No Halo ;Zara

Uriel Diaz
Uriel Diazvictime de cupidon
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«Hiding at my partner house
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Tu cours. tu t'enfuis. Putain de ville sale. tu t'enfuis , t’es pas à l'aise dans tes baskets trouées mais, tu cours vite.  tu sais déjà plus pourquoi tu cours. T’es même plus tout à fait sûr qu'on te poursuivait encore y’a dix minutes. C'est peut-être les recrudescence des dernières bagarres qui t'font perdre un peu le sens des événements . T’as un peu oublier dans quel sens tourne la terre , fasciné par les lumières de la ville qui pue et qui pourrit. T’es bien dans mon élément ici. Ça te déranges pas , qu'ici tout brûle. Ça te dérange pas de t'enfuir. D'entendre des voix , au loin qui cherchent à te retrouver. C'est pas tout à fait devenu une habitude mais, presque. C'est pas tout à fait devenu une habitude mais, tu sais que t’as la tendance à provoquer le chaos. Vous dansez lui et toi. C'est ton meilleurs pote quand il reste plus personne d'autre que lui, entre la terreur et la destruction. Vous vous entendez trop bien , il te comprends. C'est devenu peu à peu la seule relation stable de ta vie. toi et le Chaos. Le chaos et toi. Vous vous attirez des ennuis et puis vous fuyez à toute jambe. Juste pour vous sentir exister un peu. Lui et toi , toujours dans la même équipe, même quand le chaos t'fait mal. Même quand il t'entraîne dans ses situations qui pourraient très facilement , d'un claquement de doigt, détruire le peu que t’as créé le peu que tu possèdes. Ta vie , elle tient qu’à un fil depuis trop longtemps, t’y fais même plus vraiment attention. Le chaos pourrait tout détruire autours de toi, tout ce que tu as créé. Même si t'sais toujours pas ce que c'est.  Et parfois même il te chuchote dans les oreilles le chaos. Il te parle et puis il te pousse. Il te hurle parfois. Il t'incite. tu l'entends te répété , le chaos, que vous pourriez brûler le monde tout les deux. Laisser tout cramer et puis t’es pas une khaleesie, toi. T’vas pas renaître de tes putains de cendres avec des dragons tout autours. T’es pas une putain de reine. Si tu'laisse tout brûler, ce sera juste pour le putain de spectacle. t’as décidé de que tu profiterais du spectacle, extincteur en mains. Ça fait longtemps que tout crame dans ta vie, que tu remplace les solutions par des problèmes. Peut-être bien que t’as peur de t'ennuyer, que tu préfère la sensation des poumons qui brûlent à l'intérieur , qui expirent avec force l'air trop froid qui se déchire dans un râle extatique d'épuisement généralisé.  Peut-être que tu préfère la sensation du sang qui dégouline , palpitant sur ton arcade sourcilière. Tu cours dans les petites rues , T'entends ton nom au loin. Ils disent qu'ils vont te saigner et t’as parfois quelques doutes.

Parfois tu te demande, si tu devrais pas m'arrêter de courir. Les laisser faire. La douleurs ça empêche l'ennuis. Tout sauf ce putain de vide qui court à l'intérieur de toi. Tout sauf cette envie de foutre le feu au monde, boire jusqu'à devenir inflammable , servir de combustible. Juste pour qu'il se passe quelque chose. Peut-être bien que c'est ce qu'il te faut.  Te faire passer à tabac pour arrêter de t'ennuyer ? T’en sais rien. Y'a jamais rien qui calme cette putain d’émotion angoissante qui pulse à l'intérieur. Et tu 'crois que tu ferais sans doute n'importe quoi pour éviter le vide qui te guette.  Comme aller foutre le feu à la caisse d’un chef de gang  de biker trop reconnu, qui se prends pour quelqu’un alors que comme tout le monde , si t’y fous le feu, il brûle. T’as voulu voir ce que ça faisait de foutre la haine à quelqu’un qui s’croit plus grand. T’as voulu voir ce que ça faisait de faire peur à ceux qui font peur.  Et puis de toute façon , t’aime pas ça les biker et leurs moto de lopettes. T’aimes pas leurs p’tites gueules toute bien faite. Ils ont jamais les couilles d’attaquer tout seuls , en dehors de leurs moto. Ils se sont cru dans fast and furious. Mais,  t’es rapide et furieux aussi, alors tu vois, pas besoin d’moto pour montrer qui a le plus de couilles.  Tu les vois qui courent derrière toi, les gros balourd, et leurs vestes de tafioles. Tu les sens se rapprocher et presque instinctivement, tu sautes du pont qui cachent les voies. T’as du te casser la cheville en sautant parce que tu arrives plus à courir.  Alors tu finis par te réfugier dans un vieux métro désaffecté, repére à toxico dans lequel on ira pas te chercher.

- - -

T’es  tout seul ici. T’es tout seul et c'est sans bruit. Tu me cache pas vraiment mais t’es dans la pénombre. C'est bien ici. C'est parfait, ça te va très bien.  Les sièges défoncés et les portes cassés, la manque de lumière et puis la pénombre avec qui tu partage juste le chaos. Le bruit de ton briquet qui s'allume et qui s'éteint contre ton cône trop bien roulé pour ne pas être habituel.  L'odeur de weed qui s'étale contre les parois rouillées. Tu fume et c'est calme. Et tu fume encore , jusqu'à perdre la notion du temps. tu sais pas si tu devrais encore te cacher , ici. Tu 'pense que c'est sans doute fini maintenant. Qu'ils te retrouverons pas. Pourtant tu reste là, t'observes tes mains contre les rayons de la fin de journée , du début de la nuit presque , qui s'infiltrent difficilement en filet rougeâtre contre tes doigts. Tu t'amuse bien , quand t’es  seul, dans ce monde-là. Celui que t’as inventé. Juste le bruit de ton téléphone, de toi et ton cône et rien d’autre. La musique apaisante de ton propre silence.  Celle de la destruction et du chaos.  Et c'est calme ici.  C'est calme , tout au bout du train , tu cherche même pas à savoir si t’es seul , il te reste encore trop de lucidité pour ne serait-ce qu'essayer.  Tu ramasse des petit cailloux sur le sol des voies, t'amuse à les jeter sur le mur en face de toi. Putain de bruit fracassant le trop de calme que tu déteste, finalement. Et ça te fait rire.  Ça te fait beaucoup trop rire , pour que tu sois normal.  Qu'ils aillent tous se faire enculé avec leurs normalité. La vie c’est bien trop chiant pour que tu te prenne la tête avec la normalité. T’es toujours pas une reine , toi. Toujours  pas un roi non plus. Certainement pas le plus malin. Et  certainement pas le plus beau , quand t'essuies du revers de ta manche de sweat-shirt noir  le sang qui dégouline , à demi-sec, collant et gluant, sur ton arcade douloureuse.  Et ça te fait rire trop fort , cette fois.  La douleurs, ça me rends vivant, un peu.
Y'a des pas qui s'approchent de toi et tu te  glisses dans la pénombre d'un recoin, parce que c'est peut-être eux.  Y'a des pas lent , incertains et toi tu t’enfonce encore plus dans l'endroit où on voit sans être vu , le cône au bout des lèvres. t’attends la sentence, peut-être bien que tu t’es pas assez bien caché et que t’es foncedé à l’adrénaline. Parce qu’ils t’attrapent par le col. Ouais, c’est bien eux.  Tu t’es encore foutu dans une merde plus grosse que toi, et pourtant ça t’empêche pas de sourire à pleine dent.  La seule chose qui te retiens de t'agiter, c’est Zara.  Plus vite t’es passé à tabac, plus vite cette histoire sera passé. Sauf qu’ils te frappent pas. T’as déjà la cheville cassé et la gueule en sang parce qu’ils t’ont déjà mit quelques bons coups bien placé avant que t’arrive à t’enfuir. Alors ils te frappent pas. Y’a le chef des pédales qui s’approche de toi, avec un air agacé.  «- Uriel Diaz, comme Ati Diaz ? » Il demande d’une voix calme et posé et tu hausses les épaules, intrigué. Cette conversation devient bien plus intéressante que ce que tu pensais.  Tu fais un sourire en coin quand son gros balourd te secoue un peu pour que tu réponde. «- Y’a pas photo, je suis clairement le plus beau de la famille, hein ?  » Tu ricane à ta propre blague. Pas lui. Il fait un geste à son balourd de te relâcher et toi tu voudrais bien froncé les sourcils de surprise s’ils étaient pas aussi douloureux. «- Tu vois, on a un problème. Tu me dois une voiture. Mais moi je dois un service à Ati Diaz.  Et je peux pas te laisser filer comme ça.» Il parle comme un mafieux et ça te fais rire. Tu lui demande en mimant, si ça lui arrive de sucer ton cousin. Juste par pur instinct d’insolence. «-Tu vas rembourser ma voiture, Uriel Diaz. » Il souffle, en tapant fort sur mon genoux, là où y’a ma cheville cassée. Ça me fait grogner mais je fais le mec solide. J’essaie de garder le sourire. «- Si c’est pour me taper ta mère ou ta femme, c’est non. Si elle a engendré un mec aussi moche, j’imagine pas sa sale gueule.» Tu ricanes un peu plus fort. Tu te crois malin, et tu vois bien qu’il est pieds et poings liés. Il peut pas te toucher. C’est déjà trop tard, Ati est intervenu. Et ça t'intrigue cette histoire. Tu te demande bien ce que ton cousin soit disant père de famille parfait peut foutre avec des connaissances comme celles-là.  Dans un sens, ça t’amuse.

- - -

Tu respires mal, c’est terrible. Ça fait deux mois que t’es coincé dans cet appartement, ta cheville s’est mal soignée et les cicatrices semblent vraiment pas vouloir se tirer. Tu t’es encore surpassé, cette fois. T’attends dans cet appartement miteux, la sale gueule de ce connard de Vladimir Kitaëv, petit fils de pute qui se croit plus fort que tout et que tout le monde. Tu l’attends patiemment et tu lèves à peine les yeux quand il s’assoit lourdement en face de toi, avec sa sale tronche moite et suante.  «-Y’a tout ? » Il demande, en ouvrant le sac de sport posé sur la table sur laquelle t’es à moitié affalé. «-J’avais pas la place pour y mettre ta mère, mais à part elle, ouais, y’a tout. » Il lève un sourcil et prends une mine agacé, quand toi tu souris de toute tes dents avant de te lever pour quitter la pièce. T’as fais ton job et ça t’as coûté deux mois de ta vie. T’aurais peut-être pas dû mettre le feu à sa voiture finalement.  Tu sais que t’as à peine eut le temps de prévenir Zara que tu partais et que revenir avec de nouvelles cicatrice et la gueule défaite, ça va pas lui plaire. Tu sais aussi qu’elle comprendra. Elle comprends toujours. C’est peut-être pour ça que tu l’aimes plus que tout. Parce qu’au fond, elle t’oblige pas à être un autre que toi-même.   «-On est quitte. Je me tire. » Tu dis en lui présentant ton majeur fièrement dressé avant te quitter l’appart crasseux pour retrouver la ville. Ta ville.

Tu te glisse dans les rues, et comme instinctivement, tu retrouve le chemin de chez elle. Chez toi aussi un peu. Tu grimpes les escalier quatre par quatre comme à ton habitude et tu sonnes, sourires aux lèvres. Tu tiens à peine debout et t’es franchement épuisé, mais t’as pas envie d’aller te reposer chez toi avant d’aller la voir. Elle te manque trop. Deux mois c’est trop dur.   «-Mi amor, ouvre moi. Je sais que t’es en colère. » Tu dis en sonnant une seconde fois à la porte, quand t’entends ses pas derriére qui veulent pas t’ouvrir. Tu sais qu’elle en a assez. Mais t’y peux rien.  «-Quiero verte. Te extraño demasiado. Ábreme ... » Tu souffle , le front contre la porte. Y’a bien qu’avec elle que t’as envie d’être, là.  Juste avec elle. Retrouver son odeur et ses lèvres et elle, juste elle. Parce que tu vois, au dessus du chaos et de toutes tes errances, ce qui te rappelle encore un peu à la vie, c’est surtout Zara.


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Zara Alcaraz
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C'est nous, nous contre le reste du monde. Nous contre la vie injuste et violente. Nous contre les vents, les marées, les tempêtes, les tornades, nous contre tout le reste. C'est nous, c'est beau, c'est intense, violent et passionnel. On se détrit et l'on se brise sans jamais le regretter. C'est nous. (@originecitation // beerus)
tears
☆ Uriel ☆

C’est le silence. Le silence qui m’envahit , qui me consume peu à peu, tout doucement tout lentement. C’est le silence qui me tue petit à petit. Le silence. Son silence. Et il m’envahit bien trop souvent lors des dernières nuits. Je me réveil encore, dans la pénombre de la chambre et je soupire, en regardant le plafond défoncé, où les fissures se battent en duel avec la moisissure. Une jour, j’espère qu’il tombera et nous tuera dans notre sommeil. au moins, on aura plus jamais à vivre ça. Helanio s’est retranché dans un coin du lit, en boule, comme pour se protéger. Je caresse sa joue du bout des doigts, je passe lentement sur le bleu qui a recouvert sa joue depuis quelques jours avec une grimace. Je contiens ma colère, cette envie de passer la porte et de planter le connard qui dort avec ma mère. Celui qui s’est imposé comme chef de la maison, comme président des lieux et qui a essayé de faire comprendre à mon frère que la nouvelle loi , c’est celle du plus fort. Helanio en a peur, de ce type de deux mètres, qui sent beaucoup trop l’herbe et la bière, qui fait des remarques dégueulasse sur notre mère en permanence, qui disparaît et promet de revenir avec de la thune, mais se contente de bouffer le peu qu’elle gagne avec ses passes. «Fais bosser ta gamine, elle est bonne. Elle plairait à plein de gens que je connais.» C’est sa seule solution qu’il a trouvé aux soucis qu’il nous cause. ça fait deux mois qu’il s’est installé là. quelques jours après le départ d’Uriel…

Uriel… Uriel. J’ai pensé à lui tout le temps, je n’ai pas céssé de penser à lui. J’ai pas cessé de prier silencieusement pour qu’il aille bien. silencieusement. Je me demande sans cesse s’il va bien, ce qu’il peut bien faire, s’il est encore en vie, encore entier. Même Augustino ne sait pas et c’est peut-être le pire. Ne pas savoir.
J’adresse encore une prière silenceuse à n’importe quel dieu qui veut bien m’entendre, je prie pour qu’il aille bien. Je veux le revoir, revoir son sourire de provocation et entendre son rire. Me perdre encore une fois dans les rues de la ville en pleine nuit. Je veux le revoir, entendre sa voix, sentir son souffle chaud le long de mon cou. JE veux entendre ses insultes ponctuées d’espagnol, son anglais marqué par son accent hispanique. Je veux serrer sa main dans la mienne.

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ça sonne. et je sais déjà que c’est lui. Personne ne viendrait à cette heure ci, personne sauf Uriel. Personne. Pourtant, face à la porte je me tétanise. Je n’ai pas envie, de lui donner si facilement ce pardon, je n’ai pas envie. Je pourrai toujours décider que c’est maintenant le jour où je n’accepte plus de supporter les errance d’Uriel, les départs imprévus et la douleur de l'inquiétude. ça pourrait être ce jour là, ou je me détache de tout ça. Où je ne me laisse pas mourir dès qu’il part, où j’arrête d’attendre ses retours. Ou je ne me laisse pas bouffer par la peur qu’on ne retrouve peut-être jamais son corps. «-Mi amor, ouvre moi. Je sais que t’es en colère. » La colère, la douleur, la peur de son prochain abandon. «va-t-en...» je souffle, sans doute trop discrètement pour qu’elle l’entende. Dans doute trop silencieusement car il ne répond rien.Je le souffle si bas, que je me demande si je ne l'ai pas prononcé pour moi même. Si je ne l'ai pas dis que dans ma tête... Je souffle, un peu pour moi même, un peu parce que j’aimerai trouver le courage un jour de lui dire, en le pensant sincèrement. De partir, de me laisser faire ma vie, de me laisser loin de ça. Je ne veux plus souffrir Uriel.

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Et derrière la porte, je fais la quatre cent pas parce que je ne sais pas comment. Comment lui parler de cette peur qui m’habite a chaque fois qu’il part, à chaque fois qu’il s’absente silencieux. De l’idée. De ne jamais le revoir qui me bouffe un peu plus à chaque fois. Tu sais, il part parfois, sans donner de date de retour, sans donner de moyen de le contacter… et ça me bouffe. Parce qu’il ne sait pas, à quel point ça me bousille un peu plus chaque jour. Je ne veux pas lui dire à quel point je me sens vulnérable quand il n’est pas là. À quel point j’ai l’impression que je pourrais me briser.

Puis j’ai pas envie qu’il me voit comme ça, j’ai pas envie qu’il voit que j’ai pas dormi depuis deux mois. Que j’ai le cœur en berne quand il n’est pas là. J’ai pas envie qu’il voit que sans lui Je me meurs, pas envie de lui faire ce plaisir. Qu’il voit, qu’a moi aussi il m’à manqué.
Et les bleus, les bleus que je porte sur toutes mes jambes , sur mes bras. Je n’ai pas envie qu’il les voit, pas envie de les justifier. Je ne veux pas lui expliquer j’ai pas envie de lui raconter ces deux mois .. du nouveau copain de ma mère qui a essayé de frapper Helanio, pas envie de lui dire qu’il s’alcoolise jusqu’à essayer de frapper le petit et de moi qui m’interpose. J’ai pas envie de lui parler de ma peur, des pleurs de mon frère réclamant Uriel pour qu’il vienne nous aider. J’ai pas envie de partager ça avec lui. Pas après son silence pas.

J’ai envie de pleurer. J’ai envie de pleurer derrière cette porte. Mélangée entre le soulagement de le savoir vivant et la colère de son absence. Parce que j’aurai aimé qu’il soit là, quand je me suis sentie impuissante face à la détresse de mon frère , face à ces coups. Je ne suis pas une petite fille sans défense. J’aurai pu, faire quelque chose. Mais j’entend encore dans le creux de mes oreilles les paroles de ma mère. « Si tu fais ça Zara je te met dehors ! » alors j’ai rien dis. J’ai reposé couteau que j’avais dans la main, j’ai ravalé ma fierté. Je m’en fou d’être dehors. Mais pas d’être loin de mon frère. J’ai beau être celle qui m’occupe de lui, celle qui soigne ses blessures, le rassure les soirs d’orage. Ça reste elle sa mère, celle qui a le droit sur lui, celle qui decide d’où il peut être. Elle le sait. Qu’il est ma faiblesse. Et elle en abuse. Pour me rendre docile, faible, obéissante. Elle en abuse encore plus quand elle sait qu’il a disparu.

J’ai pas envie de le voir peter un plomb, j’ai pas envie de le voir s’enflammer, s’enrager. Je ne veux pas voir sa colère, sa haine, son désir de tout détruire. J’aimerai juste qu’il me prenne simplement dans ses bras, qu’il apaise mes doutes avec autre chose que de la colère. Je me demande parfois, ça m’est déjà arrivé si je n’avais pas suffisamment de haine en moi deja pour rester avec Uriel. Si je n’étais pas assez pleine de colère, de rage, de dégoût pour le reste du monde pour rester avec Uriel. On ne se complète pas, on s’intensifient. Il n’est pas l’eau qui pourrait calmer ce qui bouillonne en moi, il est l’essence qui le rend incontrôlable. Ce soir j’ai envie de douceur.

Je me laisse glisser contre la porte, pendant l’arrière de mon crâne contre celle-ci et je soupire; J’ai des sanglots dans la gorge, de la haine dans mes mains qui se crispent jusqu’à enfoncer mes ongles dans mes paumes. «-Quiero verte. Te extraño demasiado. Ábreme ... » Je suis partagée, entre cette envie de le voir et cette peur aussi. De l’état dans lequel je vais bien pouvoir le retrouver. Un jour j’ai peur, qu’il ne puisse même pu monter ces marches, qu’il ne me revienne jamais et que derrière cette porte ce soit sa soeur, un flic ou n’importe qui d’autre qui viendrai me rapporter ce qu’il reste de lui. Une veste, son couteau, une mèche de cheveux… et ça me remonte dans l’estomac, comme une envie de vomir là sur le sol. J’aime pas penser à ça. J’aime pas penser qu’un jour on pourrait m'appeler pour me dire que je ne le reverrai plus jamais. Alors c’est peut-être ça qui me décide à ouvrir la porte. Parce que j’ai la chance qu’il soit encore ici. J’en ai conscience, depuis longtemps, qu’il pourrait finir par ne plus jamais me revenir. Alors j’ouvre la porte, lentement, de peur que son état me saute au visage.

Il tient à peine sur ses jambes, il est dans un sale état… Du sang a séché sur ses vêtement, sa peau est pâle, il a l’air fatigué. Son visage n’est plus le même qu’il y a deux mois. Je ne veux même pas regarder le reste, je ne veux même pas découvrir les nouvelles marques qui peuvent horner sa peau, voir les nouvelles blessures, les nouveaux souvenirs qu’il a ramené de ses deux mois. « Te odio ! » C’est la seule chose qui sort de ma bouche mais j’ai pas la force de le frapper. J’ai envie de le serrer dans mes bras, j’ai envie de le serrer dans mes bras et de retrouver la douceur de ses lèvres sur les miennes. Mais je reste immobile, en fermant la porte derrière lui malgré tout. « Pourquoi tu me fais ça ?! Pourquoi tu me fais ça a moi ?!» Parce que c’est bien le soucis avec Uriel, je sais que je ne pourrai jamais le retenir, je sais qu’il sera toujours aussi vaporeux que la fumée de cigarette. Que je ne pourrai jamais vraiment le saisir à moins de l’emprisonner dans une cage dont il ferait tout pour sortir. Le soucis c’est qu’il peut dire qu’il vous aime et disparaître deux mois la semaine qui suit, il peut faire de vous la chose la plus importante de sa vie et disparaître sans nouvelles. Mais j’ai toujours été au courant de ça. Alors j’accepte. Mais de moins en moins. qu’il me bousille à chacune de ses absences, qu’il me massacre dès qu’il disparaît. J’accepte de moins en moins. Mais je continue d’accepter.

Je me mettrai pas à pleurer, pas devant lui, j’ai versé trop de larmes pendant deux mois. « Je te déteste quand tu fais ça … je te déteste quand tu m’abandonne! Je .. je...» Et ma gorge se remplit d’un tremblement, d’une vibration qui annonce une première larme qui ruisselle sur ma joue. « Qué hago si mueres?» Car elle est là, la grande question. Je suis quoi moi ? Sans lui ?

Je suis quoi moi ? Si Uriel ne revient plus jamais ? Je suis quoi moi ? Si un jour, on me dit qu’il ne reviendra plus jamais. Pas même la gueule abîmée… si un jour, on me dit, que notre dernier moment était venu depuis longtemps.


Uriel Diaz
Uriel Diazvictime de cupidon
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Coup de poing dans ta gueule , au milieu d'une foule de gens qui braille. Ça fait un bruit de craquement sur ton nez et il te regarde avec cet air chelou qu'ont les gens quand ils sont aussi satisfaits qu'ils sont concentrés. tu te mouche entre tes doigts , une lampée de sang gluant s'écrase contre le béton ciré du sous-sol du bar que tu fréquente parfois quand y'a plus de thune à se faire autre part, t’as pas l’habitude de t’y battre, plutôt de vendre tes drogues indétectables, que Ange t’as préparer pour des prix exorbitant. Vous êtes les seuls du marché à vendre ça. Et les combattant se l’arrachent. Il pense pouvoir te coucher à la fin du premier round comme d'habitude mais , il se trompe. tu serres les poings , les jointures blanchies, tachées de sang et me mets en garde , tu ne  souris pas , toi, pour une fois t’as pas ton sourire de petit con insupportable aux lèvres. T'entends la voix du bookmaker au milieu de la foule qui hurle. « - Six contre un pour le grand maigrichon. Six contre un. » Il répète et t'inspire fort. Il s'approche de toi élance le poing en direct long et tu lève ma garde contre ton visage pour le protéger , posture droite , tu te déplace de côté pour tenter un coup dans sa mâchoire , lui aussi lève sa garde et tu grimace d'agacement , concentrer pourtant , t'approche un peu plus,  baisses ta garde pour l'appâter , et lorsqu'il essaie de t'attaquer tu l'esquive d'un pas en arrière avant d'envoyer un direct dans sa pommette gauche , le faisant reculer d'un pas. Vous vous  tournez autours. Et ni l'un ni l'autre n'arrivez à vous toucher.  Et alors que tu  baisse la garde quand j’entraperçois dans  la foule une personne que tu connais un peu trop bien . Une personne qu'il aurait mieux valu que tu croise pas aujourd'hui. Tu perds une demi-seconde de concentration. Ça suffit à ce putain d'irlandais pour t'en coller une bien senti sur les pommettes. Tu  prends un premiers coup. Un second. Et puis t’encaisse . Tu te laisse faire et quand sonne la fin du round tu te recule en crachant. Il te fait un sourire de loin , Hassan. Connard d'irlandais de merde ,  tu peux pas t’empêcher de répondre par  un doigt d'honneur , le visage aussi impassible qu'à ton habitude. Il fend la foule pour te rejoindre , glisse sa main contre ton oreille, un sourire satisfait au visage. Sale gueule de merde , qu'il à celui-là. Sale gueule de connard de merde. « -Heh le pépito. Oublie pas. Tu te couches à la fin du deuxième round. » Qu'il te dit.  Et tu hoche la tête. Las. T’as les yeux fixés sur Hassan qui écoutes sont coach, attentivement. En vérité , il l'appelle coach mais c'est tout simplement son père. Putain de famille de consanguins qui passent leurs vies à se reproduire et à se battre. Et mal , en plus. Parce que si c'était de ton fait , il serait en K.O depuis le milieu du premiers round. Parce que ce connard sait pas tenir sa garde à droite.   Mais , c'est  six mille dollars à la clef.  Alors tu dis rien et puis tu tente de reniflé le sang qui dégouline de ton nez pour le recracher ensuite. De toute façon, ce fric, tu le dois à l’autre putain de serbe de merde. Connard de Vladimir Kitaëv.   « -Oublies pas, petit Diaz. Toi j’peux pas te toucher, mais je connais quelques uns de tes potes qui pourraient subir tes conneries. Oublies pas que tu te couches à la fin du deuxième round. Je le répéterais pas. » Qu'il aille en enfer cet enculé de fils de pute. Tu grognes mais tu hoche la tête.

Ça fait un mois qu’il te fout presque tous les soirs sur le ring.  Un mois qu’il te force à te battre pour lui. Et pire encore. Qu’il te force à te coucher.  Tu déteste plus que tout devoir obéir à ce sale type mais t’es un peu forcé. Tu sais que même Ati pourrait pas empêcher Kitaëv de s’en prendre à Zara. De toute façon t’es même pas certain qu’il essaierait vraiment. Parce qu’il t’apprécie pas. Il a pas spécialement envie de te sauver, s’il fait ça, c’est sans doute par respect pour sa mère ou une connerie dans le genre. Et tu veux pas lui devoir quoi que ce soit , ça t’emmerderais d’avoir à le remercier, de devoir lui dire que tu lui dois la vie, ou pire, que ta femme lui doit la vie. C’est pas comme ça que t’as appris à vivre et c’est pas comme ça que tu veux vivre. Tu préfère crever en ayant été maître de ton propre destin.  C’est ça, être un homme, un vrai.

Pause terminée , tu  te remets en garde. Pas à gauche. Pas à droite. les yeux toujours coincé sur le type qui a réussi à attiser ta haine , sans que tu sache trop comment.  Quand le round commence , tu remarque qu'effectivement , y'a une faille dans sa garde sur la droite , oubliant par la même occasion de lever la tienne , et il en profite pour t'envoyer un coup qui t'explose la tronche , t'inspire de rage, tu grognes, dans un hurlement guttural et relève ta garde pour ne pas t'en prendre un second , réagissant au quart de tours quand tu vois qu'il libère encore son côté droit. Tu te lances à sa gorge à pleine puissance et tu oublie presque que ton boulot, c’est pas de gagner mais de te coucher. T’as cette envie fulgurante de lui apprendre la vie, de lui détruire sa sale gueule de petite merde et t’oublie qu’il faut y aller doucement. T’as tellement frappé, qu’il tombe directement. Tu recule pour le laisser se lever et l'homme dans la foule, le putain d'oncle d'Hassan , te fait un signe de la tête. Tu baisses les poings et te laisse frapper. Tu tombe.Tu te relève pas, même si au fond, tu pourrais encore te battre longtemps.  T’inspire fort pour accuser les coups  qui pleuvent dans ta tronche. Gentille vengeance de sa part pour l’avoir humilié, ça t’empêche pas de sourire quand-même. La foule sait peut-être pas que tu pourrais l’exploser mais lui il sait. Et ça te suffit amplement.

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Tu fais pas parti des changeurs de monde. T’as pas cette prétention à vouloir le rendre plus beaux, plus grand et moins terrifiant. Peut-être parce que les gens pensent que t’es haineux, en colère, quand toi t’es juste vivant et chaotique. T’as pas vraiment de haine en toi. De la colère, sans doute un peu parfois, oui. Quand on s’en prends aux seules choses précieuses pour toi. T’es pas vraiment en colère et encore moins une personne haineuse. T’as pas envie de changer le monde pour tous les autres. Tu te vois pas comme le sauveur de la grande Amérique. T’emmerdes l’Amérique. Et les américains. Et très sincèrement,  mise à part le peu de personnes que tu apprécies, tu emmerde à peu prêt tout le monde. T’aime simplement la vie. Ta tienne de vie. Peut-être un peu trop. T’aime simplement l’adrénaline qui se fond dans tes veines jusqu’à te brûler. Parce que c’est ça, la vie, à ton sens. C’est ça, la vie.  Filer voir le monde, vivre des aventures plus grandes que toi. Et peu importe les blessures. Peu importe le danger. Tu aimes ça, quelque part. Sentir ta vie tenir seulement à un fil. T’es pas fait pour être enfermé, toi. T’es pas fait pour être contenu. C’est pas les murs qui te font peur, c’est plus de savoir que tu pourras jamais faire ce que tu veux, quand tu le veux. T’es pas fait pour ça. T’as pas été fabriqué comme ça. Tu sais pas d’où ça vient et si c’est parce que t’as grandi dans ce genre d’agitation. Mais t’es pas fait pour ça.  Tu veux pas vivre ce genre de vie dénuée de substance. Entré dans un moule, crevé pauvre et malade. Tu mourras peut-être jeune mais t’auras vécu plus que ce que les autres ont vécu. T’auras vu du pays, un peu. Tu auras vécu des aventures. C’est ça que tu apprécies. Mais tu pourras bien faire toutes les aventures du monde, te battre, être le plus puissant et tu pourrais parcourir tous les recoins des états unis, de l’Amérique toute entière en fait et puis même le monde entier, tu seras jamais autant chez toi que dans ses bras. T’auras jamais la satisfaction que tu ressens quand elle te fait un simple sourire. Tu seras jamais aussi bien, aussi apaisé, que lorsque Zara soupire ton nom.

Tu sais que tu pousses. Tu sais que tu tires sur la corde. Qu’un jour elle finira par te dire qu’elle a plus la patience. Plus l’énergie. Tu sais , parce qu'après tout, ils ont tous perdu patience avant elle. Ils ont tous dit qu’ils pouvaient plus te supporter. Ta famille, tes amis, tes exs, même si en vérité, Zara est ton premier amour, t’as déjà vu les gens te regarder avec cet air qui dit qu’ils sont plus capable de supporter tes errances et tes lubies, qu’ils n’ont plus l’énergie de venir encore te chercher au poste, à l’hôpital ou en maison d’arrêt. Tu peux pas leurs en vouloir vraiment. T’es égoïste quelque part, tu l’as toujours su et t’en as jamais eut honte. Au fond de toi tu sais qu’un jour viendra où t’auras le choix entre elle et ta vie dissolue. Tu sais qu’un jour viendra où elle te dira qu’elle ne peut plus t’aimer tel que tu es. Qu’il va falloir que tu change. Et tu sais bien que ce sera le jour où vous vous séparerez. Parce que t’es pas capable de changer, Uriel. Tu es ce que tu es. T’es loin d’être parfait et même, selon beaucoup, t’es juste bourré de défauts. T’es loin d’être l’homme idéal et tu sais , au fond tu sais, qu'tu l’aide pas en étant ce que tu es. Qu’elle arrivera jamais à rien, qu’elle sera jamais saine et sauve en étant avec toi. Et puis parfois t’y penses, il faut avouer. Tu penses à partir sans te retourner. La laisser, elle et Helanio, lui laisser une lettre et de l’argent et puis sortir de sa vie pour qu’elle ait plus jamais de peine ou de peur pour toi. Plus jamais de soucis non plus. Le problème c’est que t’as pas la force.  Et que tu l’aimes beaucoup trop pour accepter cette possibilité. T’arrive pas à passer outre ton égoïsme, et t’es toujours de retours.

Elle finit par ouvrir la porte, tout doucement, elle te regarde à peine et tu sais qu’elle est en colère encore une fois.  Tu vois dans ses yeux tout un mélange d’émotion et tu peux pas t’empêcher de baisser les tiens, t’as l’air un peu coupable du gamin tatoué sur la face, y’a bien qu’elle qui peut te faire sortir ce genre de tronches.  Tu t’attends à ce qu’elle te frappe mais tu bronche pas. Tu lèves les yeux vers elle et elle a l’air fatiguée. Épuisée, même. T’aime pas cette sensation que tu as quand tu la regarde comme ça.  « Te odio ! »  Tu hoches la tête sans pourtant faire de mouvement. Juste un pas avant qu’elle referme la porte derrière toi. Tu veux pas qu’elle te déteste mais dans un sens, tu la comprends. Tu comprends pourquoi c’est dur et pourquoi elle déteste cette situation.  Si c’était elle qui disparaissait comme ça, tu sais pas si tu pourrais supporter. Sans doute que non. « Pourquoi tu me fais ça ?! Pourquoi tu me fais ça a moi ?!» Tu sais pas, toi. Tu cherches pas à faire du mal ou à blessé. Tu cherches pas à la bousillé comme tu le fais. T’essaie pas de blesser, t’es juste pas capable de rester à chaque fois. T’arrives pas et même quand tu essaies. T’as des pulsions trop chaotiques que t’es pas capable de définir, que personne semble vraiment comprendre. Même pas toi-même.  Tu cherche à t’approcher un peu plus mais elle te tourne le dos. Elle est trop en colère. Alors tu dis rien. Elle a pas encore fini de t’en vouloir alors t’as pas encore vraiment l’autorisation de parler. Devant Zara, tu la ferme. Simplement par principe. « Je te déteste quand tu fais ça … je te déteste quand tu m’abandonne! Je .. je...» Tu hoches la tête et tu t’approches encore.  «-Lo siento mi amor. » Tu souffles quand tu sens sa voix trembler. T’aimes pas quand elle est comme ça. Ça te fait trop bouillir de rage.  Tu sais pas vraiment contre qui. Sans doute toi-même.  Bien sûr que t’aimerais lui donner des nouvelles quand tu pars. Bien sûr que tu voudrais lui parler, l’appeler et même aller la voir. Mais dès que t’es en embrouille avec plus grand que toi, tu jette ton téléphone, c’est ton premier instinct parce que tu sais que c’est la première chose qu’ils chercheront. Que c’est comme ça qu’ils voudront t’atteindre. Tu tolérerais jamais ça. Jamais qu’on touche à Zara. Alors tu te prive un peu à chaque fois. Le temps de régler tes affaires. Tu préfère la savoir avec un autre le temps qu’tu pars. En sécurité.  Même si ça t’enchante pas vraiment.  « Qué hago si mueres?» Tu finis enfin par l’attrapée par le poignet et l’attirer à toi. T’es fatigué et tu veux pas entendre des choses comme ça. Tu veux pas qu’elle pense à de telles choses.  T’es pas mort. C’est le plus important. T’es pas mort, et tu la laissera jamais comme ça, sans rien.  «- Nunca te haría eso. No moriré Siempre vuelvo, lo sabes. Ne penses pas à ça, mi amor. Si je meurs, je meurs. Pour le moment, je suis là. Et je suis revenue pour toi.  »  Tu colles ton front au sien, cherchant un peu ses lèvres. C’est tout ce que tu veux , là. Sentir Zara contre toi.  T’as pas envie de penser à ces horreurs et t’as pas envie qu’elle pleure. Qu’elle soit malheureuse. Tu sais pas comment faire pour la rendre heureuse. Tu sais pas comment faire pour que ça change. T’es simplement toi-même, même si ça lui fait mal. Et puis tu la serre contre toi, si fort, avec toute la force qu’il te reste. «- Moi aussi je voulais te voir…. Tu sais pas comme tu me manque, à chaque fois. Je voudrais bien te promettre que je vais plus jamais partir. Mais c’est sans doute pas vrai. Mais je peux te promettre de toujours revenir. Je reviendrais toujours, Zara.  »  Tu la serre contre toi et tu vois du bout du couloir, la petite mine de Helenio qui ose pas trop avancer vers toi. Il est tout endormi et tu lui ouvre les bras, avec un grand sourire.  Il hésite pas si longtemps avant de courir vers toi et te sauter dans les bras.  Tu le serre bien fort, lui aussi, il a l’air si heureux de te voir et ça te fait tant plaisir de retrouver les deux personnes que tu aimes le plus au monde. Tu glisses tes doigts dans les cheveux de Helenio pour le regarder de plus prêt, observer comme il a grandit, déjà, en seulement quelques semaines.  Et il rigole lorsque tu lui fais des chatouilles dans le cou. Mais tu t’arrête net quand tu vois un bleu sur sa joue. Tu lèves les yeux vers Zara, la mine tout de suite plus sérieuse. «-C’est quoi, ça ? Ne me mens pas. »


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Zara Alcaraz
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C'est nous, nous contre le reste du monde. Nous contre la vie injuste et violente. Nous contre les vents, les marées, les tempêtes, les tornades, nous contre tout le reste. C'est nous, c'est beau, c'est intense, violent et passionnel. On se détrit et l'on se brise sans jamais le regretter. C'est nous. (@originecitation // beerus)
tears
☆ Uriel ☆

Zara elle est triste en ce moment, elle est triste même si elle ne le dit pas, mais moi je sais qu’elle est triste. Parce que l’autre jour, je l’ai entendu pleurer quand elle pensait que je dormais. Zara elle est triste, même si elle ne veut pas le montrer, et qu’elle me fait toujours des sourire quand je la regarde, parce qu’elle ne veut pas m’inquiéter parce qu’elle veut être une bonne grande soeur. Mais je l’entend pleurer parfois le soir, elle le fait silencieusement. Même que parfois, elle me pleure dessus. Parce que je dors avec Zara quand Uriel il est pas à la maison. C’est pour ça qu’elle est triste Zara. Parce qu’Uriel, il vient plus à la maison, et moi je veux pas , qu’Uriel il aime plus Zara, et qu’il vienne plus chez nous. Même si chez nous c’est pas beau, ça pue parfois et que maman elle est pas très gentille. Mais Zara, elle est gentille elle, elle est toujours gentille avec moi. Elle s’occupe tout le temps de moi. Puis, même si un jour, elle a oublié de venir me chercher à l’école, elle l’a plus jamais refais. Puis elle était pas tellement en retard, et c’est Carmen qui est venue me chercher parce que Zara elle travaillait et qu’elle a pas pu venir me chercher. Alors moi, je voudrais m’occuper de Zara comme elle s’occupe de moi, je voudrais bien qu’elle sourit plus. Parce qu’en ce moment Zara, elle a toujours le visage éteint, et elle a toujour l’air d’avoir envie de pleurer. Elle m’a même pas grondé parce que je me suis battue à l’école. Alors que  d’habitude, elle me dit toujours que je dois pas frapper les autres enfants. Et, je suis sûre qu’elle le sait pourtant, que je me suis battue, parce que la maîtresse elle lui a dit.
Mais Zara, elle a rien dit à la maîtresse ni à moi, parce qu’elle s’inquiète qu’Uriel, il ne vient plus à la maison. Et ça commence à faire quand même drôlement longtemps qu’il est pas venu nous voir avec Zara et moi aussi ça commence à me rendre triste qu’il nous aime plus.

Puis, moi j’aimerai bien qu’il revienne a la maison, parce que j’aime pas le nouvel amoureux de maman, et qu’il me fait peur, parce qu’il est grand et parce qu’il parle fort. Et il sent pas bon, il sent l’alcool. Et il parle mal à maman, et il parle mal à Zara et moi, il me regarde avec ses deux gros yeux et il me fait peur. Je voudrais bien qu’Uriel il vienne le mettre dehors comme il d’habitude, qu’il lui dise que c’est pas sa maison ici. Que c’est la notre, à maman, Zara et moi. Zaza, elle a essayé de le mettre à la porte, elle s’est faché quand il m’a puni alors que Zaza elle dit qu’il a pas le droit de me punir. Elle s’est fâché et elle même prit le couteau de la cuisine, celui auquel j’ai pas le droit de toucher. Mais elle a reposé le couteau parce que maman elle a dit qu’elle la  mettrait dehors et qu’on aurait plus le droit de se voir. Maman elle dit toujours ça a Zara, et j’ai jamais osé demandé si c’était vrai. que les mamans, même si c’est des mamans nulles, elles ont le droit d’interdir les frères et les soeurs de se voir. Alors je voudrais bien qu’Uriel il vienne. Parce que maman, elle dit jamais rien à Uriel, parce qu’Uriel, il est trop fort. ça fait toujours rire Zara quand je dis que plus tard moi aussi je serai fort comme lui, de toute façon, elle ne me prend jamais au sérieux. Mais quand je serai fort comme Uriel, plus personne il nous fera de mal.

Le nouvel amoureux de maman il a fait mal à Zara, il l’a frappé très fort, et même qu’elle est tombée par terre et qu’elle s’est cognée contre le mur. Parce qu’il m’a tiré les cheveux et qu’il m’a mit une claque. Zara, elle s’est énervée et elle a dit des gros mots en espagnol. Parce que Zara, elle dit que les gros mots en espagnol. Pour que je les apprenne pas. mais moi, je les connais un peu. parce qu’ils en disent beaucoup avec Uriel. Le nouveau copain de maman il a frappé Zara parce qu’elle l’a pas laissé me frapper encore. Il m’a mit une grande claque, et même que j’ai encore le bleu. Il m’a mit une claque parce que j’ai renversé sa bière sur le  tapis. Il a dit que je devais être puni. Il m’a tiré les cheveux très fort et moi, je touchais même plus par terre. alors j’ai crié et Zara, elle était chez Carmen pour l’aider car Carmen elle me garde souvent pour rendre service à Zara. Alors elle m’a entendu crier et elle est rentrée en courant et elle lui a sauté dessus pour me protéger mais il a lancé Zara dans le mur. Après, elle nous a enfermé dans notre chambre et elle a dit que je devais pas dire a Uriel qu’on nous avait tapé. Parce qu’il allait se mettre en colère. mais comme Uriel est pas venu depuis longtemps, j’ai pas pu lui raconter.

---

Je le déteste quand il part, je le déteste quand il m’oblige a vivre dans le silence, quand il me force à l’attente, quand il me rend prisonnière du doute. Je le déteste, quand il nous abandonne, quand je me retrouve de nouveau seule. parce que j’ai jamais mieux trouvé m’à place que quand il est là. Je me suis jamais sentie aussi forte que quand il est là. Avant Uriel, c’était la traversé d’une désert aride auquel je m’accrochais pour Helanio, avant Uriel, c’était une sorte de vide, une survie. On se contentait de survivre, on se contentait d’attendre le lendemain. Je le déteste, quand j’ai l’impression de retourner à ça, à l’impression que rien ne changerait jamais. Puis il est arrivé dans nos vie, un peu par hasard, un peu comme ça, sans crier garde et il a tout bousculé. J’ai toujours été forte, toujours tenue tête pour mon frère, mais certains ennemis étaient bien trop grand pour moi, pour nous. Certains doutes étaient trop grands, trop importants. Il a tout réglé quelque part. Alors je le déteste, quand il me replonge dans cette mélancolie, quand il remplit mon coeur de ce mal. De ce manque. J’ai jamais touché à la drogue, je me suis promis que je ferai jamais ça pour rester là pour mon frère, mais j’ai découvert Uriel, et c’est peut-être la pire des addictions de ma vie. Je le déteste quand il part, autant que je l’aime quand il revient. Et même si je lui en veux, même si je lui tourne le dos, j’arrive pas, pas à resister quand sa peau effleure la mienne, quand sa main entoure mon poignet doucement et qu’il m’attire à lui. J’arrive pas, à rester fâcher et je me serre un peu plus à lui, pour retrouver la chaleur de sa peau.  «- Nunca te haría eso. No moriré Siempre vuelvo, lo sabes. Ne penses pas à ça, mi amor. Si je meurs, je meurs. Pour le moment, je suis là. Et je suis revenue pour toi.  » Je me laisse aller contre lui, mon front contre le sien. Je laisse ses lèvres se saisir des miennes et m’apaise en quelques secondes. J’inspire doucement, les yeux clos, essayant de m’enivrer du parfum d’Uriel. De sa chaleur, de sa présence.

J’espère encore qu’un jour, il renonce a partir, mais je sais qu’il ne le fera jamais, je sais que je ne pourrais jamais demander à Uriel de se priver se sa liberté. Je sais qu’il se retrouverai à dépérir à rester au même endroit, a tenter de contenir ses pulsions chaotique, qu’il en deviendrai probablement fou. Alors j’accepte, parce que je le comprend, parce que je préfère qu’il me revienne, plutôt qu’il décide un jour de partir pour ne plus jamais revenir car j’aurai voulu lui prendre sa liberté. Je me laisse aller dans ses bras quand il me sert contre lui, mais je le sens faible sous mon poids. Je le sens plus maladroit que d’habitude, plus fragile aussi. Alors je glisse, ma main contre sa nuque, mon nez au creux de sa mâchoire  et j’inspire. L’odeur du sang séché qu’il porte trop habituellement. Et je me niche là, en contenant mon envie de me mettre à pleurer parce qu’il est revenu. Peu importe son état, il est vivant. C’est tout ce que je demande.  «- Moi aussi je voulais te voir…. Tu sais pas comme tu me manque, à chaque fois. Je voudrais bien te promettre que je vais plus jamais partir. Mais c’est sans doute pas vrai. Mais je peux te promettre de toujours revenir. Je reviendrais toujours, Zara.  »

Je ne veux pas qu’il me promette de ne jamais plus partir, je ne veux pas car je sais que ce serai simplement un mensonge pour tenter de me faire sourire, pour  tenter de me rassurer et je ne veux pas qu’il me mente. Je ne veux pas de mensonge entre nous .. J’accepte tout ça, car je sais comme il est, car je le savais bien avant de tenter de l’aimer de toute mon âme. Il ne m’a jamais promis, d’être un autre, de se calmer, d’apaiser ses démons et ses lubies. Il n’a jamais promis d’essayer de changer , jamais il ne m’a fait espérer qu’il deviendrait un autre pour moi. Je ne veux pas qu’il devienne un autre pour moi. J’accepte tout ça, car je sais qu’il a de bonnes raisons, je sais qu’il ne le fais pas volontairement, je sais qu’il le fait pour nous garder en sécurité, je sais que même quand il n’est pas là, il veille sur nous, grâce aux autres. Je sais qu’il a fait promettre a Augustino qu’il ne nous arriverai jamais rien, qu’il a fait promettre a Ange, qu’elle s'arrangerait pour qu’Helanio ait de quoi manger tous les jours, qu’il a fait promettre à chacun des gens de son gang qu’on ne manquerai jamais de rien quand il part et s’il ne devait jamais revenir.

«Je ne te demanderai jamais de me promettre l’impossible...» je souffle, tout contre sa nuque. Je ne lui demanderai jamais, de renoncer à ce qu’il est. J’aime ce qu’il est.

---

Uriel est rentré, je l’ai entendu Zara se disputer avec quelqu’un et elle m’a réveillé. Zara, elle ne se fâche comme ça que contre Uriel ou moi. Elle s’énerve mais on entend quand même la douceur dans sa voix. On entend, qu’elle n’est pas vraiment en colère, ou qu’elle ne va pas le rester longtemps.  Elle prend ce ton pour dire qu’elle a eut peur pour nous, et que c’est ça qui la met en colère. Zara, elle se fâche pas souvent, pas souvent après moi, pas souvent après Uriel. Parce qu’elle dit toujours qu’on est les personnes qu’elle aime le plus dans tout l’univers et ça tombe bien parce que moi aussi, c’est la personne que j’aime le plus dans tout l’univers avec Uriel.
Ils m’ont réveillé car ils se disputaient et moi j’aime pas trop quand ils se disputent, je préfère quand ils rigolent, même quand c’est pour se moquer de moi quand je dis que je bat Uriel a la bagarre. Même si moi, je sais que je pourrai battre Uriel à la bagarre s’il fait pleurer ma soeur.

Je les ai regardé depuis le couloir, parce que j’avais encore sommeil et je voulais pas me faire gronder car je devais dormir depuis longtemps. Et Uriel il m’a vu, même si Zara, elle lui faisait un câlin et quand Zara, elle vous fait un calin, le monde il disparaît comme par magie. Elle fait ça quand elle fait des câlins Zara. Et je suis sure , qu’Uriel, il dira pareil si vous lui demandez.

Quand il a fait attention à moi, j’ai couru dans ses bras, car a moi aussi il m’a manqué. Même s’il a le visage tout abimé, même s’il à l’air tout fatigué comme quand j’ai pas fais ma sieste. J’étais content qu’il soit rentré à la maison, et qu’il nous ai pas oublié. Qu’il nous aime toujours, parce ce que moi, j’ai peur qu’un jour, il nous aime plus. Même si Zara, elle dit qu’Uriel, moi, il m’aimera toujours, même si un jour il l’aime plus elle.

---

«-C’est quoi, ça ? Ne me mens pas. »  Je sais pas comment lui dire, je sais pas comment expliquer ça a Uriel, sans le voir péter un plomb; sans le voir devenir dingue. Je veux pas, qu’il devienne fou devant Helanio. Je veux pas qu’il vrille, là tout de suite, mais je le comprend. Quand je vois le bleu qui s’étend sur toute sa joue, moi aussi ça me donne envie de devenir folle. Mais je sais aussi, que j’ai pas envie d’être privée de mon frère, pas envie qu’on l’éloigne de moi. « C’est Mike… il était pas content.» Il dit, de sa toute petite voix, avant même que j’ai le temps de répondre moi. Il me regarde dans les yeux, ces deux petits yeux qui brillent là. Il veut le raconter à Uriel, parce  qu’il a encore peur de ce type, même si je lui ai promis qu’il lui ferai plus jamais de mal. Il y a qu’Uriel, qui puisse suffiament rassurer Helanio et je le sais. Parce qu’il le prend comme modèle, parce qu’il le prend pour son héro. Parce qu’il sait, qu’il laissera personne le toucher. Nous toucher.

J’aurai du en parler à Augustino, je sais que c’est la consigne qu’il me laisse toujours. Demander aux autres, de venir régler nos soucis. De laisser personne nous toucher. Mais je sais aussi que demain, elle peut décider que je n’aurai plus le droit de le voir, je sais que demain, elle peut appeler les services sociaux pour son propre fils. Je sais, qu’elle n’aurai aucun scrupule à faire ça. Helanio, il ne compte pas pour elle, il est juste un embêtement. Je sais, que si je n’avais pas pris soin de lui, il serait déjà plus ici depuis longtemps. Parce qu’elle sait que c’est à cause de lui, que mon père rentrera jamais, elle sait que c’est sa grossesse qui a marqué son départ définitif. Parce qu’elle l’a toujours vu comme une erreur, comme celui qui devrait pas être là. Parce qu’elle sait même pas qui est le gosse de ce pauvre gamin. Parce que si tu n’avais pas été là, il y aurait eut personne pour l’aimer. « Il m’a mit une claque parce que j’ai renversé sa bière… et après il m’a puni...» il se met a sangloter, un trémolo dans la voix et je comprend, qu’il en dit bien moins que ce qu’il ressent. Et c’est courageux, de la part d’une garçons de 4 ans. « Après…  ap.. il a tapé Za..zara...» Il finit de dire en se mettant à pleurer toutes les larmes que peuvent contenir son petit coeur et je comprend. Je comprend, qu’il attendait juste Uriel pour lui parler de ça. Uriel pour le rassurer et le protéger.

Je tire un peu sur les manches de mon pull, pour cacher les quelques bleus qu’il a pas remarqué, pourtant, avec mon short on aperçoit bien toutes les marques violacée qui habilles mes jambes. Je prend Helanio dans mes bras, et il enfouit ses joues dans mes cheveux. «T’as vu Helanito, Uriel es aqui. Es bueno que haya llegado a casa.» Il hoche la tête perdu entre mes mèches et je le berce doucement contre moi. «Je voulais pas déranger Augustino...» je souffle en regardant Uriel dans les yeux. J’ai pas envie de lui demander de régler mes comptes, j’ai pas envie de demander aux autres de s’introduire dans nos problèmes. J’ai pas envie de risquer qu’on l’éloigne un peu plus de moi. « Tu veux te reposer ? tu as une sale mine...» Je sais déjà que c’est peine perdue d’essayer de changer de sujet, quand je vois, le brasier qui s’anime dans ses yeux.


Uriel Diaz
Uriel Diazvictime de cupidon
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Hold fast, Spit blood, Dig your grave, bury yourself
Came to the rage

«Hiding at my partner house
Couple bands inside the mouth
'Stead of feeling trippy, dawg
You need to help your city out »

Comme galvanisé par l’odeur du sang, par la violence et la cohue. Étourdi par les hurlements gutturaux, brisant les sens s’étalant aux quatre coin de la pièce et encouragements galvanisant, poussant à la violence encore plus accrue, encore plus brute. Plus vive. Palpitant écrabouillé dans une cage thoracique trop étroite , fermentant le doute et le manque d’une seule et unique chose. Zara. Quand tu hurles et déchaîne tes poings sur les visages déjà déformés, déjà K.O. Zara. dans les lueures étranges des nuits sans fin, à la rage déployée et victorieuse. Zara, qui te maintient en vie même lorsque ton corps est trop abîmé. C’est elle, qui t’appelle. Elle qui t’attends. Elle qui te préserve. Te motive. Zara, qui t’empêche d’être trop effronté, de mettre ta vie et la sienne en jeu par simple instinct de défis. Zara, de nouveau, brandissant comme l'étendard de la paix. Effaçant les peurs, retrouvant le chemin instinctivement de ses bras de ses lèvres, de son souffle. Zara. Au dessus et contre tout. Zara aussi, qui te garde dans une réalité toute particulière. Sans elle, tu te serais peut-être déjà noyé. Tu serais peut-être déjà mort. Éventré dans le fond d’une rue des bas quartiers de Chicago. C’est plus que de l’amour, tu sais ? Plus qu’une simple histoire de sexe, de chimie, d’attirance. C’est plus encore que tout ça réunit. Zara, représente la famille que tu voudrais. Zara, représente l’avenir qui vaut le coup de survivre. Zara, comme seul phare dans les nuits les plus noires, les histoires les plus sombres, les agissements les plus crapuleux. Zara. Zara. Zara Au dessus de tout ce qui existe. Peut-être même au dessus de Dieu. Pas parce qu’elle est divine. Ni qu’elle a des pouvoirs. Mais surtout parce qu’elle a réussit à te donner un but dans la vie, un chemin et un rêve. Et avant elle, il y avait quoi ? Si ce n’est la violence et la colère ? Et après elle, il y aurait quoi ? Si ce n’est la tristesse et la mort. Au fond de toi, il n’y a qu’elle et son frère. Seulement votre famille éparse, rencontrée aléatoirement, dans des mondes bien différents. Les autres ne comptent pas. L’important c’est Zara.


Et c’est pour ça que tu frappes encore jusqu’à ce qu’il arrête de bouger. Pour ça que tes poings s’abattent comme une pluie sur son visage explosé. C’est pour ça. Et sans doute parce que ça te rapportera suffisamment ce soir, pour en avoir fini avec ces deux mois d’errance. Tu as réussi à tirer profits de ça. Six milles dollars. Assez pour vous éloigner un peu de la ville. Peut-être trouver un appartement ou un hôtel pour quelques mois. Un endroit calme où Helanio aurait sa chambre. C’est bien tout ce que tu voudrais.

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«-C’est quoi, ça ? Ne me mens pas. » Tu dis, droit dans les yeux de Zara, alors qu’Helanio a s’est mit à hoqueter fort entre tes bras. Le gamin prend cet air terrorisé qui brise ton coeur en mille morceaux. Ce genre d’air que tu t’étais promis de plus jamais voir dans les yeux de ce tout petit garçon. T’as glisser ta main sur sa joue , sur son bleu pour le cacher et t’as embrassé son front avec la tendresse que tu ne peux avoir qu’avec eux. Qu’avec Zara et Helanio. Qu’avec ce petit bout de ta vie , que tu chéri plus que tout au monde. C’est peut-être la seule chose qu’il te reste à chérir, aussi. Alors t’avais promis que cette fois, tu les briseras pas sous tes doigts trop brutaux. «-C’est Mike… il était pas content.» Il te dit, en se réfugiant un peu plus profondément dans tes bras et tu sens que tu grimace désagréablement de colère, gardant tes yeux une seconde de plus, fiché dans ceux de Zara. Tu voudrais te mettre en colère contre elle, parce qu’elle ne respecte pas tes prérogatives. Tu voudrais lui dire qu’elle aurait dû appeler Augustino immédiatement. Dire quelque chose. Parler à tes gars. Mais tu sais aussi que c’est pas si facile pour eux. Pas si facile, pour elle. De montrer qu’elle est fragile parfois. De montrer qu’elle a besoin d’autre à quelqu’un d’autre que toi. C’est toi, qui aurait dû être là. Toi, qui aurait dû chasser ce type-là. Toi, qui est encore en retard comme d’habitude. Alors t’as pas le droit d’être en colère. Pas contre Zara. Tu passes une mains sur la chevelure d’Helanio pour le rassurer et tu écoutes en silence parce que le petit a besoin de te parler. Il a besoin de s’exprimer et de tout te dire. Parce que tu sens que ça lui pèse sur le coeur et qu’un coeur d’enfant, surtout un enfant si petit, ça devrait être léger. « Il m’a mit une claque parce que j’ai renversé sa bière… et après il m’a puni...» Et puis il se mets à pleurer et tu le serre fort contre toi. Le coeur en miette de voir ce petit en train de pleurer. Des larmes que tu peux pas pardonner. Ni à toi, ni à ce Mika, Mike, ou tu sais pas quoi. Peu importe son nom parce qu’il survivra pas à cette nuit. Peu importe son nom, parce que tu sais déjà la suite des événements. Parce que Zara le sait aussi. Tu sens les premiers tremblements de rage s’emparer de toi. Comme si la colère s’activait, qu’elle se mettait à gronder profondément. Putain de volcan pas loin de l'éruption. Oui. Tu le sais. Zara le sait. Tu vas tuer ce type pour avoir oser toucher à ton petit. « Après… ap.. il a tapé Za..zara...» De nouveau, tes yeux se lèvent vers elle. Mais tu vois qu’elle évite ton regard, cette fois. Elle sait. Elle a peur de ta réaction. Et ses larmes explosent en gros sanglot alors que Zara tente de détourner son attention. Tu fais signe que c’est bon. Que tu gère ça. Tu tente de faire abstraction de la colère qui grimpe dans ton oesophage. «- Aller, aller, aller. Helanito. Regarde-moi. Hey ? Mirame. Se acabó, ahora. Te protejo, Si ? » Il hoche la tête et tu le prends dans tes bras en te levant pour le tendre à Zara.

T’as les yeux du démon, tu le sens. Tu sens que t’as ce regard qu’elle connait bien. Celui qui dit que tu te contiens mais que t’es pas d’humeur encore à discuter, négocier ou même à être prit à la légère. «-Je voulais pas déranger Augustino...» Elle souffle et tu grogne comme un animal. L’excuse n’est pas satisfaisante mais, tu te contente du silence en caressant la tête de ton petit qui s’est recroquevillé dans les bras de sa grande soeur. «-Tu veux te reposer ? tu as une sale mine...» Elle change de sujet et tu balaie ses mots d’un geste agacé de la main. Tu fouille dans ta veste pour en ressortir une enveloppe, ton couteau que tu mets dans ta poche arrière de jean et ton paquet de cigarette avant de la retirer complètement et de la poser sur les épaules de Zara. «-Helanito, mi pequeño ? Tu vas aider Zara à préparer un sac, si ? Tu vas choisir tes jouets que tu aimes bien. Je vais vous rejoindre après. » Tu tends l’enveloppe à Zara, la regardant droit dans les yeux, avant d’allumer une cigarette. «-Il est là ? » Tu demandes enfin, voyant à ses yeux qu’il n’y a pas de doute et qu’ils dorment, sans doute trop ivre pour entendre quoi que ce soit. Tu renifle, inspire fort l’air putride de l’appartement. «-Prépare-lui un sac. Ses jouets, tout. Vous allez à l'hôtel. Celui qui est prêt de la gare routière demande pas de papiers d’identité. Va. Le temps que je finisse ma cigarette. Après, tu sais ce qu’il va se passer. » Les directives sont claires et tu vois qu’au fond, même si les méthodes ne lui plaisent pas, elle se sent plus en sécurité lorsque tu es là, c’est un fait. Et peut-être qu’elle a prit l’habitude de la violence qui t’habite. Peut-être que la violence, elle l’a connait depuis trop longtemps et qu’elle a juste besoin de quelqu’un prêt à se battre pour elle. Prêt à tuer pour elle. Prêt à faire couler du sang, pour être certain qu’il ne lui arrivera rien.

- - -

Tu t’es assis sur le canapé défoncé de leurs salon. T’as attendu, dans le calme. Le seul calme que tu pouvais avoir. T’as fumer ta cigarette en silence en écoutant distraitement Zara chuchoter au petit de se dépêcher de retrouver son doudou dans le lit. De le mettre dans le sac. Tu l’entends chuchoter qu’il est tard et qu’il faut vite qu’ils atteignent l'hôtel, que demain, ils pourront faire une grasse matinée dans le lit et que si tu veux bien, vous irez tous prendre le petit déjeuner ensemble. Tu entends la petite voix du gamin répété qu'il a hâte d’arriver à ce moment. Même s’il est très fatigué. Une dizaine de minutes plus tard, toujours dans le silence et la discrétion, Zara te chuchote qu’elle file. Qu’elle t’appelle lorsqu’ils sont installés et Helanio, le pouce dans la bouche, somnole entre ses bras. Tu hoches la tête et quand la porte se ferme dans un tout petit claquement, tu ne bouges toujours pas. Pas immédiatement, non. Tu attends d’être sûr qu’ils sont sorti de l’immeuble. Qu’ils sont montés dans le taxi. Tu attends d’être certain. Certain qu’il ne leurs arrivera rien. Qu’il ne seront témoins de rien. Et quand enfin, le calme complet revient dans l’immeuble entier, tu te lèves du canapé, les yeux toujours aussi démoniaques accrochés au visage, comme deux pierres maudites. Quelque chose de terrifiant dans ton regard. Peut-être l’absence d’empathie pour la femme qui a mit au monde Zara, l’amour de ta vie. Tu te glisses d’un pas lourd dans le couloir, et d’un coup de pied vif, brutal, tu ouvres la porte de la chambre de cette femme. Et Elle sursaute dans son lit. Lorsqu’elle t’aperçois, elle voit dans tes yeux qu’elle est peut-être aller trop loin. Ou du moins, tu sens la peur venir la dévoré. T’as attrapé l’homme pour le sortir de la chambre. Le bras fermement encerclé de ta main, tu l’as sorti de la chambre et t’as sorti ton couteau. Il parle. Le mike. Il parle, baragouine des insultes que t’écoutes pas. Tu le pousses en dehors de l’appartement d’un coup de pied. Et avant de le quitter et de fermer la porte tu te tourne vers la mère de Zara qui vous a suivit en trottinant. «-Reste ici. Je reviendrais pour toi. Essaies appeler la police, Paloma. Tu verras ce que je vais te faire. » Elle se fige et jette un dernier regard à son Mike. Sans plus y penser, elle s’en va vers la cuisine, pour sortir une bouteille. Et tu claques la porte derrière elle.

Vous arrivez à la cage d’escalier et à peine l’y as-tu pousser, que tu sens ton calme s’envoler. Il parle mais tu ne l'écoutes pas. T’as pas la patience de l'écouter. Tu n’es pas ce genre de garçons, toi . Tu l'as jamais été, d'ailleurs. Non, toi tu n’es pas Augustino. Tu n’es pas patient. « - Laisses-moi retourner m’coucher, connard. » Il dit et c'est la limite qu'il fallait pas dépasser avec toi aujourd'hui. Alors quand il ouvre sa bouche , la fois de trop , tu l'attrape par le col. Tu lui lances ton poing dans la gueule. Une fois parce qu'il a toucher à ton petit. Une seconde fois parce qu’il a toucher à Zara. Une troisième fois parce qu’il a envahit ton territoire. Et puis tu recommence l’opération. Une fois, deux fois, trois fois. Il est sonné mais t’as pas la patience de t’arrêter alors tu lui relâche le col et c’est ton pied qui finit par lui écraser le visage. Tu entends le craquement distinctif d'un nez qui se casse. Tu reconnais le bruit parce que c'est pas la première fois que tu casses un nez. Pas la première fois non plus qu'on te pète le tien. Tu le relâche et puis il tombe sur le sol. Mais t’as l’impression que c’est pas assez. Que tes poings ont pas assez frapper, que tes jointures se sont pas assez abimés, que t’as pas assez déverser la colère qui te transperce pourtant de part en part. T’as toujours le couteau dans la poche arrière de ton jean, et d’un geste vif, tu le sors et l’ouvre d’un mouvement bref. «-A genoux. » Tu souffles, le regardant de haut, qui se recroqueville sur lui-même «-A GENOUX, FILS DE PUTE. » Tu aboie dans un sursaut de sa part qui se relève difficilement et tu l’attrape par la manche de son t-shirt pour l’aider à se relever. Tu demandes à ce qu’il se mette à genoux. Tu voudrais qu’il te supplie, mais tu réalise que même s’il te suppliait, tu lui laisserais pas la vie sauve. Il a toucher à ton fils, il aurait peut-être pas dû. Il a toucher à ta femme, c’est sa seconde erreur. Il est rentrer chez toi pour y imposer sa terreur, et ça, tu peux pas pardonner. T’es pas un gars gentil, toi. Pas un gars patient. T’es pas miséricordieux comme l’seigneur et tu donneras pas la chance de se repentir après ça. Ouais, t’es pas miséricordieux. Alors tu grimace, t’as encore ces yeux qui disent que t’as pas l’intention de lui offrir une chance. Et tu jette un oeil autours d’toi, puis tu te penche vers lui pour lui enfoncer ta lame dans le ventre. Une fois. Puis deux, plus trois. Encore une fois sous des grognements étranges, enroués, il s’accroche à toi, serre ta manche avec ce regard qui comprends. Qui comprends que c’est sa dernière heure. Son dernier moment. Il souffle une dernière fois dans ton oreille, et tu le repousse d’un geste vif sans plus un regard pour lui. T’as ni regrets, ni remords, ni panique. Il est là, il est mort à tes pieds et ta famille est vivante, en sécurité. C’est tout ce que tu désir savoir. Tu perds pas plus de temps dans la cage d’escaliers où on pourrait te trouver. Tu descends les marches et compose le numéro de téléphone d’Harmony. C’est à elle de venir s’en occuper. Toi, maintenant, tu pense plus qu’à les retrouver.


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Zara Alcaraz
Zara Alcarazvictime de cupidon
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No Halo ;Zara EmptyDim 29 Sep - 15:18
C'est nous, nous contre le reste du monde. Nous contre la vie injuste et violente. Nous contre les vents, les marées, les tempêtes, les tornades, nous contre tout le reste. C'est nous, c'est beau, c'est intense, violent et passionnel. On se détrit et l'on se brise sans jamais le regretter. C'est nous. (@originecitation // beerus)
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☆ Uriel ☆

Il y a des forces contre lesquelles ont ne peut pas lutter, des forces et des fureurs contre lesquelles ont ne peut rien faire, où il faut juste attendre, juste attendre qu’elles se calmes, qu’elles s’apaisent. C’est ce genre de fureurs qui envahissent parfois Uriel. Je les connais, je les reconnais, quand ses yeux prennent cette teinte plus sombre, quand les muscles de sa mâchoire se tendent de cette façon et que dans ses yeux la tempête se lève. Je les connais, ces fureurs qui parfois viennent danser dans ses yeux, qui tendent ses muscles, qui raidissent sa nuque. Je les connais pour les voir l’animer, d’une façon aussi effrayante de spectaculaire. Je pourrais presque sentir la chaleur de sa haine qui se met à bouillonner à l’intérieur de lui, je pourrais presque sentir le feu de la colère qui sous sa peau parcours ses veines à les faire brûler de cette envie de vengeance. Pourtant il reste calme, de ce calme presque glacial, presque trop calme. Il réfléchit, il réfléchit silencieusement alors qu’Helanio lui raconte tout ce que peut contenir le coeur d’un enfant. Il reste calme, mais je sais, qu’il fulmine de l’intérieur, Helanio ne le voit pas. Il ne comprend pas, il pense juste qu’Uriel est une sorte de héro venu le protéger de tout ce qui pourrait lui faire peur sur cette terre. Il ne voit pas encore, toute cette part d’ombre qui tourne autour de nous, autour de nos vies. Tu sais, parfois, j’aimerai qu’il n’en prenne jamais conscience, qu’il pense encore comme un petit garçon de quatre ans, qu’il pense encore qu’Uriel est une sorte de super héro, qu’on n’est du bon côté du bien alors que ce n’est pas le cas. J’aimerai qu’il garde cette innocence dans le regard quand il calme enfin ses pleures en hochant la tête. «- Aller, aller, aller. Helanito. Regarde-moi. Hey ? Mirame. Se acabó, ahora. Te protejo, Si ? » Quand il se serre un peu plus dans ses bras en hoquetant. Mais je le comprends, mon si petit frère quand il se met a pleurer de nouveau dans les bras de celui qu’il voit comme son sauveur. Et ça me sert un peu le coeur, car je comprend, que je pourrai y mettre toute ma volonté, et tout mon amour. Il n’y aura jamais qu’Uriel pour donner a Helanio ce sentiment de sécurité, ce sentiment que rien ne pourrait jamais lui arriver. Mais en même temps, je le comprend aussi car je suis dans le même cas que lui, je comprend ses angoisses, je comprend ses peurs. Uriel aussi, apaise les miennes. Alors quand il le glisse dans tes bras, tu le serres un peu plus fort, pour sentir contre ta poitrine son petit coeur battre contre le tiens alors qu’il renifle dans tes cheveux.

J’essaye de détourner son attention; j’essaye de limiter la colère mais je sais déjà qu’il est trop tard quand il balaye de la main les mots que j’ai à son égard. Je le connais trop bien, je sais que ça ne sert a rien de tenter de parler avec lui, quand dans ses yeux, je vois trop de choses s’agiter, quand son corps se tend comme ça, quand dans ses gestes, je sens qu’il se contient juste pour ne pas exploser devant le petit, devant moi. Alors silencieuse, je me contente de le regarder en berçant doucement Helanio. L’appartement est étrangement calme, comme s’il s’était déjà paré de cette atmosphère étrange. Je sais ce qu’il va se passer, il le sait aussi. Quand il dépose sur mes épaules sa veste. «-Helanito, mi pequeño ? Tu vas aider Zara à préparer un sac, si ? Tu vas choisir tes jouets que tu aimes bien. Je vais vous rejoindre après. » Il est heureux, il aime aller dormir à l’hôtel et ce serait hypocrite de dire que toi tu n’aimes pas ça. sortir de cet appartement merdique, respirer autre chose que l’odeur de la moisissure qui imprègnent les murs, autre chose que l’eau gelée qui sort de la douche. Je le vois bien, que tout ce endroit merdique est en train de nous tuer tout doucement.

Je pose Helanio sur le sol qui part en courrant vers notre chambre en rigolant, il a déjà décidé ce qu’il allait prendre comme jouet, ça s’entend dans sa façon de parler tout seul quand il passe la porte de la chambre en faisant sa liste à haute voix. «-Il est là ? » Je hoche la tête, ça ne sert a rien de lui mentir, je sais déjà qu’on ne reverra jamais Mike. Je sais qu’Uriel attendra qu’on soit loin mais qu’on ne reverra jamais ce type. Qu’il disparaîtra sans doute, qu’on ne mentionnera même plus jamais son existence. «-Prépare-lui un sac. Ses jouets, tout. Vous allez à l'hôtel. Celui qui est prêt de la gare routière demande pas de papiers d’identité. Va. Le temps que je finisse ma cigarette. Après, tu sais ce qu’il va se passer. » Je ne dis rien, en réalité, je sais qu’il n’y a rien à dire dans ces moments là. Sa veste sur les épaules, je me contente de prendre sa main dans la mienne quelques secondes avant de rejoindre Helanio dans la chambre, occupé à tenter de faire rentrer trop de jouet dans un minuscule sac. «-On va prendre un sac plus grand Helanito.» je lui souffles en fermant la porte dans ton dos.

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J’arriverai jamais a faire rentrer tout ça. J’arriverai jamais a choisir entre mon ours et le camion bleu que Zara m’a offert pour mon anniversaire. Et puis je veux aussi prendre un livre ou deux, et peut-être le jeu de carte car je sais que Zara et Uriel ils veulent toujours bien jouer aux cartes avec moi. Et aussi je veux prendre les crayons de couleurs, et le puzzle, mais si je prend le puzzle mon nounours il rentrera plus dans le sac que j’ai pris. j’aime bien quand Uriel il me dit de faire un sac, parce que je sais qu’on dort pas à la maison, et qu’on va dormir peut-être chez lui ou alors à l’hôtel, et l’hôtel c’est drôlement chouette comme endroit. Il y un lit rien que pour moi, et aussi Zara elle me fait toujours un grand bain avec plein de mousse. Et l’eau elle est chaude alors qu’à la maison, elle est souvent froide. Puis à l’hôtel, j’ai le droit de mettre ce que je veux à la télé et je suis pas obligé de regarder les matchs des foot ou le catch que les amoureux de maman ils aiment beaucoup alors que c’est nul. Puis aussi ça sent toujours bon, les draps ils sont tout doux et j’ai le droit de dormir avec Zara et Uriel si je veux, et de commander des trucs à manger au téléphone et même que parfois il y a une piscine. Je force un peu sur le sac pour faire rentrer ma dernière voiture, mais je me rend compte que j’ai pas pris de vêtements et que je vais devoir m’habiller demain parce qu’on ne peut pas rester en pyjama tout le temps.  Heureusement , elle ouvre la porte et me regarde en rigolant avant de descendre le grand sac du haut de l'armoire et elle commence à y mettre des vêtements pour moi, pour elle. «-Dépêche toi querido. Trouve ton doudou dans le lit.» elle dit. Oui. J’allais oublier mon doudou et ça aurait été super embêtant quand même. Après il m’aurait fait la tête si je l'emmène pas à l’hôtel avec nous.

Quand Zara a vérifié qu’on avait rien oublié, elle m’enfile mon manteau sur le dos et mes baskets aux pieds avant de me prendre dans les bras et son sac sur l’autre épaule. Et je réalise que je suis drôlement fatigué quand même, et que j'avais oublié à quel point je suis fatigué car j’étais trop content de voir Uriel, mais que maintenant j’ai hâte qu’on soit à l’hôtel car moi je veux dormir.

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Il est si petit dans mes bras, si petit, si fragile, si frêle quand il somnole entre mes bras, quand il cale sa tête contre mon épaule en suçant son pouce. Il est si petit quand il baille en me disant qu’il veut aller dormir à l’hôtel avec Uriel. Et je souris en passant une main sur sa joue. «-Tu as vu.. Uriel il est rentré pour nous protéger.» Il souffle avant de fermer les yeux et de s’assoupir contre moi. Oui. Uriel est rentré, oui. Moi aussi ça me rassure, même si je connais ses métthodes, même si je sais que le soucis “Mike” ne va pas se régler de façon diplomatique. Pourtant, je le laisse là, assit au milieu de notre salon en lui disant qu’on se retrouve tout à l’heure. J’ai appris à faire avec , ses fureur et ses rages, avec cette chose indomptable qui sommeil en lui et qu’il réveille parfois. Loin du regard d’Helanio. Mais je le sais , sans vouloir le savoir réellement que demain, Mike sera mort. Tué par Uriel, sans doute au milieu du salon ou à la cave de l’immeuble. Mais je ne veux pas y penser, je ne pense qu’à son retour, à sa présence. C’est tout ce qui devrait compter en réalité.

Il a fini par s’endormir dans le taxi et ne plus ouvrir les yeux jusqu’à ce que je le poses dans son lit avec son doudou. «-Bonne nuit Zaza...» il a soufflé de sa petite voix tout ensommeillée avant de replonger dans le plus profond des sommeils.
Il est quelle heure ? Depuis combien de temps sommes nous ici ? depuis combien de temps j’ai laissé Uriel sur le canapé explosé de notre appartement.
J’ai fini par m’assoupir sans doute, là, allongée sur le lit de la chambre d’hôtel, sa veste encore sur le dos. J’ai fini par m’endormir épuisée, et rassurée, qu’il soit rentré. J’ai beau le détester quand il part comme ça, sans rien me dire, je sais que je ne pourrai pas réellement un jour décidé de ne plus lui ouvrir ma porte. On est peut-être pas du bon côté, peut-être pas si héroïques ou si bien que ce qu’Helanio peut penser. On a notre part de vice, parfois trop au bord du vide. Mais Helanio a raison, tout ce qui compte finalement c’est qu’on se sente bien tous les trois, qu’on se sente protégé. Et il n’y a qu’Uriel qui me donne ce sentiment là.
Quand la porte de la chambre s’ouvre sur son visage fatigué, sur ses traits remplis de la fatigue de ces derniers mois, maculé de sang, je ne peux pas m’empêcher de me sentir rassurée. «-Te quiero.» je souffle quand nos regards se croisent.



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