Mood ; Ekatherina

Beth Moore
Beth Moorevictime de cupidon
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Mood ; Ekatherina  EmptyVen 26 Juil - 17:10
 « Beth, j’ai mal... » il souffle en grimaçant de douleur en attrapant ta main dans la sienne. Ses petits doigts peine à serrer les tiens, il n’a plus assez de force pour faire ça. Il sert ta main dans la sienne, te regarde de ses yeux bleus tremblant sous la douleur. « Beth je vais mourir ? » tu retiens une larme dans tes yeux et serre sa main dans la tienne. « non mon chéri. Ça va aller ne t’en fais pas. Tu vas te faire opérer et ça ira d’accord ? » Nicholas te regarde et sert les dents en plongeant ses deux pierres grises dans tes Iris. Il tremble sous la douleur, peine à trouver ses mots et toi tu restes la silencieuse à tenter de ne pas perdre ta contenance face à ses yeux qui te demande de l’aide mais tu ne peux pas. Tu peux juste de contenter d’être là et de chercher le moyen de financer les frais d’hôpital. « Où est papa ? »

Il regarde la porte, cherchant son père du regard , mais Allen n’est pas là, il est retenu au travail. Vous vous alternez souvent pour passer du temps avec lui et essaye de ne jamais le laisser seul. Pourtant tu sais qu’il faudra bien un moment le laisser seul pour toi même retourner travailler. Pourtant, quand tu le vois la, allongé sur son lit, le visage si pâle tu as du mal à te dire que tu devras le laisser là dans quelques heures pour qu’il subisse encore soins, traitement, opérations douloureuses. Tu aurais aimé avoir une solution pour Nicholas. Si vous aviez les moyens, il pourrait vivre chez lui, dans une chambre adaptée et médicalisée mais vous n’avez pas les sous. Même si tu aides ton frère, même si ton frère se bute au travail autant qu’il peut. Vous avez à peine les sous nécessaire pour qu’il puisse avoir les soins nécessaires et une chambre dans cet hôpital.

Vous restez là, lui allongé sur son lit immaculé et toi, à lui tenir la main en discutant de tout et de rien. De choses futiles. De ce qu’il souhaiterait faire quand il sortirai d’ici, de ses ambitions. Pourtant, tu n’es pas certaine qu’un jour il puisse réellement sortir d’ici, marcher sur ses deux jambes et continuer sa vie d’enfant. Mais tu préfères taire ces angoisses. Pourtant, tu sais qu’elles sont là, elle planent sur lui, menaçante. Mais tu préfère encore une fois tuer ces angoisses et ne pas leur donner de noms pour ne pas l'inquiéter. Vous n’êtes pas sure qu’un jour il sorte d’ici, vous n’êtes même pas sûre qu’il voit son prochain anniversaire parfois, et ça vous en avait pleinement conscience même si la vérité est difficile parfois à accepter.

Au bout de deux heures Nicholas s’endort sur ton bras alors que son père entre dans la chambre silencieusement. Allen vous dévisage tous les deux et te sourit avant de sourire en regardant son fils. Tu lis dans ses yeux, la douleur de l’endroit, la peur du père dans ses yeus qui s’assombrissent quand il regarde tous les fils auxquels sont fils est relié. Il soupire, pose une main sur ton épaule et embrasse ton front .Signe, qu’il te libère de cet spectacle éprouvant. Il prend le relais. Vous échangez vos place sur la chaise, tu embrasses la main du garçon avant de fermer la porte de la chambre d’hôpital doucement. Tu détestes cet endroit, le silence trop pesant des couloirs, l’aveuglement des murs blafard et l’odeur d'anesthésiant qui plane dans l’air sans cesse.

---

Comme a chaque fois que tu sors de l’hôpital tu te sens mal, comme vidée, comme triste et déprimée. Tu te sent mal, vidée, épuisée, dans une sorte de morosité qui t'envahit. VOir ton neveu comme ça te rappelle sans cesse que malgré tous vos efforts vous ne parvenez pas à combler les dettes que vous avez. Il te faut un moment quand tu passes les portes de l’hôpital pour te remettre de ce spectacle.
Tu voudrais bien que vous parveniez a joindre les deux bout, trouver un moyen d’aider le petit, mais tu sais aussi que c’est une tâche compliquée. Malgré vos effort, les deux emplois de ton frère, le tien et ce que tu fais à côté, les factures de frais d’hôpitaux ne cesse de s’accumuler sur la table et on vous demande toujours plus. Toujours toujours plus. Sans cesse. Les gens en ont peu faire que ce soit un gamin, que vous ne possédiez pas l’argent suffisant pour le sauver, ils veulent juste être payé.
Tu as besoin d’une cigarette pour te détendre mais ton paquet est irrémédiablement vide. Tu soupires avant de te décider a demander a une jeune femme sur le trottoir. Cheveux bleu, air ailleurs. « Excusez vous. Vous auriez une cigarette ? » Tu veux t’acrocher a ça comme une bouée, même si tu as promis que tu arrêterai de fumer, c’est la seule chose qui te calme un peu, la seule chose qui arrive à te détendre quand tu penses à cette enfance qu’on lui vole. C’est pas ton gosse, c’est celui de ton frère mais tu l’as élevé avec lui, tu as toujours été là pour Nicholas et quand sa maladie s’est déclarée il y a deux ans, tu as vu ton monde s’effondrer. Tu ne pense pas que tu survivrais à sa perte.
Ekatherina Nabokova
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Mood ; Ekatherina  EmptyVen 26 Juil - 18:55
Ça allait être un peu tendu, pendant quelques temps. La protection de la mafia russe, c’était pas rien, ça aurait dû lui garantir une relative sécurité mais apparemment ça ne suffisait pas. Ou alors, c’était peut-être parce que c’était elle qui était censée protéger les autres que ça marchait moins bien quand elle avait besoin d’un peu d’air. Ou alors, elle avait un peu déconné.

Non, ça, ça n’arrivait jamais. Ekatherina avait été entraînée parmi les meilleurs, quand elle avait accepté de s’enrôler pour éponger sa dette. Elle avait la rigueur et le sérieux nécessaire, elle savait suffisamment où elle devait traîner, à qui elle pouvait parler, proposer de l’aide, pour qui elle pouvait faire des extras, qui elle devait garder à l’oeil. Si on ne voulait pas se débarrasser d’elle une fois de temps en temps, ça voudrait sûrement dire qu’elle ne faisait pas assez peur, qu’elle ne faisait pas assez bien son travail. Et son travail était toujours fait à la perfection.

Dans ses bottes, des couteaux. Dans sa veste, un flingue. Dans son sac ? Mieux valait ignorer tout ce qu’elle pouvait trimballer avec elle. Produits dangereux, autres armes, preuves quelconques.Ça dépendait des jours. Elle marchait tranquillement pourtant, fumant une cigarette, l’air de rien. Elle ne pouvait pas avoir l’air d’avoir peur. Ses yeux détaillaient pourtant tous ceux qui pouvaient la croiser, derrière ses verres de lunettes de soleil teintées qui ne laissaient pas voir où elle les dirigeaient. Elle ne savait pas d’où viendrait la menace, mais après un coup comme celui qu’elle venait de faire, elle était certaine qu’il y aurait quelque chose. La police ne la connaissait pas, mais ça n’empêchaient pas les autres de savoir de qui se méfier, et contre qui se venger. Peut-être qu’elle devrait arrêter les cheveux bleus, c’était quand même un sacré signe distinctif…

Enfin, peut-être que ce serait pas pour tout de suite. Peut-être qu’elle aurait le temps de rejoindre un coin sympa où disparaître… Une heure ou deux, il lui fallait pas plus. Personne ne l’avait suivie, elle avait laissé sa voiture plus loin, juste au cas où, elle avait préféré marcher, ça laissait moins de traces. De toute façon si elle avait survécu jusque là, c’était pas une tentative de vengeance à deux balles qui allait l’effrayer. Du moins il fallait s’en convaincre.

« Excusez vous. Vous auriez une cigarette ? »

La fille était mignonne. Cheveux roses. Elle avait pas vraiment l’air d’être une menace, ça faisait déjà un moment qu’elle était apparue dans son champ de vision. Elle avait pas l’air très en forme, cela dit, probablement un peu triste. A cette distance de l’hôpital, c’était pas étonnant. On croisait rarement les gens heureux là-bas, surtout quand le service de maternité s’y trouvait pas. Peut-être qu’elle pourrait aller se cacher aux urgences, on la chercherait pas là-bas. Mais avec tout ce qu’elle avait sur elle, elle pouvait pas vraiment se le permettre. Et elle détestait mettre en danger des innocents. Tuer, d’accord, mais pas n’importe qui. Seulement les gens dangereux.

Alors Ekatherina s’arrêta. Elle était pas à deux minutes près de toute façon, et puis, la fille était mignonne alors… Elle glissa sa main dans la bonne poche de sa veste, celle où se trouvait son paquet de clopes entamé, et elle tendit le tout à la demoiselle. Quelle se serve. Elle manquait vraiment pas de thunes pour en racheter, de toute façon. Et puis ça aurait pas été très sympa de pas la dépanner alors qu’elle avait elle-même la clope au bec, hein ?

- Toujours, surtout pour les jolies filles
, lança-t-elle sur un ton qui ne masquait pas du tout qu’il s’agissait d’une plaisanterie, comme si elle s’amusait simplement à imiter un gros lourd.

Mais la vérité, c’était qu’elle avait pas trop le temps de mater la jolie fille. Son regard glissait toujours vers la route, vers le trottoir derrière ou devant elle, à la recherche du moindre signe, de la moindre anomalie. La moindre voiture qu’elle aurait déjà trop aperçue, la moindre présence familière sans l’être, le moindre regard qui viendrait lui dire qu’on venait pour elle. Ou alors, il se posait sur les planques, sur les bac de déchets derrière lesquels elle pourrait s’abriter, sur le muret qui pourrait l’aider à fuir. La fille, elle voulait juste une cigarette. Elle avait rien à voir avec le visage plein de sang de ce type qu’elle avait dû égorger le jour-même. Avec les cris, la violence, avec ces types qui allaient forcément tenter de lui tomber dessus et qu’elle devrait remettre en place.

- Tu veux du feu ?
Ajouta-t-elle sans quitter des yeux une voiture qui roulait étonnamment lentement dans leur direction.
Beth Moore
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Mood ; Ekatherina  EmptyMar 6 Aoû - 21:11
C’est venu un peu par hasard, cette idée, c’est venue surtout par un besoin de nécessité. Avant ça, tu n’aurai jamais pensé à faire quelque chose du genre. Vous avez toujours été droit, ton frère comme toi. Toujours à marcher dans le rang, à rester discret, a ne pas attirer trop les regards sur vous. Des gens basiques en soit ,des gens normaux en somme. Pourtant, quand Nicholas est tombé malade votre vie a prit un autre tournant, parce que tu ne sais pas comment font les autres mais même avec vos deux emploie vous aviez pas le moyens de payer l'hôpital et les soins, pas les sous pour lui permettre de se soigner, pas les sous pour continuer de vivre en même temps; Tu ne sais pas comment font les gens, qui ont pas le courage de défier la loi pour s’en sortir, par la possibilité de faire autrement que de prendre un crédit pour soigner leurs gosses malades parce qu’il en ont d’autres à nourrir à la maison. Vous êtes deux, vous partagez un appartement à trois, il n’y a que lui et pourtant, si vous n’aviez pas franchit le pas, vous n’auriez jamais pu le sauver, l’aider, lui donner une chance de guérir. Nicholas serait mort, quelques mois après sans doute, dans la douleur si un soir tu n’avais pas décidé de passer au delà de vos propres principes avec Allen.

Tu te souviendras toujours de ce soir là, vous vous êtes disputé pour la dernière facture d'hôpital qui venait d’arriver. «Laisse moi faire !» Il a hurlé de colère, lancé une chaise qui s’est brisé contre le mur. «On peut pas faire ça Beth ! On va finir en taule et il ira dans un foyer!» Tu as hurlé encore plus fort que lui, il a haussé le ton, jusqu’à faire trembler les murs de l’appartement. Pourtant vous n’aviez pas d’autres solutions a ce moment là. Une facture de frais d’hosto, un loyer qui tombait, des factures et un frigo vide. Vous étiez à deux doigts de vous retrouver dehors avec un gosse malade. Allen et sa pension d’ancien militaire, toi et ton salaire de serveuse. Il a fini par te laisser faire. Il a fini par te laisser pendant toute la nuit te mettre à taper sur le clavier de votre ordinateur pour récupérer des sous sur le compte d’un riche de Chicago pour payer tout ce qui vous manquait. ça a commencé comme ça cette histoire.

Malgré tout, malgré les magouilles, les escroqueries, les piratages et le crime organisé. Tu as l'impression que  vous sortirez jamais la tête  de l’eau. Vous vous êtes promis que vous arrêterez quand il irait mieux, mais rien ne va mieux, vous ne vous sortirez jamais de cette ‘mauvaise passe’ car ce n’est pas une mauvaise passe. T’as juste besoin d’une cigarette pour accepter cette fatalité. vous serez toujours dans la merde si vous vous contentez d’aller bosser tous les matins et tous les soirs comme les gens banals. Vous ne pourrez jamais vivre, vous vous contenterez de survivre comme tous les autres.

«- Toujours, surtout pour les jolies filles » lui répondit la fille à qui elle avait demandé une cigarette, elle n’avait pas réellement fait attention à ses traits mais maintenant qu’elle lui proposait du feu, elle la trouvait plutôt jolie. Un air un peu farouche sur le visage, mais ça ne la déservait pas, au contraire.   Elle semblait juste un peu perdu quand, Beth attrapa entre ses doigt son briquet. Un peu comme un animal au aguets en train d’être chassé.
Tu lui adresses un petit sourire, parce que tu te dis qu’à côté d’un hôpital elle passe peut être un aussi mauvais moment que toi actuellement. Pourtant, ses yeux semblent chercher autre chose, guetter ailleurs que les portes de l’hôpital. Tu as déjà vu ce regard dans les yeux de ton frère. C’est le regard de la panique. Celui qu’il prend quand il fait encore des rêves post traumatique. Celui de la proie que l’on traque, de celui qui a peur pour ça vie. « Tout va bien ? »  tu demandes doucement comme pour ne pas l’effrayer.

Peut être que cela ne te regarde pas vraiment, mais elle semble avoir besoin d’aide peut être ou du moins un peu de soutiens. Tu regardes la voiture qu’elle observe du coin de l’œil, voiture qui roule doucement dans votre direction. Tu n’aimes pas vraiment l’allure de celle ci qui roule de manière étrange vers vous. Peut être que tu parano, peut être qu’elle attends juste quelqu’un qui doit venir la chercher.
Ekatherina Nabokova
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Mood ; Ekatherina  EmptyMar 6 Aoû - 21:53
Ekatherina ne pouvait pas quitter des yeux la voiture qui approchait. Elle aurait préféré pouvoir se concentrer vraiment sur la jolie fille aux cheveux roses qui venait d'attraper son briquet pour allumer la cigarette qu'elle avait réclamée, mais ça n'aurait franchement pas été la meilleure idée ppint de vue survie. Cette fille n'allait rien faire de mal, songeait la Russe en replaçant ses lunettes de soleil. Mais ces types, juste là...

« Tout va bien ? » 

Silence. La demoiselle aux cheveux bleus ne tourna pas la tête et ne dit pas le moindre mot, ne quittant pas des yeux la vitre de la bagnole qui serait à leur niveau d'ici quelques secondes. Les traits du visage du conducteur comme ceux du passager s'affinaient de seconde en seconde et ce n'était pas pour lui plaire. Parce qu'elle mes connaissait - ou plutôt elle les reconnaissait - et ce n'était jamais bon signe. Alors elle e prit pas la peine de réclamer son briquet, ni le paquet de clopes qu'elle avait tendu à la fille. Ekatherina, elle porta la main à l'intérieur de sa veste, dans un geste discret qui ne ferait que montrer à ceux qui approchaient qu'elle les avait bien vus, mais qui ne laissait rien voir du contenu de sa poche. De son flingue.

Et là, elle jetta un regard à la fille. Ekatherina savait ce qui allait se passer. Les types allaient continuer d'approcher, baisser la vitre, tirer. Ils la viseraient elle, mais ils n'épargneraient pas une fille qui fumait tranquillement avec elle. Ils la prendraient pour une complice ou une amie, ils voudraient la faire souffrir. Ou alors ils se moquaient tout simplement de son sort, comme beaucoup de ces tueure au rabais sans morale. Ekatherina n'était pas comme ça. On ne l'avait pas instruite comme ça. On l'avait entraînée pour tuer mais pas pour le faire bêtement. Et cette fille, avec ces cheveux roses, c'était une innocente qui fumait une cigarette devant un hôpital. Il y avait probablement un de ses proches à l'intérieur, elle n'avait pas l'air de bosser là. Quelqu'un qui vivait un moment difficile et qui risquait de la perdre parce qu'elle était là au moment moment. Et Ekatherina ne laisserait pas faire ça, pas par sa faute. Tuer n'était pas un problème mais ce devait être justifié, ce devait avoir un but. On ne laissait pas mourir les autres en son nom comme s'il ne s'agissait que de vulgaires chiens errants.

Alors quand le type baissa la vitre, Ekatherina sortit son pistolet la première. N'ayant pas le temps de se débarrasser des deux hommes qui se trouvaient dans l'habitacle avant qu'ils tirent, elle fit un autre choix. Son bras se baissa subitement, elle tira dans le pneu pour les empêcher de rouler. Si elle avait été seule elle n'aurait pas fui, elle se serait mise à couvert, elle se serait débarrassée d'eux, elle aurait envoyé un texto avec le portable prépayé qu'elle avait dans son sac pour prévenir les siens. Et elle serait partie avant l'arrivée de la police. Mais impossible de faire ça en jetant un oeil sur une innocente, hein ? Alors Ekatherina, elle jura en russe.

Elle attrapa, de sa main libre, le poignet de la fille aux cheveux roses pour la forcer à venir avec elle. Maintenant qu'elles avaient été vues ensemble cette fille devenait une cible. Même si en vérité elles ne se connaissaient pas, tant que les hommes qui les avaient vues étaient vivants elle seraient vues comme des complices. Tuer l'une pourrait servir à se venger de l'autre. C'était insupportable. C'était pour ça qu'Ekatherina courait dans la rue avec un flingue et une fille, sans se retourner ou presque, tandis que les deux gars sortaient de la voiture. Elle aurait dû viser un autre endroitnet faire exploser cette putain de caisse. Mais maintenant c'était trop tard pour les regrets. Des bruits de coups de feu se firent entendre bien vite, suivis de cris, il devenait necessaire de se tirer de là ou de se mettre à couvert au plus vite. Ekatherina les fit tourner dans la première ruelle venue. Ils leur fallait un plan. Enfin, si la fille acceptait de la suivre sur ce coup là.
Beth Moore
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Mood ; Ekatherina  EmptyLun 2 Sep - 20:01
La vitre se baissa et presque d’instinct tu compris qu’il ne fallait pas resté là. Pas au regard des deux hommes qui vous fixaient de cette manière trop sure d’eux, pas à l’assurance de leur regard, pas à la détermination dans leurs iris. Tu compris rapidement, à la frustration de la jeune femme à côté, à son silence soudain et à ses deux yeux qui ne lâchaient pas les vitres teintées du véhicule que quelque chose n’allait pas. Si tu ne connaissais pas ces gens, tu comprenais rapidement qu’elle, et eux, ne devaient pas être ce qu’on pourrait nommer des amis. Tu as compris rapidement, au mouvement instinctif sur sa ceinture, à ses muscles qui se raidissent plus la voiture s’approche et ralentis. Tu connais ce regard, tu connais cet instinct, tu as vu ton frère prendre bien trop souvent le même. Quand un bruit est trop fort, quand quelque chose explose, ou même quand l’alarme incendie de votre immeuble se déclenche. Allen a ce réflexe là, il porte la main à sa ceinture, même si elle ne contient plus rien et ses yeux prennent cette dureté. Il se concentre, il analyse, il jauge la situation. On a souvent dit que dans votre duo, il était les muscles et toi le cerveau, ce n’est pas tout à fait vrai. Allen est un cerveau, il ne fonctionne pas comme toi, mais sa facilité à juger une situation est inégalable. Sauf peut être par cette fille.

Tu vois, que son cerveau réfléchit vite, tu vois qu’elle sait déjà tous les choix qui s’offre à elle quand elle saisit ton poignet entre ses doigts graciles avant de tirer dans les roues de la voiture. Deux coup de feu, idéalement placé. Deux coup, parfaitement exécuté. Tu sens qu’elle a l’habitude de ce genre de choses. ça te brûle les poumons à mesure que tu cours, tes muscles se chauffent aussi mais tu écoute cet instinct qui hurle en toi de courir à toute jambe, qui hurle en toi de ne pas t’arrêter. Alors tu suis, a bout de souffle ses mèches bleues qui te guide à travers la rue alors qu’au loin les cri et les coups de feu résonnent. Tout ça pour une simple cigarette. Elle bifurque dans une rue, tu n’es pas sure de ce que tu dois faire, mais elle semble sur, elle, de ce que vous devriez faire. Tu tourne, aussi vite que tu peux pour suivre son allure, malgré la douleur entre tes cotes quand finalement elle se stoppe.

Vous ne pouvez pas rester là, les rues sont trop fréquentée autour, les cibles trop présente. Tu le sais, que tu es dans cette galère, jusqu’au cou, même si tu ne voulais pas, tu te retrouve coincée là. Dans un conflit qui ne te regarde même pas. Ces types connaissent ton visage, son visage et quelque chose te fais sentir que ta simple présence en tant que témoin n’est pas quelque chose qu’ils souhaitent conserver.
A bout de souffle, tu te penches un peu pour récupérer de l’air, même si tu te doute bien que votre course ne fait que commencer. «On ne peut pas rester là...» Tu dis en haletant un peu de votre course folle. «Les rues autour sont presques toutes piétonnes, j’ai pas envie que ces types tirent dans la foule.» tu dis enfant en crachant à moitié tes poumons. « Il y a, un entrepos à quelques rues d’ici. si on coupe en diagonale, on devrait pouvoir l’atteindre facilement. L’entrée est bloquée par un code qui change toute les heures mais le système de sécurité est facile à débloquer.» Tu dis en retrouvant ton souffle.

Tu connais bien cet endroit, c’est là où Allen et toi vous donnez rendez vous à vos collaborateurs d’une nuit, un peu votre QG à tous les deux pour préparer vos opérations nocturnes. Vous n’y êtes jamais dérangé car le code de l’entrée décourage souvent les visiteurs. Il faut avoir un badge d’accès ou connaître les derniers codes que seul un ordinateur peut vous fournir. Mais toi, tu as compris rapidement comme déjouer le système. «Mais je pense qu’on devrait d’abord camoufler nos cheveux.» tu dis, en regardant ses mèches d’un bleu électrique. Entre son bleu et ton rose, vous n’êtes pas ce qu’on peut appeler des cibles discrètes, autant crier que vous vous trouvez là. Dans une foule, vous seriez repéré très rapidement par vos colorations. «La rue voisine est touristique, nous pourrions peut-être y trouver un chapeau, ou un foulard pour passer plus inaperçue.» tu dis, en réfléchissant toi aussi au meilleur moyen de vous fondre dans la masse.

«Elles n’ont pas pu aller bien loin, va par là, moi je vais par là ! » marmonne une voix dans l’angle de la rue; tu sais déjà que l’heure de courir est revenue. vous ne pouvez pas prendre le risque de tirer ici, trop de gens pourrait vous voir, trop de gens pourrait alerter la police. Et même si tu n’es pas dans toute cette histoire, tu n’es pas sure que ta nouvelle compagnie souhaite se  faire arrêté ou même qu’elle te garde comme témoin. C’est à ton tour d’attraper son poignet furtivement. «Part ici !» De nouveau, vos pas sur le bitume se pressent pour échapper à vos poursuivants.
Ekatherina Nabokova
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Mood ; Ekatherina  EmptyMar 3 Sep - 11:21
La fille n’était apparemment pas une amatrice de marathon. Ekatherina avait toujours été sportive, après tout on n’entrait pas au Bolchoï par erreur, et ce n’était pas les quelques cigarettes qu’elle aimait fumer qui pourraient définitivement changer ça. Mais la demoiselle qu’elle avait tiré avec elle jusque là ne semblait pas entretenir son physique avec autant de soin qu’une tueuse à gages et on ne pouvait sans doute pas lui en vouloir. Elle haletait, au milieu de la ruelle, après s’être arrêtée.

La fuite éperdue en courant n’était pas une solution envisageable. Il fallait se débarrasser de ces types à un moment ou un autre. Les yeux d’Ekatherina détaillèrent la fille en même temps que son cerveau travaillait à toute allure. Elle n’avait pas l’air aussi effrayée qu’elle aurait sans doute dû l’être. Pendant une seconde ou deux, la Russe se demanda si elle ne devrait pas finir par s’occuper d’elle aussi. Non. Il fallait garder ce qui lui restait d’humanité, ce dégoût pour le meurtre d’innocents. Mais un témoin potentiel, ce n’était plus tout à fait un innocent, n’est-ce pas ? Il faudrait, à défaut de s’en débarrasser, trouver un moyen de s’assurer son silence.

«On ne peut pas rester là...»

Ça aurait presque pu la faire sourire. Évidemment qu’elles ne pouvaient pas rester là. L’endroit était mal choisi. Elles pourraient sans doute faire valoir la légitime défense si elles se retrouvaient acculées, mais il valait mieux ne pas avoir affaire aux forces de l’ordre.

 «Les rues autour sont presque toutes piétonnes, j’ai pas envie que ces types tirent dans la foule.»

Ekatherina n’avait pas envie de ça non plus, même si l’idée de se dissimuler rapidement dans la foule et de profiter d’un mouvement de panique lui avait semblé être un plan envisageable un instant. Disparaître dans la panique, faire oublier ses cheveux bleus et son accent russe. Mais les deux hommes s’en sortiraient sûrement trop facilement. Ils ne la retrouveraient pas, elle savait brouiller les pistes depuis si longtemps qu’ils ne lui mettraient pas la main dessus si elle avait un peu d’avance pour déployer son piège. C’était ce qui lui avait manqué, depuis le moment où elle avait égorgé ce type quelques heures plus tôt. Mais l’autre fille ? Ils la retrouveraient. Et ils lui feraient payer trop cher le fait d’avoir demandé de quoi fumer devant un hôpital.

 « Il y a, un entrepos à quelques rues d’ici. si on coupe en diagonale, on devrait pouvoir l’atteindre facilement. L’entrée est bloquée par un code qui change toute les heures mais le système de sécurité est facile à débloquer.»


La fille crachait ses poumons, penchée en avant, en proposant sa solution. Une bonne solution. Ekatherina haussa un sourcil, intriguée. Facile à débloquer ? Elle n’était pas mauvaise pour crocheter des serrures, mais quand ça devenait un peu trop technologique elle avait toujours fait appel à quelques uns de ses amis russes pour atteindre ses cibles. Sans matériel, sans connaissances particulières… Est-ce que ça voulait dire que la fille se proposait de le faire ? Ça expliquerait pourquoi elle n’avait pas l’air aussi effrayée que ce qu’elle avait imaginé. Peut-être que la fille n’était pas si innocente que ça, après tout.

- Bien vu
, se contenta de lâcher la tueuse sans quitter l’entrée de la ruelle des yeux.

Les cris s’étaient estompés, les bruits de courses indiquaient cependant que leur avance n’allait pas durer longtemps. La fille ajouta qu’elles devraient se cacher les cheveux et la Russe hocha la tête encore une fois. Oui, elles devraient. Mais comment ?

«La rue voisine est touristique, nous pourrions peut-être y trouver un chapeau, ou un foulard pour passer plus inaperçue.»

Ekatherina n’avait pas vraiment envie de se faire rechercher pour vol en plus du reste mais une femme distraite pouvait bien perdre une casquette ou un foulard, oui… Ça pouvait se tenter… Pas le temps de débattre de toute façon, la voix d’un de leur poursuivant indiqua clairement qu’il était temps de déguerpir.

- Plus le temps.

La fille aux cheveux roses attrapa le poignet de celle qui l’avait embarquée sans le vouloir dans toute cette histoire en lui intimant de la suivre, et cette dernière se fit pas prier pour courir avec elle. Comme le nombre de témoins potentiels augmentait au fur et à mesure qu’elles approchaient des rues piétonnes alentour, il n’y eut pas de coups de feu cette fois. Mais les poursuivants ne les lâchèrent pas pour autant, ils continuèrent à les pister comme des proies qu’on voudrait abattre et tous fendaient la foule dans la même direction. Pas le temps de se trouver de quoi dissimuler leurs cheveux, et Ekatherina songeait déjà à la prochaine teinture qu’elle allait choisir pour éviter qu’on ne fasse le lien avec elle quand des caméras de surveillance les verraient. Vert, peut-être. Ou blond. Ou gris. A moins que sa nouvelle amie ne s’occupe pas seulement du code de la porte…

Ekatherina la suivit sans poser de questions. Cette solution c’était la meilleure qu’elles avaient. Elles coururent aussi vite qu’elles le purent, distançant de leur mieux les deux hommes ralentis par les obstacles sur leur chemin et par le fait que, contrairement à elles, ils ne connaissaient pas la destination précise de cette fuite.

- Combien de temps il faut, pour la porte ?
Demanda Ekatherina sans cesser de fuir alors qu’elles quittaient la zone la plus fréquentée pour des rues quasiment désertes, sans boutiques, avec de plus en plus de bureaux, puis, au loin, un grand nombre d’entrepôts.

Si la fille avait besoin de temps il fallait y réfléchir maintenant. Trouver à quel moment se séparer pour qu’Ekatherina fasse diversion. Après tout, à choisir, ils la choisiraient elle. C’était elle qui les poussait à la vengeance. Ou du moins ce qu’elle avait fait. Pourtant elle ne regrettait rien. Jamais. Elle n’avait pas le choix. Et elle faisait ça pour sa mère.

Les bruits de coups de feu reprirent aussitôt qu’ils furent seuls.

Beth Moore
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Mood ; Ekatherina  EmptyMer 4 Sep - 7:03

Tu n’es pas , l’une de ces personnes taillée pour l’action, tu ne l’a jamais été l’une de ces personnes qui aiment sentir l’adrénaline monter dans tes veines, l’excitation du défi de la peur. Tu as toujours plus été de celles qui se contente de regarder, les observateurs, les calculateurs. Les têtes pensantes comme on dit. Tu peux  réfléchir vite, mais tu ne réfléchis jamais aussi bien que quand il faut élaborer quelque chose. C’est peut-être pour ça que dans ton duo avec ton frère c’est toi le cerveau, lui les muscles.
Vous vous êtes toujours complet dans cette organisation, même enfant ça a toujours été ce mode de fonctionnement entre vous. C’était Allen qui prenait ta défense face aux enfants plus âgés ou plus brutes que toi, c’était lui qui s’occupait de mettre des corrections à ceux qui venaient chercher des soucis à ta personne. Toi t’étais celle qui s’arrangeait pour que vous n’ayez pas trop de devoir à faire, le minimum pour que vous ayez des bonnes notes. Plus tard il est devenu celui qui faisait barrière, qui te protégeait, de la difficulté de vivre en foyer. Les foyers sont des endroits parfois violent, il a toujours veillé à ce qu’on ne te fasse pas de mal, qu’on soit toujours gentil avec toi, enfants comme éducateurs. Toi, tu étais celle qui a rapidement compris comment marche les rouages de ce genre de mini lieu de vie. Où chacun prend sa place. Plus tard, chacun a suivit sa voie, un peu indépendamment de l’autre, mais vous vous êtes toujours retrouvé.

Donc non, tu n’es pas là personne la plus sportive, tu n’es pas de celle qui savent courir comme ça sans but pour fuite, tu pourrais le faire évidemment. Mais tu compte sans doute trop sur ton frère pour régler ce genre de situation.  Il a dut entendre les coups de feu , tu sens ton portable qui vibre dans ta poche alors que tu annonces la solution qui te vient à l’esprit à la fille aux cheveux bleus. Il doit tente de te contacter pour savoir si tu vas bien. Tu sais déjà, sans le voir, que ses vieux instinct de militaires ont repris le dessus, qu’il a déjà commencé à compter le nombre de coup de feux, déduit un nombre possible d'assaillants. Tu connais ton frère par cœur. Il a dut avoir le même réflexe que la jeune femmes aux cheveux azurs. La main portée à sa ceinture même si elle ne tient plus d’arme.

Si tu n’as pas les armes toi, ni les muscles tu as encore ton cerveau et la chance qu’il fonctionne de manière beaucoup plus inhabituel que la plupart des gens. Il travaille à mille à l’heure, d’une rapidité sans faille alors que la fille regarde autour de vous. Une solution il faut une solution. Tu calcul le temps qu’il faut pour atteindre l’entrepôt dont tu parles, le temps pour y aller et le chemin le plus rapide pour atteindre votre objectif. Elles tournèrent enfin dans des rues moins fréquentées , ou la foule se faisaient moins dense et où les voitures passaient de nouveau.

« - Combien de temps il faut, pour la porte ? » demanda la fille alors qu’elles quittaient les lieux touristiques. Tu fais tourner dans ta tête la question. Tu as l’habitude de cette porte maintenant, tu la déverrouillé suffisant souvent mais habituellement tu fais ça depuis ton ordinateur. Ton téléphone fera l’affaire , si tu arrive à récupérer rapidement le programme depuis ton drive. « Cinq minutes. Sept grand maximum » tu dis en calculant dans ta tête. Sept si tu n’y arrive pas du premier coup. Sept minutes. Cinq. Trois si tu y arrive rapidement. Trois toutes petites minutes c’est ce dont tu as besoin. Tu t’occupera des caméras une fois à l’intérieur en bousillant les dernières minutes d’enregistrement.

« c’est dans deux rues » tu dis à bout de souffle alors que derrière vous les coups de feu reprennent. « On va passer par derrière, ce sera plus rapide à ouvrir » tu dis en pensant au trou dans la grille que ton frère a ouvert à la pince il y a déjà longtemps. Encore un dernier sprint et ce sera à ton tour de montrer à cette fille qu’elle n’est pas la seule à cacher des choses.

Tu te jette presque sur le sol en arrivant devant le trouve dissimulé par des buissons pour te glisser en rampant entre les fourré, ton jean accroché par le sol et ton pull par les barbelés qui s’accrochent dans les fibres du tissus. La tireuse te suit de près. Tu vois dans son regard qu’elle tente de faire le bilan perpétuel de la situation. Tu connais ce regard, cette manière de se concentrer. L’anticipation. C’est la le cœur même de tout ton rôle dans l’entreprise avec ton frère. Anticiper. Tout anticiper. Les horaires, elles tenues, le nombre de caméra ou de personnelles. Tous les petits détails, aussi insignifiants soit-ils. Tous les détails, tu dois tout anticipé. Ici tu ne peux pas anticipé. Tu connais rien de ces types, rien de ce qui se passera s’ils finissaient par mettre la main sur vous.

Tu lui laisse ce travail là pendant que toi, tu entreprend déjà de désactiver la sécurité depuis ton téléphone. Les lignes de codes sont simples devant tes yeux, tu les connais que trop bien pour les avoir déjà exploré un nombre incalculable de fois. Ton travail se rythme au son des coups de feu, l’adrénaline envahit tes veines à mesure que le programme tourne sur ton portable essayant tous les codes possibles. Vite. Vite. Plus vite. Quatre minutes… 55 secondes. 30 secondes… 10 secondes. Plus vite. Plus vite. Tes mains commencent à trembler à mesure que le bruit plus pressant des armes se fait entendre dans votre dos. Un bruit de tintement se fait enfin entendre alors que ton téléphone devient noir. Tu as réussis. Tu soupires de soulagement en poussant la porte. « C’est bon , vite ! » tu dis à la femme qui t’accompagne. Ils seront là bientôt.
Ekatherina Nabokova
Ekatherina Nabokovavictime de cupidon
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Mood ; Ekatherina  EmptyDim 8 Sep - 16:12
Elles courraient. Avaient-elles un autre choix ? Ekatherina était bien placée pour savoir que dans la vie, on avait toujours le choix. La vérité c’était que les gens avaient tendance à éliminer tous ceux qui les conduiraient selon eux à la mort. Grossière erreur : il était parfois bien plus douloureux de vivre que de mourir. Elles pourraient s’arrêter là, elles aussi. S’arrêter au milieu de la route, lever les bras en l’air. Nul doute que son acolyte d’infortune se ferait tirer dessus dans la minute. Mais elle ? Peut-être qu’ils voudraient la faire souffrir, un peu comme des dommages et intérêts pour la perte de leur ami. Ou collègue. Ou petit camarade de gang à la con. Ekatherina n’avait pas beaucoup de respect, ni pour eux ni pour leur organisation. C’étaient des amateurs. Ils l’avaient trouvée, ce n’était pas bien dur. Mais la chasser si bêtement ? Sans la moindre peur des représailles qu’ils encourraient en tuant un membre de la mafia ? Ils étaient inconscients, ridicules. Gamins. Mais quand on lâchait des enfants dans la cour des grands on savait fatalement ce qui arrivait. Alors ces gamins là, ils allaient mourir. Et ils l’auraient mérité.

« Cinq minutes. Sept grand maximum »

Ce n’était pas beaucoup de temps. La Russe n’aurait pas besoin d’autant de minutes pour se débarrasser de leurs poursuivants mais il était risqué de le faire en pleine rue, c’était évident. Et puis… Si elle pouvait éviter que la miss aux cheveux roses soit témoin, ce serait pas mal. Pas besoin de la faire tremper encore plus dans cette histoire. Oh, bien sûr, elle avait l’air pleine de ressources ! Mais tout de même. Ekatherina avait déjà une âme damnée, maudite, hantée à coup sûr par tous les meurtres et tout le sang qui tachait ses mains pourtant jeunes encore. Ekatherina, elle était vouée à l’enfer depuis longtemps. Autant éviter ça aux autres, tant qu’elle le pouvait. Cinq minutes, sept minutes, ce n’était pas si long. Mais ça devenait parfois dur de les obtenir sans tuer. Sans tuer tout de suite, au moins.

« c’est dans deux rues »

Deux rues. Dans une autre vie, elles seraient mortes avant de les atteindre. Mais dans cette vie-ci, Ekatherina ne laisserait pas cela se produire. Alors elle tira sur le bras de la fille qui était déjà à bout de souffle, parce que ce n’était vraiment pas le moment d’avoir un point de côté ou de ralentir l’allure. Il valait mieux mettre trois semaines à se remettre de cette course que de crever là sous les coups de feu des deux poursuivants qui n’avaient pas abandonné. On entendait le bruit de leurs armes et celui de leurs pas qui heurtaient le bitume. Chiens de morts, affamés, courant après des proies qui ne leur apporteraient que des ennuis.

La fille aux cheveux roses savait décidément où elle allait. Elle s’étala au sol brusquement, Ekatherina se laissa entraîner et la poursuivit alors qu’un doute commençait à naître dans son esprit. Et si c’était un coup monté ? Et si cette fille, si innocente en apparence, avait été là pour l’entraîner ici ? Et si c’était une ruse, ce coup de la cigarette ? Pas le temps pour la méfiance, pas tout de suite. Mais il fallait désormais envisager la possibilité que cette fille ne soit pas dans « son » camp et que le dit bâtiment censé être leur salut soit en réalité infesté de gens dont elle devrait se débarrasser comme s’il s’agissait de sales insectes grouillants. Beurk. La flemme, aussi. Et pourtant elle le ferait. Méthodiquement. Parce qu’il le fallait. Et aussi parce que c’était ce qu’elle faisait de mieux, désormais.

Alors la Russe fonça sans se poser de questions à travers l’espèce de buisson qui dissimulait de son mieux un trou dans une grille. Aucun regard pour les ronces, aucun regard pour les cailloux, encore moins pour les quelques barbelés qui firent saigner un peu sa peau quand ils s’accrochèrent ailleurs que sur son vêtement.

Est-ce qu’ils les avaient vues se glisser là ? Est-ce qu’ils les verraient devant cette porte ? Est-ce qu’ils savaient seulement qu’elles avaient tourné là ? Les secondes se suivaient, les unes après les autres. La fille s’affairait devant la porte avec un téléphone portable et il en restait plus qu’à prier qu’elle ouvre bien cette putain de porte et qu’elle soit pas en train d’envoyer un message aux flics ou à d’autres amis à elle dont il serait bien plus épineux de se débarrasser. Ekatherina, elle observait les alentours. Son visage gardait le même air fermé qu’à son habitude, alors qu’elle écoutait le bruit des coups de feu qui ne ralentissait jamais. Ils avaient du retard sur elle, ils gaspillaient leurs munitions. Amateurs. Ils devaient sans doute tourner dans plusieurs rues, se perdre à les chercher, tirer pour les pousser à sortir. Mais leur silence et leur immobilité étaient leur meilleur atout, malgré leurs couleurs de cheveux trop voyantes pour ces circonstances là.

« C’est bon , vite ! » 

Ekatherina tourna à peine la tête avant de foncer à travers la porte ouverte sans relâcher son arme. Les hommes venaient de tourner dans la bonne rue et de les repérer. Avec un peu de chance ils ne remarqueraient pas le trou dans le grillage et mettraient plus de temps à les chasser. Assez pour qu’Ekatherina puisse s’expliquer un peu avec la demoiselle à la chevelure barba-papa. Cette simple pensée lui donna un peu faim, il fallait l’avouer.

L’intérieur du bâtiment ne détonnait pas vraiment avec l’extérieur, en tout cas dans cette pièce là. Ça ressemblait simplement à un immense entrepôt, avec tout un tas de marchandises empilées dans des cartons disposés les uns sur les autres dans des rayonnages importants. Il ne fallut que quelques coups d’oeil à Ekatherina pour remarquer les caméras de surveillance dont elles devraient s’occuper pour être tranquille. Si ça ne tenait qu’à elle, elle les aurait cassé, ou elle aurait cherché la salle des enregistrements pour tout faire disparaître. Mais peut-être que sa camarade avait des techniques moins expéditives.

- Désolée pour toute cette merde,
lâcha la Russe avec un accent prononcé mais un anglais impeccable. Cache toi.

Les mouvements d’Ekatherina ne trahissaient aucune peur : elle n’avait pas peur. Ils étaient assurés. Elle n’hésita pas, en choisissant elle-même où elle allait se dissimuler. Elle n’hésita pas, quand elle fit un signe à l’autre fille pour qu’elle se bouge, qu’elle s’éloigne encore, qu’elle ne prenne pas de risque idiot. Elle n’hésita pas en balançant son sac à terre, pour vérifier qu’elle avait encore un chargeur rempli à disposition. Il y avait très peu de chance qu’elle les rate, et vu tout ce qu’ils avaient tiré jusque là elle n’avait pas vraiment grand-chose à craindre d’eux. C’étaient des amateurs, ils n’avaient aucune chance face à elle s’ils ne pouvaient pas l’éliminer à distance. Ils auraient une chance s’ils avaient l’autre fille en otage, peut-être. Disons au moins qu’Ekatherina serait obligée de réfléchir. Mais ça avait peu de chance de se produire, n’est-ce pas ?
Beth Moore
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Mood ; Ekatherina  EmptyMer 2 Oct - 16:34

ça tambourine dans ta poitrine, d’une force inexplicable, comme si ton coeur voulait se faire la malle absolument, comme s’il cherchait le meilleur moyen de quitter ta cage thoracique, trop effrayé par la tournure que prenaient les événements. Le souffle court , le coeur battant, les mains tremblantes, Tu es quand même parvenue à déverrouiller la sécurité de l’endroit et l’alarme mais il t’a fallu tout le calme possible. Tu dois  rester calmer, paniquer ne pourrait jamais vous sortir de là. Pourtant, tu n’es  pas une femme d’action, tu possèdes certes  un cerveau sur performant mais toi, tu te range plutôt du côté de ceux qui s’arrangent pour que ce genre de situation n’arrive jamais. Si tu avais dû faire un parallèle, ton frère serait sans doute une sorte de héro et toi l'intello dans son fauteuil qui lui donne les indications à suivre. ça avait toujours été ça la répartition des tâches. Alors certes, tu sais  tirer au pistolet, et tu maitrise un peu de corps à corps car Allen avait insisté à un moment pour que tu sache maîtriser des techniques de défense au cas où, mais tu n’aurais  jamais les moyens de te  défaire de deux types comme ceux qui vous poursuivent. Heureusement, la jeune femme aux cheveux bleus qui t’accompagne a  l’air de faire partie de l’autre camp, celui des gens qui ont des muscles et la vivacité d’esprit pour ce genre de situations.

«- Désolée pour toute cette merde » lâche la jeune femme qui t’accompagne. Tu remarque pour la première fois son accent très présent. cette fille n'est pas n’importe qui ou du moins elle ne traînait pas là par hasard, et ces gens n’étaient pas juste deux cinglés qui vous avez prit pour cible au hasard d’une rue. C’était une certitude, mais sans doute que les questions attendrait que le moment soit plus calme. «-Cache toi.» Il y avait quelque chose d’assez hypnotisant, d’assez impressionnant dans l’assurance des mouvement de la jeune femme aux cheveux azurs, une aisance comme si un instinct animal avait prit le dessus sur tout le reste de sa personne. Comme si elle était taillée pour ce genre de situation, comme si elle avait toujours été faite pour ce genre de chose. Tu connais cette assurance, cette certitude dans le regard, ses mains ancrées sur la crosse de son pistolet. Tu reconnais tout ça , c’est là le signe d’un entraînement dur et intensif, d’une préparation physique et mentale, dût  de nombreuses années d’expériences. Ton frère est pareil. Même regard, même mouvements sûrs et instinctifs. On peut lire dans ses traits que chacun de ses sens est en alerte. Il y a quelque chose de très sauvage dans ce comportement, de très primaire. L'instinct de survie au dessus de tout le reste.

Tu écoutes les directive que te donne la jeune femme, elle est sans doute mieux placée que toi pour prendre les directives de cette situation, sans doute mieux préparée à toi pour ce genre de scénarios que tu n’imagines même pas vivre seule. Pourtant, rapidement, quand tu te retrouves à l’abris d’un conteneur une idée te vient en tête. Et si, une fois cette tâche finit, elle s’occupe de toi ? Tu n’étais sans doute pas censée voir ça ? sans doute même pas être là, l’accompagner dans sa course folle. Et si elle t’as entrainé dans cette épopée c’est simplement pour être sûr de te garder à l’oeil jusqu’à s’occuper de toi, témoin de la scène. Tu inspires fort, tente de calmer le battement de ton coeur en cherchant ton téléphone dans ta poche pour écrire un sms a ton jumeau. Tu préfères assurer tes arrières, être sûre que même si tu disparais après tout ça, il sache où retrouver tes restes ou du moins, sache à quoi ressemblait la fille avec qui tu  étais. Tu t’appliques à donner la meilleure description possible de cette dernière dans ton sms et tu fourre ton portable au plus profond de la poche de ta veste. Respirer. Rester calme. Tu sais juste que tu n’as aucune chance face à cette fille, et pas simplement parce qu’elle est armée. Tu es presque certaine qu’avec une main elle parviendrait à t’immobiliser et trouverai 10 façons de faire disparaître ton corps en quelques secondes à peine. Puis ses copains en face, ne doivent pas te réserver un meilleur sort s’ils te mettent la main dessus.

Tu entends le coups de feu un peu plus loin et tu met ton cerveau à carburer, on ne se débarrasse pas des gens qui peuvent vous êtres utile. On les garde sous la main, ce sont les gens qui ne servent plus à rien dont on se débarrasse. Elle aura besoin de toi pour les caméras. certes, elle pourrait se contenter de bousiller la salle des commandes mais cette dernière est fermée par un code crypté et détruire l’endroit obligerait la police à enquêter sur elle. ce genre de personne ne veut pas qu’on enquête sur elle. Tenter de faire de cette fille une alliée, une amie, c’est du moins la meilleure stratégie. Du moins, jusqu’à ce que ton frère voit ton message et vienne sans doute. Un autre coup de feu tonne dans l'entrepôt. heureusement les alentours sont déserts. Gagner du temps, c’est tout ce que tu peux faire. Gagner du temps jusqu’à connaître les attentions de cette fille aux cheveux bleus.

Ekatherina Nabokova
Ekatherina Nabokovavictime de cupidon
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Mood ; Ekatherina  EmptyMer 2 Oct - 19:00
La fille ne tarda pas à écouter la consigne et à disparaître à son tour quelque part. Ekatherina n’en avait pas douté. Elle était visiblement intelligente, trop pour oser croire que rester plantée là pouvait être une réaction convenable. Peut-être qu’elle avait un peu l’habitude, que c’était pas la première fois. Après tout, elle n’avait pas l’air si effrayée que ça. Ça se voyait que gérer ce genre de situations n’était pas dans ses habitudes, oui, mais au fond cette fille n’était pas non plus prostrée en état de choc dans un coin alors qu’elle aurait légitimement pu l’être. Enfin, peut-être. Ça faisait bien trop longtemps qu’Ekatherina n’avait plus aucune idée réelle de ce que les gens normaux pouvaient ressentir dans des moments pareils. Elle voyait la survie, la sienne, celle de sa mère. Elle voyait déjà la vengeance des Russes qui se ferait dans le sang et sans attendre, sans doute avec elle de nouveau en première ligne. Elle voyait déjà le cas de cette fille aux cheveux roses, qu’il faudrait étudier sérieusement une fois le danger immédiat écarté. Elle voyait les représailles de ceux qui ne tarderaient pas à perdre deux membres de leur groupuscule. Cette situation devenait plus compliquée qu’elle n’aurait dû l’être mais la tueuse s’appliquait à tout analyser avec le sang froid qui convenait à ces cas là. Tuer ou être tuée. Et même si elle aurait pu se tuer à la tâche absurde de tenter de s’échapper de ces engrenages de crimes et de vengeances, Ekatherina continuait sans faillir, pour éviter à une autre de voir sa sensibilité s’émousser et disparaître peu à peu sous les couches de sang, devant les visages implorants et terrorisés de ceux qu’on devait parfois questionner avant d’abattre.

Elle aurait peut-être dû garder un œil sur la direction prise par sa complice de circonstances. Voilà qui lui aurait permis de ne pas rabattre les deux imbéciles vers elle sans le vouloir, certes, mais aussi de s’assurer qu’elle ne s’enfuirait pas. Quoique. Elle n’avait pas besoin de s’en assurer. Cette fille était intelligente, assez sans doute pour savoir que les caméras avaient son visage autant que celui de la Russe, et qu’on l’avait nettement vue ouvrir la porte. Quand Ekatherina se serait débarrassée des deux importuns, cette fille serait obligatoirement sa complice, et les peines n’étaient guère clémentes quand on atteignait ce statut au sujet de deux meurtres. La fille ne pourrait pas partir avant d’avoir effacé les caméras, si elle savait le faire. Et une fois cela fait, elle n’aurait plus aucune preuve de la présence d’Ekatherina ici. Les avocats qu’on mettrait à la disposition de la tueuse réduiraient à néant tout dossier qui ne pourrait pas au moins prouver autrement que par quelques mots l’implication de leur cliente, c’était certain. Elle n’avait pas à s’en faire. Il ne restait plus qu’à tuer les deux hommes. Et quand on connaissait le tableau de chasse d’Ekatherina, on ne se faisait pas vraiment d’illusions sur l’issue de cette confrontation.

Ils entrèrent. Croyant sans doute apercevoir leur cible, ils reprirent leurs tirs. Mais pour quelqu’un d’aussi habituée à la chasse que la tueuse à gages, il était évidement qu’ils étaient aussi énervés qu’impatients que ça finisse. Et donc, qu’ils feraient des erreurs. Tout un tas d’erreurs, comme celle de gaspiller ce qui devait être leurs dernières munitions en tirant dès qu’ils pensaient voir quelque chose. Les ombres étaient nombreuses dans ce genre d’entrepôt, les bruits de pas résonnaient avec force sous la tôle de ces espaces trop hauts de plafond. Mais Ekatherina, elle ne courrait pas. Dissimulée, elle attendait son heure. Le moment parfait où, après de longues secondes, peut-être même quelques minutes, elle pourrait tirer sans risquer de rater sa cible. Un tir, un mort. Elle aurait sûrement pu aller plus vite, mais elle ne ressentait pas d’urgence jusque là. Autant s’appliquer, réduire les risques.

Le bruit du coup de feu attira le deuxième homme, qui tomba nez à nez avec Ekatherina. La Russe tenait encore le pistolet entre ses mains, dans une position qui ne laissait aucun doute sur ce qui venait de se passer. Elle avait surgi des ombres pour tirer, et sa cible morte gisait au sol dans une flaque de sang qui ne tarderait pas à devenir une mare. Elle leva ses yeux vers l’autre homme, qui tenait lui aussi un pistolet qu’il tendait dans sa direction. Mais elle vit ses mains tremblantes, lorsqu’il appuya sur la détente et que rien ne se passa. Un sourire carnassier se dessina sur les lèvres de l’ancienne danseuse quand il se mit à courir vers la porte. C’était trop tard. C’était mal joué. Si elle rechignait à abattre les innocents, elle n’avait aucun scrupule à tirer dans le dos d’un fuyard qui s’effondra comme une masse en lâchant un son étrange à mi chemin entre le cri et le gargouillis désagréable, comme s’il avait déjà du sang dans la bouche.

Ekatherina s’approcha. Ça faisait bien longtemps qu’elle ne ressentait plus le besoin de regarder le visage de ses victimes. Elle n’avait pas envie de s’en rappeler. Ils n’étaient que des dommages collatéraux, ils avaient cherché leur sort. Alors, d’un geste presque désinvolte, elle se contenta de marcher près d’eux pour tirer une balle dans le crâne de chacun. Toujours tirer deux fois. Toujours être sûre. Et une fois cela fait, la Russe prit le temps d’aller rechercher méthodiquement son sac à dos. Détruire les vidéos de surveillance. Prendre une décision au sujet de la fille aux cheveux roses.

- Tu peux sortir
, articula-t-elle sans crier mais en parlant assez fort pour que l’écho de l’endroit fasse nettement porter sa voix.

Elle ne comptait pas la tuer. Elles étaient impliquées ensemble dans cette histoire, faire tomber l’une serait faire tomber l’autre. La fille était passée d’innocente à complice, victime d’hommes qui ne manqueraient pas de leur retomber dessus d’une manière ou d’une autre. Il suffisait d’un seul autre témoin de ce groupe qui les ait vues ensemble, et la fille serait à nouveau une cible. Sans Ekatherina pour veiller sur elle. Elle avait déjà assez de risques d’avoir des ennuis, pas besoin de la faire disparaître. Mais elle savait que la fille pourrait penser ça. Parce que n’importe qui le penserait, à sa place. Alors autant jouer franc-jeu.

- Je compte pas te tirer dessus tant que t’essaies pas de parler aux flics, tu as ma parole,
annonça-t-elle en marchant à pas mesurés dans l’entrepôt, balayant du regard les alentours pour tenter d’apercevoir la fille.
Beth Moore
Beth Moorevictime de cupidon
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Profil Académie Waverly
Mood ; Ekatherina  EmptyDim 3 Nov - 1:19
Tu n’entend même pas les coups de feux autour de toi, tu n’entend pas le combat, pas le tumulte des balles et tu ne songes même pas à ce qui peut arriver la fille… en réalité, tout ce qui te préoccupe c’est bien ce qu’il pourrait se produire après. S’ils finissent par l’abattre, tu finiras sans doute morte, si c’est elle qui gagne, te laissera-t-elle en vie ? Elle viendra de tuer deux hommes, dans un endroit où personne ne viendrai chercher des cadavres , un endroit que tu lui as gracieusement donné. Super. Bravo Beth. C’était l’acte le plus intelligent de ta journée et après tu te ventes d’avoir un gros cerveau mais tu es lancé dans une situation qui n’a pas, pour le moment de tournure réjouissante ou du moins pas pour toi.

Le silence revient, le calme envahit les murs qui ne vibrent plus aux bruits des coups de feu. Pourtant, dans ta poitrine, ton coeur tambourine toujours aussi fort et tu ne sais pas trop ce que tu pourrais faire, tu ne sais même pas qui est le ou la grande vainqueur de cet affrontement. Tu serres les dents, inspire un grand coup et active la localisation de ton portable pour envoyer ta position a Allen. Au moins, si tu disparais, il saura ou trouver ton corps, c’est au moins ça. Tu sais que tu ne ferai pas le poids contre cette fille, tu as bien vu, elle a l’instinct d’un prédateur, elle analyse vite et elle est armée. Toi, tu ressemble juste à la proie trop simple a dévorer. Les deux types pourraient être plus facile à semer, ils ont l’air un peu plus cons mais tu ne penses pas que ce soit eux qui s’en sortent en réalité. Ton temps est compté, tu dois réfléchir vite mais sa voix raisonne dans l’entrepôt. « - Tu peux sortir » Donc voilà, Tu es dans la merde, bloquée dans cette entrepôt après avoir vu cette fille abattre deux mecs. Et tu sais, que si elle décide que l’ennemi maintenant c’est toi, elle peut faire ce qu’elle veut de toi. « - Je compte pas te tirer dessus tant que t’essaies pas de parler aux flics, tu as ma parole » elle dit, comme si elle lisait dans tes pensées. Donc maintenant d’être une sorte de gangster, elle est télépathe. Réfléchir vite. La meilleure idée restée de sortir, cette fille n’est pas encore ton ennemis mais elle pourrait le devenir si tu restais trop cachée. Elle pourrait voir cela comme une menace. Tu enfonce ton portable dans ta poche, appuie deux fois sur l’écran, pour lui dire d’envoyer un ‘RAS’ a ton frère. Raccourcis très pratique de ton invention pour envoyer des sms discrètement en cas de danger. Tu sors de derrière un container et regarde la fille aux chauves bleus. Elle est à peine décoiffée de son altercation avec les deux types. Elle a des allures de guerrière et elle parait presque héroique, spectaculaire, des flammes surgiraient de derrière elle que ça ne t’étonnerai même pas en réalité. « -Je ne dirai rien. » tu dis simplement en réapparaissant au milieu de l’entrepôt. Tu sais que tu es aussi impliquée que toi dans cette histoire, et parler de ça pourrait te causer plus de préjudices qu’autre chose en réalité. «-Il faut se débarrasser d’eux. » tu dis en pointant l’endroit d’où elle vient. Même si tu sais que personne ne viendra réellement chercher par ici des cadavres, tu préfères les cacher car on sait jamais. ça risquerait d’attirer trop l’attention et l’attention attirer les problèmes. Tu tentes un sourire à la fille, car après tout. Vous êtes dans le clan apparemment maintenant. « -Mon nom est Beth » tu dis en tendant ta main d’un geste qui se veut sure. Quitte a être dans le même camp, la même galère, mieux vaut donner ton nom pour créer un sentiment de proximité, comme une marque de confiance. « Enfin, Elisabeth. Mais ne m’appelle pas comme ça » tu dis pour donner une sorte d’humour à ta phrase. De toute manière, tu n'as pas réellement d'autre choix que de faire confiance à cette fille pour le moment.
Ekatherina Nabokova
Ekatherina Nabokovavictime de cupidon
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Mood ; Ekatherina  EmptyMar 5 Nov - 20:56
La fille sortit finalement de sa cachette, plus facilement que ce qu’aurait cru Ekatherina. Elle ne savait pas ce qu’elle aurait fait, à sa place. Mais probablement que les circonstances n’auraient pas été exactement les mêmes, la Russe n’avait jamais été autre chose qu’une prédatrice et elle n’aurait jamais eu l’impression de dépendre de quelqu’un pour se débarrasser de ses opposants. Du moins, pas pour autre chose qu’un aspect purement logistique, comme l’accès à cet endroit qui lui avait bien facilité la vie.

« -Je ne dirai rien. »


Normal. Elle pourrait dénoncer la Russe, mais cette dernière pourrait faire de même pour complicité. Les deux dans le même bateau, liées pour cette étrange journée. Elles auraient pu se croiser sans jamais se parler mais pour une cigarette, une seule putain de cigarette, la voilà embarquée dans cette mésaventure un peu sordide. Et ce n’était peut-être pas fini. Les deux imbéciles les avaient vues et en avaient tiré les conclusions qui leurs semblaient évidentes d’un point de vue extérieur. Mais qui d’autres avait vu cette scène ? Qui encore allait faire le rapprochement ? Qui allait vouloir croire que Beth ait un lien avec cette mafia dangereuse que représentait Ekatherina ? Celle qui tuait pour la sécurité des autres, celle qui tuait le tueur. Alors elle la regardait, comme pour jauger cette fille, un peu désolée que ça lui tombe dessus. Elle n’était pas innocente mais pas aussi coupable qu’elle. Elle ne devait pas avoir autant de sang sur les mains, peut-être même qu’elle n’avait jamais tué. Et pourtant, un jour, quelqu’un finirait par s’en prendre à elle à cause de cette journée – c’était aussi triste que certain.

 «-Il faut se débarrasser d’eux. » 

Oui, bien sûr. Ekatherina savait déjà ce qu’elle comptait faire. Experte pour faire disparaître des cadavres, pour maquiller des scènes d’affrontement voire de crimes. Quand c’était trop difficile pour elle, elle savait même à qui s’adresser pour avoir un petit coup de main. Services de nettoyage express, haute qualité. Il suffisait d’y mettre le prix mais quand on appartenait au même groupe qu’elle, on n’avait pas de problème d’argent. On en avait plus que ce qu’il faudrait pour une vie entière et pourtant, on vivait très rarement assez longtemps pour appeler ça une « vie entière ». La fille aux cheveux roses tenta de sourire mais Ekatherina se demanda un instant si elle n’allait pas plutôt tomber dans les pommes ou quelque chose comme ça, peut-être se mettre à vomir aller savoir. Bientôt ça allait sentir fort ici.

« -Mon nom est Beth »


Elle tendit la main vers elle, avec une certaine assurance. Ekatherina haussa un sourcil, en la regardant avec une certaine perplexité plus que de la méfiance. Elle n’était pas du genre à être proche de qui que ce soit mais comme on allait de toute façon considérer cette fille comme une amie ou une complice, à quoi bon maintenir entre elles cette distance « professionnelle » qu’elle s’évertuait à garder avec tous ou presque ?

« Enfin, Elisabeth. Mais ne m’appelle pas comme ça »

Ekatherina se mit à rire un peu, sans se forcer ni se contenir. Un brin malicieuse cette fois, elle finit par approcher pour saisir la main tendue entre elles et la serrer dans un geste bref mais ferme qui ne dissimulait rien de sa force.

- Je m’appelle Ekatherina
, répondit la Russe sans faire le moindre effort pour masquer son accent, en particulier sur son prénom. Appelle moi comme ça, poursuivit-elle en écho à la présentation de son acolyte, à mi chemin entre le sérieux et le trait d’humour. Je peux nous débarrasser d’eux, mais je crois qu’il vaudrait mieux s’occuper des caméras avant. Tu as une idée d’où se trouve la salle de surveillance ?

Après tout, la fille avait l’air de connaître l’endroit puisque c’était elle qui l’avait emmenée jusqu’ici. Ce n’était sans doute pas la première fois qu’elle venait, à moins qu’il s’agisse d’un lieu qu’elle avait repéré sans jamais vraiment s’y rendre. Ekatherina ne rechignerait pas à faire tout le tour et à briser toutes les machines qui lui tomberaient sous le nez si elle le devait, bien sûr, mais quelque chose lui disait que si cette fille savait déverrouiller une porte ce n’était pas quelques images de vidéosurveillance qui lui poseraient problème. Elles pourraient gagner un temps considérable toutes les deux en faisant équipe. Et peut-être que si cette fille était sympa, Ekatherina lui laisserait de quoi la joindre. Au cas où les ennuis se multiplient et qu’elle ait besoin d’un coup de main. Après tout elle restait une tueuse, et être affiliée à la mafia lui donnait des contrats mais aussi du temps libre pendant lequel elle pouvait bien éliminer qui elle voulait tant que ça ne nuisait pas aux affaires.

- Enfin, peut-être que tu préfères rentrer chez toi maintenant
, ajouta-t-elle en jaugeant la réaction de la fille. Peut-être qu’elle flipperait trop de rester. Peut-être que ça leur attirerait des ennuis. Ekatherina avait assez de sang sur les mains pour mourir une dizaine de fois selon un tribunal – au minimum. Mais peut-être que ce n’était pas le cas de Beth, peut-être que ce petit génie ne faisait rien d’illégal habituellement, allez savoir. Mais partir maintenant c’était aussi ne pas avoir la certitude que le travail serait bien fait, les preuves bien éliminées. La proposition prouvait la bonne foi d’Ekatherina… Mais personne ne l’aurait acceptée.
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