Let it breathe ;Myra

Adi Liberos
Adi Liberosvictime de cupidon
Avatars : Don benjamin Ailahoz
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Date d'inscription : 10/04/2019
Profil Académie Waverly
Let it breathe ;Myra  EmptyDim 29 Sep - 12:44

You might not like me,
but I like you

The girl I could never have is elegant and intelligent
And I just kind of fell, but I'm irrelevant in her eyes
And this is somethin' I can settle with
I'm pourin' out my heart, and girl it's kind of for the hell of it




T
u sais pas comment vous en êtes arrivé là. A ça. Comment toi, t’en est arrivé là. À cette relation un peu bancale. T’as laisser le truc s'envenimer sans rien dire, tu t’es laissé accroché par cette fille que t’arrive pas vraiment à te sortir de la tête. Quoi que tu fasse et quoi que tu dises. Tu voudrais vraiment plus. Tu le sais, tu voudrais plus que ce qu’elle t’offre. Ce qu’elle a promis de t’offrir. Plus que son corps qui se presse contre le tiens. Plus que cette ambiance un peu floue entre vous. Tu sais jamais trop sur quel pied danser avec Myra. Certains jours, t’as l’impression que vous vous aimez et qu’on s’en fout bien du nom que la relation peut avoir, tant que vous êtes ensemble, que vous êtes heureux, que vous riez ensemble et qu’à la fin de la journée c’est avec toi qu’elle est, certains jours tu te dis que c’est pas si important, les mots, les étiquettes. Et puis d’autres, quand elle réponds d’un coup plus à tes messages, quand elle te calcule plus ou qu’elle est de mauvaise humeurs, qu’elle refuse que tu l’approche ou qu’elle te repousse sans raisons apparente, tu te rends compte que c’est pas tant les étiquettes le problème.  C’est pas tant que vous soyez en couple ou amoureux, ou tendre l’un envers l’autre le soucis. Le soucis c’est qu’elle te doit rien. Et que d’une minute à l’autre, elle pourrait décider de tout arrêter et te laisser tomber comme ça. Sans raison. Et ça, t’as pas envie. T’as pas envie de la perdre, et elle a prit une espèce d’importance extraordinaire dans ta vie. Sans que tu captes ni comment, ni pourquoi. Tu sais juste que c’est là et que tu veux pas qu’elle disparaisse.  Tu veux pas retourner au vide de ton ancienne existence. T’as pas envie de retrouver les relations fugaces que t’avais avant. T’as pas non plus envie de te passer de la relation que t’as avec elle, parce que la vérité c’est qu’avec Myra, tu sens quelque chose de particulier entre vous. Quelque chose que t’as jamais ressenti avec d’autre. Que t’as jamais pris le temps d’analyser non plus. Tu sais juste que c’est là. Et que c’est important pour toi.

T’es pas vraiment le genre de gars à faire semblant. Ni même à vraiment te poser des questions. Tu sais pas , toi. Tu sais pas mentir et faire semblant. T’arrive pas à cacher qu’elle te plait et c’est peut-être pour ça que ça se passe si mal en ce moment. Myra veut pas de ça. Elle veut pas tenir à toi comme ça, de cette façon là. Non. Myra veut pas que tu sois ce genre de gars-là et tu peux pas t’empêcher de l’être. Tu arrives pas à cacher tes sentiments parce que tu sais pas comment faire. Si elle te plait, elle te plait et au fond ça te dérange pas vraiment que ce soit pas réciproque. Ce qui te dérange, c’est de devoir faire semblant que pour toi, elle est juste une amie quand c’est pas le cas. T’aimerais qu’elle reconnaisse un peu plus ce que tu ressens. Et si elle ne le partage pas, qu’elle respecte tout de même que toi t’es là. Que toi tu veux bien être là même si elle l’est pas. Juste qu’elle reconnaisse ton existence et tes sentiments. Mais, au fond, c’est peut-être un peu égoïste de vouloir ça. C’est peut-être trop demander aussi. Parce qu’elle culpabilise quand elle réalise que tu pourrais peut-être faire de grandes choses , si elle te demandait.  Tu sais que t’es prêt à beaucoup mais voilà, le soucis c’est qu’elle, elle veut pas de ton aide. Pas de ta dévotion et encore moins de ton amour. Elle le répète, sans cesse, et t’ose jamais la reprendre lorsqu’elle le fait : vous êtes juste “amis”. Faudrait peut-être que tu penses à lui dire que tu compte pas être son ami. Que t’en as pas envie.  Et que t’auras jamais envie d’être juste ça. Mais au fond, si tu  dis rien, c’est peut-être parce que tu sais que si t’es pas son ami, t’es rien du tout. Et ça non plus, tu veux pas. Tu veux pas la perdre, parce que t’aime vraiment beaucoup trop passer du temps avec Myra. T’aime vraiment beaucoup trop sa présence qui t’apaise étrangement. Myra te fait te sentir à ta place et chez toi. Et c’est exactement pour ça que tu continue de subir ça. Ses incertitudes et ses peurs et puis l’ignorance de tes sentiments. Tu te dis qu’au fond, c’est pas grave. Tu peux le supporter. Y’a vraiment que lorsqu’elle s’arrête de te répondre que tu supportes plus la situation.  Qu’elle devient réellement pénible.

- - -

T’es là, au milieu de ton appartement vide, dont le silence résonne désagréablement lorsqu’elle n’y est pas. Habituellement vous êtes toujours ensemble. Tous les soirs et parfois même le matin. Vous aviez trouver une sorte de rythme étrange où elle était soit chez toi, soit tu étais chez elle. Un appartement qu'apparemment tu étais l’un des seuls à avoir vu.  Vous aviez trouver un rythme mais depuis plusieurs jours, silence radio de la part de Myra. Et toi, t’es là, au milieu de ton appartement vide et tu te demande où elle est, ce qu’elle fait et avec qui.  Tu avais d'abord tenté de surprendre Myra  dans ses routines de sorties habituelles ; de la croiser "par hasard" et de lui passer la soufflante de sa vie pour avoir osé te laisser derrière elle. Mais elle n'avait pas daigné montrer le bout de son nez et... Et personne n'avait vu la jolie jeune femme. Tu avais même tenter de contacter Ati, mais il était resté très évasif et sa seule réponse un tant soit peu claire avait été de te dire de ne pas , surtout pas, t’en mêler.  Et leur petit monde à tous avait continué de tourner, aussi simplement que ça. Qui s'était inquiété, réellement ? Toi, probablement, toi  et tes sms à répétition, toi  et tes appels au milieu de la nuit, un peu trop défoncé pour te retenir de vouloir la voir. Mais toujours ce silence, toujours la voix insupportable de son répondeur. Et peu à peu, l'inquiétude avait fait son chemin dans tes os, montant jusqu'à ta gorge qui ne supportait à présent plus ce silence.  Ne plus donner signe de vie ne ressemblait pas à Myra, pas du tout. C’est une femme de la nuit, une  femme  prête à sortir, à s'amuser, à rire et à ne plus voir le temps passer. Elle  était une femme du bruit, pas du silence ; tout cela était bien trop inhabituel. Et tu n’avais plus supporter ce silence qu’elle t’avait imposé. Alors un peu sous une impulsion émotive, tu avais pris ta veste, et t’avais décider d’aller régler cette histoire par toi-même. Malgré les avertissements bien clairs de son ami qui te déconseillait fortement d’embêter Myra t’avais tout de même eut besoin de savoir.  Où elle était, ce qu’elle faisait et si elle avait besoin d’aide.  

Alors, le pas pressé t’avais dévaler les escalier de ton immeuble pour aller t'engouffrer dans le métro en direction de Canaryville. Tu connais le chemin par coeur pour l’avoir fait beaucoup trop de fois ces derniers mois.  Tu le connais par coeur et tu pourrais le faire les yeux fermés, sans une seule hésitation.  Et , par delà la colère d’avoir été ignoré pendant plusieurs jours, presque une semaine  et le ressentiment,  grandit une inquiétude que tu ne veux  pas t'avouer. Tu as peur ; peur qu'il ne se soit produit quelque chose, peur qu’elle ne se soit retrouvé seule, peur qu'elle n'ait fait des conneries, peur tout court. Peur pour Myra Blane.  Alors, lorsque ton doigts s’abat, une vingtaine de minutes plus tard sur la sonnette de chez elle et que personne ne réponds, tu n’abandonne pas. Tu insiste un peu. Parce qu’elle devait être ici. Obligatoirement. Elle devait l’être…. Sinon… Sinon tu n’avais plus aucune options.  Tu ne savais pas où chercher d’autre.  Et ça voulait dire que Myra était partie sans rien dire.  

Et enfin, cette satanée porte s’ouvre sur toi. Enfin, mais immédiatement, tu regrettes. C’est pas Myra qui t’ouvre la porte. Et tu te sens un peu con avec tes cafés et le petit déjeuner que t’as ramener pour lui faire plaisir.  Tu te sens vraiment con, quand un gars t’ouvres la porte en caleçon. Qu’il te regarde de haut en bas comme ça, le sourcil froncé. «- Ouais ? Tu cherches quelqu’un ? » Il te dit avec un air un peu chelou au visage. Ou peut-être que c’est juste que t’as rien à faire ici. Et qu’il aurait mieux valu que tu fasse demi-tour. Parce qu’au fond, tu sais que Myra te doit rien. Qu’elle fréquente qui elle veut et qu’elle a pas d’explication à te donner sur tout ça.  Même si ça te fait un peu mal , tu recules un peu et tu regarde le numéro un peu perplexe.  «- Euh… Ouais je cherche euh… Sara. C’est l’appartement 120 ici ? » Tu finis par demander. Parce que ça sert à quoi de dire que t’es là pour elle ? Ça sert à quoi de créer du conflit là où devrait pas y en avoir. T’aurais pas dû venir, t’aurais pas dû chercher après elle parce que ça te fait de la peine de la savoir avec un autre gars. Elle invite pas n’importe qui chez elle, elle te l’a répété plusieurs fois. Alors lui, c’est pas n’importe qui. T’as pas plus ta place que ce type. Il te fait non de la tête et te dit que c’est peut-être au bout du couloir qu’il est pas sûr. Toi tu hoches la tête, t’excuses, le remercie et il referme la porte. Tu tournes les talons, pour aller t'engouffrer dans la cage d’escaliers. T’aimerais pouvoir dire que t’as été remplacer mais si ça se trouve, c’est peut-être toi qui le remplace lui. T’aimerais pouvoir dire que t’as plus ta place que lui  mais en vérité pas vraiment.  Non, pas vraiment.  Et si Ati t’as dit de pas t’en mêler. C’est sans doute qu’il savait que lui était là.

T’es peut-être pas très vif mais il te faut pas vraiment longtemps pour faire le calcul. Pas longtemps pour comprendre qu’en fait, celui qui l’empêche d’avancer , ça doit être lui. Alors bon. T’es peut-être un type gentil et pas trop prise de tête mais t’as pas envie d’être la dernière roue du carrosse. T’as plus qu’à rentrer chez toi. Au moins, tu sais. C’est un peu ce que tu te dis. Tu sais ce qu’elle fait et avec qui. Tu sais pourquoi elle te réponds plus et pourquoi elle à l’air si occupée ces temps si. Au moins, tu sais. Même si ça te fait pas plaisir.




P a n i c
Myra Blane
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I'm going under and this time I fear there's no one to save me
I need somebody to heal


«Sort de là putain! » tu cri alors qu’en te réveillant tu le trouves à côté de toi allongé dans ton lit comme si il avait toujours eu sa place ici. Il l’a peut être eût , à un moment, mais ça fait longtemps que c’est fini tout ça. Du moins pour toi. Que c’est fini d’accepter ses aller retour dans ta vie et toutes ces choses qu’il t’impose depuis des années sans que tu n’ai rien dis. Pourtant il est encore là, chez toi. Et depuis des jours tu joues les abonnées absentes parce qu’il est là. Comme toujours. C’est toujours la même chose , tu dis toujours que tu ne le laissera pas contrôler ta vie de cette manière mais pourtant tu t’arrêtes de vivre quand il est chez toi. Et malgré dix ans de galère, tu ne trouve toujours pas le courage de lui dire de se casser de ta vie. De passer la porte et de ne jamais revenir. Tu as essayé, mais tu as surtout l’impression qu’il fait exprès de ne pas comprendre que ce n’est pas juste une crise comme ça. Qu’il sait très bien ce qu’il fait quand il se pointe avec son immense sourire à ta porte avec son air malheureux. Il a toujours la bonne excuse pour dire qu’il a besoin de ton canapé quelques jours, quelques semaines. Pour te dire que cette fois ce sera différent de toutes les autres fois. Tu devrais savoir que ce ne sont que des mots, qu’il n’a jamais tenu ses promesses, qu’il ne les tiendra sans doute jamais. Pourtant à chaque fois tu le laisses entrer , tu le laisses prendre ses aises et tu acceptes sans te plaindre ses humeurs. Même la , ce matin, alors qu’il était censé dormir dans le canapé tu le retrouve endormi sur l’oreiller à côté du tiens à moitié nu.

Il se contente de te sourire, de faire ce sourire en coin, provocateur et amusé sur le visage. Il te regarde de haut en bas en sortant de ton lit et en s’étirant. «-T’étais plus drôle avant Myra. Je pensais que tu serai contente que je sois rentré pour toi.» Pour toi. Tu ne sais pas où il trouve encore le culot de te sortir des trucs comme ça en te regardant dans les yeux. ça fait bien longtemps que tu sais qu’Andrew ne fait pas les choses pour une autre personne que lui même. sinon, il ne serait pas là, il ne serait pas marié à l’autre bout du pays avec une fille super riche de laquelle il ne veut pas divorcer parce qu’il est bien content de trouver de la thune quand il en a besoin. Il peut dire tout ce qu’il veut à propos de sa générosité, de sa présence ici, des raisons de son retour ou même te faire ses yeux attendris pour te dire que t’es la seule qui compte réellement, tu sais que c’est faux. Parce que t’as plus envie d’avoir cette place dans sa vie et sans doute qu’il y aurait encore quelques années tu te serai contenté de cette place un peu bancale de maîtresse bizarre pour Andrew. Mais plus aujourd’hui. Simplement parce que t’as avancé dans ta vie et tu t’es trouvé de nouveaux objectifs et aussi de nouvelles personnes.

Et tu ne va pas mentir, Adi y est pour quelque chose. Dans ce changement, dans cette volonté de virer Andrew de ta vie même si tu as encore du mal. Parce qu’il a ces milliards de trucs qui te rattachent à lui, ces centaines de moments, d'événements et toutes ces choses que vous avez traversé tous les deux… Mais il y a Adi. Et ça faisait longtemps que tu ne t’étais pas sentie comme ça. Et dans le fond, tu sais qu’Ati ne vise pas trop à côté quand il dit que tu es amoureuse d’Adi, qu’il y a ce truc en plus qu’avec tous les autres mecs d’avant. Un truc en plus que ceux que tu as eut pour tenter d’oublier Andrew. Adi, c’est le premier qui réellement te le fait oublier, qui réellement te donne envie de tourner la page de tout ça. Le seule qui te donne vraiment le sourire et l’envie que ça se prolonge plus longtemps qu’une nuit. Et tu sais, que t’es celle qui rend ça compliqué avec tes vieilles angoisses qu’on a mit en toi, tu sais que c’est toi qui salit un peu tout en tentant de ne pas lui donner trop de place dans ta vie alors qu’il pourrait objectivement, avoir toute la place qu’il désire. Mais t’es juste un terrorisé par l’idée de reproduire les mêmes erreurs, comme vaccinée de l’amour ou de toutes ces autres choses. Pas l’envie de te retrouver de nouveaux, pour dix ans entraînée dans une histoire qui te ferait plus de mal que de bien. Pas le courage de te replonger dans ce genre de choses, de relations, pas envie de t'étouffer là dedans une nouvelle fois.

Puis,  tu veux régler ça, tu veux essayer d’éloigner Andrew de ta vie avant de faire entrer quelqu’un d’autre dans tout ça. C’est peut-être pour ça aussi que tu veille à ce qu’Adi ne croise pas Andrew, que tu joues les absentes et les silencieuses pour qu’il ne le croise pas. Tu te serai bien foutu de n’importe quel autre, mais pas de lui. Parce qu’il y a ce truc entre vous, que tu as bien sentie même si tu te cache derrière la bonne excuse de l’amitié et tu ne veux pas que ça s’efface, pas que ça s’éteigne vraiment. Et aussi parce que ta vie est trop compliquée, trop ancrée encore dans un passé un peu étrange, et que tu n’es pas certaine de vouloir mêler Adi à tout ça. A toutes ces histoires, tous ces trucs qui tournent autour de toi. Pas certaine de vouloir, rajouter de l’amour à ce mélange étrange qui t’anime déjà beaucoup trop, qui te fait déjà trop de mal. Parce que t’as pas envie de mêler Adi à ces histoires avec Andrew, à ces visites à Zed, aux soucis avec tes parents, tes humeurs quand tu penses trop fort a ton frère. C’est pour ça que tu le rejette peut-être un peu trop fort parfois, et qu’en réalité, t’as un peu cette peur à l’intérieur de toi qu’il se lasse, qu’il comprenne pas pourquoi il fait ça, pourquoi il est encore là alors qu’il pourrait avoir toutes les autres qu’il voudrait.

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ça fait deux semaines qu’Andrew est là, deux semaines qu’il squatte ton canapé et ton lit parfois sans te demander ton avis. Deux semaines qu’il est arrivé avec une sale tête un matin en te disant d’une voix tremblante qu’il avait besoin de toi, qu’il voulait rester avec toi parce qu’il venait de perdre sa mère. Toujours les bons mots pour  que tu ne puisses pas lui refermer la porte au nez, toujours les bons mots pour que tu n’ai pas le courage de le mettre dehors, malgré sa connasse qui l’appelle de l’autre bout du pays. et dans tout ça, ce qui te manque, c’est la présence d’Adi. T’aimerai bien qu’il soit là en réalité, reprendre votre petite routine et passer du temps avec lui. Parce que tu t’es habitué à ces soirées avec lui, avec ces moments où tu te sens un peu au dessus de tout le reste. Ou t’oublie tes sales journées, tes soucis et tes sales moments.
Tu t’es rapidement rendu compte que c’était différent d’avec les autres. Tu t’en es rendu compte quand t’as eu envie de le revoir, quand t’as sincèrement rigolé à l’une de ses blagues et quand vous avez passé une soirée tous les deux, sans même te soucier de si oui ou non ça allait finir nus sur le coin d’un lit.

«-Myraa ça sonne.» hurle Andrew depuis le canapé alors que tu te sèche les cheveux dans la salle de bain. Tu souffles en attachant tes cheveux. «-Et bien ouvre espèce de con.» avec un peu de chance ce sera Ati qui vient et qui finira par le faire partir. Cette perspective te plairait bien en réalité. Tu voudrais bien qu’il comprenne qu’il serait temps de partir. Tu l’entend ouvrir la porte pendant que tu ajuste ton jean autour de ta taille. «- Ouais ? Tu cherches quelqu’un ? » au son de sa voix, tu comprends que ce n’est pas quelqu’un qu’il connaît. tu soupires, Andrew va passer une nouvelle nuit sur ton canapé. «- Euh… Ouais je cherche euh… Sara. C’est l’appartement 120 ici ? » répond celui qui a sonné. Tu ne fais pas vraiment attention au son de cette voix jusqu’à entendre la porte claquer. Si Andrew ne le connait pas, toi tu connais cette voix.

Adi. ça fait comme une drôle de palpitation à l’intérieur de ton coeur d’un coup. comme une sorte de frisson dans toutes les parcelles de ta peau quand tu penses à lui. Tu sors de la salle de bain un peu trop précipitamment car Andrew te regarde en rigolant. «-Il y a un grand métisse tatoué qui était totalement paumé dans ton couloir. j’pas. il cherchait une Sara. t’connais?» il demande en s’allumant une clope de ton paquet.


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Tu as rarement descendu les marches de chez toi aussi vite, aussi rapidement. t’as les poumons qui te brûlent un peu, la peau qui se fait moite parce que tu n’es pas vraiment sure de ce que tu veux faire et de ce que tu vas dire. Tu te doute bien de ce qu’Adi a pu penser en voyant Drew en caleçon ouvrir la porte de ton appartement le matin comme ça. Et c’était précisément ça. que tu voulais éviter. Tu descend les dernières marches un peu trop vite en manquant de te casser le crane contre le bitume en sortant de l’immeuble. «-ADI ! Attend !» tu cri en l’apercevant à quelques pas plus loin dans la rue. T’as encore les cheveux à moitié mouillés qui coulent dans ton dos, les pieds sans chaussures. «-Attends. C’est pas ce que tu penses.» tu souffles enfin hors d’haleine en arrivant à sa hauteur. «-Laisse moi t’expliquer.»

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Let it breathe ;Myra  EmptyLun 30 Sep - 0:40

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T
u sais pas comment t’en es arrivé là. À courir après une meuf qui veut pas de toi. Qui a pas que ça à faire que de se foutre en couple. Toi qui a toujours réussi à conserver cette distance avec les gens. T’es jamais vraiment tomber amoureux, tu t’es jamais laisser le temps et tu savais qu’en te sédentarisant, ça finirait par te tomber sur un coin de la gueule au final.  Tu savais , sans réellement te rendre compte des conséquences que ça engendrerait. Parce que tu sais que tu peux plus vraiment partir maintenant. T’as trop de liens. Trop de personnes qui comptent sur toi, qui te connaissent, qui tiennent à toi. Et ça, tu t’étais promis de l’éviter à tout prix. Tu t’étais juré que t’en arriverais pas là. Pas à un moment où les gens ont trop besoins de toi pour que tu te permette de partir dans plus jamais donner de nouvelles. Et maintenant que t’es là, à descendre ces foutus escaliers, tu te rends compte que le prix de tout ça est assez salé. Tu pensais pas que ça ferait si mal d’aimer quelqu’un pour qui t’es juste un remplaçant ou même un pote. Tu pensais pas que ça ferait si mal de s'inquiéter pour des amis, d’avoir un entourage un peu trop fournis. Tu t’étais habitué à la solitude. Du moins, une sorte de solitude en tout cas. T’as jamais été vraiment seul en vérité. T’es même plutôt sociable de nature. Peut-être parce que c’est assez simple de s’entendre avec toi, t’es calme et tu te prends jamais trop la tête. Les gens ont toujours eu cette envie de partager des choses avec toi. Mais, t’as jamais éprouver le besoin de quoi que ce soit. Tu savais que tu partirais bien trop vite, que quelques mois plus tard, tu serais avec d’autres personnes, dans une autre ville à fuir un monde auquel t’as jamais vraiment appartenu. T’as toujours penser que de toute façon, tu finirais par sortir du pays, ou que ton frère s’épuiserait. Ça fait dix ans qu’il est sur tes traces. Dix ans que tu fuis d’un bout à l’autre du pays, en racontant à tout le monde de belles histoires sur ta vie et d’où tu viens. Myra pense encore que t’as grandis en famille d’accueil jusqu’à tes dix sept ans et que t’as fini par aller bosser plus loin, parce que t’as la bougeotte. Elle pense encore que t’es qu’un gamin de foyer qui a grandit et plutôt bien tourné. Elle sait pas d’où tu viens. Elle sait pas qui est ta famille et dans un sens, c’est peut-être mieux comme ça. C’est peut-être plus simple si elle ne se doute pas de qui tu es et de qui sont tes parents. Ça servirait à quoi ?

T’as jamais rien dit à personne, et c’est surtout pour ta propre sécurité. T’as jamais rien dit à personne parce que tu sais très bien que s’ils te trouvent, ils hésiteront pas à te foutre une balle entre les deux yeux et te laisser pour mort au milieu de la rue. Tu sais qu’un jour ça arrivera. Tu sais qu’un jour, ça finira comme ça et que ta vie finira elle aussi comme ça. Un jour. Peut-être demain, peut-être dans six mois, peut-être dans dix ans. Ça viendra. Ton heure viendra. Et c’est sans doute pour ça que tu ne t’attaches pas. Jamais. C’est sans doute pour ça que tu préfère bouger de ville en ville , là où t’es certain qu’on te trouvera pas. Et c’est pour ça que t’as sans doute commis une erreure en restant ici plus longtemps que nécessaire. En t’attachant à cette fille et à son entourage.  T’aurais pas dû. T’aurais pas dû faire ça, t’aurais pas dû commencer à vouloir quelque chose de stable parce que tu te mets en danger et en plus, ça ne mène à rien. Tu sais même pas comment t’en es arrivé là. Les deux cafés en mains et le sachets des viennoiseries qu’elle préfère. Ouais, tu sais pas.  Tu aurais vraiment dû rester chez toi. Ne pas lui téléphoner. Ne pas t’en mêler comme te l’avais gentiment conseiller Ati. T’aurais dû écouter les conseils de ceux qui la connaissent le mieux. Parce qu’au final, ça change rien tout ça.

Maintenant que tu sais où elle est, ce qu’elle faisait, tu te sens pas mieux, non. T’as pas l’impression que tu t’es rendu service, bien au contraire. Maintenant que tu sais ce qu’il se passe, tu te rends juste compte à quel point t’as été con de te mettre tant en danger. Et puis qu’est ce que tu peux espérer d’une fille à qui tu mens, à qui tu caches des choses depuis autant de temps ? Qu’est-ce que tu peux espérer d’une fille que tu mènes en bateau ? Qui te connaît pas tant que ça , au final. T’aurais dû rester à ta place. Garder ton rôle. Le soucis avec Myra c’est que t’as l’impression que c’est une tempête dans ta vie. Qu’elle balaie toutes tes croyances, toutes tes habitudes. Le soucis avec Myra c’est que c’est pas le genre de fille qu’on voit que comme ça. Que t’es clairement pas le seul dans cette course que tu sais perdue d’avance.

Oui. Tu l’as vu. Tu as vu depuis longtemps en vérité que son esprit est encore hanté par quelqu’un d’autre.  Qu’elle pense encore à un autre. Qu’elle a encore besoin d’un autre. Un qui n’est visiblement pas toi. Qui ne sera jamais toi. Tu le sais, tu l’as deviné , sans vraiment savoir de quelle façon. Tu as compris que Myra vit encore dans un passé qui la hante. Qu’elle est pas du style à offrir son coeur sur un plateau, mais qu’elle sait pas non plus le reprendre une fois qu’elle l’a offert. Et que y’en a un qui en profites plus que ce qu’il devrait. Tu le sais. Tu t’es peut-être juste tromper sur la personne concernée. Au début, tu pensais que c’était Ati. Parce qu'après tout, ça correspondait bien et puis tu sais qu’elle serait prête à n’importe quoi pour lui faire plaisir. Pour pas qu’il souffre.  Tu pensais que c’était lui parce qu’il avait l’air de correspondre au profil de type qui plairait à Myra. Gentil, un peu paumé, tatoué, un peu con. Le genre qu’elle aime bien , ça t’en est sûr. Mais en le voyant lui, t’as eut comme un sale pressentiment. Comme une sale sensation et c’est peut-être pour ça que t’as filer, que t’as menti. Que t’as pas voulu t’immiscer. Tu sais quand c’est pas ton heure, et clairement, ça l’est pas. Tu sais quand c’est pas le moment pour toi et là, c’est pas le moment. Il a plus sa place que toi, tu l’as su sans vraiment l’expliquer. C’est peut-être les paroles d’Ati qui raisonnent trop. «-Sérieux Adi. T’en mêles pas. Elle va se mettre en colère et ça va te retombe dessus. Attends qu’elle t’appelle, ça devrait pas tarder. » Ça devrait pas tarder, il t’avait dis. Comme pour te rassurer. Pour te dire que la verrait bientôt. Mais au fond c’est pas ça le soucis. Le soucis c’est que tu réalises un peu trop tard, que t’as pris une place qui n'était pas la tienne dans sa vie.  T’as jamais eut cette place. T’as jamais, jamais eut cette place que tu voudrais avoir et elle t’as même jamais fait croire que ce serait le cas. C’est toi, qui te faisait des idées. C’est toi qui t’imaginais que tu pourrais l’avoir. Peut-être parce que votre relation t’as un peu troublé. Maintenant tu sais. Au moins, tu sais.

Tu t’apprête à jeter les viennoiseries à la poubelles en même temps que son café quand t’entends derrière toi, sa voix qui t’appelle. «-ADI ! Attend !» Tu te tourne pour la voir pied nus en train de te courir après. Elle a les cheveux mouillés et un air un peu étrange au visage. Comme de la culpabilité. Tu sais pas trop pourquoi tu devrais lui en vouloir. C’est plutôt à toi-même que t’en veux. Parce que t’aurais dû savoir. T’aurais dû comprendre ta place, l’accepter ou arrêter. Mais t’as juste rien fait et maintenant vous en êtes là.  «-Attends. C’est pas ce que tu penses… Laisse moi t’expliquer ! » Elle souffle, hors d’haleine d’avoir sans doute voulu te courir après. Tu restes là, un peu con. Sans trop savoir quoi lui dire ni comment le lui dire.  Tu sais pas trop quoi faire, là maintenant. T’as pas envie d’être en colère. T’es pas un mec comme ça. C’est vrai que t’es jaloux, mais c’est pas son problème à elle. Pas de sa faute à elle. C’est pas à elle que tu devrais en vouloir parce qu’elle t’as toujours dit qu’elle savait pas où elle en était ni même ce qu’elle voulait vraiment de tout ça. T’as jamais rien demander et c’est pas maintenant que ça va commencer. Alors tu hausses les épaules , tu tentes un sourire.  «-T'inquiète, j’ai toujours su que t’étais un mari infidèle. Tu me l’as toujours dit. Tout ce que j'espère c'est que tu vas pas me corrigé parce que je t'ai surpris avec ta concubine...» Tu tentes une blague pour cacher ta confusion et un peu ton désespoir. Tu peux pas dire à Myra que ça te fait de la peine parce que ce serait la culpabiliser alors qu’elle a rien fait, qu’elle a rien demander. C’est toi le dernier arrivé dans sa vie. C’est pas à toi de dicter les règles. Et puis, vous avez jamais dit que vous étiez exclusifs. Toi tu l’es, mais elle a aucun devoir vis à vis de ça. Si elle veut voir d’autres hommes, t’es personne pour l’en empêcher. «-Sérieux, t’as pas à t’expliquer. J'espère juste que j’ai pas foutu la merde. Et ta maîtresse t’observe depuis la fenêtre en plus, regarde ! »   Tu lèves les yeux vers la fenêtre et le type vous fixe, les doigts sur les rideaux, la clope entre les lèvres. Il a une sale gueule, et il grimace presque. T’as l’impression qu’ils vont se disputer après ça.  «-Tiens, je t’offre le petit dej pour me faire pardonner d’avoir foutu la merde avec lui. Le fameux. Retournes-y vite.  » Tu lui dis en lui tendant les cafés et les viennoiseries que tu t’apprêtais à jeter de toute façon. Tu sais pas quoi faire d’autre si ce n’est rester avenant et gentil comme tu l’as toujours été. Ça sert à rien de se mettre en colère. C’est pas ce qu’elle veut, c’est pas ce que tu veux. Et t’as pas envie de vivre ta première dispute avec Myra comme ça, dans la rue, alors qu’elle a pas de chaussures et qu’elle est trempée de sa douche. Ce serait vraiment bête et ridicule. «-Tu m’appelle quand tu as le temps , si tu as envie ?  » Le pire, tu sais, c’est que t’es sincère quand tu lui propose ça. Même s’il est là, t’es pas encore prêt à renoncer à Myra de cette façon.  Tu pourrais peut-être te faire à l’idée que t’es seulement un remplacement. Si ça te permet de la voir encore.

C’est à ce point-là que tu l’aime.


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Myra Blane
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Let it breathe ;Myra  EmptyLun 30 Sep - 21:43


I'm going under and this time I fear there's no one to save me
I need somebody to heal


T’as trop donné, trop donné dans une histoire d’amour stérile, t’as trop donné, dans une passion sans nom, sans but, t’as trop donné jusqu’à écorcher trop de fois ton coeur, jusqu’à l'abîmer jusqu’à le détruire sans même t’en rendre compte. Tu l’as donné, à la mauvaise personne, au mauvais moment, en pensant qu’il saurait toujours le protéger mais tu t’es juste trompé car Andrew n’a rien protégé. Il a juste prit, sans prendre la peine d’en prendre soin, il l’a juste trimbalé, il l’a juste largué dans des coins, il a juste joué avec jusqu’à le détruire, jusqu’à le briser, jusqu’à le transformer en une sorte de machine cassée qui ne fonctionne pas bien. Mais t’es comme ça, dans cette impossibilité à le dire, à le dire quand s’en est trop, à récupérer ce que tu as donné, à reprendre ton affection, ton coeur, ton amitié. C’est pour ça, que tu es accrochée aux même personnes depuis des années, que tu es accrochées aux mêmes amis depuis tout ce temps, que les gens qui t’entourent n’ont jamais vraiment changé, que les gens pour qui tu vibre sont toujours les mêmes. C’est sans doute pour ça, que dans ton entourage ça a toujours été les mêmes visages, que tu te débat pour prendre leurs défense même contre l’indéfendable. Pour ça, que tu n’en a jamais voulu à Ati d’arrêté de vous parler pour Maxine, jamais voulu à Eros de ses humeurs étranges, que tu vas toujours voir Zed même s’il a tué quelqu’un, même s’il ne regrette même pas, que tu laisses encore Andrew rentrer chez toi alors que tu ne supporte pas sa présence, alors que tu sais qu’il joue encore avec ton coeur, qu’il détruira encore tout ce que tu voudras bien lui offrir. Tu ne sais pas, repousser ces gens là, ceux qui ont marqué ta vie de cette façon si particulière. Et c’est peut-être pour ça que les flics de canaryville te connaissent par coeur, qu’ils se contentent toujours de te demander simplement qui tu viens chercher parce que t’es ce genre d’amie qui ne laissera jamais tomber ceux qui représente sa seule famille. et même, même si Andrew a fait plus de mal à ta vie que de bien, tu ne pourrais pas, pas le laisser là sur le pas de la porte et lui dire de partir. Parce que tu t’en voudrais, parce que tu ne sais pas faire semblant qu’il  n’a plus de place , même si il a perdu celle de l’amant depuis longtemps. C’est juste … qu’il reste celui que tu connais depuis l’enfance, celui avec qui t’as vécus trop de choses, celui qui connaît les secrets que les autres ne connaissent pas. Parce qu’il est celui, qui connaît les côtés sombres et les moments obscures, celui qui a été là. Alors certes, c’est peut-être une question de circonstance, certes, il a juste été là dans les bons moments, dans les bons timings. Mais il a marqué ta vie de cette empreinte indélébile.

Mais c’est pas après lui que tu cours dans la rue, parce que t’en a bien fini avec toutes ces histoires d’amour stériles avec Andrew, t’en a bien fini de faire tourner ton univers pour lui, de fixer tes pensées pour lui, de fixer ta vie autour de lui. Bien fini d’attendre un geste, un rire, un signe de sa part. marre d’écouter ses promesses qui ne veulent rien dire, qui ne sont que du vent. Il n’y a plus de tout ça, c’est pour ça que tu cours après Adi. que tu te brûle les poumons derrière lui parce que tu sais qu’il faut s'efforcer à faire le tri, à repérer ceux qui en valent réellement le coup. Adi. Adi en vaut réellement le coup. Malgré les peurs, malgré les craintes. Malgré ton coeur blessé et en mille morceaux, malgré les égratignure sur ses parois, malgré ses murs que tu tente de construire malgré des années. Il en vaut le coup, le coup de lui donner une place dans ta vie, le coup de se battre pour qu’il reste. Tu le sais depuis longtemps, même si tu ne veux pas te l’admettre à toi même. Tu le sais, qu’il vaut la peine, de demander de plus, de lui dire qu’il vaut plus. De lui dire, qu’il te faut juste un peu de temps pour lui laisser une place sans avoir peur de ce qu’il pourrait faire à ton coeur. «-T'inquiète, j’ai toujours su que t’étais un mari infidèle. Tu me l’as toujours dit. Tout ce que j'espère c'est que tu vas pas me corrigé parce que je t'ai surpris avec ta concubine...» Et c’est étrange la sensation que cette phrase fait dans ton coeur, ce petit coup de pieds dans ton estomac et ça se serre à l’intérieur de toi comme un regret. celui de ne rien avoir dit à Adi pour Andrew, celui de ne pas lui avoir parlé, de ne pas lui avoir demandé juste du temps pour régler cette histoire. «-Non mais...» Il ne te laisse pas poursuivre ta phrase avec cet éternel sourire sur ses lèvres comme si tout était normal. «-Sérieux, t’as pas à t’expliquer. J'espère juste que j’ai pas foutu la merde. Et ta maîtresse t’observe depuis la fenêtre en plus, regarde ! » Mais tu as envie de lui donner l’explication, tu as envie de lui dire pourquoi et comment, tu as envie qu’il sache… Tu as envie de le retenir. Mais les mots se perdent dans ta gorge et tu te sens idiote à ne pas savoir quoi répondre. Tu pourrais lui dire quoi ? Tu pourrais lui dire quoi toi et ton éternelle pudeur ? tu pourrais ouvrir ton coeur, là sur un trottoir, cheveux trempés et pieds nus ? Et Andrew qui vous observe depuis la fenêtre comme pour guetter ce qu’il va se passer, comme pour savoir qui est ce type avec toi sur le trottoir, celui après qui tu cours qui n’est pas lui.  «-Tiens, je t’offre le petit dej pour me faire pardonner d’avoir foutu la merde avec lui. Le fameux. Retournes-y vite.  » Il te lance mais toi tu ne veux pas, tu ne veux pas laisse Adi là planté sur le trottoir, car tu as plus envie d’être là, trempée et pieds nus que dans ton appartement avec Andrew. Tu as besoin de ce moment de pause que met le brun dans ta vie, besoin du calme de sa voix, du calme qu’il dégage. Tu as besoin de ça.

Parce que dans tous les gens qui gravitent autour de toi, de tous ceux gens que tu connais, il n’y a personne qui t’apporte le calme d’Adi. Tu es bruit, tempête et vagues violentes, les autres aussi mais pas lui. c’est peut-être pour ça, que tu refuse de le laisser partir tout en refusant de lui offrir ton coeur, peut-être pour ça que tu te préserve aussi, de ce trop grand calme qu’il t’offre, de la peur de la rencontre concrète de tes tempête et de sa mer d’huile. Tu as peur de la rencontre de vos deux mondes, qu’ils se percutent pour de bon et qu’ils n’aillent pas ensemble; Tout a toujours été trop agité, trop bruyant, trop remuant autour de toi, et puis il y a eut Adi. «-Tu m’appelle quand tu as le temps , si tu as envie ?  » Le temps. C’est peut-être ça que tu devrais prendre, le temps. le temps avec lui, le temps d'accepter, de te laisser prendre plus que ce que tu n’es prête à donner, le temps d’appréhender l’inconnu sans en avoir peur. prendre le temps. Tu dois le prendre ce temps. Et pourtant, tout ce temps que tu as pris avec Adi, ça t’as fait du bien, ça t’as permis de te reposer d’une manière et tu ne t’es jamais sentie aussi bien, aussi rassurée, aussi épanouie que quand il était là. Là pour toi. Et tu sais qu’il n’a pas pas vu quelqu’un, pas entre tout le temps que vous passiez ensemble, et tu sais, que ça t’aurai fait mal qu’une fille que tu ne connais pas t’ouvre la porte de chez lui. Alors peut-être, qu’il pense, que tu n’as pas le temps pour lui, que tu n’as pas à lui fournir l’explication. Mais toi. Tu voudrais la lui donner, pour qui ne se fourvoie pas sur Andrew, pour qu’il te croit quand tu dis qu’il n’est plus comme avant pour toi. Et que le seul qui a réussit à te faire tourner un peu la page c’est lui. «-Je.. je ne vais pas te mentir et te dire que c’est juste un pote. ce serait faux. C’est mon ex mais il n’y a plus rien entre nous.» tu dis enfin car tu refuse de le laisser partir comme ça. «-Il a perdu sa mère et depuis il ne part plus de chez moi mais il ne se passe rien entre nous… écoute c’est… compliqué.» tu soupires, parce que tu ne sais pas trop comment justifier la présence de ton ex chez toi. «-Juste. Je t’ai ignoré parce que justement, je ne voulais pas que tu tombes sur Andrew et que tu te trompe sur ce qu’il peut y avoir entre nous. Il n’y a rien.» Tu parles vite, comme la peur qu’il m'interrompe, qu’il ne te croit pas, qu’il tourne les talons et s’en aille. «-Ecoute je.. on peut aller prendre un petit déjeuner ensemble ? Juste le temps que j’enfile des chaussures et une veste. Mais s’il te plait. Ne pars pas comme ça.» Tu espère qu’il voit, dans tes yeux, cette demande silencieuse de ne pas l’abandonner là au milieu du trottoir.


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Let it breathe ;Myra  EmptyMar 1 Oct - 15:29

You might not like me,
but I like you

The girl I could never have is elegant and intelligent
And I just kind of fell, but I'm irrelevant in her eyes
And this is somethin' I can settle with
I'm pourin' out my heart, and girl it's kind of for the hell of it




I
l y a quelque chose chez Myra que t’as jamais réussi à saisir. Quelque chose qu’elle veut absolument te cacher. Comme une grosse blessure purulente caché sous de la dentelle, planquée dans un coin de son coeur qu’elle a fermer à clefs depuis trop longtemps, une blessure qui la fait souffrir, qui l’empêche de marcher, d’avancer. Il y a quelque chose chez Myra que tu n’as jamais su vraiment capter. Comme un secret qu’elle tient absolument à garder, un truc dont elle veut pas parler. Un truc qu’elle a du mal à stopper à l’intérieur d’elle. Comme un sentiment d’impuissance face à ceux qu’elle aime. Comme si dire non n’était pas une option. Comme si tourner le dos à ceux qui comptent pourrait la tuer. Elle sait pas dire stop et tu l’as remarqué dans son attitude auprès de ses amis. Elle sait pas arrêter d’apprécier les gens qu’elle a un jour apprécier et ça tu le sais. Du moins, tu pense le savoir. Tu crois la connaître. Tu as l’impression de pouvoir voir la vraie Myra. Celle qui se cache derrière ses airs dures et son sale caractère, tu sais que y’a rien qu’elle ne serait pas capable de faire pour ceux qu’elle aime. Mais tu sais aussi que y’a encore une trop grosse part d’ombre pour pouvoir oser dire que tu la connais vraiment. Tu sais qu’elle cache des choses. Tu sais qu’il y a pleins de choses dont elle ne parle pas. Dont elle ne parle jamais. Et puis au fond tu la comprends parce qu’il y a une grosse part d’ombre à ton propos aussi. Vous parlez jamais de vos familles. Jamais d’où vous venez et de votre passé. Vous parlez jamais de vos enfances et tu t’es tout de suite dit que Myra devait cacher quelque chose elle aussi. Et c’est peut-être parce qu’elle t’as jamais rien demander à ton propos que t’as continuer à la voir. Que t’as fini par tomber amoureux d’elle. Parce que t’as su voir ses bons côtés. T’as su voir cette douceur qu’elle tente de cacher. T’as aussi su voir qu’elle avait peur qu’on la blesse et qu’on la fasse souffrir.

Alors t’as un peu prit la décision bêtement, sans même véritablement y réfléchir. T’as pris la décision d’être de ceux qui attendent. De ceux qui veulent son bien sans rien demander en échange. Peut-être un peu par égoïsme, parce que tu voulais savoir ce que ça faisait d’aimer vraiment quelqu’un. De s’y dédié. Mais surtout parce que t’as aussi vu qu’elle en avait désespérément besoin. Parce que t’as senti, comme instinctivement, qu’elle avait surtout pas besoin qu’on mette de l’essence sur son feu. T’as vu qu’elle avait besoin d’un endroit, un seul endroit où c’est pas le bordel dans sa vie. Et même si tu vois bien que ses amis l’aiment et qu’ils la soutiennent et qu’ils sont là pour elle, tu sais aussi que leurs relations sont trop compliquées. Trop complexes et qu’elle n’a pas une seule partie de sa vie qui ne l’est pas. Tu sais qu’elle a besoin de quelqu’un. Qui sois là pour elle et t’as instinctivement décidé d’être cette personne.

C’est pour ça que tu ne te mets pas en colère. C’est pour ça que tu l’accable pas. Que tu lui demande pas des explications, que tu lui demandes pas qu’elle s’excuse. Tu lui demande pas qu’elle se justifie parce que Myra mérite quelqu’un qui lui demande pas de faire des choix. Qui la presse pas, qui l’empêche de rien. Si elle est bien avec ce type qui te regarde d’un air mauvais à travers la fenêtre, toi tu peux pas t’empêcher de te dire que c’est tant mieux. Alors c’est vrai. C’est vrai que tu préférerais largement qu’elle soit bien avec toi. Qu’elle ait besoin seulement de toi. T’as conscience aussi que tout ça c’est seulement de l’égoïsme et de la possessivité. T’es peut-être un peu prétentieux à penser que t’es vraiment un type bien. Que t’es vraiment un gars bien pour elle et que tu seras jamais le genre à la pourrir de jalousie, de tes problèmes ou même de ton envie de la possédé. Tu te dis que t’es assez mature pour pas lui faire subir ça. Tes humeurs et ton égoïsme. Tu sais aussi qu’elle a pas le temps pour ça. Pas le temps pour se prendre la tête avec un type qui vient chez elle sans prévenir et se plaindrait de trouver un autre mec chez elle. T’oublies pas vraiment ta place et ses mots. Elle t’as dit qu’elle voulait rien de plus qu’une amitié un peu étrange, avec quelques coups de reins de temps en temps. T’as accepté ses conditions, tu peux pas t’en plaindre maintenant. Ce serait simplement hypocrite. «-Je.. je ne vais pas te mentir et te dire que c’est juste un pote. ce serait faux. C’est mon ex mais il n’y a plus rien entre nous.» Tu hoches la tête, et tu lèves en silence les yeux vers cette putain de fenêtre. Tu crois pas qu’elle ment, tu crois pas qu’elle essaie de te cacher des choses. Pourtant, tu penses qu’elle se fourvoie un peu sur la nature de ses relations. «-Il a perdu sa mère et depuis il ne part plus de chez moi mais il ne se passe rien entre nous… écoute c’est… compliqué.» Pour ça, tu veux bien la croire. Tu veux bien comprendre que c’est compliqué parce que t’as toujours su quelque part qu’elle avait vécu ou qu’elle vivait encore quelque chose de compliqué. Tu veux bien le croire mais pour autant, tu sais pas vraiment ce qu’elle attends de ta part comme réponse. «- Myra… » Mais elle ne te laisses pas parler et puis de toute façon, tu ne sais même plus vraiment ce que tu ressens. Ou ce que tu devrais ressentir.

Tu devrais être fâché ? Ou rassuré ? Tu devrais partir ? Ou simplement resté ? T’as pas envie de prendre le petit déjeuné avec son ex. Pas envie d’avoir à te montrer sympathique avec une personne qui s’impose dans sa vie. «-Juste. Je t’ai ignoré parce que justement, je ne voulais pas que tu tombes sur Andrew et que tu te trompe sur ce qu’il peut y avoir entre nous. Il n’y a rien.» Tu lèves un sourcil. C’est tellement étrange comme façon de procéder que tu ne sais même pas comment réagir face à ça. Tu hoches simplement la tête sans trop savoir quoi lui dire. Tu te sens forcément un peu con. Un peu stupide de ne pas pouvoir la rassurer ou même qu’elle n’ait pas assez confiance en toi pour te dire les choses simplement. T’arrives même pas à savoir vraiment ce qu’elle attends de tout ça. De vous deux. «- Myra… Je t’ai dis que c’était pas grave. Pour de vrai. Après c’est clair que je préférerais que tu m’ignore pas. » Tu avoue, encore en pleine réfléxion, tes yeux plongés dans ceux de l’homme qui vous observe, tu vois même plus vraiment Myra. «-Ecoute je.. on peut aller prendre un petit déjeuner ensemble ? Juste le temps que j’enfile des chaussures et une veste. Mais s’il te plait. Ne pars pas comme ça.» Tu hoches la tête sans vraiment réaliser ce qu’elle te dit et tu te tourne enfin vers elle. T’as vraiment pas entendu ce qu’elle disait. «- Excuses-moi , tu disais ? » tu jette un oeil à ta montre et t’es déjà en retard pour ton boulot. «- Écoutes, si je veux pouvoir fumer il faut que je repasse en vitesse chez moi et ensuite que je fonce au boulot. Je… on… Ce soir si tu veux ? Je peux t’emmener dîner ? Je dois vraiment filer, j’étais seulement venu te voir et te déposer un petit dej comme une bonne petite épouse. » Tu te penches vers elle pour lui embrasser le coin des lèvres et ta main se perd un peu sur son visage. Elle est toujours aussi belle. «- On se voit ce soir ? Tu… pourrais peut-être passé la soirée avec moi, si tu en as assez de lui. Je file… Envoie moi un sms pour me dire. »



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