Drippin' ;Sun

Mia Diaz
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Darkness in my name
Don't you wanna come and play on the cool side

There's a pleasure in hidin' from the sun
No I was never one for pretty weather
I'd rather be a creep, baby follow me into the water
I'll take you to the darker


Silence. Imposant silence après une tempête de bruits, de rire, de cris, de musique tonitruantes dans les oreilles palpitantes. Silence, comme après un tremblement de terre. Silence. Seulement des respirations profondes, ça et là, comme pour montrer que le monde ne s’est pas vidé. Qu’il s’est seulement endormi pour te laisser seule. Assise sur un tabouret de cuisine, en face d’un spectacle désolant de corps décharnés , effondré aux quelques coins de l’appartements. Ils dorment tous. Même Sun, dort, là-bas, dans l’une des chambres avec un ou une ou plusieurs amants. Et c’est comme si ta soirée te revenait en flash diffus, volatiles.

- - -

La musique forte , trop forte , vibre d'une façon étrange dans tes oreilles, comme si elle était faite de matière organique , tu la sentirait presque passer à travers toi. Debout au beau milieu de la foule ,immobile, tu exultes le début de montée qui te prends de l'intérieur , pressant tes tripes. Putain comme c'est bon. Les corps dansent autours de toi , masse informe mouvementée sur une musique envoûtante , presque irréaliste tu sens tes joues tirées en une sortes de rictus béat. Alors que les lumières tantôt tamisées , tantôt violentes t'aveuglent.  Tu  laisses tomber ta tête en arrière. Les petites lumières colorées dansent sur le plafond et tu sens ton esprit vagabonder, s'éloigner, petit à petit dans une autre époque, un autre univers, seulement rythmé par le rire cristallin de Sun, qui tourbillonne encore dans tes oreille.  Tu te sens volée , comme un oiseau en papier dans un ciel venteux.   Le vent fait bruisser ses ailes fragiles, froisse la feuille, ébouriffe le plumage imaginaire. Les bourrasques trop violentes font dévier la course, font tanguer ce corps fragile, cette entité fantasmagorique. Les deux bras levés vers le ciel, le corps transporté par la musique, tu souris et observe ce plafond devenu voûte. Et devant tes yeux, nuages, rais de lumières boréales, scintillements lointains, couleurs kaléidoscopiques. Vert, bleu, jaune, orange, turquoise, rouge, rouge, rouge. Les hurlements des basses sont comme les cris des mouettes, les hurlements des hommes sont comme celui du vent. Contre toi, se profile Sunflower, comme la carte des cieux qui guide, comme la boussole qui éclaire, immuable. Toujours présente. Sunflower  qui danse, contre toi, avec toi ou plutôt, qui vole, peut-être... Sa bouche pourpre s'ouvre, un rire traverse sa gorge blanche tandis que ses mains se perdent dans les airs, suivant le dessin de courbes douces, et tes doigts s'inclinent et déclinent sur la musique. Et tes hanches, et ton ventre, léger et pourtant si présente, présente et pourtant si absente. Il n'y a plus de haine. Et personne ne pourra plus jamais vous faire du mal. Pas ici. Pas de douleur. Juste le sourire et ta peau qui, tu le sens, brûle d'une chaleur réconfortante.

Tu as l’impression d’être ici depuis l'éternité et pour l'éternité, et pourtant chaque seconde passe avec une trop grande rapidité. Qu'avez vous fait en arrivant ? ... L'acide a agit si vite que tu n'as pas l'impression de t'en souvenir, n'a pas l'impression d'avoir besoin de t'en souvenir. Tout est là, tout est là. Un corps inconnu t'accueille soudainement contre sa chaleur, un torse, sur lequel tu glisses les mains, dont tu découvres les coutures, dont tu découvres les formes. Ton visage se renverse vers l'arrière, percé d'un grand sourire, et tes prunelles aux azurs violente  suivent le dessin des voûtes que tu  imagines encore , des courbes que tu crois percevoir. Ton dos se cambre, tu te penches, et là, sur ta peau, des baisers, et là, dans ton dos, deux grandes mains pressées contre tes reins. Un rire secoue sa poitrine, puis un cri franchit la barrière de tes lèvres. Comme celui d'un oiseau, jeté en plein vent.  Tu le repousses fort, comme prise d’une vague brève de conscience entière. Tu le repousse en te blottissant dans les bras de Sun. C’est comme si tu sentais encore l'empreinte de ses baisers, comme des millions de petits éclats de verre contre ta peau. Tu te sent presque nue, là, et tu as comme une nausée violente qui te prends.  

Tu retrouve la chaleur de Sun, qui se presse contre toi et te tire la main hors de la foule. Comme pour t’extirper de l’angoisse naissante qui te prenait il y a une seconde encore.  Et, sans réfléchir, Tu la suit, te glisse dans son sillage, attrape sa main pour ne pas le perdre. Prendre l'air, Sun veut prendre l'air, et tout à coup tu n'attend plus qu'une chose. Tu te rend compte que dehors, là bas, il y a le ciel, et tu ne pense plus qu'à aller le retrouver. Les lèvres toujours fendues d'un sourire étonnement doux, tu files main dans la main avec elle ,  débarque à l'extérieur un pas après l'autre. Tu tournoies, titubes, lèves encore les bras vers le ciel et inspire l'air frais de la nuit. Sun s’est assise, proche, mais toi, tu entends toujours la musique comme si tu étais à l'intérieur. Tu  as l'impression de la voir, de pouvoir la toucher, d'attraper les basses entre tes poings blancs. Tes mains dirigées vers le ciel trouvent alors le chemin de ton amie, occupée à créer de ses doigts tremblants un cône d'herbe magique. Ton corps se repose contre le sien et, sans crier gare, ta bouche trouve la sienne dans un dessin presque tendre. Vos lèvres s'animent, fusionnent, se fondent, tu sentirais presque un monde nouveau s'ouvrir sous le contact de ses lippes peinte, sous le contact de ce carton contre sa langue, un nouveau buvard, encore. Un sourire éclate sur tes traits et tu  titubes presque vers l'arrière, fermant tes doigts sur l'extrémité du joint qui vient d'apparaître à la commissure de ton sourire béat.

«- Je suis dans l'espace, putain. » Dit Sun, quand sa main cherche la tienne et tu souris en soupirant longuement la fumée épaisse qui se presse aux commissures entre-ouvertes.  «- Moi aussi !  »  Tu réponds tirant sur sa main pour l'entraîner sur la pelouse défraîchie entremêlant les doigts sur l’herbe sèche.  «- Dans le ciel ! »  Il te semble que la ville hurle encore  ses sons nocturne, qu'elle les hurle seulement pour vous deux. Le bourdonnement à tes oreilles, qui n'est en vérité dû qu'à la pression des basses sur tes tympans, apparaît comme le son de la terre. Tes lèvres tirent une longue bouffée de fumée blanche, tu retiens vaguement ton souffle durant quelques secondes, puis souffle un large nuage vers le ciel.   «- On pourrait rester comme ça pour toute la vie. » de nouveau tu lèves les mains vers la voûte sans étoile, jaunie par les lumières de la grosse pomme. L'on ne voit rien depuis là où vous êtes. Pas la moindre étoile, tout est couvert. Mais tu  n'as pas besoin de la réalité, ton esprit à lui seul comprend ce qu'il doit trouver, et bientôt, tu voit ton environnement s'animer de milliers d'astres scintillants.

Depuis quand est-ce que tu n’as pas été sobre ? Depuis quand est-ce que vous êtes ici ? Quelles drogues, quels alcool, quelles fêtes n’avez vous pas investi ?   «- J’ai envie de rester là, mais en même temps, je crois que je suis déjà loin… »  Tu te tournes vers elle , approchant ton visage du sien, tu laisses tes doigts dessiner doucement des choses imaginaires sur ses joues, tu  l'attires contre toi encore. Parce que ce soir tu n’as pas envie d'être seul dans l'immensité de ton esprit. Tu as envie qu'elle reste avec toi ce soir. Comme ça vous arrive simplement d'avoir envie d'être ensemble. Tu laisses tes doigts retomber en silence sur son cou , t'en approchant doucement, pour aller humer son parfum et le lui embrasser.  «- Allons danser, avant que je m’envole encore... » Tu as finit par souffler au creux de son cou gracile, contre son souffle palpitant, perdant tes doigts dans la chevelure flamboyante de Sun.

- - -

Comment est-ce que vous êtes arrivées ici ? Dans cet appartement ? Comment est-ce que vous avez fini par rentrer ? Avec qui ?  Qui sont tout ces gens qui dorment, , presque à même le sol, comme une peinture néo classique, l’entassement des corps, nus ou presque vêtu. Plus rien n’a vraiment de sens. Et ce souvenir ? Tu n’es pas certaine qu’il date d’hier. Ou d’il y a huit jours. Tu ne sais plus vraiment. Tu as dû perdre le fil.  Peut-être aussi parce que tu peine à dormir. Les cauchemars et les angoisses, reviennent trop vite. Et ta mémoire comme des millions de morceaux de miroir brisés. Tu as presque l’impression de t’être détraquée. Peut-être que tu devrais t’arrêter. Mais y’a comme ce vide qui revient à l’intérieur de ton ventre, comme ce manque lancinant qui te prends à la gorge.  Et là, tout de suite, tu te sens comme anesthésiée... C'est presque mieux, d'une certaine façon. Si tu te concentre bien, vraiment bien, tu pourrais presque ne plus rien sentir. Tu détestes quand le rêve meurt à mesure que le soleil court à la lisière de la croûte terrestre. Tu détestes lorsqu’il chasse les étoiles rêveuses et qu’il écrase la nuit sous ses rayons impitoyable. Comme s’il voulait te forcer à retrouver le monde, embrassé la réalité. Et c’est peut-être pour ça que la journée, souvent, tu t’enfermes dans le noir. Que tu prends des pilules multicolores pour forcer la nuit à te retrouver. Te forcer à ne plus ressentir le vide, le manque, la peur, la peine.  Échapper à Rowan, à tout le monde. Peut-être même à la vie elle-même. Et là, assise sur le tabouret de cette cuisine, tu ressens comme quelque chose d’horrible te trituré l’estomac. L’angoisse, que tu avais oublié. L’angoisse de nouveau lorsque tu es sobre.  Instinctivement, ta main cherche la bouteille de vodka oubliée parmi le champ de cadavre de bouteilles. Instinctivement, aussi, tu fouilles tes poches pour y rechercher les restes des pilules que vous aviez acheter.

Une, puis deux, puis trois.
Trois, puis quatre, puis cinq.


Pour être certaine de ne jamais retrouver le monde réel.

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Sunflower Nightray
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C’est dans ta tête que tout s’efface
Les bons moments, mes fautes, ta rage


ça fait des semaines que tu n’as pas touché terre, des jours et des nuits qui défilent sans même que tu prennes conscience que le temps passe. Tu as l’impression d’être perchée, perchée à mille lieu du sol, sans jamais réussir à y retomber totalement. Mais tu n’en a pas envie. Pas envie de retrouver le sol, de retrouver tout ce que ça entraîne de ne plus être aussi loin dans le ciel. T’aime, la sensation de voler, de planer, d’être bien plus haut à chaque fois. A quoi bon toucher terre puisque, tout ce qu’il y a sous vos pieds ce n’est que des soucis, de la tristesse, des angoisses. Tu préfère cette sensation de voler, hors d’atteinte de tout le reste. tu as oublié tout le reste, tu te concentre sur ce qui se passe autour de toi, sur le moment présent, sur le sourire de Mia que tu aperçois entre la foule des corps qui se mêlent. De tes mains, lancinantes qui suivent le rythme de la musique doucement, de ton corps, si léger quand il plane de cette façon au dessus de tout le reste.
Tu es encore partie, tu es encore en fuite, tu cherches une nouvelle fois à éviter cette peur qui te paralyse. Celle de t’attacher, celle d’aimer un peu trop fort, celle de trop donner de peur de tout perdre. Cette peur qu’on pourrait encore t’enlever le peu de bonheur que tu trouves parfois, cette peur qu’on s’attache trop à toi, que tu détruises trop de choses autour de toi. parce que t’es pas certaine que Markus te vois réellement comme t’es, comme cette bombe  prête à exploser parfois, comme ce truc à retardement qui pourrait tout faire cramer autour d’elle. T’es pas certaine, qu’il se rende compte, du point auquel t’es. D’a quel point t’es bariolée, abimée, écorchée, brisée à l’intérieur. De toutes les choses en toi qu’il faudrait réparer pour que ça aille mieux, de toutes les choses en toi avec lesquelles il faudrait qu’il fasse. Toi, tu veux pas, lui donner ton coeur, lui donner tout ça, de peur qu’il parte quand il verra réellement tout ce qu’il y a de plus horrible à l’intérieur de toi. Avant qu’il réalise qu’il y a trop à réparer, trop à rénover, trop à déplacer pour nettoyer toute cette tristesse dans le fond de ton âme; T’as peur de l’abandon, de la solitude, peur de jamais trouver reellement quelqu’un qui pourrait avoir le courage d’accepter tout ça.

Tu fuis; aussi loin que tu peux, tu fuis, à travers les pilules qui te fondent sous la langue; à travers les kaléidoscopes des lumières des fêtes qui t’accompagnent dans les errances, dans tes fuites, dans tes départs sans bruits. T’es pas prête pour tout ça, tu préfère te noyer dans le fugace, dans ces moments plus proches du rêve que de la réalité, moments oniriques et volés au temps. Rire sans trop savoir pourquoi; crier jusqu’à brûler tes poumons en chantant à tue tête des musiques dont les airs imprégnant ta peau jusqu’à l’user. Tu n’es pas redescendu depuis longtemps, tu n’es pas retombé depuis longtemps. Tes pieds touchent rarement terre, tes pas frôlent rarement la bitume. Tu ne veux pas la voir, la réalité effrayante que tu tente de fuir sans cesse. Guidée par les lumières aveuglantes et le bruit des basses dans tes reins. Et le sourire de Mia qui se détache au milieu de la foule, par les mouvement ondulant de son corps, par le bruit cristallin de son rire, le son singulier de ton prénom entre ses lèvres. T’aime qu’elle soit là, tu aime qu’elle habille un peu tes fuites, qu’elle t’ai suivi ou bien c’est toi qui l’a suivi. Tu ne sais pas trop. Tu aimes, sa présence à tes côté, sa chaleur rassurante quand tu descend un peu trop sur terre.

Tu as bien compris, qu’elle aussi, elle fuit quelque chose, quelque part, qu’elle n’est pas partie sur une coup de tête comme tu peux le faire parfois. Tu sais bien, qu’elle cherche la même chose que toi entre le verre des bouteilles d’alcool. Un peu de réconfort, un peu de chaleur, quelques murs impénétrables et rassurant pour se construire une forteresse. Tu sais qu’elle a mit des remparts aussi à son coeur, qu’elle tente d'ériger les mêmes murs que toi. C’est peut-être pour ça que t’as bien voulu de sa présence dans ces moments où en vrai tu ne désire jamais personne. Parce que tu vois miroiter dans ses yeux, les mêmes angoisses que dans les tiens; Parce que tu vois le reflet de tes peurs dans les saphirs de Mia. Parce que t’entends le même tressaut dans sa voix quand elle revient toucher terre trop longtemps. Quand l’excès ne calme plus, les impulsions offertes par l’angoisse. Mais tu lui as pas demandé de quoi elle pouvait bien avoir peur. T’as pas osé, demandé ce qu’elle tentait de fuir en courant, en volant, en planant au dessus du ciel. Tu sais pas trop ce que tu fais là, ce que vous faite là, à vous user dans la fête. mais tu te sens vivre un peu mieu, tu sens les angoisses se calmer, tu sens le calme en toi quand tu prend une nouvelle gorgée d’un verre qu’on te tend.

Pourtant, tu te met rapidement à étouffer au milieu de la foule, tu te met à suffoquer dans cette atmosphère trop présente, de trop de gens, trop oppressant. Tu te mets à vouloir de l’air, toujours plus d’air à mesure que les lumières se mettent à danser autour de toi, à mesure que la musique se met à apparaître tout autour de toi, qu’elle dessine sur les murs des paysages étranges. Quand tu la vois se mettre à dessiner des feux d’artifices sur le visage des gens. Tu as besoin d’air. Tu glisses tes doigts entre ceux de Mia, tu retrouves ce contact qui te rassure, tu glisses tes doigts entre les siens en serrant fort. contact habituel depuis si longtemps, si rassurant, synonyme de sécurité et de chaleur.

Ton sourire ne te quittes pas , parce que tu te sens toujours plus légère, jamais trop haut dans le ciel, jamais trop au dessus de tes angoisses, jamais trop loin de tes pensées qui ne veulent pas s’éloigner de Markus. parce que tu voudrais penser à autre chose qu’à lui en réalité, oublier même qu’il existe si tu pouvais. Oublier, qu’il est là dans un recoin de ton coeur, qu’il a réussi à se faire sa place malgré toutes les portes que tu as ouverte pour qu’il sorte. Tu voudrais qu’il sorte, tu voudrais qu’il le laisse en état, qu’il arrête d’y ravager autant, dans ton coeur qu’il martèle de son nom. Putain de lasagnes. T’inspires en sentant qu’il revient trop dans ta tête, tu dois le chasser à coup de drogue. Les mains tremblantes tu roules un joint du bout des doigts avant de sentir les lèvres de Mia apper les tiennes. Tu laisses ça durer, parce que ça sonne juste ce soir, ça te réconforte presque. Plus occutant que toutes les drogues que tu as pu prendre jusque là, plus rassurant que toutes les relations fugasse que t uas eu jusqu’ici. plus apaisant que tous les litres d’alcools que tu as pris. La chaleur de ses lèvres qui apaisent tes crainte, qui calme la tempête à l’intérieur de toi. Et tu ris, quand vous vous séparez enfin, tu ris et tu souris en te laissant entrainer dans l’herbe.«- Je suis dans l'espace, putain. » Tu ne veux plus jamais quitter l’espace.

---

ça tambourine dans ton crâne, ça martèle dans ta tête et tu ne sais même plus le jour, plus l’heure ou même le mois. Tu vois juste le calme autour de toi, ta vue un peu trouble qui s’adapte lentement à la lumière naissante dans la pièce. T’es redescendu sur terre, t’as quitté l’espace et tu sens ce vide qui grandit en toi, tu sens ce sentiment étrange en toi, et tes pensées trop nombreuses qui se bousculent dans ton crâne en tambourinant. Et tu penses a lui un peu trop fort en lisant les messages sur ton portable, et tu tremble un peu trop en lisant tout ça, ça bouscule trop fort dans ta poitrine, ça cogne trop dans ta tête, ça bouscule trop de choses. T’attrape le pétard éteint dans le cendrier, te détache de l’étreinte de la blonde à côté de toi, du bras brun à côté de toi. Virvoletent entre les deux corps pour t’extirper de la chambre en attrapant des sous vêtement et un tee shirt avant de fermer la porte doucement. Joint au coin des lèvres, tu avances dans le couloir doucement, évitant les corps qui jonchent le sol. Et tu la vois, au milieu de tout ça. Perdue, au milieu des corps qui ne bougent pas, perdue, au milieu des gens qui se remettent de leur fête. Tu t’avances, dans ce tee shirt trop grand qui n’est pas à toi, le cône au coin des lèvre et ton éternel sourire. Tu t’avances doucement jusqu’à poser ta main autour de la bouteille toi aussi alors qu’elle la repose après avoir prit une gorgée.

«-Tu crois pas qu’il faudrait qu’on en parle? » tu dis en remplaçant le joint par le goulot de la bouteille. Tu souris, doucement tendrement. Faudrait peut-être que vous en parliez, de vos angoisses, de vos peurs. Il faudrait peut-être que vous en parliez parce que t’es certaine qu’elle est la seule à qui t’as envie de parler de ça. Parce que Mia est la seule qui saura les comprendre. «-Viens. On rentre.» Tu dis en attrapant la bouteille dans une main, sa main dans l’autre et le joint au coin des lèvres.

Vous êtes là, dans la rue et étrangement il est encore tôt, peut-être que finalement vous avez dormi toute une journée. Les rues sont presques vides, la lumière est la première de la matinée ou peut-être la dernière du jour. Il y a un froid calme qui balaye sur tes jambes nues. Le bitume glacé sous tes orteilles, et vous deux. Le silence. La vodka et l’espace qui se rapproche de nouveau de vos deux corps. «-Si je te dis ce que je fuis. Tu me diras ce que toi tu fuis ?» Tu demande en marchant sur le bord du trottoir sans même la regarder. regard rivé sur l’horizon, la cendre qui tombe sur tes pieds, la liquide transparent qui s’agite doucement dans sa prison de verre. «-Si je te dis mes secrets, tu me diras les tiens ?» Tu demandes. Parce qu'il te semble bien qu'un jour, vous vous êtes promis que vous vous diriez toujours tout, que vous vous raconteriez toujours vos secrets. Il te semble bien qu'un jour vous vous l'êtes promis quand vous êtiez petites. ça prend tellement plus de sens aujourd'hui.



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Une foulée rapide, une inspiration déstructurée. Tes poumons hurlent, brûlent tant ils sont glacés par l'air gelé de ce début de soirée. A tes côtés, les pieds de Sunflower martèlent le bitume glissant, éclatent les poussières qui se dressent sur son chemin sur la chaussée. Tes grosses Doc Martens font tant de bruit, mais elle va plus vite que toi, comme pressée de fuir ce calme que vous avez quittés. Tu ne glisse plus, toi. Tu ne voles plus non plus. Et tes pas se font lourds dans la rue fraîche. La main osseuse de Sun se referme sur ton bras, elle te tire dans son sillage, bifurque dans une petite ruelle non éclairée. Ton cœur bat si vite que tu as la sensation qu'il pourrait, à tout moment, surgir de ta poitrine. Et pourtant vous forcez l’allure, bouteille à la main, Sun dévale les rues comme si elle les connaissaient par coeur. Il fait vraiment frais mais t’as l’impression de ne rien sentir, ton corps encore trop engourdi par les substances que t’as trop assimilés. Et t’as le sang qui pulse plus vite à chacun de tes pas. Sans doute affolée parce qu’elle t’as vu. Elle t’as remarquée. Elle a vu que tu cachait entre tes prunelles, un secret que tu préférerais oublier. Les ombres qui se cachent dans ton âmes, celles que tu préfère taire. Elle a tout vu. Tes dents se serrent à mesure que vous vous enfoncez dans l'obscurité de la venelle, tu te sent prisonnière entre les deux grandes façades d'immeuble qui défilent autour de vous. Tu n’aimes pas cette lumière aveuglante du petit matin, présageant déjà une longue journée de soleil et de bruit que tu ne supportes plus depuis déjà un long moment. Elle a vu, comment aurait-elle pu manquer ton état ? Il paraît presque évident lorsqu’on te connait assez. La perte d’appétit, les excès et puis aussi, le fait que tu évites soigneusement les hommes que tu as pourtant toujours adorée charmer. Tu n’aimes pas la tournure que prends cette journée. Tu n’aime pas les questions que pose ton amie. Tu n’aime pas devoir repenser à toutes les choses que tu fuis. «-Tu crois pas qu’il faudrait qu’on en parle? » Elle t’avait demander, comme si tu avais vraiment le choix, sachant pourtant pertinemment que ce n’était pas vraiment le cas. Fallait-il que vous en parliez ? Fallait-il que vous vous confiez l’une à l’autre comme lorsque vous étiez enfant ?

Tu es pourtant certaine que ce n’est pas nécessaire. Presque sûre que vous pouvez largement vous passer l’une et l’autre de ce genre de conversations futiles. Toi, tu avais choisis Sun comme compagne de fuite parce qu’elle te permettait de garder le silence, d’enfouir tes secrets. Si vous vous mettez maintenant à en parler, à quoi bon les fuir ? Dans l’état dans lequel tu te trouve, tu ne réfléchis pas vraiment à pourquoi tu te retrouve là, accompagnée de ton amie presque nue, en pleins dans les rues de NY pour regagner votre hôtel. «-Tu es certaine qu’il faut vraiment qu’on en parle ? » Tu demande, exultant pourtant la sensation brûlante d’une nouvelle gorgée de Vodka , tu penches la tête vers elle, et sa chevelure de feu alors qu’elle resserre sa main entre la tienne.

Tu sais qu’elle a besoin de savoir parce qu’elle s'inquiète. Tu sais qu’elle a besoin de savoir mais qu’elle sait déjà en vérité. Qu’elle te demande de le verbaliser parce qu’elle a besoin de l’entendre de ta bouche, de ta voix. Même si tu préférerais le taire. Un long frisson secoue ton échine, rejoint par ton rire lunaire, un peu. Vous traversez la rue, sous le regard peut-être un peu consterné des passants. «-Si je te dis ce que je fuis. Tu me diras ce que toi tu fuis ?» Elle demande, imposant ses craintes à ta psychée qui tends à s'éloigner encore. Le coeur battant à tout rompre dans ta poitrine, comme si ton coeur t’alertait du danger d’en parler. Tu l’as gardé secret, tellement longtemps, tu l’as enfouis si profondément. Fort , fort à l’intérieur de toi, tu ne saurais même pas comment lui dire. Tu saurais pas quoi dire. T’es peut-être simplement en train de fuir la sanité qu’il te reste. Ou peut-être que tu devrais mentir, tu ne sais pas vraiment. «-Si je te dis mes secrets, tu me diras les tiens ?» Peux-tu vraiment mentir à ta meilleure amie ? La seule qu’il te reste ? Est-ce que tu peux vraiment lui dire que tu ne veux pas dire ce qui se cache au fond ?

En vérité, t’as juste peur que le regard de Sun change. Comme celui d’Helanio a changer lorsqu’il a finit par comprendre. T’as peur qu’elle change d’attitude aussi. Tu veux pas qu’elle pense que t’es trop fragile et trop brisée. Tu veux pas qu’elle voit le doute dans tes yeux. Tu veux pas qu’on te protège , tu veux pas qu’on se sente dégoûter et encore moins qu’on te trouve sale, maintenant. Aussi sale que ce que tu te sens. Tu veux pas que ses yeux changent, ça te rappelle trop ce que tu es. «-Je fuis le regard de ceux qui ont compris. Et je fuis aussi ceux qui veulent savoir. » Tu dis, la voix basse, presque pour toi-même. Et pourtant, t’as les azurs violentes figées dans les siennes. «-Et puis de toute façon, tu sais, pas vrai ? Pourquoi tu demandes, si tu as compris depuis longtemps ? Tu veux savoir qui c’est ? » La question est peut-être brusque mais elle est pourtant bel est bien importante. Si elle veut savoir ce que tu caches, peut-être qu’elle devrait poser les bonnes questions. «-Tu veux savoir si je me suis débattue, ou si je me suis laissée faire ? Qui l’a fait ? ou simplement si je vais bien ? »


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Sunflower Nightray
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C’est dans ta tête que tout s’efface
Les bons moments, mes fautes, ta rage


Les pieds nus sur le pavé et le bruit lancinant de la ville, et le calme autour de vous qui vous enveloppe comme une couverture. Pourtant tu as froid, là, perdu dans les ruelles de la ville qui ne dort soit disant jamais. Mais vous les connaissez, vous, les heures où la ville s’endort un peu, quelques heures seulement. vous les connaissez pour les vivre. Combien de temps que tu n’as pas réellement dormi, combien de temps que la drogue et l’alcool coulent dans tes veines. Combien de temps que tu n’as pas touché le sol de cette façon ? T’inspire, cet air que tu semble respirer pour la première fois, tu inspires, la vie que tu sembles toucher comme pour la première fois. Comme deux petites filles, vous déambulez dans les rues. Deux petites filles de quelques années à peine qui se baladent sans parents dans une ville trop immense pour elles deux. Perdues dans un pays qu’elles veulent se construire pour échapper à cette réalité qui leur fait peur.
Vos peurs. Des fantômes qui vous poursuivent, des peurs, qui vous écorchent le corps et le coeur à chacun de vos pas. Tu connais Mia depuis toujours et tu sais, tu connais. Tu les lis, en elle, même quand elle veut les cacher ses faiblesses et ses moments où elle baisse sa garde pour redevenir une petite fille perdue. Tu le lis dans ses yeux, cette peur qu’elle tente d’éteindre de toutes les manières. Tu sais qu’elles ressemblent un peu aux tiennes ses peurs, un peu trop aux tiennes parfois. Tu sais, que la vie non plus, à elle, ne lui a pas offert de répit, que la vie à elle, ne lui a pas offert de calme. Tu le sais. Tu sais aussi que Mia cache plus de choses qu’elle ne veut bien le montrer sous ses airs de princesses. Tu le sais, qu’elle est plus brisée qu’elle ne veut bien le dire sous ses airs de guerrière, et qu’elle peut bien prendre, toutes les allures d’amazone forte et invincible qu’elle désire, tu sais bien qu’elle peut-être aussi forte et courageuse qu’elle veut bien le montrer, il y a des blessures qui traversent même les armures les plus dures, qui y laisse des marques. Et tu sais, qu’elle est aussi cabossée que toi, tu sais, qu’elle porte ces marques qu’on ne voit pas. Tu sais. qu’elle soupire des maux bien plus graves que ce qu’elle veut bien dire à haute voix. Tu le sais. qu’il s’est passé quelque chose et tu as compris depuis longtemps. Tu as compris quand tu as bien vu que ce n’était pas avec Mia que tu étais à New-york, pas la Mia que tu connais en tout cas. Tu ne connais pas celle de l’abus, celle des tempête, celle de l’excès comme toi. Elle n’est pas comme ça. Toi, peut-être que tu étouffe tes peurs dans ces silences, dans ces fuites, dans ces excès mais pas elle.

«-Tu es certaine qu’il faut vraiment qu’on en parle ? » Tu ne vas pas mentir et répondre oui car tu ne sais même pas si il faudrait mettre des mots sur les maux, s’il faudrait dire trop de choses accumulés au cours des années, tu sais, que vos bagages sont bien plus lourdes que ce que vous montrez. Que vous refusez, l’une comme l’autre, de les faire porter par quelqu’un d’autre. Mais tu voudrais aussi qu’elle comprenne , que tu n’es pas son père, pas Helanio, pas tous les autres, que toi t’es là, prête à porter un peu de ces bagages trop lourdes s’il faut. Que tu la comprends, et que vous pourrez bien faire plusieurs voyages pour arriver à vous séparer des tous ces paquets trop lourds entassés dans vos coeurs. Alors non, t’es pas certaine qu’il faille en parler, mais tu voudrais qu’elle sache que t’es là, pour les douleurs bruyantes mais surtout pour les silencieuses. que t’es là, pour les jours plus sombres que les autres, que t’es là, pour t’envoler avec elle si elle veut mais aussi pour la rattrper si elle touche terre trop violement. Et c’est peut-être pas vraiment pour elle que tu veux parler, c’est peut-être aussi un peu pour toi. Pour donner un peu de ce poids que toi aussi t’as en toi. Pour alléger ta tête qui ne se vide pas malgré tout ce que tu prends pour te faire voler. Tu voudrais bien.

«-Je fuis le regard de ceux qui ont compris. Et je fuis aussi ceux qui veulent savoir. » Mais est ce que tu veux savoir ? est ce que t’as compris. Oui t’as compris. tu as compris depuis longtemps, dès le premier soir à New-York en réalité car tu connais Mia par coeur, tu connais ses expressions et ses traits, tu connais cet amusement que vous avez trouvé bien souvent dans la séduction. et tu connais, qu’elle attire les regards, qu’elle attire les envies. Mais tu ne l’as pas vu un seul soir se laisser aller à ce genre de chose, tu l’as vu sursauter à des mains trop ambitieuse, à des mains trop pressantes, des lèvres trop entreprenante, des gestes trop curieux. Et tu as compris, sans vouloir comprendre, tu as compris sans vouloir savoir. Mais ce matin, ce soir, tu ne sais pas trop tu voudrais bien l’aider. Même si tu es de ces yeux qui ont comprit et des ceux qui savent. «-Et puis de toute façon, tu sais, pas vrai ? Pourquoi tu demandes, si tu as compris depuis longtemps ? Tu veux savoir qui c’est ? » Est-ce que ça a une réelle importance ? Tu sais que tu finira par savoir, parce qu’un jour, Helanio dira qu’il a buté celui là, ou bien simplement parce qu’un jour ça se saura. Tout se sait toujours, tu l’as appris à de trop nombreuses fois. «-Tu veux savoir si je me suis débattue, ou si je me suis laissée faire ? Qui l’a fait ? ou simplement si je vais bien ? »

Oui ? Tu veux savoir quoi Sun ? Tu veux savoir quoi de tout ça ? Est ce que t’interesse vraiment d’avoir les détails alors que tu as juste compris la gravité. Est-ce que ça a réellement un sens de demander plus alors que les faits sont là ? Est-ce que ça prendrait un autre enjeu si tu savais. est-ce que ça changerai quelque chose pour elle ? Pour vous ?  Mais tu comprends surtout qu’elle a peur de ce regard que tu pourrais lui lancer si elle donnait un nom. Elle a peur, de l’avis que tu pourrais bien donner, de la solution miracle. Tous ceux qui savent on dut vouloir lui donner une solution miracle. Mais toi tu n’en a pas à lui donner. Alors tu prends sa main dans la tienne. Un peu trop naturellement. «-Je m’en fou de tout ça Mimi.» ça changera quoi à votre amitié tout ça ? rien. «-Je te verrai jamais autrement que celle que j’ai toujours vu. C’est pas grave de se sentir fragile parfois.» et tu sers un peu plus sa main dans la tienne. «-Je serai là pour les jours où tu te sentira trop impuissante pour affronter les regards. Et je les laisserai pas te regarder. Et je ne te regarderai même pas si tu veux.» Tu fouille dans ta poche, sort deux pilules qu’il reste de la veille et lui en pose une dans la paume de sa main. «-On à qu’à continuer notre virée dans l’espace toute les deux.» tu dis avec un sourire.

Voler, planer, survoler tout ça et ne plus jamais redescendre, elle n’est peut-être pas là, la solution miracle, elle  n’est peut-être pas là, pas dans des cachets de toutes les couleurs, pas dans les cones d’herbe que vous roulez, pas dans les litres d’alcools qui emplissent vos estomacs vident, pas dans vos silences, et vos moments d’absence. La solution est pas là, ça ne fera jamais fuir les fantômes qui vous poursuivent sur les pavés. Mais pourquoi les fuir en courant alors que vous pouvez monter dans des endroits où ils ne vous atteindront jamais. «-Oublie jamais. Que je serai toujours de ton côté. Même si je dois être contre le reste du monde.» tu dis en laissant fondre la dernière pilule du bonheur.

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Tu voudrais continuer ta fuite, aussi loin que tes pieds pourraient te porter. Continuer, loin et longtemps ta fuite. C’est peut-être stupide mais, Chicago ne paraît plus vraiment comme un refuge. Tu veux fuir ces regards trop pressants qui disent qu’ils ont compris. Ceux qui disent qu’ils veulent t’aider ou te donner des conseils. Tu veux pas de ces yeux bouleversés et de cette terreur qui les traversent, même quand ils voudraient pas. Parce que si c’est arrivé à Mia Diaz, ça pourrait vraiment arriver à n’importe qui, pas vrai ? Toi qui avait cette impression un peu de royauté, tu jouais les grandes et les fortes. T’aurais vraiment pu, te débattre, te sauver, faire quelque chose. Tu fuis peut-être la culpabilité aussi. Et Chicago à l’odeur de son parfum partout dans les rues. Celui qui te brûlait les poumon à chaque inspirations, quand ses paumes se refermait sur tes chevilles, qu’il appuyait de tout son poid sur ton corps, au point que tu avais l’impression d'étouffer. Et chaque inspirations que tu parvenais à prendre, sentait si fort , si fort son parfum. T’as l’impression de le sentir encore au fond de tes narines, parfois. C’est pour ça que tu voudrais continuer ta fuite. Même si tu les laisse tous derrière toi. Même si au fond, tu te sais un peu égoïste. T’as pas envie au fond, t’abandonner tes petits frères, et ta famille. T’as pas envie d'abandonner Helanio qui crève d’envie de te voir, tu sais. Tu sais que c’est égoïste de trainer Sunflower dans ta fuite aussi, tout en refusant de lui dire ce qui t’arrive, mais tu vois, t’as besoin de ça. Besoin de Sun pour te sentir un peu chez toi. Tu l’entraines dans un monde qui n’est même pas le tien, et pourtant tu sembles tellement t’y adapter. Peut-être que c’est ça maintenant. Il te semble que tu as perdu un peu trop de la flamme qui brûlait à l’intérieur de toi.

Où-est-tu ? Grand conquérante des coeurs désemparés face à tes orbes azurés. Toi qui as gagné toutes les batailles, qui te sentait reine guerrière que personne ne pouvait brisé, tu te sens juste perdue maintenant. Dévastée. T’as perdu une bataille trop importante et ça t’agace de ne pas savoir comment agir, comment vaincre les démons que t’as laisser s’installer trop confortablement. Oui, tu fuis. Même Helanio. Et même peut-être surtout lui. Tu fuis tes petits frères. Tu fuis même un peu ton propre reflet. T’as plus vraiment l’impression d’être toi-même alors tu fuis. Et c’est pas grave si tu laisses tout derrière toi, au fond , tu te dis que t’arrivera sans doute à te reconstruire autre part. Tu sais pas, t’arrives juste plus à faire des plans.

C’est parce que t’as été une gamine trop gâtée, Mia. Que t’as toujours obtenu tout ce que tu voulais, sur un plateau. Et ce qu’on te refusait, tu le prenais quand-même. Tu t’es jamais demandé ce que ressentais les autres. Ceux qui ont pas les couilles de prendre le taureau par les cornes. Ouais, toi tu t’es toujours débrouillée pour faire et dire ce que tu voulais. Et tu sais, ça t’as aussi permis de réussir tout ce que t’entreprenais d’avoir du culot de cette façon. Ils ont tous eut tellement d'attente. Le coach de papa avant qu'il soit retraité, qui disait que tu serais la prochaine star Diaz. Maddie qui attendait de toi que tu sois une super danseuse. Tous y allaient de leurs attentes. Et toi t'as jamais céder. T'as tout fait. Meilleures notes, capitaine de l'équipe des cheerleader, danseuse hors-paire, championne de plusieurs compétitions de boxe dans ta catégorie. T'as pas eut de mal à décrocher l'université que tu voulais. T'as pas eut de mal à avoir le boyfriend de tes rêves. Et votre romance faisait enrager toutes les autres filles du lycée. Ta vie, c'est le début d'un mauvais film highschool teenage drama. Et tu le sais, tout ça. Même ta pseudo rébellion est sexy. Jamais sale quand t'es trop ivre. Jamais le maquillage qui coule, jamais le visage abîmé. Même sous l'emprise des toxiques que tu prends la nuit, t'as toujours l'air d'une jolie poupée. Trop belle pour les garçons te dit souvent ton père. «- Tu me fais penser à Maddie quand elle avait ton âge. Fallait voir comme elle faisait tomber tout le monde sur son passage. » Il répète un peu tout le temps. Et toi tu voudrais juste être un peu toi-même. Un peu toi-même avec lui. Parce que les autres garçon, malgré tout les mensonges qu'ils te racontent au creux de tes oreilles, malgré les caresses douces et puis les cadeaux, te font pas l'effet que lui te fait quand il te fait ce sourire en coin qui t’assassine. T’as tout fait, t’as tout eut et t’as toujours été brillante.

Alors pourquoi tu te sens si éteinte , maintenant ? T’as toujours cru que t’avais de la ressource, putain. Et tes incisives vont ravager ta lèvre quand Sun, te regarde avec cet air-là. T’aime pas qu’elle voit si clair dans ton jeu. Dans tes millions de jeux à vrai dire. Tu t’arrête jamais de jouer hein Mia ? Mais on t’avais dis. On t’avais prévenu. Tu le savais pourtant, que tu finirais seule. Que tu finirais triste et que la chute d’un trône si haut, ça fait toujours mal. Qu’est-ce que tu croyais ? «-Je m’en fou de tout ça Mimi.» Elle souffle mais t’es pas convaincu. Pourtant t’attrapes fort, sa main dans la tienne. Le mascara a coulé sous tes yeux de ciel. Et tes index frottent la peau pour effacer les marques des pleurs,, pour retirer les embruns de noir qui assombrissent ton regard pourtant si clair. Elle te dit qu’elle s’en moque mais au fond, t’as cette impression qu’elle panique. Qu’elle a peur. Peur pour toi et même un peu que le monde s’écroule si tout change. «-Je te verrai jamais autrement que celle que j’ai toujours vu. C’est pas grave de se sentir fragile parfois.» et tu fais un sourire lunaire, lève les yeux un peu plus haut vers le ciel et la grisaille. Il fait froid et la ville est un peu trop vide. Tu sais qu’elle veut te rassurer mais t’es pas certaine d’arriver à t’apaiser. «-Je serai là pour les jours où tu te sentira trop impuissante pour affronter les regards. Et je les laisserai pas te regarder. Et je ne te regarderai même pas si tu veux.» Elle fouille sa poche pour trouver des pilules et tu hoche lentement la tête. «-On a qu’à continuer notre virée dans l’espace toute les deux.» Voilà une option qui te tente. Dont tu as envie. Tu souffle doucement et gobe une nouvelle pilule sans vraiment avoir compter ce que tu as déjà prit. «- Je pense qu’il m’a drogué. Il est venu chez moi et… voilà. Il m’a supplié, il voulait parler. Je l’ai laisser rentré. » Tu avoues simplement. Dans le grand silence de la ville inhabituellement calme. Tu hoches doucement la tête pour confirmer tes propres dires.

Et tu serres plus fort sa main en souriant. «-Oublie jamais. Que je serai toujours de ton côté. Même si je dois être contre le reste du monde.» Tu hoches la tête. Vous arrivez au pied de l’immeuble que vous habitez et tu hausses les épaules. T’as jamais douté de la fidélité à toutes épreuves de Sun. Jamais de la vie. T’as jamais douté de son amour pour toi. Parce que c’est comme ça depuis que vous êtes petites. Elle est une sorte de reflet de toi et vous avez évolué de la même façon. Quelque part, t’es persuadée que Sun est la personne qui te comprends le mieux au monde. Mieux que n’importe qui. Et inversement. «-Je n’ai jamais douté de ton amitié, Sun. T’es ma soeur..» Tu souris, en montant les escaliers. «-Et maintenant, tu vas me parler de Markus, non ? » Tu dis tout doucement, pour pas l’effrayer. Parce que tu sais que ça lui crève le coeur de le dire à quelqu’un, de se confier. D’avoir quelqu’un qui la comprends, peut-être. «- La vie , c’est dégueulasse. Et les gens meurent, parfois. Et c’est triste, mais si tu profites pas d’eux, y’a pas de raisons de vivre. .» Tu dis avant même qu’elle ait l’occasion de te confier ses peurs. Elle a pas forcément besoin de parler pour que tu comprennes de quoi il s’agit. Elle a pas forcément besoin de verbalisé pour que tu saches. Tu connais Sun, tu connais ses peurs. Peut-être parce qu’à sa place, tu aurais les mêmes.

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C’est dans ta tête que tout s’efface
Les bons moments, mes fautes, ta rage


T’aimes pleins de choses, t’aime quand Saevus te fait des couettes et quand papa t’achete les céréales avec des guimauves dedans, t’aime bien le bruit de la pluie sur la fenêtre de ta chambre et aussi l’odeur du parfum de tes deux papa. T’aime bien les dessins animés que tu peux regarder le matin avant d’aller à l’école et aussi dire “gnagnagna” comme ton papa t’as apprit. Tu aimes bien aussi aller chez Ati et Maddie, parce qu’elle fait des crêpes le dimanche matin et que ça sent bon partout dans la maison, t’aimes bien aussi tes chiens et la couleur de la dernière robe que l’on t’a acheté. Mais surtout , dans toutes les choses que tu aimes il y a Mia. Parce que Mia, ce sera sans doute, sans aucun doute, ta copine pour la vie, pour toute la vie. Et que tu voudras jamais, jamais la quitter Mia. Parce que t’aimes bien ,quand vous vous donnez la main pour marcher dans la rue et que vous allez jouer au parc avec ton tonton, et que tu aimes bien, lui raconter des secrets et elle, elle te raconte les siens. Que tu aimes bien lui dire le nom de tes amoureux secrets et elle, elle te dit les siens. Parce qu’il faut pas que vos papas sachent que vous avez des amoureux alors ce sont des amoureux secrets. Mia, elle aime bien Helanio, c’est lui, son amoureux secret. Tu aimes bien, aller jouer avec elle dans sa chambre et vous fabriquer une cabane, tu aimes bien parce que tu as l’impression que dans votre cabane il pourra jamais rien vous arriver. Que c’est des murs de pierres, qui ne pourront jamais céder. Votre cabane, c’est parfois un chateau, parfois un bateau, même des fois c’est simplement une cabane mais elle est anti monstres, anti ouragans, anti tempête et anti méchants. Rien ne passe dans votre cabane, car elle est protégé par des sorts magiques. Votre cabane, elle vous protège de tout.

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Quand tu es avec Mia, t’as l’impression de retourner dans la cabane. L’impression que vous pourriez encore vous retrouver là, entre les couvertures et les coussins et que ça empêcherait tout de vous atteindre. Tout et n’importe quoi. Qu’il y aurait rien d’autre que vous, et que vos soucis, ils ne passeront jamais les portes de draps et les remparts d’oreillers. Ouais, parfois, tu aimerais bien que ce soit si simple, que vous puissiez vraiment couvrir vos vies, vos coeurs de ces genres de barrières magiques qui paraissaient si réelles quand vous n’étiez pas plus haute que trois pommes. Tu voudrais bien les reconstruire, pour te protéger toi, pour te protéger elle. parce que tu ne sais pas si tu étais vraiment prête à tout ça, à ces angoisses d’adultes, à ces peurs de grands. Tu pensais que les adultes ça avait peur de rien, et que c’est pour ça que ça ne fabriquait pas de cabanes. pourtant, tu commences à te dire, que t’as jamais eu autant envie de fabriquer une cabane pour t’y réfugier.

«- Je pense qu’il m’a drogué. Il est venu chez moi et… voilà. Il m’a supplié, il voulait parler. Je l’ai laisser rentrer. » Elle te dit en serrant plus fort ta main dans la sienne. Et tu ne sais pas trop, s’il faut parler ou se taire. Tu n’as jamais été doué pour ces choses là. Tu te contente peut-être trop de la phrase bateau en arrivant en bas de chez vous. mais c’est vrai. Tu seras toujours là pour Mia, tu seras toujours là pour elle parce qu’il y a pas grand monde qui pourrait compter plus qu’elle sur la terre et même dans l’univers. Parce qu’elle est ta soeur, ta meilleure amie, ta confidente. Parce que vous auriez pu rentrer en silence sans parler, car tu avais déjà compris. Elle aussi, elle a déjà compris. Vous avez compris, depuis longtemps; Toutes les choses que vous fuyez sans même avoir besoin de mettre des mots là dessus. La fuite, toujours la fuite, inlassable et trépidante fuite. T’as jamais autant aimé ça qu’avec elle à tes côtés.

Peut-être parce qu’elle créé ces remparts autour de vous, ou du moins, elle te donne cette impression, et l’inverse est peut-être vrai aussi. Ça te donne de quoi te fixer, ça te donne de quoi te rassurer. Tu ne sais pas trop, peut-être que vous êtes le pilier l’une de l’autre et c’est comme ça que vous trouvez votre équilibre, sans doute comme ça. A vous soutenir l’une et l’autre à vous cramponner à l’autre pour vous soulager. Tu as besoin d’elle pour ça. Tu sais qu’elle en absorbe, beaucoup de tes peurs, comme toi tu tente de prendre un peu des siennes. «-Je n’ai jamais douté de ton amitié, Sun. T’es ma soeur..» Elle dit avec un sourire et tu ne peux pas t’empêcher d’y répondre en serrant sa main un peu plus fort dans la sienne. C’est plus que ça. Mia est sans doute une sorte de double, ou bien simplement le prolongement de toi même. Un petit morceau de toi, ou toi un petit morceau d’elle. Comme tu trouves ton équilibre dans Sam aussi. T’as besoin d’eux, d’eux comme tes piliers, comme des bouées, comme les phares dans tes nuits trop sombres. «-Et maintenant, tu vas me parler de Markus, non ? » Elle demande en montant les marches doucement. Tu sais que tu n’as pas besoin de lui en parler, elle a compris, depuis longtemps que c’était ça que tu t’efforçais de fuir. Cet amour pour markus, un peu trop effrayant, un peu trop grand, un peu trop dévorant. «- La vie , c’est dégueulasse. Et les gens meurent, parfois. Et c’est triste, mais si tu profites pas d’eux, y’a pas de raisons de vivre. .» c’est elle qui te connaît trop bien, ou toi qui te connais trop mal sans doute. Tu ne sais pas trop, mais elle lit en toi, de cette façon que les autres perceront jamais. Tu sais, qu’elle n’as pas besoin de tes discours ou besoin de tes grands mots. Elle comprends, dans un regard, comme toi tu as compris un soucis avec Rowan sans même poser la question. vous mettez simplement des mots, sur des choses que vous avez compris depuis bien plus longtemps que ça. C'est peut-être aussi parce que tu sais que Mia a été usé rapidement par la vie, un peu comme toi en quelque sorte. parce que tu sais, qu'il y a des trucs compliqué qui jouent en elle, sans qu'elle n'en parle jamais. Tu le vois parfois dans ses yeux, parce que t'as le même regard. Vos peaux sont trop usées, trop abîmées par moment. Tu peux lire cette mélancolie étrange qui t'habite parfois dans ses yeux à elle. Comme un reflet dans un miroir. Vos peur ne sont pas les mêmes, mais elles pourraient se confondre. Vous les comprenez.

Elle est la première que tu as appelé ce jour là, Elle et Sam. Parce que tu n’as voulu personne d’autre à côté de toi. Parce que t’avais besoin d’eux, de te rassurer, de te réconforter avec eux. T’as jamais besoin de personne d’autre qu’eux. peut-être simplement Markus aujourd’hui. t’as peut-être besoin de lui en plus, même si tu ne veux pas le dire, même si tu ne veux pas l’admettre. «-C’est compliqué. Je sais pas si je suis prete pour tout ce qu’il veut.» tu dis en faisant tourner la clé dans la serrure de votre appartement. c’est pas grand, c’est même petit mais ça vous suffit. Les petits espaces te rassurent, c’est pour ça que t’as la plus petite chambre de la maison immense dans laquelle tu vis. ça te donne un sentiment de sécurité, une sorte de cocon autour de ta vie qui te réconforte. La porte claque dans votre dos et tu ouvres le frigo pour en sortir deux bières avant de te mettre à rouler un joint sur le bar de la cuisine. «-Je sais pas si je saurai l’aimer autant qu’il le voudrait. Je veux plus aimer autant.» tu dis doucement, en finissant de coller la feuille sous tes lèvres. «-Viens. on fabrique une cabane.» tu dis avant de l’allumer entre tes lèvres. T’as besoin d’un château où te réfugier.


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Vous avez habiller vos secrets de silences. Arrivées à un point où ni l’une ni l’autre n’a véritablement besoin de parler, vous en êtes venu à vous contenter de ça. De vous taire. De rester au même point l’une et l’autre de cette peur de se retrouver encore seules sous des lits, dans des placards, face à des morts. Vous partagez pas les mêmes angoisses, mais elles se ressemblent quand-même beaucoup. Y’a quelque chose qui vous réunit inlassablement de toute façon même si ça ne se traduit pas tout à fait de la même façon, tu avises son regard paumé et t’y vois le tien quelque part. Vous êtes encore trop petites à l'intérieure, encore des petites filles qui font que craindre l’inévitable, retardé l'immanquable.  C’est certain, ça arrivera. Il y a un moment où vous pourrez plus oublier et fuir. Un moment où il faudra faire face. Les angoisses et les doutes. Peut-être un peu de crainte aussi. Et puis au fond, tu connais Sun par coeur. Tu comprends ses craintes.  Vous avez la même mélancolie chelou qui s’étends trop souvent sur vos visages de poupées. T’as toujours l’impression d’avoir cette connexion bizarre avec Sun. Comme une soeur que le monde t’a offert, tu vois ? Même lorsque vous étiez petites, que vous vous observiez en silence dans les moments où les adultes se mettaient à parler et ou il fallait être sage, tu avais presque l’impression de lire dans les pensées de Sunflo. Elle avait qu’à t’indiquer un endroit des yeux, qu’à froncer un peu son nez, et tu comprenait tout de suite ce qu’elle voulait te dire.  Vous vous étiez toujours promis que vous resteriez  copines pour toute la vie et vous voilà. Des années plus tard, bien loin de chez vous, loin de Chicago, dans un petit appartement , rien qu’à vous deux à New-York. Et pourquoi t’as choisi d’être avec elle ? Pourquoi , tu crois ? Juste parce qu’elle te fait te sentir en sécurité. Tu pourrais parcourir des kilomètres. Parcourir le monde entier, tant que t’es avec Sunflo, t’as un peu l’impression d’être encore chez toi. C’est ce que t’aimes avec elle. T’aimes cette sensation de sécurité étrange.

Tu connais les peurs de Sun, parce qu’elle ressemble un peu aux tiennes et parce que parfois, elles se croisent. Alors elle a pas vraiment besoin de te dire qu’elle a peur d’aimer de nouveau. Pas besoin de te dire non plus qu’elle a peur de revivre encore la mort de gens auxquels elle tient parce que t’as été là à chaque fois. Parce que tu as caressé ses cheveux pendant des heures quand son père est décédé, à lui répété de ta voix d’enfant, plus tout à fait une enfant pourtant, que tout irait bien. Qu’elle pourrait toujours compter sur toi, et que toi, tu disparaitras pas.  T’as Promis que tu la quitterais jamais. Que tu l’abandonnerais jamais. Et t’as été de nouveau là pour elle quand son premier amour est mort, à caresser ses cheveux , à lui promettre qu’elle n’était pas seule. Qu’elle ne serait jamais seule, tant que toi tu étais en vie.  Le soucis, tu vois, c’est que tu ne peux pas lui promettre des choses à la place des gens. Que tu peux pas lui assuré que son Markus, là, il sera toujours là pour elle. Tu peux pas lui assurer qu’elle aura toujours une place dans un autre coeur que dans le tien.  «-C’est compliqué. Je sais pas si je suis prete pour tout ce qu’il veut.»  L’est-ce vraiment ?  T’as pas l’impression que ce soit si compliqué. Elle veut pas retomber amoureuse, elle veut plus supporter des pertes qui la bousilleraient de l'intérieur une nouvelle fois.  Tu comprends, dans un sens. Et à sa place, t’aurais peur aussi.  C’est presque du bon sens plus qu’une crainte infondé.

Vous vivez toutes les deux dans un tout petit appartement. Vous pourriez sans doute vivre dans une bête de grosse maison, face à la mer, parce qu'elle a toujours eut tout l’fric qu’elle voulait mais t’sais pas, t’es mieux, ici. Vous êtes bien ici, toutes les deux. Tu t’imagines plus dormir sans elle. Et t’es presque certaine qu’elle a pas non plus envie d’dormir sans toi. T’es presque certaine que même dans une très grande maison, vous finiriez de toute façon collé l’une à l'autre. Alors à quoi bon ?  Et puis tu sais, t’es forte pour deviner les choses, pour lire dans les gens qui parlent pas trop, t’es forte pour traduire les regards et les émotions mais tu sais pas comment régler ça. T’aimerais bien pouvoir réparer le coeur de Sun.

La bouteille de bière qui glisse entre tes doigts et le liquide qui danse sur le verre  brillant te fascine, t’as les yeux rivé vers ta bière , la tête presque penchée t'essaies de te souvenir de quand tu as bien pu dormir pour la dernière fois. Et puis t’as envie de faire la fête pour te vider la tête d'un voyage qui a peut-être été un peu trop douloureux. Quelques minutes de marche, pourtant. Mais il te semble que t’as pas eut de conversation aussi profonde depuis beaucoup trop longtemps  et t’as l’impression que ça a trop remuer la merde qui stagnait. Autant pour toi que pour elle. Et t’essaies de déterminer le nom de la couleur de cette bière. Est-ce que c'est beige, jaune ou peut-être brun  ?  T'arrive plus à te souvenir du nom de la couleur. C'est pas si grave, parce qu’elle se remets à  parler et ça te ramène à la réalité. Celle qui te mets une claque dans la gueule sans que tu puisses y faire grand chose. «-Je sais pas si je saurai l’aimer autant qu’il le voudrait. Je veux plus aimer autant.»  Tu hausses un sourcil en la regardant.  T’as perdu le fil de la conversation, un instant. T’es presque certaine que vous parlez d’amour. Mais tu sais plus exactement de quoi. Et puis la phrase se remets à tourner et enfin, tu réalise. «-Ouais, le soucis, c’est que ça marche pas comme ça. » Tu te dis plus ça pour toi que pour elle. Parce que ce problème t’y a fait face trop de fois. Trop de fois à l’appeler sans qu’il rapplique jamais. Trop de fois à l’attendre et qu’il vienne pas parce qu’il s’est encore retrouver dans des embrouilles plus grosses que lui.  Trop de fois à espérer que les choses se passe différemment et qu’elles soient pourtant exactement les même.

Tu t’enfonce, doucement, mais sûrement, vers quelque chose de sombre et de gargantuesque, qui colle affreusement sur ta peau comme de la honte. Quelque chose de presque vivant, comme un monstre sacré tapis dans le fond de ton âme qui te dévore le corps, le crâne, le coeur. Tu te recroquevilles un peu. Déjà trop de drogue dans le sang, trop de gouttes à regretter et cuver. Tu as le corps entier réchauffé, avec de l’amertume et l’envie de cesser d’exister. Quelque chose de viscéral, comme une prière sacrée pour Lui demander de te foudroyer, de te cautériser les plaies et de t’anesthésier tout court. Elle vient s’asseoir prêt de toi en te disant : «-Viens. on fabrique une cabane.» Et pendant un instant tu fermes tes yeux, le coeur battant au rythme de tes doutes.  Tu te laisses tomber , la tête sur ses genoux. Ta tête dodeline un peu avant de tomber contre la sienne , la fumée qui s'échappe d’entre ses lèvre comme un gros nuage duveteux tu te relève seulement pour lui embrasser la joue, et puis tu finis par te tourner. Te caler plus confortablement encore. Toujours caché dans ses genoux, tu te dis qu’il faut que tu  te redresse tout de même  et tu  fais l’effort de presser ton épaule pour que ton bras se pose tout contre le sien. Tu balbutie :«- Tu sais...»

Tu sais pas trop quoi dire. Ou quoi faire. Parce que les mots viennent pas, que tu ne sais pas faire d’étreinte qui résolvent tous les problèmes et l’univers. Alors tu restes quelques secondes à la regarder, comme une idiote. Franchement. Puis soudain tu te sens presque pousser hors du canapé. Et tu te relève et tu  vas vers la chambre, en zigzaguant un peu, les pieds trop lourds pour un corps trop léger et plein de doutes en tête.

Tu y  récupères les couverture dessus, ou peut-être est-ce un plaid, t’en sais rien. C’est doux en tout cas et peut-être que c’est de ça que t’as besoin. tu reviens avec ça sous les bras, les sourcils froncés qui cherchent un peu ce que tu voulais faire, puis tu te rappelle, alors tu te vautre sur le sol encore à côté de Sunflower, tu essaies d’enrouler vos deux corps dans la couverture, comme vous le faisiez ,enfants quand vous aviez  peur et que vous saviez pas. Mais toi, tu ne sais  toujours pas,  et tu vous enroule dedans parce que de cette manière plus rien pourra ne vous atteindre. Puis la couverture est grande alors c’est pas difficile de s’y engluer.

«– Comme ça plus rien pourra nous atteindre. » Tu murmures, doucement, puis tu te pelotonne contre Sun, ta tête cherche la sienne.«– Et comme ça on est plus vraiment seules dans ce monde. Y’a toi et y’a moi. Et puis c’est tout, mais c’est déjà ça. » Tu glisses, lentement. Puis tu te sens pas légitime. Peut-être que dehors y’a une âme qui cri son nom ou un amoureux transis du futur. Peut-être les deux. Un qui saura faire preuve de patience pour capter son coeur , un peu trop sauvage. Quelqu’un qui la rendra heureuse pour toujours. Mais comme il est trop loin ce soir tu veux bien être un ersatz d’amour , pas réellement le genre super forte, pas non plus le genre capable de tuer les monstres la nuit, mais au moins… Au moins… tu avance une main pour coller la tienne contre la sienne, vos deux petits doigts collés l’un contre l’autre. Et ça te rappelle un peu l’élément manquant de ta vie, comme un souvenir qui reflux jusque dans ta gorge et qui te creuse le ventre. Qui te fait du mal, qui te fait du bien aussi, parce que tu te  souviens que ça te rassurait. «-Tu sais ce qui me manque le plus à Chicago ? Tobby. Et Helanio aussi. Il te manque pas, toi ? Ton Markus ?  »  Tu souffles avant de lui prendre de ses doigts, le joint encore allumé.




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Sunflower Nightray
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C’est dans ta tête que tout s’efface
Les bons moments, mes fautes, ta rage


Protégées, protégées par la douceur de la couvertures, par les coussins autour de vous. Protégées par le tissus rien ne peut plus vous atteindre, rien ne peut plus vous toucher et dans la douceur du tissus, tu te sent bien, comme si tu avais revêtue une armure et que rien ne pourrait jamais la briser. Oui, tu te sens bien là, dans la chaleur apaisante et rassurante, la présence de Mia a tes côtés. Tu ne sais pas pourquoi, mais depuis toujours elle te donne cette force. On te prend souvent, pour une sorte d’amazone, sans failles, dans faiblesses, presque indomptable et inébranlable et tu sais, que Mia traine derrière elle cette meme image. De femme si forte, si indépendante, tu sais que les autres vous vois comme ça toutes les deux. Parce que oui, vous pourriez sans peine mettre des mecs à terres, vous pourriez sans peine vous débrouiller sans personne, la preuve, vous vivez très bien toute les deux. Vous êtes fortes, c’est indéniable, mais vous avez Ves fêlures sur votre être. Des fêlures que vous êtes peut-être les seules à savoir voir sur l’autre. Vous n’êtes pas des amazones, vous n’êtes pas inatégnables et forgé dans du diamant, indestructibles et puissantes. Vous n’êtes pas comme ça en réalité, en réalité vous êtes souvent deux gamines, perdues et terrorisé par les mêmes demons que ceux de votre enfance. Mais ta force, cette vigueur, ce courage, cette audace, tu sais que tu la tires de Mia. Que vous vous renforcez, que c’est plus simple d’être forte à deux et ça a toujours été le cas. Toujours eut cette complicité entre vous; toujours eut cette force que vous tirez entre vous deux. Vous êtes là l’une pour l’autre, vous prenez les forces l’une de l’autre, vous êtes le pilier sauveur de l’autre. 
Parce que tu ne laisserai jamais rien atteindre Mia, tu ne laisserai jamais blesser Mia. Et quand tu rentreras, si Rowan n’est pas ne prison tu lui arrachera les couilles pour les faire bouffer à Banana et Bonobo. Parce que tu supportes pas qu’on fasse du mal à Mia, tu ne l’as jamais supporté, tu ne l’as jamais accepté. Non. Personne ne fait de mal à Mia, même la plus petit insignifiante des douleurs.



Tu racontes l’histoire du film que tu as vu avec ton père la veille. Lampe torche sous le menton, enveloppé dans une couverture sous la cabane que vous avez créé avec Mia et Helanio. Tu ne devrais pas regarder de films comme ça a dit Saevus à papa mais ce n’est pas grave parce que ce film il était drôlement chouette quand même avec pleins de gens qui crachent du ketchup et plein de gens qui meurent partout. Ça faisait beaucoup rire papa et toi tu as trouvé ça cool, de voir comment les gens ils étaient fait dedans. Puis c’est que des histoires, c’est pas vrai, ça existe pas vraiment les gens méchants comme ça; qui vous poursuivent avec des tronçonneuses et puis papa il t’a laissé regardé parce qu’il a dit que tu étais une grande fille. Tu racontes l’histoire, en prenant une voix bizarre pour faire encore plus peur et d’un coup quand tu cri pour faire peur Mia elle se met à pleurer en te disant que tu lui fais peur. Elle se met à pleurer très fort alors tu lâche la lampe torche et tu lui prends la main en souriant. « -pleure pas Mimi, pleure pas. C’est qu’une histoire qui fait peur. c’est pas vrai. » tu dis en essayant de prendre une voix rassurante mais Helanio il se met à rire. « -Haha tu as peur de ça ! Haha ! » il continue de rire en se tenant le ventre en racontant que son tonton Augustino il raconte des trucs qui font encore plus peur et qu’Uriel aussi il lui raconte des histoires qui font encore plus peur et il se moque de Mia car elle pleure toujours. Toi tu ne veux pas qu’Helanio il se moque de Mia, car maintenant elle pleure plus parce qu’elle a peur mais parce qu’Helanio il se moque d’elle alors tu le regardes de travers, tu prends la lampe torche et tu lui tape la tête avec. « -Te moque pas de Mia ! » tu dis quand la lampe tape contre son crane. Helanio il te regarde, et tu as le temps de rien dire de plus qu’il te tire la couette et te tire la langue en te disant que tu es moche avec tes cheveux comme des carottes. « -C’est toi le moche ! Tu fais pleurer Mia tellement t’es moche !» tu dis avant de lui mettre un coup de pied dans le tibia et il te tire les deux couettes. « -Aïe. » il dit avant de te mettre un coup de pied, mais Mia lui en met un avant qu’il ne touche ta jambes et elle lui dit qu’il est méchant et qu’il doit pas te faire mal. Alors Helanio il se lève et il vous tire la langue avant de vous dire que vous êtes deux filles et qu’il veut plus jouer avec les filles avant de sortir jouer avec Leo.



Oui. Personne ne peut se mettre entre vous, personne ne peut toucher Mia, abimer son coeur, abimer Mia, tu ne le permettrai pas. Car si la technique de ton oncle ne vous a peut-être pas mis en couple , elle quand même permis de créer ce lien assez fort entre vous; ce genre de lien qui permet aux simples regards de dire beaucoup plus qu’une immense conversation. Parce que Mia, n’a pas besoin de poser les questions, et toi non plus, elle attends simplement les réponses, les affirmations et elle sait qu’elles viendront quand il faudra. «-Tu sais ce qui me manque le plus à Chicago ? Tobby. Et Helanio aussi. Il te manque pas, toi ? Ton Markus ?  » Elle dit en collant sa main à la tienne, entrelaçant ses doigts dans les tiens fournissant le réconfort dont tu as besoin. Il te faut un peu de chaleur, ton coeur est vide, malgré ton lit qui n’a pas désemplis. Rien ne t’as réchauffer autant que cette main dans la sienne. Tu poses ta tête contre son épaule au milieu des effluves de drogue et d’alcool. « -Il y a pleins de trucs qui me manquent comme chaque fois que je pars… » tu dis en soupirant. Tu es habitué à la solitude, habitué à fuir, a te retrouver là et même en réalité, à Chicago, tu es habituée à te retrouver seule. Depuis petite, ballottée entre chez Ati et chez toi, parfois chez Myra, parfois chez ta tante. Depuis qu’il n’y a plus Saevus ton père s’enfuit plus souvent et parfois longtemps. Tu connais la solitude, tu peux la comprendre. « -Sam me manque... et mes chiens, mon chat.. et mon père aussi. mais ça j'ai l'habitude... il n'est pas souvent là.  » tu dis doucement, et enfonçant un peu plus ton visage dans ses cheveux châtains. « Et habituellement il a toi aussi, mais tu es là, et ça, ça me fait du bien. » tu dis en serrant un peu plus fort ses doigts entre les tiens. « -et Markus… oui. aussi. Il me manque… mais je préfère ne pas penser à lui. » tu dis doucement en buvant une gorgée de la bouteille posée devant vous. Tu ne veux pas penser à Markus, au désert dans ton coeur, à tes regrets, à tes peurs. Tu ne veux pas penser à tout ce qui te manque, tout ce que tu laisses derrière toi à Chicago. Tu veux juste profiter de la présence de Mia, de votre armure de couverture, et du jour qui monte, qui illumine peu à peu la pièce et qui chasse doucement vos démons pour quelques heures. « -Ce sera toujours nous deux contre le reste du monde. » tu conclus en te laissant aller doucement sous les couettes et entre les coussins.

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