unfinished songs ;Poppy

Mat Connor
Mat Connorvictime de cupidon
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unfinished songs ;Poppy  EmptyVen 30 Aoû - 23:56

 
We're young
Learning to love, again.
«I don't mean to stare so hard at you
Suddenly your face makes dreams come true
And,I see you there across the room
And,I'm wondering what we could do »

Le courage est une chose étrange. Un truc qui pourrait changer la vie de tout le monde sans même que l'on s’en rende compte. Le courage a changer la vie de M.Mose, le voisin d’en face quand il a oser enfin s’imposer et demander après si longtemps, une promotion à son employeur. Il a changer la vie de ma mère lorsqu’elle a dû affronter seule le regard de tout le monde après la tromperie de mon père. Le courage, comme on l’apprends à l’école à créer les états-unis. Il a créé le monde, même. Le courage change la vie des uns et des autres. De façon bénéfique ou pas. C’est un concepte auquel j’ai eut l’occasion d’énormément pensé , je crois. J’y ai beaucoup tout cet été. J’y ai beaucoup pensé l’année dernière. Qu’est-ce qu’il se serait passé si je n’avais pas eut le courage de me mettre en colère contre Eva ce soir-là ? Serait-elle encore vivante ? A l’église, quand j’étais petit, le père nous disait toujours que c’est le seigneur qui décide. Qu’on a peut-être parfois un peu l’illusion des choix mais qu’au fond, on ne fait que ce qu’on est capable de vivre. Il explique tu vois, que le monde n’est pas privé de libre arbitre. Qu’on a parfois réellement de grands choix à faire. Que c’est sur ces grands choix qu’on sera jugé après notre mort. Sur une base d’immortalité que je n’ai jamais réellement capté. Mais ça fait sens pour lui j’imagine. C’est tellement plus simple de croire qu’on ne vit que ce qu’on est capable de vivre. Qu’on ne supporte au fond que ce que l'on est capable de supporter et que les épreuves que Dieu nous a offert afin de nous tester sont taillées à notre mesure. Si on ne pense pas à l’injustice terrible qui se présente derrière, la déclaration pourrait avoir l’air de tenir debout. Le soucis, c’est que moi j’ai pas l’impression que ce soit vrai pour tout le monde. Pour toutes les choses. Et quand on y pense, toutes ces merdes à propos de ce que les gens peuvent ou non vivre ça parait un peu trop abstrait. Et pour les gens qui finissent par se suicider ? Tous ces millions de gamin qui gobent des drogues ou même des médicaments pour oublier les merdes qu’ils voient tous les jours ? Est-ce qu’ils sont véritablement apte à vivre ce qu’ils vivent ? C’est une question un peu insoluble. Et puis au fond. Tout au fond, je me dis qu’on est tous un peu des survivants. Qu’on essaie tous d’avancer malgré les merdes qui s’accumulent parce que oui, évidemment, elles s’accumulent. Et nous on est là à simplement subir.

Le courage, ça pourrait changer la vie, c’est clair. Ça pourrait transformer la vie d’un lâche en bien ou en mal, ça on sait pas vraiment. J’aurais pu avoir le courage de l’inviter, tu sais ? J’aurais pu avoir le courage de lui demander. De lui dire que mes sentiments sont plus vraiment les même après cet été. Et tu vois, c’est pas si grave parce que j’ai pas encore le courage. Je sais pas encore quoi faire de tout ça et de mes sentiments. J’arrive pas encore à accepter ce que je veux vraiment. « Comment tu te sens cette semaine, Mathew ? » C’est toujours la même question il me semble. Semaines après semaines. Jours après jours sans ne jamais avoir vraiment de raison de changer la réponse. «- Ça ne va pas. Parce que ma mère essaie de contrôler ma vie et qu’elle m’empêche de sortir en préférant me garder enfermé comme un putain de lion en cage en espérant que… Tu espère quoi en fait, maman ? Que je ne tue personne en allant à un bal ? » J’aurais voulu qu’elle m’écoute vraiment. Qu’elle comprenne. Pour autant, elle me sert le même sourire que celui qu’elle m’offre habituellement. Cet air coincé et semi compatissant que je déteste. Je voudrais hurler là maintenant, mais je sais que ça ne l’empêchera pas de continuer de noter sur son petit carnet, son air presque neutre habituel. « Et le fait que je t’empêche d’aller à ce bal, ça te met en colère ? Comment est-ce que tu dors en ce moment ? » Elle refuse de sortir de son rôle et je sens que je m’agace de plus en plus. Pourtant , je refuse de lui faire le plaisir de lui avouer que je suis véritablement en colère. Et que oui, j’en dors mal. « Ça suffit. Je refuse de continuer cette comédie avec toi. Je vais dans ma chambre, puisque tu as décidé que ce serait ma prison pour le reste de mes jours. » Je me lève, essayant de rester calme et puis je me dirige vers la porte de son bureau. Prêt à partir. Je pense à Poppy. Et a combien j’aurais voulu passé du temps avec elle pendant le bal. Et je pense aussi à Casey à qui j’ai promis de venir. « Tu sais, c’est fou. C’est complètement fou de me garder ici. Si tu as si peur d’avoir un tueur dans ta maison, tu aurais peut-être dû m'envoyer en prison plutôt que me garder ici. Je ne sais pas ce que tu attends de tout ça, mais je t’assures, Maman…. Sitôt entré à la fac, je ne te donnerais plus jamais de nouvelles. » Je lui lâche un dernier regard avant de monter les escaliers et m’enfermer dans ma chambre. Je l’entends hurler du bas des escaliers que je dois garder la porte systématiquement ouverte et comme pris de colère, je finis par la verrouillé.

Ça m’arrive souvent en ce moment. Des moment d’euphories si violentes que j’ai l’impression de perdre pied. De flotter un peu. Dans le bonheur et la joie, et la douceur. La plupart du temps, c’est quand Poppy me fait des sourires ou même qu’elle rit. Quand je passe simplement du temps avec elle. Tout à l’air bien plus simple. Bien moins important lorsqu’elle me parle. Lorsqu’elle me regarde avec ses grands yeux et qu’elle me montre qu’elle me fait confiance. Qu’elle ne préférerait pas passer du temps avec quelqu’un d’autre. Je sais ce qu’ils pensent tous de moi. Que je suis cinglé et je connais les théories qui circulent. Aux yeux de tous, je serais sans doute toujours celui qui a tué Eva. D’une façon ou d’une autre. Ça m’arrive souvent en ce moment. Des moments de colères si violentes que j’ai envie de tout casser. De tout brisé. De tout détruire. De tuer tous ces yeux qui me regardent comme si j’étais un monstre. De foutre le feu à cette maison qui m’emprisonne et de partir loin. Ou de mourir. Je ne sais pas. Parfois, j’hésite. Ça m’arrive trop souvent en ce moment. Cette peine qui se fond à l’intérieur aussi. Qui me rends si mélancolique que je peine à me lever le matin. Que je peine à regarder les gens dans les yeux, à leurs adressé la parole sans me mettre à chialer comme un gamin qui aurait perdu sa mère. Je n’arrive plus à équilibrer les émotions. Je me sens tous les jours un peu plus submergé. Un peu plus étouffé et pris en étau entre les émotions qui s’accumulent. Positives comme négatives. Qui grossissent à l’intérieur et parfois j’ai peur que ça explose. Que ça fasse de trop gros dégâts. Y’a seulement dans ces moments que je comprends la peur inhérente aux yeux de ma mère. Je crois qu’elle comme mon père comme tous les gens de cette ville, doutent. Ils peuvent pas s’en empêcher. Et comment leurs en vouloir ? Moi aussi, je doute. Moi aussi je me demande. Moi aussi parfois, j’ai peur de me reconnaître réellement dans ces yeux qui me terrifient.

- - -

J’ai décidé d’y aller tout de même. De désobéir aux instructions de mes parents. Peut-être parce que mes rondes dans le jardins ne me suffisent plus. Je me sens comme dans un zoo ici. Et tu sais, au fond c’est peut-être le cas. Peut-être que je suis bel et bien ce putain d’animal qui tourne dans sa cage, son petit morceau d'herbe et de nature pour donner l’illusion pendant quelques secondes qu’il n’est pas enfermé. Une cage, si grande, si jolie soit-elle, reste une cage. Et ça je l’ai appris petit à petit à mes putain de dépens. Mais j’en ai besoin, ce soir. J’ai besoin de sortir. J’ai besoin de faire quelque chose. De voir du monde. D’être pendant juste une seconde un mec normal. Un adolescent normal. Quelqu’un qui se sent pas hanté. Qui est pas déséquilibré, qui se sent pas non plus jugé. Et là, habillé comme tout les gamins de mon âge, Casey à mon bras et juste un sourire aux lèvres, je me sens comme tout le monde. « Heeeey, Connor ! T’as pu venir finalement ! Casey, toujours aussi lesbienne ? » Je hausse les épaules, mon sourire qui s’en va plus vite que ce que j’aurais cru quand il débarque pour me prendre sous son bras. «Ferme-là, Eliott. T’es stupide ou quoi ? » Casey roule des yeux et moi j’ose pas parler. J’ai toujours un peu de mal à savoir quand c’est mon tour de parler. Quand on se moque de moi ou pas. Je sais pas vraiment. Et puis je ne peux pas vraiment me targuer d’avoir de nombreux amis. Les gars de l’équipe sont gentil avec moi parce que je fais parti de l’équipe. Mais je sais au fond qu’ils me détestent tous autant qu’ils sont. Après tout, ils étaient tous amis avec Eva. «-Oui, j’ai pu… Euh oui. » Je baisse les yeux, détourne le regard et Casey m’attire vers le fond de la pièce. On finit par s’asseoir sur des chaises et elle me parle de la soirée. De la décoration de la pièce. Je me sens de plus en plus anxieux à l’idée d’être là. C’était peut-être pas une idée si brillante finalement. Et puis j'aperçois Poppy à l’autre bout de la pièce, sourire à Tony, l’air si joyeuse et si doux au visage que ça m’en brise le coeur en deux. Je me rends compte que je devrais pas être là. Vraiment. J’aurais pas dû venir. «-Mat ? Ça va ? » Je me rends compte que j’ai l’air ailleurs et je fais un sourire à Casey. «-Oui, pardon. Je regardais… Enfin, j’ai aperçu Poppy. » Elle fronce un sourcil, le sourire aux lèvres et me mets un coup de coude, amusée. «-Poppy, hein ? C’est à cause d’elle que je ne t’ai presque pas vu de l’été, non ? » Je hausse les épaules avec l’espoir un peu qu’elle ne va pas me faire une scène, ou faire un signe à Poppy. Je lui jette un dernier regard alors que j'aperçois ce connard d’Uriel venir la prendre par la taille pour lui chuchoter des choses à l’oreille et ça me fait grogner, grommeler mais au fond, je suis pas mieux que lui. Je suis personne pour le juger. Lui au moins, il a tuer personne. «-Euh… Oui. Mais on est juste amis. Enfin on… Je… Je vais pas me mettre en travers de la route de Tony. Je crois. » Ou alors je veux simplement pas espérer des choses qui n’arriverons jamais. Dans tous les cas, lorsque nos regards se croisent, par instinct, je tourne le regard, fais semblant que je ne l’ai pas vu.

Le courage, ce n'est toujours pas mon fort.

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Poppy Ramirez
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unfinished songs ;Poppy  EmptyMar 3 Sep - 17:10
I've been watching you for some time
Can't stop staring at those ocean eyes
Burning cities and napalm skies
Fifteen flares inside those ocean eyes
Your ocean eyes
(@originecitation // Ocean eyes)
Unfinished song

Tu ne sais pas trop, si c’est elle ou si c’est toi qui y va à ce bal car elle ne cesse d’être plus enthousiaste que toi. Elle sautille partout comme une folle et elle travaille ce moment depuis des jours et même des semaines. Elle ne vit que pour ça depuis quelques temps et plus la rentrée se rapproche et plus toi, tu t’exaspère de mettre autant de passion dans un événement si anodin à tes yeux. Le bal de la rentrée. Mais toi, tu t’en fiche bien en réalité du bal, et tu as beau accepté avec docilité toutes les séances d’essayages qu’elle t’impose en permanence depuis quelques jours ça te laisse juste un goût amer la rentrée, ça te laisse juste cette sensation que c’est la fin de quelque chose. Parce que ça te fait peur, de voir ce qu’il restera de ton été quand la routine reprendra sa place dans vos vies, t’as peur que tout ça se termine beaucoup trop tôt. Tu aurais aimé, que l’été dure beaucoup plus longtemps; tu aurais aimé que l’été ne s’arrête jamais, que ces moments continue sans cesse. Tu aurais avoir plus de temps avec Mat.
Tu ne sais pas ce que la rentrée te prépare, tu as peur un peu, tu appréhende. Parce que tu aurais aimé, que vos moment tous les deux restent figés, que vous puissiez continuer de rire comme ça dans son jardin comme quand vous étiez des enfants, que l'innocence du moment continue plus longtemps. T’aurai aimé aussi, avoir un peu plus de temps pour trouver le courage de lui dire. Que t’es presque sûre que tu l’aime encore, pour trouver le courage de l’embrasser, au moins une fois. Parce que c’est ce qui te fait envie depuis quelques jours, quelques semaines même. Quand vous êtes là tous les deux et qu’il se met à te sourire, quand il laisse échapper un rire doucement. T’as envie de l’embrasser, tu sens ton coeur qui s’emballe doucement dans ta poitrine. T’as attendu tout l’été, le moment où il y aurait un signe, une ouverture, un moment parfait pour l’embrasser.
Tu y a cru à ce signe, le dernier soir de l’été, quand dans son jardin vous aviez étalé cette couverture, sur laquelle vous vous êtes installé un nombre de fois incalculable, mais que tu n’avais pas ressortie depuis des années. Cette vieille couverture, qui vous a servi à créer des cabanes, des fort pour vous y réfugier et jouer jusqu’à la tombée de la nuit, a organiser des goûter sur l’herbe fraichement tondue par ton père, a vous enrouler plus vieux pour discuter jusque tard dans la nuit sur le perron de la maison.

ça aurait pu être le soir parfait, il faisait frais, comme quand l’été touche à sa fin à Chicago. Tu portais cette robe que t’aime bien, dans laquelle tu te trouve jolie, la plus simple de ta garde robe. Une de celle que ta mère aime pas trop, mais pour traîner dans le jardin de Mat elle était largement suffisante. La nuit était tombait et l’éclairage des maisons suffisaient à plonger le jardin dans cette atmosphère douce. Tu aurais pu rester là des heures, allongée à regarder les étoiles dans le ciel, à côté de Mat. T’as hésité, parce que tu aurais pu, là tout de suite. Tourner la tête et tes lèvres auraient effleurés sa joue. Tu aurais eu à te relever sur les coude pour poser tes lèvres sur les siennes. Tu aurais pu, mais t’as eu le courage de le faire, malgré tout cet été magique. T’aurai pu, tu a faillit le faire jusqu’à entendre la voix de ta mère par la fenêtre de votre salon qui donne sur le jardin de Mat. « Poppy rentre maintenant ! Il est tard, devant vous retournez au lycée.» Tu as soupiré, oui vous repreniez le lycée le lendemain matin. Appréhension sur ce qu’il resterait bien de vos moments à tous les deux quand la sonnerie retentira dans le couloir de votre dernière année. «Bonne nuit Mat, a demain.» Tu as dis en te relevant, en déposant tes lèvres sur sa joue dans un dernier bisou avant de tourner la page de cet été qui n’avait appartenu qu’à vous.

T’as espéré, un peu vainement apparemment que jusqu’au dernier moment il t’invite, il te dise que vous pourriez aller au bal, comme des amis simplement même, ça t’aurait suffit. Tu aurais aimé tout ça. Juste y aller avec lui, mais il faut croire que le lycée rappelle vos vieux démons et que votre été est bel et bien fini. Tu aurais aimé, qu’il reste un peu plus de tout ça et qu’une simple première semaine de cours n’efface pas ces mois magiques. Tu aurais aimé, qu’il continue de te regarder comme dans son jardin, que vous preniez encore le temps de rire tous les deux, de sourire et de vous raconter vos vies. Mais non. Tu as récupéré ta couronne de reine des garces, tes deux copines qui te suivent partout en approuvant tout ce que tu dis et ton groupe d’admirateur un peu étranges qui se sont tous précipité pour t’offrir une place pour le bal de la rentrée. Tu avais le choix des invitations mais tu a attendu celle de Mat, jusqu’à la veille du bal. Tu aurai aimé qu’il t’invite, tu aurais peut-être dut le faire toi… l’inviter. T’as fini par accepté l’invitation de Tony, parce que depuis le début de l’été il ne veut que ça, t’inviter à venir avec lui au bal. Il a tenté, un million de fois, tout au long de l’été de te proposer d’aller à des fêtes, d’aller au cinéma, au resto, manger une glace ou même aller à la fête foraine. Tu lui a toujours préféré Mat, jusqu’à la veille du bal où tu t’es bien sentie obligée de dire oui à quelqu’un pour ne pas y aller seule. Tony est un gentil garçon, et il est plutôt marrant et en réalité, tu aime bien discuter avec lui en cours. T’étais certaine de passer une bonne soirée en acceptant de l’accompagner au bal de la rentrée.

---

Tu ne t’es pas vraiment loupé dans ton choix, car il est là à l’heure qu’il t’avait dit, dans son plus beau costume avec son plus beau sourire face à ta mère qui est ravie de le voir dans son entrée. Il fait partie de cette catégorie de ceux que ta mère considère comme des bons partis. Issu d’une famille aisée, sportif, mignon, pas si bête. Puis, il a sourit quand t’as descendu l’escalier comme dans un film d’adolescent. Il a sourit et il t’as regardé avec une petite étincelle dans les yeux. Tony; c’est peut-être pas un si mauvais choix en réalité. Tu es sûre d’au moins rigoler avec lui ce soir. «Tu es sublime» Il a soufflé en t'attrapant par la hanche pour t’attirer à lui en souriant toujours. Il vraiment fait tout ce qu’il fallait faire. Il s’est même prêté au jeu des photos pour le plus grand plaisir de ta mère. Mais toi, tu n’as pas pu t’empêcher de jeter un coup d’oeil à la maison d’à côté, celle que vous apercevez depuis la fenêtre du salon, la maison de Mat. De regarder la lumière blafarde de l’éclairage intérieur en te demandant avec qui il avait bien pu aller ce soir. Avec qui il arrivera à la fête ce soir. T’aurai aimé être celle qui l’accompagne. ça te fais un peu mal, la même sensation étrange que quand il est sorti avec Eva. La même déchirure dans ta poitrine, celle que tu essayes de taire tant bien que mal depuis longtemps. Parce que, tu as bien compris, que vous ne serez jamais qu’amis. Qu’il n’y aura jamais rien de plus entre vous. Tu dois arrêter de t'acharner pour ça, pour espérer un peu plus de lui que sa simple amitié. Tu dois essayer de l’oublier, de nouveau, te contenter d’être heureuse d’avoir retrouvé votre amitié. Alors tu sers Tony, serrer un peu plus tes hanches et tu lui souris quand il t’ouvre la porte avec un immense sourire, il est fier de lui, il a fait les choses biens.

Ils se sont mit à plusieurs avec ses amis pour se payer une limousine, pour faire leur grande entrée, pour montrer qu’ils ont de l’argent de papa un peu aussi. La voiture est remplie de ces gens que tu connais, par la force des choses, de ces filles à qui tu parles parce que c’est un peu ce qu’on attends de toi en tant que fille populaire. Trainer tous ensemble; entre gens populaire. Même si vous ne vous appréciez pas forcément comme le témoigne le regarde que te lance Chiara l’ex de Tony qui te dévisage à l’autre bout de la banquette en s’accrochant à son mec d’un soir pour le rendre jaloux. ça ne l’empêche pas de te faire son plus beau sourire plein de faux semblant. «Oh Poppy ! J’adore ta robe! » Elle lance de son ton le plus enthousiasme. C’est peut-être pour ça aussi, que t’as tant apprécié cet été. Tu avais oublié, à quel point ton monde peut se montrer superficiel, à quel point, ton monde, peut se montrer remplis d’artifices et de mensonges. Faux amis, faux couples, faux compliments. Tout n’est qu’une question d’apparence, et c’est tout ce dont n’était pas fait ton été. Tu avais réussis à trouver dans ces moments avec Mat la simplicité et la réalité qui t’avait tant fait défaut. T’as plus vraiment envie, de ces paillettes, de  ces coupes de champagnes et de tout ça autour de toi. Tout ce plastique, tout ce faux, tout ce camouflage.

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Tu l’as vu, de loin, avec Casey mais t’as pas osé aller lui adresser la parole, t’as même pas osé lui lancer un sourire pour ne pas le déranger. Tu t’es contenté de rester avec Tony et ses amis, a rire en buvant un punch au fruit immonde, a faire semblant, comme toujours, que tout allait bien. que ton monde était bien ordonné. que ton monde tournait rond. Pourtant, ton coeur s’est un peu serré quand t’as vu qu’il ne venait pas, même s’il t’avait vu. quand il se contenter de rester là sur la chaise à parler avec Casey. T’as espéré un sourire, peut-être, mais rien. C’est Uriel qui te fait oublier un peu Mat quand il glisse son bras autour de tes hanches pour te raconter les dernières idioties qu’il a fait. Ne pas boire le punch remplit d’alcool et de LSD voilà le seul conseil qu’il te donne avant de te proposer d’aller s’amuser dans les toilettes avec lui.

---

T’as laissé passer une bonne partie de la soirée en tentant de ne pas trop regarder dans la direction de Mat, pour ne pas croiser son regard, pour ne pas le voir avec d’autre passer une bonne soirée sans toi. T’as prit ton éternel masque de la fille qui s’en fiche; qui est au dessus de ça, au dessus des autre. Ce masque que tu sais si bien prendre, celui de l’indifférence. Celui qu’on aime bien te voir porter en réalité car tu n’as jamais eut autant de gens autour de toi, depuis que tu te comporte comme une vraie garce. Depuis que tu joue l’indifférence, que tu les ignores tous. Ils n’ont jamais eu tant envie d’avoir ton attention. Tony le premier, quand il te sort une blague dès que tes yeux parte vers la direction de Mat, dès que Uriel t’attrape dans ses bras pour te raconter des choses en espagnol au creux de l’oreille.

Pourtant, tu te décides enfin, quand Tony s’est un peu désintéressé de toi, quand il a se remet à flirter avec Chiara d’avoir trop prit le punch d’Uriel. Tu te décide d’aller parler à Mat, un peu anxieuse, un peu nerveuse. Tu te plante là, devant lui, un peu maladroitement. «Tu.. tu viens même pas m’adresser la parole ? J’aurai pas cru ça de toi.» Tu fini par dire en reprenant le timbre un peu plus assuré de ta voix, même si à l'intérieur de toi, tout s’agite beaucoup trop vite.



Mat Connor
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unfinished songs ;Poppy  EmptyLun 7 Oct - 17:18

 
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C’est fou comme j’ai l’impression que tout ça c’est qu’une grande comédie. Comme je me rends compte que le lycée c’est devenu futile. Comme les gens sont tous hypocrite et comme j’ai l’impression de pas avoir ma place. J’ai pas vraiment ma place dans l’équipe de football, même si je suis l’un des joueurs phare, personne là bas ne me fait vraiment confiance. Pas non plus dans l'équipe de boxe, pas dans celle de lutte et j’ai pas ma place avec les intellos, avec les gens populaires ou même avec ceux qui sont plus dans la norme. J’ai juste l’impression d’avoir ma place nulle part. C’est comme si le monde s’arrêtait un peu autours de moi, qu’il gardait une distance de sécurité. Je peux pas dire que j’ai beaucoup d’amis. Et parmis ceux que j’ai , je ne suis même pas véritablement certain que ces personnes comptent vraiment sur moi. Et parfois j’y pense, tu sais. Je me pose véritablement la question, je me demande à qui je manquerais si je décidais de partir. D’aller vivre autre part, loin, loin. Là où personne connait mon histoire. Là où personne n’a jamais connu Eva. Parce que je peux apercevoir dans les yeux de tous ces gens, ce doute qui persiste. Cette question qui brûle leurs lèvres. Si c’est vrai que je l’ai tué. Si c’est vrai que je l’ai poussé. Comment ça s’est passé ? La curiosité malsaine au fond de leurs pupilles. C’est tout ce qu’ils veulent savoir. Pas si je vais bien. Pas si j’arrive encore à respirer, à me regarder dans la glace après tout ça. Pas si je deviens fou, ou pas. Ils s’en fichent, de ça. Ils réagissent même pas vraiment. à ce genre de choses.  Et puis tu sais, je me suis presque habitué à ça. Au regard qu’ils ont, qui dit que je suis un meurtrier. Que sans moi, tu serais là, bien vivante avec nous. Et que tout ça,au fond, c’est ma faute. Je sais pas pourquoi je prends encore la peine d’essayer. Je suis là, assis à côté de Casey mais je me dis que je suis peut-être pas à ma place finalement. Je me dis que tu voudrais pas que je m’amuse sans toi. Je me dis que tu m’en veux, autant que moi je m’en veux d’avoir provoquer ta mort. Casey me fait des sourires et puis elle me parle. Et c’est peut-être la seule qui s’est occupée de moi toute l’année. C’est la seule qui ne m’a pas abandonné. Qui a cru en moi. Et c’est peut-être pour ça qu’on est devenu si proche. Elle s’occupe de moi comme personne n’a prit la peine de le faire.

«-Tiens, je t’ai servi du punch. J’ai l’impression qu’il y a un peu d’alcool dedans. C’est surement cet abruti d’Uriel qui a dû en ajouter… ça va aller avec tes médicaments ? »   Elle me dit en posant le gobelet devant moi, un grand sourire aux lèvres auquel je réponds. J’ai pas vraiment envie de me poser des questions et si un peu d’alcool peut m’aider à me détendre, je me dis que ce n’est pas forcément une mauvaise idée. J’essaie d’éviter le regard de Poppy, parce que je sais qu’elle m’en veut. On  avait promis de ne plus faire comme si on se voyait pas. On avait promis qu’on recommencerait à traîner l’un avec l’autre au lycée. Mais j’ai pas tenu parole, je le sais.  Je sais que j’aurais dû faire l’effort d’aller vers elle mais au fond de moi j’avais un peu peur, sans trop savoir de quoi, j’avais peur. Peur que ça fasse trop d’histoires au lycée. Peur aussi de pas avoir ma place dans sa vie, maintenant. On a tellement changer tous les deux. On est devenu tellement différent. Et si on s’entends encore bien en privé, j’ai un peu peur que le lycée gâche tout. Ou que je gâche tout, je sais pas trop.  «-Oui.. ça va aller. Ne parle pas si fort, on risque de t’entendre. » Parmis tout les gens de lycée, Casey est la seule qui connaît l'existence de ce traitement. Et j’aimerais bien que ça reste le cas. Je sais combien c’est facile de commencer une rumeur et je crois que je préférerais encore m’en passer. Elle sourit, Cas. Elle lève son verre vers moi avant d’en avaler quelques gorgées.  «-Essaie de t’amuser un peu, Mat. C’est pas la peine de trop te prendre la tête. »

- - -

Plus la soirée avance et plus je perds le fil de mes pensées. La lumière qui vient du plafond, semble de plus en plus violente. J’ai l’impression que la voix de Casey est trouble aussi. Mais ça va. C’est agréable. Je suis peut-être ivre. Après tout, ça fait très longtemps que je n’ai pas été ivre , j’en ai peut-être oublier les effets. Je sais pas. Mais pour le moment, ça va. Pour le moment je me sens bien. Et avec Casey, on rit tous les deux comme ça ne nous était pas arrivé depuis un long moment. On rigole comme deux gamin et sa robe brille comme un soleil. Alors je lui souffle que j’aime bien sa robe. Qu’elle brille et que c’est beau. «Tu.. tu viens même pas m’adresser la parole ? J’aurai pas cru ça de toi.»  J’entends une voix qui nous stoppe dans nos rire hagards. Je me tourne et c’est Poppy. J’ai le coeur qui rate un battement. On ne s’est plus parler depuis la fin de l’été et je vois bien à ses yeux qu’elle m’en veut.  Je vois bien qu’elle est en colère. J’ai pas le temps de répondre que Casey ouvre sa bouche. Elle n’a jamais eut la langue dans sa poche et je sais, déjà depuis un moment, qu’elle n’apprécie pas Poppy. Peut-être (surement, même) parce que Poppy a une attitude très différente au lycée. «- On t’a jamais appris à dire bonsoir ? Si t’es venu pour l’agressé , c’est pas la peine. Pour une fois, Mat passe une bonne soirée. » Elle siffle, un air neutre au visage et lève l’un de ses sourcils pour lui faire signe de dégager. «-Aller, va t’en. Y’a ta petite suite de princesse qui t’attends à l’autre bout de la pièce. On aimerait bien être tranquille, nous.  » Je pose la main sur l’épaule de Casey et je lui fais un sourire un peu faible. J’aime pas ce genre de conflit, ça a tout de suite tendance à m’angoisser. Alors je tente de simplement garder le sourire. «-Pardon, Pops, elle pense pas à mal. Je voulais pas te déranger, c’est tout. Tu passes une bonne soirée ? » Le visage de Poppy se déforme sous la lumière. C’est bizarre. Elle ressemble un peu à Eva, parfois. Ou c’est peut-être mon imagination. Je sais pas. «-Je suis sûr que tu l’as tuée. » J’entends sortir de la bouche de Poppy, et je me tourne vers Casey qui répète. «-Je suis sûr que tu l’as tuée.» Pourquoi est-ce qu’elles disent une chose pareille ? Pourquoi est-ce qu’elles me regardent comme si elles avaient vu un fantôme. Je voudrais m’excuser mais Eva est au fond de la salle, elle me fait un sourire bizarre. Comme satisfait. Et j’ai l’impression que ma peau est en train de fondre sur mes joues. Je sens que je hoquète. «- Quoi ? Hein ? » Je parviens à articuler mais ça semble être encore plus étrange. Ma voix est comme toute découpée, c’est bizarre. «-Hein ? Qu’est-ce qui m’arrive ?»  J’ai l’impression que ma propre voix vient de loin très loin. Et j’ai l’impression que la pièce se resserre sur moi. Je comprends pas ce qu’il se passe. C’est étrange. Mais j’ai besoin d’air. Vraiment, j’ai besoin d’air. «-JE SUIS SÛRE QUE TU L’AS TUÉE? MAT ! » Elle hurle derrière moi, alors que je m’enfuie de la salle, pour filer dans les couloirs du lycées qui ont l’air interminable. J’aimerais bien retrouver mon chemin mais ça ressemble à un labyrinthe. C’est long, super long. Je voudrais juste de l’air frai. «-J’étouffe...» Je souffle en desserrant mon noeud papillon. Et en ouvrant ma chemise. L’impression qu’il fait mille degrés ici. Et où est-ce que je suis d’abord ? Dans une salle de chimie. Je me demande bien ce que je fais là… Ah. Oui… J’avais soif.



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Your ocean eyes
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Unfinished song


Ce que tu as préféré de tout l’été avec Mat c’est sans doute que vos étiez loin de toutes ces préoccupations qui encadre le lycée, ce monde étrange, un peu à part de tout le reste de la société. Tu as du mal à voir comment font les gens pour dire que le lycée est la meilleure période de leur vie car toi, ton lycée, tu t’en passerai bien en réalité. Et encore, tu sais que tu n’es pas celle à plaindre le plus dans ce monde cruel et dangereux qui est cet univers. Mais les images, les étiquettes qu’on vous colle à la peau comme si un simple mot, un simple choix définissait totalement tout ce que vous êtes. Le lycée, est le pire endroit pour ça, pour être rangé, dans une case comme ça, que l’on vous impose et si vous ne l’acceptez pas; si vous ne vous contentez pas de ce que les autres peuvent bien vous attribuer comme rôle au sein de cette petite entreprise étrange, vous devenez un marginal. Un de ceux que l’on doit ignorer ou bien torturer au choix. Etre dans les anonymes ou dans les populaire, dans les malmenés ou les tortionnaires. On a pas réellement le choix, il faut accepter son rôle. Son rôle , même s’il ne vous convient pas, votre rôle même s’il ne vous plait pas. Tu détestes ça, ces images, ces clichés qui te volent à la peau sans que tu ne puisse rien trouver à redire là dessus. Tu aurai beau faire tous les efforts du monde, trouver tous les moyens de t’en sortir et même devenir une toute autre toi, tu sais que les gens resteront fixés, focalisé sur ce qu’ils imaginent de toi. Poppy, la princesse du lycée, Poppy, arrogante et hautaine, froide et distante. C’est tout ce qu’on trouve à dire de toi. Tu n’es que ça, aux yeux de beaucoup. Et tu es presque sure, qu’il n’y a pas si longtemps, Mat le pensait aussi. D’ailleurs, il doit continuer de le penser car depuis votre retour au lycée, il ne te parle plus. Tu es redevenue à ses yeux la princesse trop gâtée qui habite en face de chez lui. Celle qui va au bal de la rentrée avec un joueur de foot, qui est entourée de ses amis nombreux mais qui ne la connaissent pas réellement. Oui c’est ça, qu’il s’est remit à penser tu en es certaine.

Les nuits allongés dans l’herbe humide, vos rires qui se perdent dans l’immensité de la nuit. C’était si simple, si doux, si bien et tu en avais presque oublié à quel point, le jour de la rentrée, de nouveaux vos mondes allés se scinder une nouvelle fois, allez se séparer de nouveau et à quel point vous reprendriez vos place tous les deux, un peu comme des inconnus… Mat, d’un côté et toi de l’autre. Et ce que cette soirée te rappelle avec un gout amer dans la bouche. Que vous ne serez peut-être plus jamais comme avant, que sous le regard des gens vous redevenez ces deux inconnus et que ça ne changera sans doute jamais. Parce que tu vois bien les regards que Casey te lance du fond de la salle, tu vois bien, les regards qu’elle te lance pleins de dédains et pleins de colère. Comme si tu étais juste responsable de … de quoi au juste ? Tu ne sais pas. Comme tu ne sais pas pourquoi Mat à décidé de reprendre ses distances avec toi alors que vous vous étiez promis que rien ne changerai, que vous ne vous laisseriez plus tomber comme vous l’aviez fait avant. Pourtant, c’est ce qu’il se passe depuis que vous avez franchis de nouveaux ces couloirs trop familiers. Deux inconnus, alors qu’il y a quelques semaines tu avais cru que peut-être… peut-être qu’il y aurait pu avoir quelque chose entre vous… et là, il est là, assit à ses amis, a quelques mètres de toi, fuyant le moindre contact. Tu ne veux pas retourner à ces jeux là avec Mat, pas à ces rapports là. Parce que tu sais qu’elle place il prend dans ta vie, quelle place tu as besoin de lui donner.

Pourtant, c’est cette conne de Casey qui t’accueille quand tu te décide enfin de prendre ton courage pour parler à Mat. Tu fronces un peu les sourcils, lève les yeux en l’air et la regarde avec ce regard un peu dédaigneux qui te vas si bien d’après certains. «- On t’a jamais appris à dire bonsoir ? Si t’es venu pour l’agressé , c’est pas la peine. Pour une fois, Mat passe une bonne soirée. » Tu lui adresses un faux sourire poli. «-Aller, va t’en. Y’a ta petite suite de princesse qui t’attends à l’autre bout de la pièce. On aimerait bien être tranquille, nous.  » elle te lance comme ça, et tu te contentes de l’ignorer. Tu sais que Casey fait partie de ces gens, qui ne veulent même pas imaginer possible qu’une fille comme toi, puisse vouloir être réellement amie avec Mat. Pourtant, tu le connais depuis bien plus longtemps qu’elle, et tu sais sans doute plus que ce qu’elle ne saura jamais. Tu voudrais bien lui accorder une remarque cinglante mais c’est Mat qui met un terme à cette joute verbale avant même qu’elle ne commence. «-Pardon, Pops, elle pense pas à mal. Je voulais pas te déranger, c’est tout. Tu passes une bonne soirée ? » Il dit, un léger sourire aux lèvres. Tu comprends qu’il est gêné alors tu te contente de te détendre un peu. En répondant au sourire de Mat par un sourire un peu doux. « -Ce n’est pas grave. Oui elle se déroule bien même si elle est un peu ennuyeuse. Et la tienne ? » tu demandes de ton ton le plus doux avec ce genre de sourire que tu réserves à Mat, même s’il ne s’en rend sans doute pas compte. «- Quoi ? Hein ? »  Il dit et tu le regardes, un peu interloqué. « -Je te demande si ta soirée se passe bien.. » mais tu n’as pas vraiment le temps de répondre. «-Hein ? Qu’est-ce qui m’arrive ?» Il demande, un air paniqué, angoissé qui envahit son visage. Et tu lis, dans ces yeux une terreur, une panique qui s’infiltre doucement dans son regard. « -Mat ? Ça va ? » tu demandes, l’air inquiète, et Casey à côté de lui qui pose une main sur son épaule pour essayer de l’apaiser. Mais tu lis, dans son regard, une panique immense qui grandit et qu’il en fait pas réellement attention à ce qu’il peut bien se passer autour de lui, de vous. Tu vois juste la peur qui miroite dans ses pupilles et l’angoisse qui l’envahit. Et tu commences à t’accroupir pour essayer de capter son regard, pour tenter de l’apaiser mais tu vois bien, qu’il ne voit pas vraiment ce qu’il se passe autour de lui. Tu vois bien, que dans son regard, il n’est plus là, il est totalement ailleurs, dans un autre monde.

Et avant même que tu ai pu glisser ta main dans la sienne pour tenter de le ramener à toi, il part en courant, il s’échappe comme terrorisé par des monstres qu’il est le seul à voir. « -Ma… » mais tu n’as pas le temps de finir ta phrase que déjà il est parti par la porte du gymnase dans une course folle sous les regards intrigué de certains et le rire étrange d’autre. Tu te relève doucement et tu veux le suivre mais Tony arrive en t’attrapant par la taille dans un geste assuré. « -Pourquoi tu perds ton temps avec ce mec Poppy ? Laisse le, il est barge. Regarde il fuit sa propre ombre. » pour une fois,  tu apprécie le regard noir de Casey, tant qu’il n’est pas adressé à toi. Tu te défais de l’étreinte de Tony et le regarde droit dans les yeux, l’oeil sévère. « -Je te demande pardon ? Tu as dis quoi sur Mat ? » il hausse les épaule, très conscient de ce qu’il a pu te dire. « -Tu es qui pour le juger comme ça ? Tu n’es personne. Passe une bonne soirée, tout seul Tony. » tu fini par dire. Casey te fait un petit sourire étrange, comme si son opinion pour toi avait un petit peu changé, le temps de quelques secondes. Tu réponds à son sourire, un peu gênée en tournant les talons avant de sortir dans le couloir à la suite de Mat pour tenter de le retrouver.

Tu te demande ce qui a pu arriver à Mat pour qu’il parte dans une telle panique. Et tu sais, qu’il prend des médicaments mais aucun médicament ne peut créer des angoisses pareilles. Tu arpente le couloirs à la recherche de Mat quand tu aperçoit Uriel au téléphone prit dans une grande conversation vu comment il parle vite en espagnol d’un ton un peu agacé. Le LSD. Ça te revient en tête comme ça, quand son regard croise le tiens. Il t’avait dit de ne pas boire de punch, mais tu es bien la seule à être au courant de ça.
Tu fais tous les couloirs avant d’arriver aux classes de chimie et de l’apercevoir entre les vitre de la classe. Chemise ouverte, noeud papillon branlant au bout de sa nuque. Il semble calmé, l’horreur semble être calmée dans ses yeux. Pourtant, tu pousses la porte tout doucement, lentement, comme si tu ne voulais pas l’effrayer. « -Mat? » tu demandes de ta voix la plus calme et la plus douce. Un peu d’inquiétude dans le timbre de ta voix. « -Mat tu vas bien ? » tu demandes tout doucement en s’approchant de lui d’un pas feutré. Tu te rapproche de lui et retiens ta main pour ne pas prendre la sienne entre tes doigts. « -Tu as besoin de quelque chose? Je peux faire quelque chose ? » tu demandes d’une petite voix, tu ne sais pas trop ce qu’il faut faire quand quelqu’un mélange médicament, alcool et drogue.
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