisser le long de la porte et par se noyer dans ses larmes et ses hoquets. Une voix semblait lui hurler qu’elle ne sortirait jamais de là, qu’elle mourrait dans cet espace. Il fallait avouer qu’enfermer une achluophobe et claustrophobe dans un coffre était loin d’être la meilleure des idées. Elle se balança doucement dans le noir, serrant ses genoux contre sa poitrine même si ça l’empêcherait plus de respirer qu’autre chose.

- Je vais mourir,
voilà le chuchotement désespéré qui quitta ses lèvres.
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Storm ; Athabae EmptyJeu 24 Oct - 0:13

Elle se met à crier la brune, crier dans des cris que Cassiopée reconnait. La peur, la terreur, les cris de l’angoisse et de la panique. Elle les connait car bien trop souvent, c’est de sa gorge à elle qu’ils sortent. Elle connait la peur et les cris de l’angoisse. Elle connait cette submersion de l’angoisse qui monte, sans qu’on ne sache quoi en faire, sans qu’on ne puisse la contrôler. Cette peur, qui vous envahit, vous dévore et détruit tout le reste autour de vous, détruit tout jusqu’à la raison. Athanassia cri, un cri affreux qui sort du fond de sa gorge, étouffé par la peur et par l’angoisse. Cassiopée ne tente pas de retrouver sa main dans la sienne, elle sait que ça ne sert à rien, ce n’est pas ce qui rassurera la jeune femme .Elle se voit elle même, plongée dans ses angoisses, dans ses peurs et ses souffrances. Elle se voit elle même, hurlant de terreur quand on l’a retrouvé dans son appartement recouvert de sang, elle se voit elle même quand elle entend les hoquets de panique qui secoue la professeure. Elle entend, les mains d’Athanassia qui s’acharnent sur la porte, elle doit se les abimer, ses les écorcher, elle sent la panique. Elle comprend, elle que la jeune femme, serait sans doute prête à s’arracher les mains sur cette porte dans le seul but de l’ouvrir. « -Ouvrez ! » elle dit dans une supplication qui brise le coeur de l’écrivain qui se sent impuissante. Elle qui voulait aider Athanassia, elle la plonge dans une crise d’angoisse. Elle se sent mal, elle se sent coupable de lui faire subir ça. Elle n’a réussit qu’à empirer la situation. L’auraient-ils jeté là sans l’intervention de Cassiopée ? L’auraient-ils plongé dans cet endroit sans elle, sans sa tentative pour la sauver.

Elle entend ses hoquets, ses larmes qui viennent percer l’obscurité. Elle ne cri plus, elle pleure, contre la porte de métal. « - Je vais mourir » elle dit, dans une supplication et la jeune femme se sent désarmée face à tout ça. Elle ne sait pas quoi faire pour l’apaiser, quoi faire pour la calmer. C’est peut-être un élan de lucidité qui la traverse à se moment là, ou simplement son portable qui vient heurter sa cuisse quand elle se lève. Il est là, dans la poche de son manteau. Les braqueurs n’ont pas pensé à leur prendre. Il n’y a sans doute pas de réseau dans ce coffre pour appeler à l’aide, mais ce n’est pas ce qui vient à l’esprit de la jeune femme; elle n’a pas besoin de réseau, pas besoin d’internet pour ça. Elle déverrouille son portable, doucement et allume la lampe torche. Pose le téléphone face contre le sol pour que la faible lumière inonde faiblement l’endroit. La lumière n’est pas vive, pourtant, elle suffit à dessiner la silhouette d’Athanassia dans la pénombre, a dessiner les formes de la porte et de leurs deux corps qui étaient juste que là plongé dans le noir. Elle la voit, contre la porte, en larme, à se balancer d’avant en arrière dans un geste de réconfort.

Cassiopée ne sait pas trop quoi faire, mais doucement, elle se lève, rapprochant son portable de la jeune femme pour l’éclairer un peu plus. Elle ne sait pas si c’est la claustrophobie ou le noir ou bien les deux qui font peur à la professeure mais elle veut tenter d’apaiser ses angoisses. Elle pose sa main, doucement sur son épaule pour tenter de la rassurer, maintenant qu’elle peut la voir, maintenant, qu’elle sait que ce n’est pas un monstre. « -Athanassia. Je suis là. Il ne va rien t’arriver. Je te le promet. Ça va aller. » elle souffle doucement pour tenter de la calmer. Elle ne sait pas si elle peut vraiment promettre ça, mais elle veut tenter de la rassurer un peu, de l’apaiser un peu, du mieux qu’elle peut du moins. Elle réajuste une mèche de cheveux de la jeune femme. « -Je vais faire en sorte qu’il ne t’arrives rien d’accord? » elle dit doucement, de sa voix la plus calme. Elle a peur, mais elle ne veut pas qu’elle sache, pas qu’elle ressente ça aussi. Non. Elle doit être forte, courageuse pour apaiser ses peur et ses craintes. Elle doit essayer de la protéger .Elle ne sait pas trop pourquoi, ni d’où elle tire ce besoin de la rassurer et de la protéger alors qu’elles se connaissent à peine. Mais elle se sent lié à elle, de cette façon un peu inexplicable. « -tu as ton téléphone sur toi ? Il fait lampe torche ? On pourrait avoir un peu plus de lumière » elle dit pour trouver un moyen de rendre l’endroit plus clair. Elle retire son manteau et le pose sur les frêles épaules de la jeune femme.
Athanassia Vasilios
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Storm ; Athabae EmptyJeu 24 Oct - 17:49
Il y avait de la lumière. Blanche, froide, une lumière qui aurait dû l’aider à se calmer. Mais Athanassia, elle savait que la lumière faisait bouger des ombres. Le noir complet était oppressant, terrifiant, mais la faible lumière c’était encore autre chose. Le noir complet avalait ses proies, brutalement, sans pitié. La faible lumière, elle faisait naître un faible espoir, et en même temps elle faisait naître la chasse. Elle faisait se mouvoir les monstres. La terreur claire, celle qui la faisait hurler à la mort, qui la tuait aussi sûrement que des coups de couteau, laissait place à une angoisse plus profonde et plus insidieuse. Le placard, quand la lumière de la chambre parvenait à se glisser dans les interstice et que les vêtements de la penderie au-dessus de sa tête bougeaient sous ses mouvements désespérés. Cassiopée ne pouvait sûrement pas comprendre. Elle avait l’air de connaître cette angoisse mais pas de la même manière. Elle n’avait sûrement jamais senti ce désespoir si violent cette peur de tuer ou d’être tuée. Elle n’avait sûrement pas été jusqu’à menacer sa mère d’un couteau. Jusqu’à le planter dans son corps. Pandora n’était pas morte, mais ça tenait un peu du miracle et beaucoup de la chance. Les peurs d’Athanassia n’étaient pas mortes non plus. Dans un roman, il aurait sûrement fallu que sa mère meure pour que ses angoisses disparaissent. Et si elle avait été convaincue que ça pouvait fonctionner, peut-être que…

En même temps que la lumière se rapprocha, Athanassia resserra ses doigts sur ses vêtements, sur sa peau, peu importe. Tendue. Effrayée. Encore en larmes, encore ailleurs. Elle ne pouvait pas savoir, Cassiopée, tout ce qui entourait même ce fameux placard. Tous les coups, toutes les cicatrices. C’était peut-être pour ça qu’elle se dit que c’était une bonne idée de poser sa main sur l’épaule de la Grecque, elle se doutait sûrement pas que ça lui rappellerait quelque chose de bien différent qu’un soutien amical dans les moments difficiles. Elle se doutait pas qu’un contact de ce genre c’était un moment difficile. Alors elle cria, Athanassia, un cri bref mais intense. Un cri d’agonie. Le cri de l’animal qu’on égorge à l’abattoir. Et elle se mit à trembler plus fort en se blottissant davantage contre la porte trop froide. Parce que ça voulait dire qu’aucun monstre ne viendrait de là, c’était du solide, pas de l’air. Une protection. Si elle était en état de réfléchir elle se collerait dans un coin, ça maximiserait sans doute les chances. Mais elle était envoûtée par la porte, par la promesse d’une sortie, par l’envie de s’éloigner de tout ce qui pourrait l’oppresser davantage. Comme deux murs trop près l’un de l’autre. Achluophobe et claustrophobe.

« -Athanassia. Je suis là. Il ne va rien t’arriver. Je te le promet. Ça va aller. » 

C’était peut-être ça la différence avec d’habitude. Elle n’était pas seule, et en même temps, elle n’était pas avec Phoebe. Phoebe pouvait l’apaiser, Phoebe savait faire, Phoebe pouvait comprendre. Mais même si elle faisait l’effort d’oublier le noir et ce coffre, même si elle faisait l’effort d’oublier qu’elles pourraient mourir là quand l’air viendrait à manquer, pouvait elle vraiment se calmer ? Oublier que dehors, il y avait des hommes armés ? Cassiopée approcha sa main du visage d’Athanassia, alors la professeur ferma les yeux avec force, incapable de bouger plus loin, tandis que l’autrice replaçait un peu ses cheveux. Comment faisait-elle pour pouvoir se soucier de ce genre de choses ?

 -Je vais faire en sorte qu’il ne t’arrives rien d’accord? » 

Athanassia n’avait jamais eu personne pour lui dire ça. De qui aurait-elle pu attendre ces mots là ? Sa mère était celle qui avait causé toutes ces souffrances. Phoebe était celle qu’elle avait toujours protégé en disant ces mots, justement. Cette phrase qui l’avait fait prendre tous ces coups à la place de sa cadette. Cette phrase qui l’avait poussée à tenir ce couteau entre ces mains, à devenir dangereuse. Mais personne n’avait prononcé ces mots à son attention et Athanassia ne savait pas si elle devait les croire, s’y raccrocher. Cassiopée pouvait-elle vraiment faire quoi que ce soit ? Voulait-elle la laisser faire ce genre de promesses, déjà ?

 « -tu as ton téléphone sur toi ? Il fait lampe torche ? On pourrait avoir un peu plus de lumière » 

Son téléphone. Oui, elle l’avait dans son sac… A l’extérieur de cette pièce. Son sac, qu’elle avait laissé dans la grande salle où les braqueurs étaient entrés. Ensevelie sous ses propres pleurs, Athanassia ne s’inquiétait pas vraiment ce qui pourrait arriver à ses affaires il fallait l’avouer. Elle fit « non » de la tête en hoquetant, peinant à respirer, peinant à vivre. Elle n’avait rien d’autre que ce qui traînait dans ses poches, à savoir pas grand-chose. Athanassia était une femme méthodique et organisée qui n’avait pas pour habitude de laisser n’importe quoi n’importe où… A part ses lèvres, qui échappaient mystérieusement à son obsession du rangement.

- Il faut sortir
, répéta la Grecque d’une voix tremblante en même temps qu’elle ravalait ses sanglots déchirants pour laisser plus de place à une angoisse profonde et tétanisante. Cassiopée voulait l’aider mais elle ne pouvait rien faire, parce que la seule chose qui pourrait l’apaiser était de sortir de là et que « là », c’était un coffre de banque. Elles avaient le temps de mourir là-dedans dix fois. Du moins, ça aurait été le cas si la porte ne s’était pas ouverte brusquement dans le dos d’Athanassia la faisait heurter le sol avec violence.

L’homme qui avait ouvert recula d’un pas, mi surpris mi agacé, et il n’eut pas le temps d’empêcher le crâne d’Athanassia de heurter le marbre glissant du bâtiment. Celle-ci se sentit sonnée, ses yeux grands ouverts papillonnèrent un peu comme s’ils cherchaient à faire la mise au point tandis qu’elle prenait une grande inspiration. En théorie ces hommes la faisaient mourir de peur. Mais ils l’avaient enfermée là dedans et il était hors de question qu’elle y remette le moindre orteil.

Lui, il n’était venu que chercher Cassiopée, la star, celle qui allait lui rapporter de l’argent et le sauver. Il redressa la tête pour la voir, parce que c’était la seule qui importait vraiment et qu’il comptait bien abandonner l’autre dans le coffre juste au cas où. Seulement Athanassia n’avait pas décidé de se laisser faire, cette fois non plus. Il n’y avait probablement aucun moyen de la rendre plus hargneuse et dangereuse qu’en faisant ce qu’ils avaient fait. Alors armé ou pas, elle bondit sur ses jambes et se rua sur lui.
Cassiopée Grantt
Cassiopée Granttvictime de cupidon
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Storm ; Athabae EmptyDim 3 Nov - 1:46
Cassiopée n’avait jamais jugée les peurs des gens, elle ne les avait jamais trouvé ridicules ou inadéquats, elle savait que certaines personnes pouvaient trouvé les phobies étranges et anormales pourtant, Cassiopée elle, comprenait ce que les gens pouvaient trouver d’effrayant aux araignées, à la hauteur et au sang. Mais par dessus tout, elle comprenait la peur du noir, le noir avait cette chose étrange et effrayante. Le noir était absorbant, dévorant, il pouvait s’engouffrer partout, faire tout disparaitre. Le noir était omniprésent, et il gagnait toujours, il pouvait tout cacher, cacher les plus grand cauchemars et les pires démons. Oui. Elle comprenait la peur du noir dont souffrait apparemment la jeune femme en sa compagnie. Cassiopée tentait, de faire face, d’aider Athanassia, mais elles ne se connaissaient pas, pas suffisamment pour que ses mots puissent avoir de l’impact pour réconforter la jeune femme. Non, Cassiopée n’avait pas proximité nécessaire avec la jeune femme pour pouvoir trouver les mots nécessaires à apaiser sa peur, elle tentait, elle tentait les paroles apaisante, les mots d’une grande douceur pour la clamer mais elle voyait bien que rien ne parvenait à l’apaiser réellement. Elle écoutait ou peut-être pas, Cassie ne savait pas trop. Comme elle ne savait pas plus ce qu’elle pouvait faire pour l’aider, elle se sentait impuissante et fragile face à la situation. Elle n’était pas de ceux qui avaient les mots pour calmer la peur, elle était plutôt celle prise dans les crises d’angoisses que les autres sauvent. Et là, elle se retrouvait dans la peau de celle qui devait avoir les bons mots, les bons gestes mais elle ne savait pas. Elle ne savait pas si elle pouvait prendre Athanassia dans ses mains, elle ne savait pas si elle pouvait se montrer plus intime avec la jeune femme qu’elle connaissait à peine…

Cette journée n’était pas du tout ce qu’elle avait imaginé, non pas du tout… Elle avait imaginé une journée calme, douce, à l’image de tout ce qu’elle aimait. Douceur et calme, quelques rires, quelques amusements, des bons moments, des bons souvenirs qu’elles auraient pu partager et qu’elles auraient pu se remémorer. Cassiopée aurait peut-être même aimé tenter quelque chose pourquoi pas avec la jeune femme qui ne la la laissait pas indifférente. Elle ne pouvait pas le nier, Athanassia avait occupé ses pensées à de nombreuses reprises, la coupant parfois dans son travail. Elle aurait aimé lui poser des questions sur elle, connaitre mieux cette jeune femme, connaitre mieux sa vie. Elle aurait aimé qu’elle lui parle d’elle, de ce qu’elle aimait de ce qu’elle connaissait.. elle aurait aimé, connaitre son parfum de glace favoris, connaitre son auteur préféré, sa couleur favorite ou même sa fleur favorite. Cassiopée aurait aimé que la journée soi agréable pour pourquoi pas lui plaire, pourquoi pas lui donner envie de la revoir d’en faire elle une amie ou plus. Elle ne savait pas trop. Elle avait juste pensé que cette journée l’aurait accroché un peu plus à la jolie brune. Elle aurait aimé lui parler de son nouveau personne qu’elle avait imaginé grace à elle… elle aurait aimé que les choses se déroulent tout autrement. Et elle ne pouvait pas s’empêcher de se sentir coupable, elle était celle qui était intervenu, peut-être qu’ils ne l’aurait jamais enfermé ici, si elle n’avait pas parlé…

« - Il faut sortir » Elle répéta comme un disque rayé, sortir. Oui Cassiopée devait la faire sortir, elle s’apprêta a frapper contre l’immense porte de fer mais cette dernier s’ouvrit sans crier garder et fit basculer Athanassia en arrière. Cassiopée n’eut pas réellement le temps de réagir, ses yeux ayant du mal à s’habituer au retour de la lumière. Elle reprit ses esprits, comme quand on sort d’un rêve quand Athanassia l’air enragé se rua sur l’homme qui venait d’ouvrir la porte. Cassiopée se figea sur place, paralysée. Qu’est ce qu’elle faisait ? Elle allait se faire tuer. L’écrivain ne sut quoi faire et comme premier réflexe elle attrapa Athanassia par les épaule pour la détacher de l’homme qu’elle avait mit sur le sol. L’homme était détenu par terre, inconscient, surprit et étourdit par la chute de la brune qui l’avait prit à la gorge. « Athanassia. Athanassia calme toi. » dit-elle en attrapant la jeune femme encore tremblante par l’adrénaline dans ses bras. « -Calme toi. C’est fini. On ne te remettra pas là dedans. » dit l’écrivaine d’une voix douce. Cassiopée ne savait pas ce qu’il convenait de faire, mais elle devait faire quelque chose. Elle ramassa l’arme qui l’homme portait à la ceinture d’une main incertaine. Elle devait se rappeler de son père. Dans son enfance il lui avait apprit à tirer. « -Viens… on va essayer de trouver une issus et de prévenir les secours; » dit-elle en prenant la main de la professeure entre ses doigts pour se donner un peu de courage. Elle ne devait pas perdre son sang froid. Sortir. Il faut sortir. Elle se répéta les mots de la brune. Sortir.
Athanassia Vasilios
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Storm ; Athabae EmptyMar 5 Nov - 22:12
Qu’est-ce qui s’était passé ? Athanassia était là, haletante, debout, elle sentait sur ses épaules les doigts de Cassiopée et par terre il y avait le corps d’un homme. Allongé. Inconscient. C’était elle qui avait fait ça, la disposition ne laissait aucun doute et pourtant… La professeur ne pensait pas en être capable. Persuadée au fond d’elle qu’elle ne ferait pas de mal à une mouche. La lumière avait balayé les ténèbres et il n’en fallait pas plus pour qu’elle retrouve ses esprits même si pour sa respiration c’était encore loin d’être le cas.

« Athanassia. Athanassia calme toi. »

C’était la même intonation que celle de Phoebe, ce soir . Athanassia se pétrifia sur place en y repensant. Elle avait failli tuer sa mère, une fois. Elle n’aurait sûrement pas regretté de l’avoir fait si elle avait réussi – et ce simple constat l’avait toujours terrorisée quand elle avait dû repenser froidement à ses actes. Mais elle découvrait désormais qu’elle n’était plus si inoffensive, qu’elle ne pouvait plus croire qu’elle l’était. Parce qu’il y avait ce type par terre, parce qu’elle savait que c’était à cause d’elle qu’il était dans cet état. Alors ses mains se mirent à trembler à nouveau, tandis qu’elle était incapable de bouger. Elle avait failli tuer une fois. Et maintenant elle avait fait ça. Quel genre de monstre était-elle ? Cassiopée la prit dans ses bras et elle se sentit étouffer.

« -Calme toi. C’est fini. On ne te remettra pas là dedans. » 

Elle avait la voix douce. Ça la rassura un peu, et puis elle relâcha ses bras. Alors la professeur inspira profondément, avec la même force que ces plongeurs qui sortent la tête de l’eau après une apnée trop longue. Les yeux un peu vides, elle vit Cassiopée se pencher pour ramasser l’arme sans trop la voir vraiment, ailleurs. Et c’était peut-être mieux ainsi. C’était peut-être mieux qu’elle ne se rende pas compte de ce qui passait, de ce pouvoir entre leurs mains. Athanassia ne pourrait jamais toucher une arme, encore moins après ce qu’elle venait juste de faire. Elle déraperait trop vite. La peur l’étreignait trop fort.

« -Viens… on va essayer de trouver une issus et de prévenir les secours; »

La Grecque revint à la réalité. Oui, il fallait sortir et prévenir ceux qu’il fallait. Adieu son sac, adieu ses affaires, ce n’était pas bien grave. Elles avaient une mission, bien qu’elles ne l’aient ni choisi ni voulu. Cassiopée, elle avait cette force en elle, cette volonté d’aller de l’avant qui faisait défaut à Athanassia. Cette force qui l’avait poussée à annoncer son nom et sa profession et sa célébrité. Athanassia savait qu’elle en aurait été incapable, elle. Sauf pour Phoebe, sans doute. Mais que n’aurait-elle pas fait pour sa petite sœur ?

- Oui, tu as raison
, balbutia-t-elle d’une toute petite voix.

Peut-être que dans ses livres, Cassiopée savait quoi faire. Peut-être qu’elle avait l’habitude de ces situations aussi romanesques que dangereuses, peut-être qu’elle avait même déjà écrit quelque chose de ce genre. Et si c’était le cas, est-ce que ça se terminait bien ? Athanassia trouva quelques secondes pour regretter de ne pas avoir lu de plus près ce genre de littérature là. Elle repensa à tous ces cours où elle expliquait à ses étudiants à quel point la littérature grecque était – ou non – représentative de la vie de l’époque. Comme toujours, elle cherchait encore dans la fiction le remède à la réalité.

Réfléchir. Il fallait réfléchir. Elles ne pouvaient pas rester là parce que les preneurs d’otages et braqueurs ne tarderaient pas à trouver que leur ami était trop long pour faire ce qu’il avait à faire et viendraient le chercher. Comme il n’était sans doute pas mort elles ne pouvait pas dissimuler son corps non plus dans l’espoir qu’on ne le retrouve pas. Il fallait fuir, avant que quelqu’un leur tombe dessus ou pire, avant que l’homme ne se réveille. Athanassia serra la main de Cassiopée dans la sienne, terrorisée à l’idée que leur désobéissance les condamne à pire que ce qu’elles avaient déjà dû vivre toutes les deux ce jour là. Mais elle se fit violence pour tirer la main de Cassiopée, pour se mettre en marche et la faire venir avec elle. Un peu agitée, ses pas se pressèrent et le bruit résonna un peu – ce qui n’était pas pour l’apaiser. Arrivant devant un grand escalier elle se douta bien qu’il faudrait faire demi-tour : monter ce serait se couper du niveau de la rue, se couper un peu plus de la sortie. Mais où aller ? Athanassia ne connaissait pas les lieux, elle redoutait le moindre faux pas.

Et alors qu’elles s’éloignaient encore, cherchant une piste vers la sortie ou une révélation quelconque qui les tirerait de cette mésaventure, des bruits de pas et des cris résonnèrent dans toute la salle trop vide et trop porteuse de bruits. Otages ? Braqueurs ? Que pouvait-il se passer ? Tous les scénarios les plus horribles se bousculaient sous le crâne d’Athanassia mais il fallait être forte et lutter contre la peur qui lui rongeait le corps.

- J’ai une petite sœur,
se surprit-elle à murmurer. Tout d’abord sans trop savoir pourquoi, puis avec un objectif plus clair. S’il m’arrive quelque chose et que tu t’en sors… Dis lui que je l’aime, s’il te plaît. Elle s’appelle Phoebe.
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