catch me ; Augugu

Maria Lupesco
Maria Lupescovictime de cupidon
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catch me ; Augugu  EmptyVen 23 Aoû - 18:38
Si on avait su que c’était le début…

Tu n’écoutes même plus ce qu’il te dit alors que tu remontes les marches de l’escalier deux à deux. Il a encore pété un plomb, encore devenu dingue alors qu’il parle de tes fringues dans son meilleur roumain. Tu lèves les yeux au ciel. Koda est ingénieux pour trouver une nouvelle façon de décrire comment tu t’habilles tous les jours. Tu te contente de monter l’escalier en écoutant son dernier commentaire sur ton short qui est apparemment trop court et qui montre trop ton ‘cur’. De toute façon, ça fait bien longtemps qu’avec Koda vos discussion se ressemblent toutes. lui qui cri, toi qui lève les yeux au ciel, lui qui cri de nouveau en demandant à Olga de dire quelque chose, toi qui lève les yeux au ciel. Olga qui dit quelque chose, toi qui lève les yeux au ciel. Koda qui s’énerve en roumain, qui demande l’intervention de l’une de tes autres soeurs qui se contentent de rester muettes pour ne pas se mêler de ça. Et toi. Qui continue de lever les yeux au ciel pendant qu’il hurle en roumain qu’un jour tu finira par t’attirer de vrais ennuis à force d’agir comme une ’fată ușoară’. Tu te contente de sourire, quand dans une nouvelle phrase en roumain il dit que lui vivant tu ne sortira jamais comme ça. Plus il s’énerve et plus il cri fort, comme s’il ne s’entendait plus lui même, mais toi tu l’entend bien, en bas des escaliers a beugler comme un animal. «Te aud! Nu sunt surd! spre deosebire de tine!» Tu cri en arrivant devant la porte de ta chambre avant de la faire claquer dans un tremblement. tu te demande, encore comment cette porte n’a pas pu tomber vu le nombre de fois où elle a claqué. Tu lèves les yeux sur Anca, assise sur le bord du lit, elle te regarde par dessus son livre avant de se replonger dedans sans rien dire, dans son éternel flegme. «Tu rentres tôt.. habituellement tu attends qu’il soit parti au travail.» Elle souffle de son ton presque inaudible avant de se replonger dans ses mots. Tu souris, en te laissant tomber sur le matelas à côté d’elle. Au moins, Anca ne parle pas, mais elle ne te fais pas de leçons de morales. Ou du moins, elle attends que ta gueule de bois soit partie pour le faire.

Tu t’es effondré sur le lit et quand tu t’es réveillé, Anca était partie, tu ne sais pas trop à quoi elle peut occuper ses journées mais au moins, elle ne t’interroge pas sur les tiennes. Il est dix huit heures quand t’emmerge enfin des draps, trop tard pour te pointer au lycée en définitive. La maison est presque calme,  juste un peu de bruit en bas. Car même s’il lui arrive d’être silencieuse, cette maison n’est jamais vide. On ne connaît pas l’intimité ici. Comme c’est relativement calme, tu supposes que ton frère ne te tombera pas dessus, pas tout de suite en tout cas. Tu t’arrangera pour être partie quand il rentrera. Ton corps est encore endoloris par les excès de la veille, et tu ne sors pas du lit, tu en tombe presque en manquant de te prendre les pieds dans un des livres de ta soeur qui traîne là.

Même si parfois ils t’exaspèrent tous, même si tu voudrais parfois avoir de l’intimité, de la tranquillité, tu veilles à leur laisser de l’eau chaude en prenant ta douche. A laisser la salle de bain propre, a ne pas laisser trainer ton maquillage partout. C’est ça aussi vivre à autant dans une aussi petite maison. Tu passes toujours la tête par la porte de la chambre de ta mère avec ton sourire aux lèvres. ça fait longtemps, que tu as appris à prendre ce sourire  de façade qui dit que tout vas bien, que tu te débrouilles, que ta vie est simple, cool, comme celle d’une fille de dix huit ans. «Bonjour maman. Tu as besoin de quelque chose? » elle fait signe que non comme à son habitude et sourit quand tu refermes la porte sur toi.

En bas, le silence n’est perturbé que par le bruit de Nicu qui étudie au milieu du bazar de la table de la salle à manger, Anca qui bouquine comme à son habitude dans son fauteuil près de la fenêtre et par Nelu qui se fabrique, tu ne sais pas trop quoi avec des cartons et un gros rouleau de scotch de chantier. Anca le regarde d’un oeil et semble trouver ça normal alors personne ne trouve à redire. Tu te contente de passer derrière lui et de lui embrasser le front, geste auquel il répond avec un sourire. C’est le seul que tu supportes vraiment ici. Nicu lève les yeux de son bouquin pour te regarde de haut en bas et replonger dans son livre sans même t’adresser un mot. ça doit faire des années que vous ne vous êtes pas adressé la parole à proprement parlé. Vous n’avez rien en commun si ce n’est une date de naissance. vraiment deux mondes. tu sais que Koda et Olga préféraient que tu sois un peu plus comme lui, un peu moins comme toi. Ils le prennent toujours comme comparaison a toi.

---

Il est vingt deux heures quand tu te glisses par la fenêtre pour sortir en essayant de faire le moins de bruit possible. Si Koda est sourd, les oreilles d’Olga fonctionnent bien elles, et elle a cette tendance agaçante à tout lui répéter. Gabi t’a bien vu sortir, elle s’est contenté de sourire et de te laisser te débrouiller avec ta paire de talons à la main et ton sac dans l’autre.

Tu connais le toit de la maison par coeur, tu connais tous les endroits où poser tes pieds pour descendre le long de la gouttière sans trop de difficultés. En quelques minutes à peine, tes pieds nus atterrissent sur le bitume, sourire satisfait aux lèvres et ta soeur qui rigole en te regardant depuis la fenêtre quand tu disparais dans la nuit. Ton lycée a encore appelé pour signaler que tu avais encore séché toute la journée. Tu es censé être punie, jusqu’à tes vingt et un ans dans ta chambre et ne plus jamais en sortir sauf pour aller au lycée aux dernières nouvelles. C’est la décision d’Olga et Koda. Le bitume glacé sous tes pieds, te fait dire le contraire. Tu cours sur trois rues pour t’éloigner le plus possible avant qu’ils ne réalisent que tu es parti encore une fois. A bout de souffle tu arrives enfin dans une ruelle sombre que tu connais bien là.

Là entre deux bennes tu te débarrasse de ton manteau, et ton haut de pyjama avant d’enfiler tes talons et détacher tes cheveux bruns sur tes épaules que ta robe laisse dénudée.

Tu t’es fournit une fausse carte sans trop de difficulté en réalité, il t’as suffit de trouver la bonne personne pour la fabriquer mais tu l’utilise rarement. La compagnie que tu te trouve te permet bien souvent de rentrer sans trop de difficulté dans la plupart des endroits branchés de Chicago. on ne t’as jamais interrogé sur ton âge en réalité. Les gens pensent assez rapidement que tu es majeure. qui laisserai traîner une gamine en pleine nuit, en pleine semaine. Une frère et une soeur qui ne savent pas qu’elle est sortie. Mais ça, ils ne sont pas obligé d’être au courant. Tu planques ta fausse carte sous le matelas, tu n’as pas envie qu’un des deux mette la main dessus. Tu n’es pas sûre de survivre à cette découverte. Tu sais qu’ils font ça pour ton bien, mais t’as jamais demandé à tes deux aîné de prendre la responsabilité de ta vie, de prendre la responsabilité d’être tes parents de substitution. T’as pas envie qu’ils prennent ce rôle, pas envie de les traiter comme tel. Mais ils ne le comprennent pas, ils ne le conçoivent pas.
Comme tous les soirs, tu décides de mettre de côté tes histoires familiales, tu préfères te noyer dans la fête, dans l’excès. T’abreuver des excès et de la folie nocturne un soir de plus. te retourner la tête pour oublier cette baraque où l’on s’entasse.

Ce soir t’as prévu de retrouver un mec, donc le prénom t’échappe déjà. Josh ? John ? Jordan ? tu ne sais même plus. Tu te souviens juste qu’il a trente ans, beaucoup trop vieux pour toi dirai ton frère, et qu’il bosse dans la publicité. C’est pas vraiment lui qui t'intéresse, pas vraiment son âge, pas vraiment son prénom. C’est les cadeaux qu’il a promis de te faire, la soirée qu’il a promis de te faire passer. Il a promis qu’une bouteille de champagne t’attendrais à ton arrivée dans la boîte de nuit où ils t’as donné rendez vous.

---

Il t’as commandé une voiture pour venir te chercher. T’as marché jusqu’aux quartiers un peu chic de Chicago, t’as pas envie qu’on sache d’où tu viens réellement. Ton frère peut dire ce qu’il veut, roumain, c’est pas la plus sexy des origines. Loin de là. T’as choisi une maison au hasard, grande, immense même, la pelouse tondue du matin et les lumières éteintes pour te poster devant et attendre qu’une berline se gare devant toi.
«Bonsoir.» Tu dis, de ta voix la plus douce, au chauffeur qui est loin d’être déplaisant.




☆☆☆ Beerus
Augustino De Luca
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catch me ; Augugu  EmptySam 24 Aoû - 16:49

On s'aimera jamais moins
Ce qui vous rend adorable
N'est propre qu'à m'alarmer,
Je vous trouve trop aimable
Et crains de vous trop aimer :
Mon cœur à prendre est facile.



Tu fais pas parti des changeurs de monde, Augustino. Tu fais pas parti de ceux qui ont de belles idées et de beaux projets. Tu voudrais dire que t’es un mec simple, un peu comme tout le monde mais, tu sais bien au fond que personne ne l’est vraiment. T’as toujours eut cette idée simple de la vie, cette idée qu’elle valait pas la peine d’être vécue sans un minimum de libertés. Tu préférerais bien crever que de te contenter de la vie que t’ont offert tes parents jusqu’ici. Tu déteste cette vie. Tu supportes pas ce quartier, la crasse de ton immeuble et de tes rues. Tu supportes pas de voir ta soeur traversé tous les jours les blocs de béton, passé à côté des toxicos en manque de came, les aiguilles encore plantés dans leurs bras. Ils ont jamais pu vous offrir mieux que cette vie. Que ce quartier, que la pauvreté qui y règne. Ils ont jamais eut le courage de faire mieux. De devenir meilleurs ou même, de simplement brisé les règles pour arriver à leurs fins. Pour vous offrir ce dont vous aviez besoin. Le minimum en tout cas. Ils ont jamais pu vous offrir mieux parce qu’ils étaient trop prit par leurs sale vie de smicards dépressifs. T’as vu ta mère sombré dans l’alcool assez tôt. Elle buvait toute la journée et finissait par s'effondrer dans un coin de l’appart décoré par l’amiante et l’humidité. Tu te souviens même pas vraiment de quand elle a finit par se tirer. Tu sais pas. Elle a peut-être finit morte quelque part dans la ville ou peut-être qu’elle a vraiment voulu s'échapper de ça. Sans vous prendre parce que vous étiez trop jeune, que vous l’auriez sans doute ralenti dans sa fuite. S’il faut, elle est sans doute aux bahamas à boire du rhum dans une demi noix de coco. Si ça se trouve, elle a rencontrer un mec riche qui l’a sorti de la merde , qui a eut les couilles de faire ce que ton père n’a jamais pu faire. Ce sale dépressif faiblard qui se sue pour gagner à peine de quoi vivre. À peine de quoi nourrir ta soeur. Ce sale trouillard qui a jamais eut les couilles de se soulever, de faire autre chose de sa vie que d’être un perdant. Ça te fout la haine quand t’y pense. Ça te fout le cafard de te dire que t’as grandi dans une famille aussi merdique. C’est peut-être de là que toute cette colère vient. Tu sais pas. C’est peut-être les souvenirs de ton enfance injuste qui animent parfois en toi cette envie de tout détruire, de foutre le feu à la ville comme t’as toujours eut.

Tu te souviens encore qu’à treize ans, le plus responsable dans cette maison, c’était toi. Que à treize ans à peine, tu te levais tous les matins pour préparer ta soeur à aller à l’école, pour l’habiller, la coiffer, que tu préparais ses repas et que tu l'accompagnait jusqu’à l’école pour qu’elle puisse vivre à peu prêt comme une personne normal. Tu te souviens que déjà à l’époque tu flânait dans les grands magasin pour lui rapporter le soir, un jouet, une robe ou une peluche. Pour qu’elle ait ce que tous ont la chance d’avoir.  Tu te souviens déjà qu’à treize ans, tu te promettait une autre vie, une vie plus simple pour toi et pour ta petite soeur. Que vous auriez de quoi vous offrir ce que vous voulez. Tu te souviens déjà que tu voulais une vie bien pour elle. Une vie correcte. Que tu voulais un truc plus grand. Moins compliqué. Et peut-être que vous aussi vous pourriez un jour vous enfuir et boire du rhum aux bahamas. Après tout, t’es pas moins méritant qu’un autre. T’enchaine les petits boulot, du plus légal au moins légal, tu crache sur rien. Et depuis que t’as rejoins la petite entreprise d’Uriel, tu dois avouer aussi que la vie à changer. Celui qui dit que le crime ne paie pas, n’a pas vu ton nouvel appart au centre ville, où tu loges avec ta soeur. Celui qui dit que le crime paie pas, n’a pas vu comme la vie à changer pour toi et pour ta soeur. Chez toi, ça pue pas l’humidité et la crasse. Les murs sont tout blanc et tu peux offrir de nouvelles fringues à ta soeur tous les jours. Vous avez laisser votre père derrière vous. Pas parce qu’il vous ralentissait dans votre fuite, juste parce que t’as pas envie de le supporter. T’as pas envie de lui donner quoi que ce soit, parce que lui, t’as jamais rien donner. Tout ce que t’as eut, t’as bosser pour l’avoir. Alors il mérite rien de ce que tu gagnes. Il mérite pas de profiter de la vie avec vous. Qu’il crève dans son trou à rat, tu le regrettera pas. La seule qui compte de toute façon; c’est ta soeur. Et personne d’autre.

Alors voilà, tu sais, tu te contentera jamais de ce que tu as, tu vis comme chauffeur privé quand t’as pas de plans avec Uriel. Tu avances dans la vie et tu te stabilise. Les gens peuvent bien croire que t’es le cancer de la société, tu fais bien moins de mal aux gens en leurs piquant leurs bijoux qu’ils se font rembourser à coup d’assurances, que les chefs d’entreprises qui ont pas de scrupules à remplir l’océan de trucs toxiques, à construire des murs entre les pays, qui ont pas de mal à dire à ceux qui vivent en guerre dans leurs pays qu’ils sont pas les bienvenue dans un pays qui pourrait accueillir des dizaines de millions de personnes de plus, tant il y a de terres inoccupées aux états unis. Toi tu fais rien qu’essayer de vivre. Tu fais rien qu’essayer de t’en sortir et de sortir ta soeur de la merde. Qui pourrait t’en vouloir d’offrir une vie bien à ta soeur. Qui ils sont pour te juger ? Qui ils sont pour te stopper, aussi ? Tu comprends que ce que tu fais c’est mal. Tu sais au fond et tu préférerais vivre dans la légalité complète. Mais tu vois aussi que le monde est injuste pour les gens comme vous. Pour ceux qui ont le teint mate, qui viennent pas vraiment d’ici. Ou du moins, à qui on veut faire croire que vous venez pas d’ici. Les blancs ont un peu oublier que l’amérique c’était chez vous bien avant que ce soit chez eux. Ils ont oublier aussi, que c’est pas la couleur, le vrai problème. Que ce qui vous rends violent, c’est pas la couleur ou les origines. C’est un peu cette haine d’avoir été traité comme des étrangers là vous vous devriez avoir plus votre place que n’importe qui.

- - -

Tu conduis jusque tard ce soir. C’est le soir où les gamins sortent en boite et où toi, tu te remplis les poches de pourboire, et de portables, de portefeuilles et de thune oubliées. Tu conduis que les gosses de riches, les pauvres, ont pas les moyens de se payer tes services et tu dois avouer que tu aime bien ça. Quitte à conduire des gens, tu préfères conduire des gens riches. T’arrives dans un petit quartier résidentiel, de grosses maison, souvent là où tu t’introduit avec Uriel pour aller piquer tout ce qui peut se vendre. Votre réseaux est bien rodé. Vous vendez tout ce qui vous passe par la main et qui a un peu de valeurs à des pawn shop un peu partout dans la ville d’à côté, de l’antiquité à la collection de timbre , aux bijoux de famille. Tous les trésors que les gens ont chez eux. Pour pas que l’argent puisse être retracé, vous achetez des voitures de collection, que vous revendez au prix fort aux même personne que vous cambriolez. Et avec tout ça, vous faites des bénéfices presque légaux. Sur les papiers en tout cas, tout est légal. Et ça permet aussi de faire des repérage. La maison devant laquelle tu t’arrête pour attendre un client, à l’air de convenir parfaitement. À en juger par l’état de la pelouse, par les volet fermé et les lumières éteintes, tu peux dire sans difficulté qu’ils sont en vacance depuis un petit moment. T’envoie rapidement un sms à Uriel et puis tu déverrouille la portière passager. «-Bonsoir.»  Elle dit d’une voix claire et douce en s’installant à côté de toi.  T’as jamais vu une fille aussi belle que celle qui vient s’installer. Tu lui jette juste un coup d’oeil et pourtant ça te fait tout de suite quelque chose. Elle a un sourire vraiment intriguant, un air malicieux, comme celui que porte parfois Zara et une longue, très longue chevelure brune qui s’écrase sur ses épaules dénudé.  «-Bonsoir. Tu vas au centre ville, c’est ça ? Au Green ? » Tu fais un grand sourire, démarrant la voiture, pour prendre le chemin de la boîte de nuit. Tu le connais par coeur, parce que c’est bien la boite où vont toutes les petites meufs dans son genre. «-T’y va toute seule ? T’es pas un peu trop jolie pour sortir seule ? Je serais ton mec, je t'accompagnerais. » Tu fais un sourire un peu charmeur parce que tu vois, t’as assez passer de temps à fantasmer sur la copine de ton meilleur pote. T’as envie de t’amuser toi aussi. T’as envie de passer à autre chose. Ça a trop duré.  

Maria Lupesco
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catch me ; Augugu  EmptySam 24 Aoû - 22:03
Si on avait su que c’était le début…

Le premier garçon il s’appelait Mike. Et vous aviez le même âge. C’était l’été de tes 15 ans, à une fête. Et l’odeur de la bière t’avait fait tourner la tête.  Pourtant, t’as jamais trouvé de plaisir à fréquenter des gens de ton âge, les garçons de ton âge provoque ton ennuie. Tu ne sais pas pourquoi,  t’as essayé pourtant, mais rapidement, ils se montrent ennuyeux, trop répétitif, préoccupé par des choses qui ne t’interesse même pas. T’as pas envie de t’accrocher à celui qui te parle de son dernier match de foot, qui te parle de la fac où il ira pour continuer à jouer au foot, pas envie de devoir te taper des soirées minable dans une cabane de jardin à boire de la bière acheté en douce à l’aide d’un grand frère. Peut-être que ton frère a raison, que t’as aucune notion des choses, que t’essayes de t’approcher trop près du soleil et qu’un jour tes deux ailes brûleront à force de trop jouer, de te prendre pour une grande. C’est une mauvaise habitude que tu as pris, de mentir sur ton âge, de te vieillir de quelques années pour profiter d’un autre monde que tes dix huit ans ne te permettaient même pas de toucher du doigt. Tu préfère passer tes nuits dans l’ivresse, dans l’abus, avec des hommes qu’on juge trop vieux pour toi souvent. Mais t’as toujours rêvé de ça, peut-être qu’on comprend pas trop chez toi, mais t’as toujours rêvé de ça, être une sorte de princesse, dans son monde qui n’est pas effleuré par les ennuies. t’as miroité, ces cages dorées, ces mondes luisant de richesses et de diamants. Tu veux pas te contenter de la vie que tout le reste de ta famille vis, tu vois pas le soucis. De vouloir espérer plus, que la baraque dans laquelle vous vous entassez, d’espérer plus qu’un petit job pour nourrir tout le reste de la famille. T’espère plus de la vie, t’es persuadée qu’eux aussi. Même s’ils ne le disent pas. T’es sure qu’Anca aurait préféré se casser et poursuivre de grandes études; qu’elle aurait aimé se payer une grande baraque avec une immense bibliothèque plutôt que de lire des livres qu’elle connait déjà par cœur en attendant de pouvoir en prendre d’autre. Tu sais que Nicu, il voudrait partir, vivre sa vie ailleurs, devenir médecin, astrophysicien ou tu ne sais pas trop quoi. Un truc qui irait avec son gros cerveau, tu sais qu’ils voudraient tous plus. Même Nelu. Tu sais qu’ils voudraient qu’il puisse être prit en charge correctement, dans un endroit correct, que maman aussi, ce serait bien qu’elle ait une chambre à elle, qu’elle soit soigné. Même Koda. Koda qui dit assumer la famille, qu’il a besoin de rien d’autre, t’es persuadée, qu’il voudrait récupérer son audition que s’il pouvait, il garderait  ses sous pour ses oreilles, pour arrêté de prendre ses médocs qui font à peine de l’effet. Tu sais, qu’ils ont tous des rêves et des désirs, qu’ils cachent dans le fond de leurs âmes pour qu’on les voient même pas. Parce qu’ils préfère les oublier eux même. Alors c’est quoi le soucis, si toi, toi t’as décidé de vivre tes rêves ? Si t’as décidé de mettre tous les moyens pour parvenir à ce que tu veux. Une vie, où t’aurai jamais besoin de compter, de demander, de te priver pour un autre qui se prive tout autant pour un autre. Pour qu’au final, tout le monde ne soit même pas un peu satisfait. T’as pas envie de survivre, pas comme le reste de ta famille. Pas envie d’enterrer tes ambitions faute de moyens, faute d’argent. l’argent ça se trouve, si l’on sait où chercher, si l’on sait comment l’avoir.

Ils peuvent bien dire ce qu’ils veulent, tu sais qu’au moins. Gabi et Anca sont d’accord avec toi sur ce point là. Tu as déjà croisé la deuxième un soir. Elle ne le dira jamais à Koda, elle aurait trop peur qu’il la juge, qu’il dise quelque chose. mais tu sais que ta soeur fait l’escort, de temps en temps, pour remplir le frigo pour que personne ne crève de faim. Alors, ils peuvent bien, porter des masques, faire ceux qui ne comprenne pas tes choix, mais t’es au moins sur qu’ils le comprennent plus que ce qu’ils veulent bien dire.

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Tu sais qu’il approuverait pas, ton frère, Olga non plus, ce genre de pratique, de  te vieillir, de mettre tes vêtements les plus courts pour aller te faire payer une nuit de rêve dans des boites de nuits. Peut-être même que le lendemain, t’as le droit au petit déjeuner dans un hôtel de luxe, a prendre un bain sans faire attention à l’eau chaude car il n’y a personne qui attend après toi. Ils n’approuvent pas, mais toi, tu sais que s’ils pouvaient, ils le feraient aussi. Si on leur offrait. Le confort d’une chambre pour soi, d’un bain chaud et du calme. Le calme. C’est ce que t’aime le plus quand tu t’échappe de la maison. Le silence; le calme.
Peut-être que la méthode est contestable, de compter sur un autre, pour payer tes caprices, peut-être que ce n’est pas bien, d’utiliser ton physique pour obtenir un peu plus que ce que la vie t’offre actuellement mais toi, t’as envie de plus. Et les mecs de ton âge savent pas te l’offrir.

Tu t’es tourné rapidement, vers des plus vieux, des plus âgés. même de l’âge de ton frère, ça t’a jamais vraiment dérangé, et eux non plus. A vrai dire, ils s’en fichent bien de ton âge tant que tu es mignonne, tant qu’ils peuvent s’afficher avec une fille à leur bras dans leurs soirées. En échange de quoi, pour quelques heures, quelques jours, quelques mois, ils cèdent à tes caprices. Ils n’ont jamais du réellement te posé la question sur ton âge. Celui qui tu dois retrouver s’en fiche, il t’as juste demandé de vous rejoindre au Green, l’une des boite du centre de Chicago. Il ne s’est même pas posé la question. Tu fais plus que ton âge. Tu sais juste qu’il a un peu moins de trente ans, et qu’il est l'héritier d’une grosse fortune de Chicago. qu’il promit de t’offrir du champagne et peut-être même  d’après ce qu’il dit, la meilleure nuit de ta vie.

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Tu t’assied dans la voiture qu’il t’as envoyé et tu ne peux pas t’empêcher de regarder le chauffeur. il est mignon, il a un air un peu enfantin, même si tu vois rapidement, qu’il est sans doute plus âgé que toi. T’aime bien le sourire qu’il te lance, et au regard qu’il pose sur toi, tu comprends que tu ne le laisse pas indifférent. «-Bonsoir. Tu vas au centre ville, c’est ça ? Au Green ? » Tu réponds de ton plus beau sourire, t’es pas certaine qu’un chauffeur puisse te payer toutes tes folies. Mais dans son regard, il y a ce truc en plus. Celui qui te donne pas envie d’en faire un portefeuille pour quelques temps, celui qui te donne envie d’en savoir un peu plus que le nombre de chiffres de son compte en banque. «-T’y va toute seule ? T’es pas un peu trop jolie pour sortir seule ? Je serais ton mec, je t'accompagnerais. » Tu sais pas s’il sort ça à toutes les filles qu’il peut bien récupérer lors de ses tournées mais ça te fais rougir un peu. Tu prends cet air que tu sais si bien prendre, celui qui dit que t’es un peu fragile, un peu atteignable. Celui qu’ils aiment tous, car ils se sentent prendre le contrôle d’une situation qu’ils ne maîtrisent jamais. « J’ai un date, mais je pense déjà que ce sera ennuyeux.» Tu rigole, tu sais même plus si t’as réellement envie d’aller au Green, alors qu’il a l’air bien plus intéressant que tous ceux que tu pourrais rencontrer ce soir. «Plus il me parle et plus je crois qu’il est du genre à se contenter d’avoir de l’argent. Un peu… ennuyeux comme genre de garçons.» Tu prends cette assurance, ce regard malicieux que tu as quand tu veux charmer séduire. Avec la pratique, tu as appris à user de tous tes charmes , à savoir utiliser le bon sourire, le bon regard. «Je m’appelle Maria.» Tu souffle, de ta voix la plus douce. «Si je m’ennuie, tu viendras me chercher ?»



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catch me ; Augugu  EmptyLun 26 Aoû - 22:44

On s'aimera jamais moins
Ce qui vous rend adorable
N'est propre qu'à m'alarmer,
Je vous trouve trop aimable
Et crains de vous trop aimer :
Mon cœur à prendre est facile.



Les filles comme ça, ça traine pas avec les types comme toi. C’est un peu toujours ce qu’on t’a répéter. Les petites bourgeoises qui vivent dans leurs grandes maisons avec le frigo toujours plein et la vie de château comme dans les films, n’ont rien à foutre avec les gens comme toi. On est pas dans un disney et t’as pas vraiment de chance de devenir une caricature de la belle et le clochard. Même si c’est clair que t’as pas l’air d’un clodo, là assis dans ton audi, les fringues qui pue le fric, bien taillé dans ton costard. C’est juste le boulot qui veut ça. Tu peux pas venir chercher les riches en jean, apparement ça fait mauvais genre. Alors t’as peut-être une bonne gueule et un air tout propre sur toi, mais personne n’oublie jamais que t’es juste le chauffeur.  Juste le type qui les emmène d’un point A à un point B, à qui ont fout cinq étoiles par automatisme au lieu de dire merci et bonne soirée. C’est du service, tu sais. Juste ça. Et pour eux t’existe même pas vraiment. Tu pourrais être remplacer par un robot, ça leurs changerait pas vraiment la vie, ils s’en rendraient sans doute pas compte. Ils t’adressent la parole seulement pour indiquer où ils vont, demander un chargeur ou une bouteille d’eau. Ils ont pas vraiment conscience qu’ils s’adressent à quelqu’un. Et parmis toutes les meufs que tu finis par dragué, la plupart c’est juste un coup de rein à l'arrière de ta caisse avant que chacun ne rentre chez sois. Et puis de toute façon, c’est tout ce que tu recherches. Tu cherches pas de copine. Peut-être parce que celle que tu aurais voulu avoir est inatteignable.  T’es bien trop loyale pour trahir Uriel de cette façon, et tu as bien trop peur d’y perdre la vie. T’as déjà vu un mec draguer Zara devant Uriel, tu l’avais jamais vu aussi en colère de toute ta vie. T’as aucune envie de tenter le diable de cette façon. C’est pas ton but.  Tu sais qu’elle est pas pour toi. Qu’elle sera jamais pour toi et ça fait déjà un moment que tu essaie de l’oublier du mieux que tu peux. De pas y penser quand elle vient chez toi, ivre pour te dire que Uriel est parti, qu’il est toujours pas revenu. Qu’elle est malheureuse et que elle se sent seule. Tu oserais jamais la toucher, même en son absence. Même sans savoir s’il reviendra. Jamais parce que t’as en toi ce sentiment que tu serais le pire des traîtres si tu fais une chose pareille. T’es pas l’homme avec le plus de principe au monde. T’as aucun problème avec le fait de bravé les lois.  Aucun soucis avec le fait de frapper, d’utiliser la violence s’il faut pour avoir ce que tu veux. Tu sais que t’es un sale nerveux, que t’es colérique et que t’as des épisodes de violence. Tu sais que t’es facile à titiller et que rare sont les soirées qui finissent pas en bagarre. C’est peut-être pour ça que ça finit toujours mal avec toi et que tu cherches personne. T’as déjà assez de gens à gérer dans ta vie. Ta soeur, Zara, tes potes, Uriel. T’es obligé de gérer les caprices de tout le monde et t’as plus de temps pour toi. Encore moins pour une meuf qui t’apportera encore des soucis dont t’as pas besoin.

Pourtant, t’es en train de faire un sourire enjôleur à cette fille, à lui sortir des phrases un peu au hasard dans l’espoir de choper son numéro. la sauter à l'arrière de ta caisse et la raccompagnée dans son quartier de riches.  T’auras au moins le plaisir de t’être taper une petite meuf trop bien pour toi. Elle a un visage d’ange. Un sourire parfait et de très grands yeux.  Très très grands yeux. Ceux qui te disent qu’elle est synonyme de problème. Clairement, le genre de filles qui te ferait faire tout et n’importe quoi. Tu vois trop clair dans son jeu parce que c’est pas la première fois que tu tombe pour ce genre de filles. T’as l’habitude de les aimer capricieuses et beaucoup trop jolies. T’as l’habitude, et ça finit toujours pareil avec toi.  Elles sourient et tu deviens con.  Ça loupe jamais. Regardes, t’es déjà en train de devenir con. « J’ai un date, mais je pense déjà que ce sera ennuyeux.» Elle rit et toi, ça te fait sourire bêtement. T’es encore en train de te faire avoir mais bon.  C’est pas comme si t’avais pas l’habitude. Et puis elle elle est vraiment, vraiment trop belle pour le monde et puis pour la vie. Elle a un truc qui te tape un peu dans l’oeil, même si tu saurais pas vraiment le définir. C’est pas ses vêtements court. C’est pas son air enjôleur. C’est plus cette façon qu’elle a , cette étincelle au fond des yeux qui dit qu’elle sait bien ce qu’elle fait. Qu’elle sait où elle va. Et tu sais pas. Ça te donne envie de faire du sale.  T’aimes bien, ça. Les filles fortes qui savent ce qu’elles veulent.  Et elle a l’air de savoir. Alors dans un sens ça te plait. «Plus il me parle et plus je crois qu’il est du genre à se contenter d’avoir de l’argent. Un peu… ennuyeux comme genre de garçons.»  Tu hoches bêtement la tête, pas sûr de vraiment comprendre le soucis avec le fait d’avoir juste de l’argent. Tu tuerais pour avoir le luxe d’être juste un type qui a du fric. Pour toi, c’est pas vraiment un défaut, plutôt une qualité.   « Et c’est quoi ton style de mec ? »   Tu demandes , un sourire aux lèvres, observant les siennes. Ça fait envie, ça.

Elle te mate avec les yeux du vice et si tu savais pas si bien te tenir, t’aurais sans doute déjà tes mains sous sa robe pour voir ce qu’il s’y trouve. Mais t’es sage, et puis, tu connais les filles et leurs façon de vouloir qu’on les charme quand elles sont déjà charmées. Alors t’es sage. Tu connais même pas encore son prénom, en plus. Pas encore en tout cas, parce qu’elle te le lance, un peu trop facilement, même : «-Je m’appelle Maria.»  Maria, ça lui va bien. C’est joli. Tu hoches la tête, un sourire vainqueur au visage. Si elle te donne son prénom, c’est que ta pas rêver. T’as une chance avec elle.   «-Augustino, enchanté. .» Tu souffles en sortant ton plus beau sourire, elle te regarde avec un air amusé, malicieux, et ça te donne envie d’en voir plus. Le problème, tu vois, c’est que le Green, c’est pas si loin. Et que dans quelques minutes; vous arrivez.  «Si je m’ennuie, tu viendras me chercher ?»  Tu hoches la tête, assuré. «-Pour ça, il me faudrait ton numéro. Et puis, je suis cher comme chauffeur. T’as des sous sur toi ? » Tu fais un sourire amusé, t’observe un peu plus comme elle est habillée et tu te dis, qu’elle doit bien avoir du fric, que sinon, elle porterait pas des chaussures qui rhabillent à elle seule ta garde robe.  «-Si t’as pas d’argent, faudra me payer avec un date. Moi je serais sans doute plus intéressant que ton petit riche pas drôle, là.  »   Tu plaisantes d’un air sûr de toi. T’as pas trop le temps de faire des chichis. Et c’est surtout par politesse que tu lui dis pas que le prix à payer c’est un petit passage entre ses cuisses. T’es pas si mal élevé.

Maria Lupesco
Maria Lupescovictime de cupidon
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Si on avait su que c’était le début…

«Tu pars déjà Bella ?» Tu souris, quand il te jette se petit regard de chien battu qui ne comprend pas où il a fait une erreur. Il te regarde de haut en bas, s’arrête un peu trop sur l’ouverture de ton teeshirt et tente de prendre son sourire charmeur pour tenter de te faire rester un peu plus longtemps. «On commence à peine à s’amuser, tu ne vas pas partir tout de suite ?» il demande en te faisant les yeux doux. Il commence à s’amuser , mais toi, tu commences déjà à t’ennuyer, tu pensais que sa compagnie serait plus amusante que ça, mais pleins de choses te dérange chez lui. Il est trop occupé à d’autres filles pour commencer et il ne t’adresse même pas un regard, persuadé que les choses sont déjà acquise, qu’il pourra disposer de toi comme d’un petit trophé à ajouter à sa collection. Sauf qu’il ne sait pas, ou pas encore, que tu n’es pas le genre de fille dont on dispose comme ça, et même, tu ne trouve même plus ça amusant de ne pas le voir se plier en quatre quand tu lui fais son plus beau sourire. Tu aimes  bien, apprendre à ces garçons là, que toi, on ne t’as pas comme ça. Il te regarde de nouveau, de haut en bas, insistant de nouveau sur les formes que dissimule à peine ta robe. «Aller, reste, on va s’amuser toi et moi. je te promet ! Tu vas passer la meilleure nuit de ta vie.» ça te fais rire, l’assurance avec laquelle il dit ça, le sourire sûre de lui qu’il affiche comme s’il avait reçu un trophé pour ça. Tu lèves les yeux au ciel exaspéré, tu savais bien que les garçons de ton âge ou a peine plus vieux t'ennuierai bien trop vite. malheureusement. Tu essayes pourtant, de temps en temps, mais tu sais qu’ils se mettent vite à te lasser à t’ennuyer. Ils sont rares; ceux qui suscitent ton intérêt, ceux qui te garde auprès d’eux plus de quelques heures, quelques jours et souvent, ils n’ont même pas le temps d’ouvrir leurs draps que tu es déjà repartie.

Et pourtant, il y a lui, là, ton chauffeur de Uber qui succite soudain un petit interet sous son sourire enjoleur. La vérité, c’est que tu l’aimes bien son sourire, t’aime bien aussi, cet éclair de malice dans ses yeux quand il te regarde. T’aimes bien, peut-être parce qu’il ressemble pas à tous les garçons que tu rencontres sur tinder, peut-être parce qu’il à ce petit truc en plus dans le regard, comme une étincelle de défi, comme un soupçon de provocation. Tous les autres regards, se donnent trop vite à toi. Lui, tu sens cette malice, qui te donne envie de creuser un peu plus, de le faire tomber à tes pieds. T’as presque envie, de le rendre fou de toi. T’en oublie le mec du green et sa bouteille de champagne qui t’attends sur la table, son fric qui s’étale entre ses mains et son envie de te tripoter les cuisses non dissimulée. Tu l’oublie pour le regard de ton chauffeur de uber qui te pousse à la curiosité, à l’envie de jouer. Et toi, tu adores ça. Jouer.

« Et c’est quoi ton style de mec ? » Tu te mets à sourire, à sourire et à t’amuser de sa question. Tu as réellement un genre de mec ? Tu te contente d'enchaîner les fils à papa, les riches héritiers et parfois encore plus vieux. Tu te contente de ceux qui te transforme en princesse le temps d’une nuit. Tu vis une  vie de cendrillon, sans le prince charmant. La vérité, c’est que tu préférais peut-être avoir quelqu’un de gentil, avec qui tu passerais réellement de bons moments. Pas l’un de ces types prétentieux à qui tu offres ta compagnie pour un peu de notoriété volée. «Hum un mec marrant, qui se prend pas trop la tête. Mais qui à pas peur...» Peur de tes caprices, peur de tes délires qui parfois partent trop loin, de tes envies un peu trop présente de gloire et de succès; d’excès et de folie. «.. de mes caprices.» tu finis par dire.  Tu sais, que t’es le genre de fille capricieuse, qui en réalité prend trop la tête aux gentils garçons, celles avec qui ils faut s’accrocher pour les satisfaire sans arrêt. Parce que t’as besoin de ça, de te sentir protégée, de te sentir en sécurité, de te sentir à l’abris de tes soucis. Tu sais, que tu trouveras jamais ça dans les bras de ceux qui t’invite pour te montrer leur fric, pour étaler leur argent à leurs amis, leur montrer qu’il peuvent faire venir de jolies filles juste avec un billet. Pour le moment, tu ne t’en ai jamais plaint, en réalité, toi aussi, quelque part tu trouves ta place, ton compte dans ce genre de plans, ce genre d’histoire. Tu t’amuses, tu profites. C’est tout ce qui t’importe.

Et peut-être bien, que lui, il pourrait être ce mec sympa; qui arriverai à te voler un peu ton coeur si tu le laissais faire. Il arrive déjà à te voler ton vrai prénom avec un sourire. La vérité, c’est qu’ils sont peu à l’avoir, ton prénom. Tu donnes toujours un faux, un autre, parce que tu veux pas qu’on te rappelle forcément, tu veux pas plus que la date de péremption que tu fixe à tes histoires. «-Augustino, enchanté. .»t’aime bien son prénom, t’aime bien le son de sa voix. Et ce soir, t’as envie de jouer avec Augustino. T’a envie de connaître un peu plus de lui. Alors tu le demande, avec ce petit air de provocation que tu sais si bien prendre s’il viendrait te chercher si tu l’appelais alors que vous ne vous connaissez même pas. Avec cette étincelle de défi dans les yeux et ton timbre sur de toi. Tu lui demande, s’il est prêt, à jouer à ce jeu dangereux avec toi, s’il serait prêt à céder à tes caprices pour un sourire de plus. «-Pour ça, il me faudrait ton numéro. Et puis, je suis cher comme chauffeur. T’as des sous sur toi ? » La vérité, c’est que t’as même pas un billet sur toi, et que si ton rencard ne te paye pas le taxi pour rentrer, tu seras obligée de traverser Chicago pieds nus et en robe de soirée. Pourtant tu souris, de ton sourire le plus assuré. «-Si t’as pas d’argent, faudra me payer avec un date. Moi je serais sans doute plus intéressant que ton petit riche pas drôle, là. » ça te fait rire et tu attrape son portable posé entre vous deux à côté de l'autoradio. Tu tape ton numéro et ton prénom dans les contacts en quelques touches et tu lui souris en le reposant à sa place. «Envoie moi un texto Augustino. Que je puisse te recontacter si j’ai besoin.» tu souffles en ouvrant la portière de la voiture qui s’arrête devant le Green. «Passes une bonne soirée. Je te mettrai cinq étoiles.» tu dis, ton rire accompagnant la portière qui claque.

---

Sa main glisse le long de ta cuisse de manière insistante et il te regarde en souriant comme un imbécile. Quand tu es arrivée, il était déjà ivre, déjà trop mort pour même se souvenir du prénom que tu lui avais donné. Pourtant, il assiste sur la peau dénudée que dévoile ta robe et tu as beau enlever sa main il continue. Ce mec est chiant, comme prévu, trop plat, trop simple, et vraiment con. T’as bien compris qu’il espère qu’une bouteille de champagne lui permettra de te retirer ta  robe dans sa voiture ou même les toilettes de la boîte. Mais tu bois jamais trop, tu t’enivre jamais trop. Parce que tu veux toujours savoir, ce que font ces mecs et ce qu’ils entreprennent. T’as pas envie, de te retrouver avec n’importe qui. tu sais que certaines filles que tu connais se sont déjà retrouvé dans des histoires bizarre. ta vie est déjà trop compliqué comme ça. Énième intrusion sous ta robe que tu repousses en te relevant. Il te regarde de haut en bas. «Tu te tape des chattes ou quoi ? Laisse moi explorer.» Tu lèves les yeux au ciel, exaspérée alors qu’il se met à t’insulter de bouffeuse de chatte et de sale gouine.

Devant la boite de nuit, dans ta robe de soirée t’attends que la voiture arrive. T’as tapé le numéro du chauffeur de l’allée, parce qu’il t’as bien plus et t’es presque sur que lui, t’offrira une meilleure soirée que celle que tu as passé à l’intérieur de cette endroit. En réalité, t’as pensé à Augustino toute la soirée, sans même savoir pourquoi. T’as pensé à la soirée que t’aurai préféré sans doute passer avec lui, car t’as plus ris avec lui en quinze minutes de trajet qu’avec l’autre en quelques heures.

Tu peux pas t’empêcher de lâcher un sourire quand la voiture qui t’as déposé se gare devant le green. T’étais pas certain qu’il viendrai. Tu pensais juste que c’était un flirt comme ça, comme il doit en avoir plein avec toutes les filles qu’ils ramassent dans les quartiers dorés. Ta main se pose sur la portière quand t’entend la voix remplie d’ivresse de l’autre qui hurle dans tes oreilles. Bouteille de vodka à la main, il sort de l’entrée du Green en titubant. «Hé, restes! Tu crois qu’tu peux partir comme ça! T’es pris pour qui ?» Il sent l’alcool à plein nez et tu serais même pas étonné qu’il soit aller se prendre un truc en toute discrétion dans les toilettes. «Lâche moi Rudy, t’es bourré et défoncé. Retourne voir tes potes.» Il fronce les sourcils car apparemment la réponse ne lui plait pas. « Aller viens. j’suis sûre, j’peux te faire aimer les bites.» Il dit sûre de lui en attrapant ton poignet.




☆☆☆ Beerus
Augustino De Luca
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On s'aimera jamais moins
Ce qui vous rend adorable
N'est propre qu'à m'alarmer,
Je vous trouve trop aimable
Et crains de vous trop aimer :
Mon cœur à prendre est facile.



Ouais, elle a vraiment les yeux du vice. De ceux qui donnent des envies étranges. Elle sait ce qu’elle fait. Elle sait où elle va et ce qu’elle veut et ça te plait. Ça te stimule un peu, ces yeux et ce regard. Cet air qu’elle prends lorsqu’elle sourit et le temps qu’elle mets entre deux phrases juste pour te laisser sur ta faim. Et ça marche à chaque fois. Elle fait des sourires enjôleurs et elle joue un peu avec tes nerfs. Mais t’es pas si naïf tu sais. Tu connais les façons qu’elles ont de s’approprier ton coeur, elles profitent toutes de ta faiblesse pour les jolis visages. T’es peut-être un peu trop gentil aussi. Peut-être un peu bête parce que t’as beau pas être si naïf, ça te dérange pas spécialement de jouer l’idiot. Celui qui sourit à toutes les provocations.  C’est toi qui te laisse faire de cette façon. Qui les laisse accéder à toi comme elles le veulent. T’as l’habitude qu’on dispose un peu trop facilement de toi. T’as l’habitude qu’on fasse un peu de toi ce qu’on veut. Tu sais bien que t’es pas si gentil. Au fond c’est juste que ça te plait d’être ce mec-là. Si ça te plaisait pas, tu serais pas encore là à tomber pour ce genre d’attitude. A sourire a une fille qui te demande de venir la chercher après son rendez-vous avant-même de connaître ton âge ou quoi que ce soit à ton propos. Tu crois quoi ? Tu crois qu’elle s’intéresse vraiment à toi?  Non c’est pas ce genre de filles-là. Elles veulent pas savoir qui tu es et ce que tu aimes. Elles tiennent pas spécialement à t’entendre parler. Si tu pouvais hocher la tête et sourire, tu serais sans doute l’homme parfait pour ces filles-là. Elles veulent pas de ton avis, de tes conseils, ou même simplement de quelqu’un pour les contrôler. Elles veulent une liberté que tu comprends dans un sens. Aussi dangereuse soit-elle.  Elles ont pas besoin de toi. Pas besoin de ton avis ou de ta protection. C’est le genre de fille qui savent utiliser leurs faiblesses à leurs avantage. Justement parce qu’elles ont pléthores de type comme toi , prêt à venir ramasser les pots cassés à chaque fois qu’il y en a.


Oui tu vois bien, tu te retrouve tout le temps dans ce genre de situation. Comme si t’avais le don d’attirer ce genre de filles. Tu sais qu’elles ont tendance à t’utiliser comme ça les arrangent. Peut-être parce que tu dis rien ou juste parce que t’es assez con pour accepter ce genre de choses. Tu sais pas vraiment d’où ça te viens. T’aime peut-être seulement quand on te repousse , peut-être que ça t’attire, au fond, quand elles utilisent un peu trop de leurs magies sur toi. Et elle, elle a tous les critères pour te rendre bête. Tous les critères pour te foutre dans la merde. Ça pue les problèmes, ce genre de filles. Elle te fait penser à Zara. «-Hum un mec marrant, qui se prend pas trop la tête. Mais qui à pas peur...de mes caprices..» Tu hoches la tête alors que vous vous approchez un peu plus encore de la soirée qu’elle est censé rejoindre. T’aurais préféré qu’elle reste avec toi. Ça t’as fais un peu comme un coup de foudre, tu sens que y’a un truc particulier avec cette fille. Tu sens, et ça a l’air presque d’être une évidence , qu’elle va te rendre dingue. Que tu vas te prendre la tête et qu’elle va réussir à faire de toi celui que tu essaie de ne plus être. Tu vas céder à toutes ses demandes. Tu vas céder à tous ses caprices.  Elle va obtenir de toi , tout ce qu’elle a toujours voulu.

- - -

Vous arrivez devant la boite et tu te gares alors qu’elle entre son numéro de téléphone dans le tien, sans demander ton avis. Dans un petit rire amusé, comme si elle savait déjà qu’elle t’avais dans la poche. Tu peux pas t’empêcher de mordre ta lèvre inférieure. De te dire qu’elle doit en faire tourner d’autres des têtes. Et de t’empêcher aussi d’avoir trop d’espoir. Si c’est pas un faux numéro, elle te donne surement son numéro pour pas avoir à payer le taxi du retours. Tu te fais pas trop de grandes illusions. T’es juste un outils assez intéressant. «-Envoie moi un texto Augustino. Que je puisse te recontacter si j’ai besoin.» Voilà, tu vois. Tu vois, elle sait ce qu’elle veut, la petite. Et elle sait qu’il s’agit surtout d’une affaire d’offre et de demande. De besoin , plus que de sentiments. Elle a ce sourire qui te fait oublier comment tu t’appelles pourtant. Et t’attrapes ton téléphone pour lui envoyer un message et vérifié que c’est le bon numéro. Tu souris quand son téléphone vibre entre ses doigts alors qu’elle déboucle sa ceinture. Elle ouvre la portière et tu soupires. «Passes une bonne soirée. Je te mettrai cinq étoiles.» Tu lèves les yeux aux ciel. Cinq étoiles, et sans doute un adieu. Ça t’emmerde. De pas pouvoir l’arrêter, lui dire de rester. T’es personne pour faire ça, juste un chauffeur de taxi. T’es personne pour la garder auprès de toi et lui demander d’annuler ses plans. Il t’as fallut cinq minutes pour tomber et voilà que ça te fout un cafard bizarre quand elle claque la porte derrière elle comme ça. Tu voudrais être ce gars assez riche dans a boite pour avoir un peu de chance de faire sourire cette jolie Maria.

T’as redémarrer la voiture et t’as continuer ta soirée. T’as continué de conduire des petites pétasses et des sales gamins pleins de fric d’un bout à l’autre de la ville, t’en a même déposé plusieurs au Green, sans essayer de jeter un oeil pour voir si tu l'appréciais. T’as continuer et t’as même presque oublier qu’elle t’avais laisser son numéro. Tu t’es concentré sur le plus important. La thune, avant tout. Avant tout le reste. Les histoires de meufs, c’est bien, et ça occupe. Mais tu sais bien que c’est pas ça qui remplira le frigo de ta soeur. C’est pas ça qui vous sortira de la misère. Alors ouais. La thune avant tout. Le boulot, le deal, tout ça, avant tout.  «-Vous voulez un petit truc pour pimenter la soirée ?» Tu demandes aux deux types à l’arrière de ta caisse qui parlent l’un avec l’autre du fait qu’ils ont pas pu joindre leurs dealer.  Ils te regardent comme le sauveur de la soirée et toi t’en profite pour faire triplé les prix. Tu t’en fous de les escroquer. Ils perdent rien d’important parce qu’ils ont largement assez de fric  pour ça. Ils vont se plaindre deux minute que tes prix sont exorbitant, tu vas sortir ton meilleur baratin sur la qualité supérieure de ta came et ils finiront par allonger les billets , comme tous les autres.  350 dollars les deux grammes et tu prétends faire un cadeau parce que tu les aime bien. D’habitude, c’est 380, tu leur dis avec un aplomb bien rodé. Tu as l’habitude de ton petit discours, tu le connais par coeur. Et quand ils commencent à hésiter, tu accélère un peu dans la voiture et tu range tout dans la boite à gant.   «-Tant pis pour vous, je voulais juste être sympa , moi.» Ils sortent les billets, sans se poser plus de questions. Bande de pigeons. Tu pourrais vendre des doliprane avec ta technique et la vérité, c’est que tu l’as même déjà fait. Tu les déposent devant leurs boite de merde et tu reprends la route avec tes billets en poche. T’adores ce boulot. C’est comme piqué des bonbons à un gamin.

« J'avais raison, cette soirée est pourrie. Tu viens me chercher ? »

Ton téléphone sonne et son prénom s’affiche. Décidément cette soirée se passe à merveille. Ça tire un sourire sur ton visage et tu fais demi tour, annulant d’un geste ta prochaine course pour retourner au Green. Tu mets pas trop longtemps avant d’arriver, cinq minutes à peine et tu l’aperçois du bout de la rue, qui s’approche de ta voiture, poursuivi par un type à l’air complétement défoncé. Il a sa bouteille de vodka à la main et toi t’ouvres la fenêtre sans sortir pour autant de la voiture. «Hé, restes! Tu crois qu’tu peux partir comme ça! T’es pris pour qui ?» Il crache et toi tu soulèves un sourcil sans rien dire pour autant. Tu restes professionnel tant qu’il touche pas ta voiture, ni la petite. «Hé, ne touches pas à ma caisse. Oh ! Ne t'approches pas de ma voiture.» Tu préviens. T’es pas d’humeur à te battre encore , pourtant t’as quand-même déjà le poing fermé et tu sens déjà que t’es prêt à bondir hors du véhicule pour apprendre les bonnes manières à ce sale type. Elle a l’air encore sobre et passablement agacée. Tu lui fais signe de rentrer dans la voiture alors qu’elle lui réponds calmement de retourner voir ses potes et de la laisser tranquille. « Aller viens. j’suis sûre, j’peux te faire aimer les bites.»  Il réplique en lui attrapant le poignet pour l’empêcher d'entrer dans la voiture. Grave erreure malheureusement pour lui parce que tu aimes pas ce genre de comportement. Tu penses à ta soeur et a si un mec la touchait de cette façon et ça te fait perdre les pédale. Elle a à peine le temps de lever les yeux vers toi que déjà ta main va chercher le cuir chevelu de l'homme et pour le projeter contre le capot de la voiture, une fois et puis deux. Il perd connaissance mais , c'est pas assez , alors une troisième fois plus fort cette fois , ton visage grimaçant d'un sourire effrayant , d'une mine folle. tu tapes encore , c'est toujours pas assez. Il est par terre mais tu t'en fou. Tu lui jette un dernier coup de pied dans les côtes avant d’ouvrir la porte à Maria pour qu’elle puisse entrer dans la voiture et lorsque c’est fait tu te baisse à nouveau vers lui. «Écoutes bien, Pendejo. Essaies encore de t’approcher de la petite et je vais venir avec mes gars faire un tour chez toi. Tu m’écoutes, là ?»  Tu lui tapote la joue alors qu’il perd connaissance. «- On va venir avec mec gars et on va t’utiliser comme défouloir. J’en ai un ou deux qui ont rien contre le fait de se lâcher dans un mec, si tu vois ce que je veux dire. Entiendes ? »  Il ferme fort les yeux pour pas que tu le frappe de nouveau et toi, tu fais un sourire. T’as parler doucement pour pas que les autres autours ne t’entendent et le temps que les vigiles traversent la rue, t’es déjà dans ta voiture et t’as déjà démarré.

T’as peut-être dépasser un peu les bornes, va falloir changer de plaque et d’appli. Ça fait chier mais bon. T’es un peu comme ça. Tu frappes d’abord, tu menaces ensuite et pour finir tu réfléchis. T’as toujours été un peu taré dés que tu te mettait à frapper. Et t’as du sang sur les poings ça t’emmerde , ça aussi. T’ouvres la boite à gant sans penser au fait qu’elle était pleine de drogue et t’en sors de la solution hydro alcoolique, tu te nettoie les mains en soupirant. «-Ça va, Maria ? Tu n’as rien ? Désolé, j’ai vrillé un peu. J'aime pas qu'on fasse du mal aux femmes. » Un peu, ouais. Juste un tout petit peu.

Maria Lupesco
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catch me ; Augugu  EmptyMar 1 Oct - 14:04
Si on avait su que c’était le début…

Tu n’as jamais parlé à l’un des membres de ta famille de ce garçon, tu ne leur a jamais dit à quel point tu avais été marqué par ça. Tu ne leur a jamais dit, à quel point il y a encore le traumatisme dans ta peau de ces moments là. Tu ne leur a jamais dit parce que tu veux être celle qui est forte, celle qui n’a pas de leçons à recevoir de personne, celle qui maîtrise toujours cette situation. Tu ne voulais pas, donner raison à Olga, donner raison à Koda de s’inquiéter pour toi, leur donner raison sur le fait que tu fais n’importe quoi. Tu ne voulais pas. passer encore pour la “petite maria” qui fait n’importe quoi, celle qui ne sait pas ce qu’elle fait, celle qui ne sait pas où elle va. Trop idiote pour réfléchir ou simplement trop têtue pour accepter ses torts. Tu sais qu’ils pensent tous qu’un jour il t’arrivera quelque chose de grave, ils le pensent tous, mêmes ceux qui en disent le moins. Ils attendent juste. Le moment où tu tomberas et où tu devras les appeler car tu ne t’en sors pas toute seule. Plutôt ramper à l’agonie. C’est pour ça , que tu ne leur a jamais parlé de lui, parlé de Dean, peut-être pour ça que tu as jamais dis à personne à quel point il avait abîmé ce bout de toi, ce bout de ton innocence, ce bout de ta vision de l’amour. C’est pour ça, que t’es devenue un peu celle que tu es, pour ça que tu as préféré choisir d’être celle qui blesse, celle qui utilise, celle qui se sert, celle qui jette. Tu préfère être celle qui fait du mal, celle qu’on essaye de retenir, et pas celle qu’on traîne derrière soi sans se soucier de son coeur. Tu ne veux plus être celle là, plus jamais. parce que t’as eu trop mal, et tu ne veux plus jamais sentir ton coeur souffrir comme ça. Est-ce que c’était naïf de croire au premier amour ? est-ce que c’était naïf de croire qu’il pourrait être celui qui change tout ? est-ce que c’est mal ? non. oui. Croire en l’amour , le vrai, celui avec un grand A ?
Mais tu as fermé la porte de ces choses là, fermé ton coeur à ces intrusions, parce que tu ne veux pas aimer plus que nécessaire, tu  ne veux pas faire l’erreur d’être une nouvelle fois aussi fragile. Tu ne veux plus être le jouet de personne.

T’entend encore leurs rires sur ta peau, comme marquée au fer rouge, t’entend encore leurs rires qui s’écrasent sur ta peau opaline. Tu entends encore, leurs rire, tu sens encore leurs regards, tu vois encore l’amusement dans son regard, la fierté dans ses traits. Et tu en souffre encore sans jamais en avoir parlé. Le son de son rire, les cri de ses amis et ta honte , t’a gêne qui te poursuit.
Recroquevillée la , dans les vestiaires des filles, tu laisses tes larmes exploser et s’écraser contre tes mains. Ton mascara coule, tes larmes délavent tes yeux et trembles. Tu te sens idiote, tu te sens idiote d’avoir fais confiance à tort à ce mec , d’avoir cru en tous ses mots, toutes ses phrases toutes faite qu’il te lançait.
Nicu doit savoir. Il a dut l’apprendre, ton frère est assez intelligent pour savoir et comprendre. Il peut être même vu les photos de toi, à moitié dénudée dans les vestiaires des garçons, dans les bras de Dean. Un pari. Juste un putain de pari. T’étais juste un PUTAIN de pari. Tu as envie de hurler, envie de crier, de mourir sous la douleur de ta poitrine qui se soulève. Si ça pouvait s'arrêter là, si tu pouvais te sentir moins sale, moins trahie, moins idiote là toute de suite.

C’est pour ça, que tu t’amuses trop des autres, trop des hommes comme pour faire payer aux autres ce dont ils ne sont pas responsables, payer à ceux là ce que Dean est seul responsable. Et tu sais, que tu ne devrais pas faire payer aux autre l’erreur d’un seul; mais c’est aussi ton moyen de te protéger à toi, ton moyen de ne laisser personne t’atteindre réellement. De ne rien laisser plus jamais te heurter et te blesser comme ce jour là. Tu ne veux plus jamais, être le jouet d’un autre, l’objet, balayé et abimé. Parce que ce jour là, il n’y a eut personne pour prendre ta défense, personne pour dire quoi que soit, et même ton propre frère n’a jamais demandé si tu allais bien, si il pouvait faire quelque chose. Il n’a jamais resté que toi contre tout ça, toi pour te défendre toute seule, toi pour créer ces rempart, ce mur impénétrable et cette attitude de peste qui ne leur fait jamais rien espérer. Et tu sais, que sous tes doigts graciles parfois tu brises des gentils garçons, à leur faire espérer trop,

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Rudy la main sur ton poignet, tu soupire. Tu sais qu’un jour tu devras arrêter de traîner avec ce genre de type, arrêté de jouer avec le feu, de sauter dans le vide en mettant en premier la tête. Peut-être qu’un jour, il t’arrivera réellement quelque chose de grave, peut-être qu’un jour il n’y aura personne, pas Augustino pour l’attraper par le crâne jusqu’à ce qu’il lâche ton poignet. Tu le regarde exploser la tête de Rudy contre le capot, tu vois son visage se déformer à mesure qu’il le cogne contre la taule et toi, tu restes là, comme figé par cette scène qui semble presque irréel  face à toi. Jusqu’à ce qu’Augustino t’ouvres la portière tu restes là, à regarder le visage de Rudy déformé par les coups, et tu montes un peu tremblante dans la voiture. Comme perdue avec tout ce qu’il vient de ce passer. Tu n’es pas certaine que ce soit un chauffeur comme les autres.

«-Ça va, Maria ? Tu n’as rien ? Désolé, j’ai vrillé un peu. J'aime pas qu'on fasse du mal aux femmes. » Tu n’as même pas remarqué que vous aviez démarré et que vous étiez déjà loin du green. Que les pavé et les lampadaires avaient défilés dans la nuit.
Certains pourrait avoir peur de se retrouver dans la voiture d’un mec qui vient d’en exploser un autre sans la moindre pitié sur le trottoire d’une boite de nuit, mais toi, étrangement, tu n’as aucune crainte pour Augustino et quand tu fini par croiser son regard avec le tiens il y a un sourire un peu tendre qui s’échappe. C’est la première fois, qu’on prend ta défense pour ça. Qu’on ne te balance pas au visage que tu l’as bien cherché et que si tu étais moins dans la provocation, peut-être qu’il ne t’arriverai pas ça. que si tu étais le genre de fille bien sage qu’on attends de toi, tu ne te retrouverai pas à deux doigts de te faire violer par des sales types. Et tu es presque sure que si ça t’arrivait, beaucoup de gens penserai silencieusement que ce n’était qu’une question de temps. «-Merci.» tu souffles tout simplement en le regardant ouvrir la boite à gant devant toi. Un tas de drogue déborde de cette dernière et ça confirme juste ce que tu savais depuis le départ. Il n’est pas un mec comme les autres, loin de ceux avec qui tu t’amuses, loin de ceux avec qui tu joue. Et c’est sans doute pour ça, qu’il agite un truc en toi qui n’avait pas fait surface depuis longtemps. que tu te sens bien sans l’expliquer avec lui, là tout de suite. Malgré l’odeur du sang, malgré le mec qu’il vient de frapper, malgré ses jointures rougies et la drogue dans la boite à gant. Comme quelque chose de rassurant qui se dégage d’Augustino.

Alors peut-être que tu peux lui donner un autre de tes secrets, en plus de ton prénom. Un autre secret que tu gardes pour toi habituellement. «-Tu veux bien me ramener chez moi ? A canaryville ? C’est de l’autre côté de la ville.» tu souffles tout doucement dans le silence de l’habitacle. Dire de là d’où tu viens réellement, s’éloigner des paillettes et de la lumière, montrer ton quartier pourris et ses rues défoncées. Ses trottoirs inégaux et le brouhaha qui ne s’arrête jamais.

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La voiture s’arrête au bout de la rue, tu ne veux pas qu’il aille plus loin. Tu ne veux pas qu’il croise l’un de tes frères et soeur. Tu veux encore garder ça un peu pour toi. Tu rentres tôt, pas dans les horaires du couvre feu que voudrait t’imposer tes ainé mais c’est plus tôt que toutes les autres nuits de ta vie sans doute. «-Ici c’est bon, j’habite un peu plus loin.» tu dis quand le moteur se coupe. «-Merci d’être venu, et pour Rudy aussi. Et d’avoir prit ma défense.» tu dis en posant une main sur la portière pour l’ouvrir. Mais tes lèvres vont trouver sa joue avant de sortir. «-passe une bonne nuit Augustino. appelle moi quand tu veux, pour ton date.» tu dis en souriant avant de sortir de la voiture et de filer dans la nuit en lui envoyant un baiser.



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