Bad at love ; Ati

Maddie Flores
Maddie Floresvictime de cupidon
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Bad at love ; Ati  EmptyMar 15 Oct - 22:45

Bad at Love.


Maddie

T’es comme perchée, perchée à mille lieues au dessus du sol quand ton rire s’échappe entre tes lèvres. Tu ne sais même plus trop comment vous êtes arrivés là, au milieu de la foule, au milieu des gens mais tu ne t’es pas sentie aussi heureuse, aussi légère depuis longtemps. Tu as l’impression que tout est parti, tous tes soucis, toutes tes prises de têtes et qu’il ne reste plus que les bonnes choses, là tout de suite maintenant. Et tu laisses échapper un nouveau rire sans trop savoir pourquoi tu rigoles comme ça. T’es juste joyeuse, ou peut-être bien que c’est l’alcool qui se diffuse un peu dans tes veines, ou simplement parce que tu ne fais que ça depuis que vous avez mit les pieds à Vegas. Tu n’as pas arrêté de rire, pas arrêté de laisser la joie t’emporter à n’importe quel moment et ça te fait du bien, réellement du bien quand tu croises le grand sourire d’Adi et un clin d’oeil amusé de Myra. Et même si tu ne veux pas y penser, tu sais qu’il y a quand même quelque chose qui manque à tout ça, tu le sens dans toutes les parcelles de ton corps, malgré tous ces sourires que tu affiches avec naturel. Il y a quand même un vide étrange à l’intérieur de toi, comme un manque. Et tu sais, que ce manque porte un nom, même si tu ne veux pas le dire à haute voix. Et tu le ressent un peu, quand tu vois les regard qu’Adi lance à Myra et qu’elle ne remarque même pas. Et pourtant, tu vois que tous les deux, ils sont fait pour s’aimer, tu le vois, comme leur corps parfois s’adapte à celui de l’autre sans même se rendre compte, qu’ils anticipent leurs gestes avant même de les faire. Qu’ils sont là, presque à ne faire qu’un, et qu’il leur suffit d’un regard pour se comprendre et exploser de rire avant même avoir eut le temps de parler. Et toi, ça te donne ce sentiment un peu désagréable de nostalgie, ce sentiment étrange, que c’était un peu toi et Ati tout ça , mais que tu t’es peut-être simplement trompée à propos de tout ça. qu’il n’y a pas de vous, qu’il n’y aura peut-être jamais de vous.

Depuis que vous êtes là, tu n’as rien payé d’autre qu’une chambre d'hôtel et vos restaurants, les autres choses, des bars à tes jeux au casino t’on été offert par un mec qui passait par là, qui voulait faire son malin ou qui voulait t’impressionner avec ses sous qu’il pouvait se permettre de dépenser sans compter. Ils sont plusieurs à avoir essayé, de t’offrir un verre, de jouer les beaux parleur, tous avec des propositions indécentes et parfois même au dessus de tout ce que tu pourrais sans doute t’offrir un jour. Un tour en hélicoptère pour visiter la Death Valley, te donner des fortunes à parier sur un nombre et une couleur, des cocktail à ne plus savoir quoi en faire. En échange de quoi  ? Quelques heures, quelques nuits, ou même pas un lit. L’un d’eux t’as même proposé de l'épouser après t’avoir dit qu’il allait bientôt se marier mais qu’il était prêt à lâcher sa fiancée pour tes yeux. Ça t’as fait rire sur le coup et après t’as pensé à cette fille qu’il ne méritait sans doute pas.

Assise au bar, tu regardes du coin de l’oeil Myra et Adi qui dansent tous les deux, et ça te fait sourire, de les voir si bien assortie alors qu’elle ne veut même pas l’admettre. Et ça te fait rire, de les voir comme ça, et tu te demande, si quand les autres vous regardait ils pensaient la même chose d’Ati et toi. si vous aviez l’air d’être si fait pour être ensemble, si vous sembliez aussi complice dans vos yeux, si on pouvait lire d’un simple regard qu’il n’y avait pas n’importe quoi entre vous rien qu’en vous regardant quelque secondes. Si il y avait cette étincelle dans ton regard, la même que celle des yeux de Myra quand Adi lui murmure quelque chose à l’oreille et qu’elle rigole. S’il y avait cette même évidence. Pourtant, tu doutes de l’évidence, ou bien du moment; et peut-être que finalement, la vie s’en fou bien des évidence. Parce que le monde n’est pas rose, et que si ça sonnait un peu trop comme une certitude pour toi, c’était peut-être pas le cas pour lui.
Et tu te demandes à qui la faute, à toi ou à lui, ou peut-être simplement à personne et juste à la vie qui ne vous a pas mit sur la même route au bon moment. Et peut-être que sans Maxine ça serait différent, et peut-être qu’il y a dix ans ça aurait été différent et peut-être que si tu l’avais rencontré plus tôt, plus tard, quelques heures avant ou demain, ça aurait pu tout changer entre vous. Juste une soucis de timing, c’est ce que tu ne peux pas t’empêcher de te dire pour essayer de l’oublier. Essayer de passer à autre chose.

Tu sais, que tu pourrais en attraper un au hasard, et te laisser aller à cette douce ivresse, à cette douce folie. Que tu pourrais te laisser aller dans des draps trop froids, des lits trop grands, et peut-être que ça te changerait les idées mais ce n’est pas vraiment ce dont tu as envie car tu passes ton temps à tous les comparer à Ati, à tous les trouver pas assez pas rapport à lui. C’est peut-être idiot, d’espérer, d’attendre un truc de lui. T’espèrais encore qu’il te demanderai de ne pas aller à Las Vegas, qu’il te demanderai de rester avec lui le week-end, ou qu’il t’empêcherai de prendre cet appartement. T’espérais encore, un peu trop plongée dans tes idées de contes de fées, qu’il pourrait te demander que ça ne se finisse pas comme ça. Mes malheureusement, c’est comme ça que ça fini. Ça te laisse un goût un peu amer, un goût un peu étrange dans la gorge. C’est ponctué de regrets et aussi de tristesse un peu. Tu aurais aimé pouvoir lui dire que oui, vous pouviez être amis, restés amis. Tu n’as pas envie d’être l’amie d’Ati. Parce que quelque part ça te fait trop mal de devoir te cantonner à ce rôle là, le rôle de l’amie, de la bonne copine et encore plus quand tu le vois se faire draguer par tes propres copines. Et c’est trop dur, d’essayer de ne pas être jalouse, et de ne pas les détester quand elles rigolent toute à ses blagues un peu idiotes. Non. Etre amis, c’est presque pire que d’essayer de l’oublier totalement et de le sortir de ta tête.

---

Myra.

Tu arrêtes pas de regarder Maddie depuis que vous êtes arrivés à Las Vegas et ça te fait sourire, de la voir se faire draguer par tous ces mecs alors qu’elle les ignore totalement, alors qu’elle n’a rien demandé. Tu ne l’a pas vu, sortir une seule fois des sous de ses poches depuis que vous êtes rentré dans ce bar. Tu ne l’as pas vu sortir une seule fois un billet non plus pour jouer au casino depuis que vous êtes arrivés. Ils sont tous là, autour d’elle, à savoir qui sera le premier à avoir ses faveurs. Tu les comprends un peu, Il faudrait être un menteur ou être aveugle pour dire que Maddie n’est pas jolie, qu’elle n’est pas la fille que l’on pourrait rêvé d’avoir. Avec ses yeux bleus et son sourire qui vous empêche de la détester. Et même si elle rit, qu’elle rigole à vos blagues idiotes ou celles des mecs qui veulent absolument la ramener dans leur lit, tu vois bien qu’elle a encore le coeur trop accroché à lui. Tu le connais bien ce regard, celui de la mélancolie qui miroite dans ses iris. Il lui manque, malgré tous les efforts pour s’amuser et ne rien laisser paraître. Tu vois son regard se troubler un peu quand vos corps se frôle de trop prêt avec Adi. Tu vois bien, qu’elle les écoute distraitement, et que la seule chose qu’elle voit quand elle les regarde c’est qu’ils ne sont pas assez comme lui, et qu’il ne le seront sans doute jamais non plus.

Elle te fait un immense sourire quand vos yeux se croisent et tu vois la main de se mec posé sur sa joue et son rire quand tu lui fais un clin d’oeil en sortant ton portable pour afficher la scène sur les réseaux. Tu devrais probablement pas faire ça, c’est un peu cruelle, et t’es sans doute une mauvaise amie de faire ça. Mais tu sais, que c’est le seul moyen de le réveiller un peu, le seul moyen de le bouger un peu. Et tu voudrais bien, qu’Ati se rende compte qu’il ne peut pas la laisser filer comme ça, que s’il est pas prêt lui, il y en a pleins qui le sont. Qu’ils sont pleins à juste attendre que Maddie se décide sur celui qu’elle préfère, et qu’il a encore la chance d’être celui qu’elle préfère. Tu sais qu’il va finir par arriver, parce que tu le connais trop bien pour te tromper quand tu la prend en photo là, à parler avec un mec d’un peu trop prêt qui réajuste une mèche derrière son oreille.

Tu fais exprès, d’indiquer le nom du bar, de mettre en évidence chaque changement de lieux, chaque changement de plan. Tu sais qu’il regarde, toutes tes story, même s’il pense pouvoir faire ça discrètement. Enfin, elle se lève en titubant et elle vient en rigolant vers toi. «-Quatre ! c’est la quatrième ce soir!» elle te dit en essayant de s’accrocher maladroitement à ton épaule en la loupant de quelques centimètre avant de rire. Elle a mit des talons bien trop hauts et elle risque de se broyer une cheville mais pour le moment elle se contente de rire en faisant coucou à ton téléphone qui vous fime toute les deux. «-Wouah ! Quatre demandes en mariage ? Tu lui a dit quoi?» Elle sourit en agitant sa main devant la caméra. «-Que je dirai oui s’il me ramenait la plus grosse bague de Vegas alors il est parti en courant me l’acheter.» Et vous vous mettez à exploser de rire. Elle pose nonchalamment sa tête sur ton épaule, elle commence à être totalement ivre et toi aussi. «-Myra t’es trop sexy. Viens, on se marie toutes les deux.» Elle te dit en mettant son nez dans les mèches de tes cheveux avant qu’un mec arrive pour lui offrir un autre verre qu’elle accepte en rigolant.

Tu te laisses tomber sur une banquette à côté d’Adi en attrapant son verre pour y boire une gorgée et tu regardes ta montre. «-Il y a combien de temps entre ici et Chicago ? Trois heures d’avion c’est ça ? Bah allez ! Il est là dans quatre heures.»  Tu dis en glissant le verre dans sa main avant de poser ta tête contre son épaule. «-Je vais gagner le pari !» Tu dis en rigolant en regardant Maddie boire une immense gorgée d’un cocktail coloré.


words; 1825
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astra; bb — i have galaxies hidden between my bones and i will love you until the stars burn out. ;; @unknow
Ati Diaz
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Bad at love ; Ati  EmptyMer 16 Oct - 0:46

Late night when you need my love
Girl you got me down, you got me stressed out
Cause ever since I left the city, you
Started wearing less and goin' out more
Glasses of champagne out on the dance floor
Hangin' with some girls I've never seen before


L’humeur brisée.
Les sens à peine aiguisé.
Une humeur de chien.

J’traîne depuis trop longtemps ma carcasse dans les rues de chicago, dans l’idée d’me mettre une cuite où j’sais pas. Faire quelque chose de ce weekend, un truc qui m’retirerais ces derniers jours de la tête. Parce qu’j’ai pas envie d’y penser et que ça me fait chier. Tu veux que je fasse quoi ? J’ai l’impression que je suis arrivé trop tard avec Maddie. Que depuis son ex, c’est différent. Comme si j’avais loupé l’coche. Et puis j’m’en doutais de toute façon, parce que j’vois bien qu’elle est plus comme avant avec moi. Et puis tu vois, j’me dis qu’on a peut-être pas eut l’bon alignement d’étoiles ou un truc dans l’genre et qu’elle doit penser la même chose. J’me dis qu’elle a peut-être assez perdu son temps avec cette histoire. Et puis ça m’a quand-même fait de la peine et puis ça m’a quand-même un peu blessé qu’elle m’dise qu’elle voulait pas être mon amie. Qu’elle voulait plus rien être pour moi. J’sais pas. J’ai quand-même essayer d’être là le plus possible pour elle. J’ai l’impression que c’est toujours moi le méchant d’l’histoire mais j’ai fais quoi, moi ? J’lui ai proposé qu’on sorte ensemble avant son ex. Elle m’a dit nan. J’lui ai proposé d’vivre chez moi, j’pensais que ça se ferait naturellement, tu vois ? Qu’on se mettrait ensemble tranquillement. Mais voilà, elle s’tire. Elle m’parle pendant des semaines de mon pote Adinasah. Genre ça fricote et elle s’attends à ce que je fasse un geste ou un pas vers elle. Et j’sais pas, peut-être que je suis pas clair dans mes signes ou quoi. C’est toujours moi qu’on traite de con, mais j’ai fais quoi, moi ?  J’sais pas, j’trouve quand-même que je suis un gars gentil. Que j’fais beaucoup de concessions et puis j'lui ai pardonné des trucs quand-même bien sale. Mais ça, on dirait que personne se rappelle de ça. Moi j’voulais qu’on prenne notre temps. Tu vois ce que je veux dire ou pas ? Genre qu’elle s’installe tranquillement, qu’on habitue Mia tranquillement et puis après qu’on officialise ça, tu vois ? Pas besoin de se presser, on vit ensemble, on couche ensemble, on dort ensemble, on mange ensemble, je veux dire, c’est pas comme si j’étais avec une meuf différente tous les soirs, putain de merde. Et elle, elle est là, à m’envoyer des messages et me dire qu’elle voit Adi de plus en plus souvent et qu’elle va habiter chez lui et tout. Qu’est-ce que tu veux que je lui dise ? En plus, Adi c’est un bon gars, au fond.

Même si il a des gros seins, c’est un bon gars. Alors je vais pas lui dire de pas faire ça. Je lui ai toujours promis que si elle tombait sur un gars correcte, je l'empêcherait pas de partir. Alors je l’ai pas empêcher, quoi. Je l’ai laisser faire et je lui ai dis que c’était bien pour elle.  Je veux dire, si ça va à Myra, je suis qui pour les empêcher ? Et puis Maddie peut-être qu’elle est plus vraiment amoureuse d’moi. Elle m’a pas dit qu’elle m’aimait depuis un moment. Jamais sobre en plus. Peut-être que c’est un crush qui est passé. Et voilà, je peux pas non plus l’empêcher de faire ce qu’elle veut. Tu sais, dans la vie, on est pas forcé de tomber sur les bonnes personnes. J’crois que j’ai arrêter de croire à l’amour de toute une vie. J’sais pas. Dans un sens, cette bague c’était un peu une dernière chance que je m’étais laissé, mais ça a foiré. Et qu’est-ce qu’on fait quand y’a tout l’univers qui te crache à la gueule que c’est pas pour nous, ça ? Que Maddie et Ati, ça arrivera jamais vraiment.  

Les rues ont pas l’air d’être assez grandes et j’ai plus le coeur, finalement, à aller faire la fête. Peut-être que ça a fini par me passer cette relation aux substances abrutissantes pour oublier les peines de coeurs. Ou peut-être que c’est trop déprimant quand c’est sans Myra et mes autres potes. J’sais pas. peut-être que j’ai pas trop le courage pour la gueule de bois demain. Et puis peut-être que j’finirais par boire seul chez moi. J’sais pas trop. J’ai juste envie de faire demi tour, là.

- - -

Je m’enfonce un peu plus dans mon oreiller, une expression sérieuse sur la tronche. Pas que je sois pas souvent sérieux, c’est juste qu'il m’faut un minimum de concentration, parce que trouver des mots ça a jamais été mon fort. Surtout, les mots que j’envoie par sms, et particulièrement quand la destinataire s’appelle Madison et qu’elle rime véritablement, maintenant, avec l’expression coeur brisé. Enfin, pas littéralement. M’enfin. Ça veut juste dire qu’elle a le pouvoir de me faire faire ressentir des émotions qui passent du désespoir à l’espoir en passant par l’agacement et la tristesse, puis l’hébétement. Le problème avec les personnes comme elle c’est qu’elles sont incapables de réaliser ça. J’ai l’impression qu’elle s’rends pas compte de c’que ça me fait de voir ses story sur les réseaux, qu’elle pense pas que ça m’fait d’la peine, elle se dit sans doute que je m’en tape, j’sais pas. Mais ça me fait chier, tu vois. Quand j’entends sa voix abrutie par l’alcool rire et dire à Myra qu’elle est sexy ou j’sais pas. Tu sais, j’crois qu’elle réalise pas l’effet qu’elle fait sur mes humeurs. Elle se rends pas trop compte qu’elle m’a au creux de la main parce que j’crois que si elle réalisait, elle serait là, avec moi. Et puis j’voudrais envoyer un message mais j’sais pas quoi dire. J’sais pas quoi lui raconter. J’voudrais juste lui dire que je l’aime mais tu vois, j’crois que c’est déjà trop tard, pour ça en tout cas. Et j’ai loupé l’coche alors j’suis là, allonger sur le canapé mais ça m’démange de prendre le premier avion pour la rejoindre et lui hurler dessus. Juste l’engueuler , tu vois. Lui dire que c’est de la torture et que ça s’fait pas d’me brisé le coeur comme ça parce que j’ai rien demandé moi. C’est elle qui a insister pour qu’on s’aime, c’est elle qui a commencé ce truc-là. Qui a débarqué ivre à deux heures du mat un soir pour m’dire qu’elle était amoureuse d’moi et qu’elle voulait qu’on soit ensemble et pas qu’on continue cette relation stupide de plan cul à la con.

J’aurais dû rester en dehors de sa vie dès l’début aussi. C’est là que j’ai merdé grave. J’suis revenu à chaque fois alors qu’il fallait pas. Et qu’au fond de moi je sais qu’on finirait comme ça. Tu sais, perdu entre la jalousie et les mots qui font mal. Alors je me mets à tapoter des petits points, j’espère trouver quelque chose à dire. Ma main quitte ce foutu écran et je me frotte le visage. Mon palpitant tiendra pas le coup à force de cogner si fort contre ma cage thoracique. J’me dis qu'après tout, je devrais aller lui hurler dessus. Y’a pas d’raisons que tout le monde s’amuse et que moi j’sois là, comme un con à me demander combien d’heures avant qu’elle fasse une nouvelle story pour annoncer qu’elle s’est mariée avec un putain d’inconnu qui saura pas prendre soin d’elle. Parce que ouais, j’en suis encore là moi. J’sais que je pourrais pas toléré qu’on lui fasse du mal. Alors t’sais, j’réfléchis pas comme d’habitude et puis je saute à pieds joints dans le piège débile qu’on me tends et je file pour aller chercher un costard et tout. J’me dis que si j’arrive habillé comme un clochard, on m’laissera pas rentré et moi j’ai des choses à dire. J’vais hurler et lui dire que c’est dégueulasse d’me brisé le coeur. Et puis après je vais lui dire qu’elle a intérêt à m’aimer encore parce que moi j’ai pas encore perdu espoir et que j’veux pas qu’elle soit avec quelqu’un d’autre. Nan, j’vais pas dire ça. C’est stupide de dire ça. Mais j’vais lui dire qu’elle m’brise le coeur, et qu’elle devrait avoir honte d’faire ça. Et puis je m’en fou après tout. Peut-être que je vais lui dire ça. Il faut qu’elle sache, au bout d’un moment.

- - -

Avant même d’avoir eut le temps de reconsidérer mes choix débiles, j’me suis retrouver en première classe dans un avion merdique qui partait pour Vegas, j’ai même pas pris vraiment de retours. J’ai pas trop réalisé ce que je faisais. J’ai un putain de costard sur le dos, et j’aime pas ça. Les chemises, ça gratte et puis c’est trop serré pour mes épaules. J’aime pas. ça m’emmerde. Il y a parfois des minutes qui durent des heures. D’autres fois encore des secondes qui s’étirent. Parfois trop furtives, puis une autre fois ça devient presque éternel comme un souvenir qui reste gravé là. Des fois t'as des regards comme ça, des attitudes qui font presque se figer le temps et l'univers. Tu vois c’est comme une collision d'impossibilités qui deviennent des océans de possible. Et ça me fait déglutir percé que tout ça dans mon crâne ça explose un peu plus ça me donne envie de demander à l’univers s’il est certain et qu’il va pas l'enlever à moi parce que ça. Vraiment je pourrais pas. Et tu vois, j’aurais vraiment dû y penser avant. Avant d’arriver là, dans cet aéroport super grand. Dans cette ville que j’connais pas. Et puis c’est seulement quand on atterrit et que je me retrouve au milieu de ce grand rien, plein de monde, plein de gens chauds comme la braise d’aller se miner la gueule et perdre toutes leurs économies que je me rends compte que j’suis pas inviter à leurs p’tite sauterie. Et que c’est sans doute peut-être moi que Maddie fuit, si loin. Et peut-être même que c’est moi que les autres fuient aussi. Alors je me rends compte que je sais pas ce que je fous là, à part avoir un trou dans l’coeur, tu vois ? J’sais pas. J’devrais pas aller voir Maddie maintenant. Mais maintenant que je suis là, je vais pas rester là. Au milieu de ce hall et du bruit. Autant profité de la ville. y’a plus de vol avant demain matin de toute façon. Et puis tu vois, j’ai l’impression que cette foutue bague brûle dans ma poche, qu’elle est brûlante parce que je la sens si fort.  J’me sens vraiment super bête. Vraiment. Et si ça se trouve, elle est déjà en train de se marier avec un autre que moi. Alors pourquoi j’ai ramené cette foutue bague ? J’sais pas. C’est vraiment con.

J’ai besoin d’un verre pour faire passer la connerie alors j’prends un uber et je me dis que je vais peut-être aller boire un coup dans l’centre, pas loin de son bar, et je me dis que peut-être qu’on se croisera par hasard et je ferais semblant que j’avais pas prévu qu’elle serait à Vegas. Et je vais peut-être mentir effrontément et dire que j’ai oublié mon téléphone ou un truc dans le genre. J’sais pas. Je fais des plans débile et puis après je regrette. Si je la croise je vais avoir l’air d’un gros con, franchement. C’qui est sûr, c’est qu’il vaut mieux que je sois totalement torché si j’en viens à la croisé. Parce que la honte passe mieux quand on s’en souvient pas le lendemain. Alors j’me suis retrouver dans l’bar d’à côté du sien, j’ai commander deux mètres de shots que j’ai avaler tout seul. L’pire c’est que ça passe pas trop mal auprès des barmans parce qu’ils ont l’habitude d’voir des cas sociaux comme moi, seul et en errance , prêt à se cuité la gueule comme jamais. C’est Las Vegas, les mecs paumés comme moi, ça court les rues. J’ai tout avaler et puis j’ai fini par ajouter une bouteille de gin. Que j’ai attaqué tout seul aussi. T’façon, c’est une nuit à Vegas, autant faire des abus.

- - -

Ouais, sauf que voilà. Je me réveille dans la rue, une heure et demi plus tard, j’ai un petit trou noir. J’ai pas trop suivi ce qu’il s’était passé. J’ai encore mon portable, mon porte feuille plein et la bague. Alors s’pas grave. Et puis j’rentre dans le premier bar que je croise. J’ai pas fini de boire, même si j’ai déjà un peu la nausée. J’ai une bonne descente. Je me dirige vers le bar. J’ai déjà oublié où j’étais. et j'aperçois la robe à paillette de Myra, et Adi qui m’a vu aussi. Et qui me fait coucou avec un air amusé.  Il mets un coup de coude à Myra et elle se tourne et puis elle explose de rire et moi je porte mes mains à mon visage. Putain j’avais oublié que j’devais pas aller dans ce bar, merde. Merde. Merde. Bah tant pis. Maintenant que je suis là, j’vais aller demander Maddie en mariage. Alors je tourne la tête et je calcule pas vraiment Myra et Adi qui se roulent des pelles comme deux adolescents. Je cherche Maddie qui est assise sur une banquette avec un gars qui a la main sur sa cuisse. Et elle rigole comme un idiote. Qu’est-ce qu’il y a de si drôle pour rire comme ça ? Franchement ? En quoi c’est drôle ? Y’a rien de drôle. Et puis ce mec est moche et il a  l’air con. Pourquoi il touche ma meuf ? Il est qui pour toucher ma meuf ?  Il a cru que c’était la fête, je vais lui exploser la gueule. J’vais le défoncé. Alors je titube, j’ai encore la bouteille de gin à la mains, ouah, je l’ai défoncé. J’ai bu combien en fait ? Ouah.  Vaut mieux pas y penser. J’avance doucement, elle m’a toujours pas vu. Et je me poste comme un abruti devant la table. Je pose ma main sur l’épaule du gars pour le soulever et le pousser. « -Dégage tes mains d’ma… M.. Dégage tes mains d’ma meuf toi ! » Ouais c’est sorti très incertain. Mais il faut dire que j’peine un peu à parler de toute façon. Je suis complétement mort. C’est peut-être le moment de lui sortir tout ce que je pense t’façon c’est ça où j’vomis. Et puis l’gars me repousse en me disant : « - Hey , écoute mec, je suis en train de parler à la demoiselle et t’es bien ivre. Tu veux pas aller te calmer dehors ? » Ouais bon, lui aussi il me casse les couilles , alors je lui mets une droite sans réfléchir et je le pousse hors de la banquette pour aller m’asseoir à côté de Maddie avec un sourire un peu hébété au visage.

J’sais pas trop ce que je fais. C’est peut-être un truc que je regretterais demain. Mais au pire, demain c’est un autre jour. Et moi, j’aime Maddie, plus que tout. Et plus que n’importe qui. Alors on s’en fout, nan ? J’arriverais peut-être à la convaincre. J’sais pas.  «- S...Salut Mad... die. J’suis venu, tu me manquais. » J’avoue en rigolant et je me laisse glisser hors de la banquette pour mettre un genoux incertain à terre. J’avoue, je tombe en arrière une ou deux fois et c’est super ridicule mais je sors la bague de ma poche et je bafouille : «- Hey, Maddie. Viens on s’marie toi et moi. Jt’aime tu vois. On devrait faire ça. » Et sur le moment je me rends pas vraiment compte des conséquences. Je m’en tape. On est fait pour être ensemble, j’en suis certain.

Maddie Flores
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Bad at love ; Ati  EmptyMer 16 Oct - 13:57

Bad at Love.


Myra.

T’es là, perdue dans le bras d’Adi à laisser son souffle doucement s’insinuer le long de ta gorge dans un délicieux frisson. Tu es bien là, et peut-être que ça veut dire que c’est le moment quelque part, et que tu ne devrais plus te comporter comme une idiote et prendre une leçon de tout ce qui se passe pour Maddie et Ati en ce moment. Peut-être que ça devrait te faire réagir, peut-être que c’est le moment de te dire qu’il n’est pas trop tard, et qu’après tu auras des regrets s’il fini par se lasser de ce rythme si lent que tu lui imposes.
Et pourtant, t’es comme pétrifiée par cette peur idiote qu’il pourrait disparaitre si vite, qu’il pourrait s’en aller sans raison du jour au lendemain, ou bien jouer trop facilement avec ton coeur quand il l’aura. Et quelque part, même si tu essayes de convaincre Ati qu’il n’a rien a perdre avec Maddie car c’est réciproque tu le comprends. Tu ressent exactement la même chose face à lui, face à ça… A cet amour un peu trop fort, face à toutes ces choses qui se bousculent dans ton corps quand il te regarde comme ça et tu espères juste que ton coeur ne tambourine pas trop fort pour qu’il ne puisse le surprendre. Alors oui, oui tu comprends Ati et ses peurs idiotes, car tu as les mêmes en toi, et c’est peut-être pour ça que tu veux absolument le pousser à être avec Maddie. Parce que ça te rassuerais toi, qu’il ose prendre cette voie avant toi. Ça te ferai sans doute moins peur, s’il osait, le faire avant toi.

Mais même si tu es là, avec Adi, tu ne peux pas t’empêcher de surveiller Maddie du coin de l’oeil car tu ne veux rien qu’il lui arrive, tu sais qu’il t’en voudrais trop, même si, pour le moment il fait la gueule. Tu sais qu’il finira bien par débarquer, ici ou plus tard, a Vegas ou à Chicago. Tu sais, que ce n’est qu’un question de temps, et peut-être qu’il viendra simplement vous insulter et vous dire que vous êtes des amis de merde, et que toi, sa meilleure amie, tu n’as pas le droit de lui faire ça. Et pourtant, t’es presque certaine, qu’un jour il te remerciera de ce que tu es entrain de faire. Alors en attendant qu’il arrive, toi, tu jettes toujours du coin de l’oeil un regard à Maddie, même si tu as bien comprit que malgré tous ceux qui viennent lui faire des avances, elle ne trouve pas son compte. Et ils pourront sans doute être cent ou mille autour d’elle, elle pensera encore à Ati. Parce qu’eux deux, ça sonne comme une évidence, comme une certitude, et ils le savent tous les deux, même s’ils essayent de se convaincre que ce n’est pas le bon moment, que ce n’est pas là, que ce n’est pas pour cette vie ou tu ne sais pas trop quoi. Mais toi tu sais, que c’est pour celle là, pour ce moment, que c’est le moment pour eux. Tu voudrais voir Ati heureux, réellement heureux, ça te ferai plaisir, ça te ferai du bien. De le voir bien, avec une fille bien, qui prendrai soin de son coeur, et soin de le faire sourire et de le rendre heureux contrairement à son exe. C’est ça aussi, c’est peut-être pour ça que tu es persuadée que Maddie serai la fille qu’il faut à Ati, car elle est tout ce que ça soeur n’as jamais été avec lui. Tu sais, que Maxine serait déjà là, à être partie avec le premier venu, à courir après un garçon, puis un autre. Et peut-être même, qu’elle aurait déjà une bague au doigt, qu’elle aurait enfilé devant lui sans qu’il ne dise rien. Pour l’avoir déjà vu, tu sais qu’elle aurait pu le faire, pour l’avoir déjà vu et avoir déjà dis quelque chose.

C’était l’époque où vous vous êtes enfoncés tous les deux dans cette idée idiote de rester dans vos relations parasite par peur de ne rien mériter d’autre que ça.
Tu regardes Maddie, un nouveau verre à la main, tu ne sais pas combien elle en a bu depuis que vous êtes arrivés là, elle doit commencer à être bien ivre, d’ailleurs, elle titube dangereusement, perchée sur des talons qui doivent faire la taille de sa jambe. Pourtant, elle atteint la banquette avec un gars qui la tient par le bras sans trop de difficultés. Elle rigole à tout ce qu’elle dit, mais ça doit être plus l’ivresse que l’humour de ce mec en costard qui la fait rire comme ça car elle rit à tout depuis le début de la soirée. A la couleur du plafond en passant par tes embrassades avec Adi en se cachant les yeux comme une gamine en riant. Elle a un côté attendrissant et tu comprends pourquoi Ati et même Adi se sentent obligés de prendre soin d’elle quand elle parait si douce à boire son verre multicolore avec sa paille. Elle ressemble a une sorte de poupée, un peu perdue, ses yeux immenses qui regardent partout d’un air un peu perdue. Elle te voit, et elle agite sa main en souriant comme une gamine et tu ne peux pas t’empêcher de rire quand elle loupe sa bouche et enfonce la paille dans son nez.

C’est le coup de coude d’Adi entre tes côtes qui te fait lever la tête sur un visage que tu connais bien et tu ne peux pas t’empêcher d’exploser de rire quand tes yeux tombe sur la carrure d’Ati. Il est planqué là, dans un costume qui semble ne même pas être à sa taille et le regard totalement perdu ou simplement désespéré comme s’il ne vous attendait pas là. Puis quand tu le vois faire trois pas, tu réalise à quel point il est ivre. Il titube dangereusement, une bouteille au trois quart vide à la main et tu te demande s’il a bu tout ça tout seul. Mais avec qui il aurait bien pu partager cette bouteille de gin si ce n’est lui même? Tu te mords la lèvre pour ne pas rire à la vu du spectacle qu’il vous offre, titubant, costume trop petit et bouteille dans la main. On dirai un mec, qui aurait pu camper là depuis des semaines après avoir perdu toute sa tune à Vegas et le seul Truc qui lui reste c’est ce costume et cette bouteille achetée avec ses derniers billets. Ça te fais sourire quand tu vois qu’il a repéré Maddie assise là, sur une banquette avec toujours le même mec. Tu souris, et te perds sur les lèvres d’Adi en laissant échapper un petit rire pour les laisser à leurs histoires. «-Qui va avoir un joli tatouage tout neuf en rentrant ? » tu demandes avant de laisser tes lèvres de nouveau saisir les siennes.



Maddie.

Tu sais pas comment il s’appelle, tu ne sais même plus s’il te l’a dit. Peut-être que oui, peut-être que non tu n’es pas trop sure de ça. Pourtant ça fait un moment qu’il est avec toi, ou peut-être que c’était un autre tout à l’heure tu ne sais plus trop. Il faut dire que ça tourne dangereusement dans ta tête depuis quelques temps. Peut-être le verre de trop, non lui, tu l’as dépassé depuis longtemps. De la drogue ? Tu ne sais pas trop, mais tu as comme l’impression que cette banquette rêche, que ce tissus abimé est le truc le plus doux sur ta peau depuis longtemps, que c’est aussi l’endroit le plus confortable du monde. Il doit s’appeler Mike, ou peut-être Michael, ou Steve ? Tu ne sais plus trop, mais il à l’air d’être content d’être là car il raconte un tas de truc depuis tout à l’heure même si tu ne comprends rien de ce qu’il peut bien te raconter. Ça tourne trop, ça tangue trop et ta tête est trop lourde pour parvenir à comprendre tout ce qu’il te raconte. Il essaye de te faire comprendre qu’il a beaucoup de fric, enfin tu crois. Tu plisses les yeux doucement pour essayer de le voir un peu plus nettement, car pour le moment, Steve, est flou. Il te parle de son père, et tu as du mal à comprendre ce que vient faire son père dans la conversation dont le but pour lui est d’aboutir à du sexe. Tu dois avoir l’air totalement ivre car il rigole en te regardant et il pose sa main sur ta cuisse en te disant que tu devrais peut-être aller te reposer et qu’il veut bien te ramener à ta chambre d’hôtel pour t’aider. Tu t’apprête à lui dire non, que tu veux rester avec tes amis, que t’es bien là, sur la banquette la plus douce du monde, même si elle sent la vodka et le vieux sexe. Mais tu n’as pas le temps de parler car c’est une voix que tu reconnaitrais entre toute qui parle à ta place. « -Dégage tes mains d’ma… M.. Dégage tes mains d’ma meuf toi ! » il dit en posant sa main sur l’épaule de Mike peut-être. Ati. Ati ?! Tu clignes des yeux une fois , deux fois et tu restes là, un peu idiote avec ta bouche grande ouverte. Tu sais pas trop ce qu’il fait là, en fait, tu n’es même pas sure que ce soit réel, et peut-être que t’es simplement trop ivre sur la banquette en train de t’endormir et d’imaginer qu’il est là, qu’il a pu venir juste pour toi. Pourtant, tu sens encore la main de Michael sur ta cuisse et tu as comme un sentiment de dégout d’un coup et tu la prendre entre tes doigts pour la reposer délicatement sur la banquette à coté de toi. Tu cherches Myra et Adi du regard, mais ils sont plus loin, en train de se monter à moitié dessus, les mains de Myra perdu tu ne sais pas où mais pas sur le tissu en tout cas. Celle d’Adi non plus remarque. Tu détournes le regard, tu as l’impression que tout va au ralentis. Pourquoi il est là ? Qu’est ce qu’il fait là ? Tu clignes de nouveau des yeux, comme le sentiment que tout avance trop au ralentis et en même temps super vite là d’un coup. « - Hey , écoute mec, je suis en train de parler à la demoiselle et t’es bien ivre. Tu veux pas aller te calmer dehors ? »

Ça se passe très vite, il ne faut pas beaucoup de temps à Ati avant d’abattre son poing sur le visage du mec aux trois prénoms et toi, un peu idiote tu te décales sur la banquette quand il s’installe à tes côtés. Et tu réalises qu’il a dit que tu étais sa meuf. Et ça te fait sourire quelque part. Tu as un immense sourire qui s’affiche sur tes lèvres, même si le mec est inconscient et qu’il se retrouve vite à rouler d’un côté de la banquette. Mais quand tes yeux tombent dans ceux d’Ati, il est déjà oublié, il est déjà tellement loin que tu as même oublié ce qu’il te voulait. T’es là, plantée là, ton verre à la main, la paille dans la bouche, un peu ébêtée et incertaine d’avoir tout compris à ce qu’il vient de se dérouler devant tes yeux pourtant, tu lui fais un petit sourire. «- S...Salut Mad... die. J’suis venu, tu me manquais. » Il dit avant de rire et toi tu ouvres la bouche pour parler, mais tu ne sais pas quoi dire, les mots se mélangent un peu dans ta gorge et tu te contente de laisser échapper un petit rire, sans doute un peu niais. «-Tu… tu aurais.. pu..un sms.. tu sais. » et tu rigoles de nouveau en buvant une nouvelle gorgée de ton verre jusqu’à entendre le bruit significatif qu’il est vide.

Tu ne comprends pas trop ce qu’il se passe. Tu as eut des demandes en mariage ce soir, parce que Las Vegas est ce genre de ville bizarre où tu peux te marier devant le sosie d’Elvis ou avec un cupidon de deux cent kilos et certains trouvent ça drôle et à vrai dire, même toi, tu trouves ça drôle, pourtant, ça ne te viendrai pas à l’idée d’accepter une demande en mariage a Vegas. Pourtant, quand c’est lui, qui se met un genou à terre, avec grande difficulté tu ne peux t’empêcher d’avoir le souffle qui se coupe et le coeur qui s’emballe de manière trop brutale. Et tu ouvres les yeux. Tu clignes en regardant la bague qu’il sort d’un pli de sa veste et tu ouvre, ferme, et ouvre de nouveau la bouche sans être certaine de ce que tu t’apprête à lui dire. «- Hey, Maddie. Viens on s’marie toi et moi. Jt’aime tu vois. On devrait faire ça. »

T’es pas certaine de comprendre et tu le regarde bizarrement en penchant la tête un peu sur le côté comme si ça pouvait te permettre de mieux comprendre, comme une antenne télé comme réajuste pour mieux capter, pourtant tu vois la bague, là dans son écrin et tu te met à sortir des sons étrange de ta gorge. Mélange de « -hein ? » « -euh » « -gnaa? » qui se mélangent car ton cerveau déraille de trop d’informations. Ati est là. Ati est à Las Vegas. Bague à la main. En train de te demander de l’épouser. Et tu te retrouve là, sur une banquette sans doute imbibée d’alcool et de fluides corporels, a envisager sérieusement, une demande en mariage.

Tu cherches Adi du regard pour être sur qu’ils ne sont pas en train de te faire une sale blague mais non. Et tu fixe de nouveau Ati, chancelant légèrement sur le sol et tu sens ton coeur qui commence à s’impatienter dans ta poitrine là. Ton coeur qui hurle de foncer, car dans le fond, tu l’aimes, tu l’aimes plus que tout et c’est sans doute le seule sur cette fichue planète avec qui se marier sur un coup de tête ça te paraitrait presque normal. C’est peut-être depuis le premier jour où vous vous connaissez, que c’est marqué  quelque part en toi, que ce sera lui et aucun autre. Parce que ça sonne trop vrai quand vous vous regardez, même totalement ivre, même totalement perdus dans des vapeurs d’alcool. Tu hoches la tête un peu doucement. « -oui. D’accord oui. On va se…se marier ce soir. oui. oui. » tu dis, un peu sous le choc de la proposition, mais pour autant tu ne dis pas non. Parce que tu as bien compris qu’il fallait cessé d’être raisonnable quand il s’agit de vous deux. Et que ce soir, la tête trop embrumée ça te semble presque une bonne idée.
Tu glisses ta main dans la sienne avec un sourire tendre aux lèvres. « -Oui je..je.. veux m…me marier avec toi ce…ce soir, ici, tout de suite. Je t’aime aussi. » tu dis, même si tu n’es pas certaine que ta voix sonne aussi claire que ce que tu l’imagines dans ta tête. C’est presque sure que non d’ailleurs. Tu te laisses tomber de la banquette pour te retrouver toi aussi, chancelante, a moitié sur le sol. Tu poses tes lèvres sur les siennes, et elles ont un gout d’alcool, les tienne aussi sans doute. « -V.. viens on va l…le dire à Myra. » Tu dis en rigolant avant de l’embrasser une nouvelle fois avec un peu plus d’entrain.

Ça te parait presque normal, d’avoir dit oui, de faire ce projet fou et totalement irresponsable, de foncer tête baissée dans une envie de mariage. C’est étrange. Mais tu plonges en mettant en premier la tête. Tu lui attrapes la main, pour l'aider à se relever, mais même toi, tu as du mal à te lever, et avec son poids en plus vous parvenez juste à vous effondrer sur le sol crasseux de ce bar bizarre. Pourtant, au bout de quelques efforts tu es debout, ta main dans celle d'Ami a chercher Myra du regard que tu aperçois, occupée à sursurrer sans doute des cochonneries à Adi mais tu lui saute dessus comme une gamine. « -on v..va se marier !!!!!!!!! » tu hurles dans ses oreilles en agitant sous ses yeux la bague à ton doigt qu'elle accompagne d'un sourire et d'un rire.

words; 1825
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Ati Diaz
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Bad at love ; Ati  EmptyMer 16 Oct - 16:25

Late night when you need my love
Girl you got me down, you got me stressed out
Cause ever since I left the city, you
Started wearing less and goin' out more
Glasses of champagne out on the dance floor
Hangin' with some girls I've never seen before


C’est bizarre parce que j’ai vraiment jamais réfléchis à comment pourrait se terminer cette histoire. Moi, Maddie, les étoiles et tout ça. J’ai jamais vraiment réfléchis. J’ai même jamais réfléchis à mon mariage de manière générale. Tu sais; j’ai déjà perdu espoir trop d’fois et j’ai déjà espérer vainement trop d’fois aussi. Et c’est ce truc qui me fait dire qu’il faut pas trop réfléchir avec ça. De toute façon, moi, je suis pas trop doué pour réfléchir. J’ai toujours su que j’étais un grand con et puis j’me dis que j’ai d’autres qualités, ou un truc dans le genre. Enfin, je sais que c’est pas forcément vrai, tu vois, mais j’essaie de me rassurer comme je peux. Et puis y’a un truc que je sais bien faire, c’est être gentil. Je sais que ça, je sais bien être gentil. On m’a toujours dit que j’étais trop gentil et que ça finirait par m’attirer des emmerdes. Surtout maman en fait. Parce qu’elle a tendance à dire que ça sert à rien d’être gentil avec les gens qui nous veulent du mal, tu vois , les gens qui nous veulent du mal ma mère dit qu’il faut les chasser d’nos vies. Mais je sais pas du tout faire ça, moi. Quand j’aime quelqu’un, j’l’aime pour toujours. Et c’est plutôt récent pour moi d’arriver même à dire stop à ceux qui me font vraiment du mal. C’est un peu le plus gros soucis chez moi. Encore plus que celui d’être bête. Parce que tu vois, j’suis bête mais j’ai pas forcément besoin d’être particulièrement malin dans ma vie. J’suis boxeur, sportif et ça m’arrive encore d’faire quelques petites livraisons pour des gens que j’aime vraiment bien. Alors bon, c’est pas des boulots qui me demandent forcément trop d’intelligence, il faut avouer. Tout ça pour dire que ma mère tu vois, elle m’a toujours dit qu’il fallait pas donner au gens c’que eux sont pas capable de donner. Enfin je crois que c’était un truc comme ça. Et puis voilà. Avec toutes les histoires avec Maxine et puis avec la venue de ma fille et puis ma vie qui a changer si vite et de façon si radicale, j’ai pas du,tout eut l’occasion de vraiment penser à l’avenir. J’ai plus penser à celui de ma fille qu’au mien. J’imagine que c’est ça , être un adulte responsable. j’ai des revenus tous les mois, de l’argent de côté, j’ai un appartement qui a pas de trous dans les murs. Et j’ai même de la vaisselle dans mes placards. On croit que c’est rien et que c’est normal, mais moi j’ai vécu trois ans dans une caravane avec de l’eau froide, des trous et de la rouille, pas d’lit, juste un matelas au sol, et je peux te dire que je mangeais pas dans des assiettes. Pour le peu que je bouffais chez moi de toute façon. On se rends pas compte de l’évolution. De tous les efforts faits. Tout ça, ça s’est passé en un peu plus d’un an. Et ouais, forcément, j’ai pas eut le temps de réfléchir à l’avenir. Jusqu’ici, j’ai jamais vraiment eut l’impression d’en avoir un, d’avenir.

Et puis j’suis là, à Vegas. J’sais même pas vraiment ce que je fais là et je sais même pas si c’est pas trop tard pour moi. J’sais pas trop. Maddie me manque et puis j’ai vraiment envie de la voir, moi. Et c’est peut-être pour ça que je suis venu ici. Pour lui dire que j’suis en colère quand elle parle avec d’autres mecs et qu’elle devrait pas s’amuser avec mon coeur comme ça. Parce que moi je pourrais bien l’épouser là maintenant. Alors ça se fait pas, tu vois ? J’vais lui dire, moi. Ce que je pense de cette histoire de Vegas. Je vais lui dire moi, que j’en ai marre des Flores là, qui me brisent le coeur tout le temps alors que j’ai rien demander à personne. Tu vas voir tout ce que je vais lui dire. Si elle croit qu’elle va s’en sortir comme ça ! J’vais écouter ma mère pour une fois. Et je vais pas la laisser me faire de la peine comme Maxine. J’vais dire à Maddie qu’elle a intérêt de m’aimer encore parce que moi j’l’aime et que de toute façon, je la ferais chier jusqu’à la fin de sa vie pour qu’elle sorte avec moi. Et même quand j’aurais 80 ans et que j’aurais une canne et tout bah je viendrais l’embêter et lui dire qu’elle est la plus belle des p’tites vieilles. Ouais, non. Je vais pas lui dire ça. Parce qu’en fait j’devrais pas être là. Je suis où d’ailleurs ? Ah oui. Je suis à Vegas. Mais attends, c’est moi qui ai bu tout ça ? Ouah. Beaucoup d’alcool pour un seul mec. Attends, mais j’avais pas bu des shots avant ? On part sur une gueule de bois scandaleuse dans l’avion demain. Heureusement, je bosse pas Lundi. Je me dis que je peux bien m’amuser de temps en temps. Même si bon, c’est vrai que je m’amuserais sans doute plus avec mes potes. Ils sont où d’ailleurs ?

- - -

J’ai même pas eut vraiment le temps de réaliser ce que je faisais que déjà j’avais mis un coup de poing dans le nez du gars qui s’était approprié ma meuf, comme si j’existais pas. Enfin, il était pas au courant que j’existais mais, il aurait dû savoir. Et puis j’veux pas qu’on touche Maddie d’cette façon, parce que je l’aime et que j’veux être le seul à pouvoir mettre ma main sur sa cuisse comme ça. En plus , ce fils de pute était bien trop haut sur sa cuisse. Il voit pas que Maddie est ivre ? C’est quoi ce mec ? On pelote pas une fille qu’on vient de rencontrer et qu’est ivre. De toute façon, moi je compte pas le laisser faire. Alors quand il m’dit qu’il est en train de parler à la demoiselle, j’ai eut envie de lui casser la gueule. Maddie est super belle ce soir en plus. Avec sa petite robe super sexy et tout. Elle a des hauts talons et elle est super bien maquillé. Je comprends, j’avoue que des mecs veuillent la draguer. Sans doute que si je la connaissais pas, je serais venu essayer de négocier une nuit avec elle. Mais voilà. Je la connais et c’est ma copine. Pas celle de ce vieux type qui tombe K.O après une droite pas très assurée. Bon, ok, c’est vrai que je lui ai mit une gauche et que mes gauches sont assez violentes mais quand-même. J’suis super bourré. L’gars aurait pu avoir la décence de se relever et de se battre comme un homme. Il croit qu’il mérite Maddie ? Il pourrait même pas prendre soin d’elle et faire attention à elle. Maddie elle a besoin d’un gars fort pour la soutenir. Pas d’une petite lavette pleine de fric là. Maddie elle a besoin d’être protégé, qu’on prenne soin d’elle. Qu’on fasse attention à elle et qu’on la gâte aussi. Elle a besoin d’un gars qui s’énerve pas contre elle et qui va pas l’insulter ou lui lever la main dessus. Elle a besoin qu’on la berce et qu’on lui dise qu’elle est la plus belle du monde. Maddie a besoin d’un gars comme moi, j’crois. Un gars qui lui offrirait la Lune, si elle demande.

J’sais pas. C’est peut-être ça qui me décide à demander cette fille en mariage. Parce que tu vois, je sais que je suis bête et que je suis pas forcément le meilleur parti pour tous le monde. Je sais que pour Myra par exemple, je serais ingérable comme petit ami. et ce serait sans doute le cas pour pleins de filles. Mais pour Maddie , je suis bien. Avec moi, elle est bien. On est bien ensemble. Et c’est sans doute ça, le plus important. Sans doute à ça qu’il faut penser. Si moi je suis bien avec elle et qu’elle, elle est bien avec moi. Alors on devrait être ensemble. Et c’est tout. Je veux être celui qui fait attention à elle. Je veux pas qu’elle se retrouve encore avec un macaque qui va essayer de lui faire du mal. Je veux que Maddie soit heureuse. Et si je suis pas le mec parfait, je sais que moi, je ferais de mon mieu pour la rendre heureuse. Pour céder à ses caprices et lui faire plaisir de toutes les façons possible et imaginable. Et ça devient presque une certitude dès que j’ai poser le genoux au sol. Même en étant complètement ivre. Même avec cette tête qui tourne et cette nausée. Même dans ce foutu costard tout serré que je déteste. C’est peut-être pour ça que j’ai acheter cette foutu bague en premier lieu. Parce que je sais que y’a plus que ça. Que cette relation stupide de plan cul qui s’aiment bien. On est pas fait pour s’aimer bien. On est fait pour faire des gosses et vivre dans une maison. On est fait pour vieillir ensemble. Et tu sais, j’imagine pas à l’instant, de plus belle vie que celle là. J’vois pas où je voudrais être mise à part ici, avec Maddie. Et ça sonne un peu comme une certitude, ça. Comme une assurance que ma vie sera belle si je la passe avec elle. Et je me dis que j’emmerde bien Maxine et que j’emmerde bien tous ceux qui seraient pas d’accord avec ça. J’crois qu’on a assez souffert comme ça. moi, Maddie et Myra aussi. On a assez souffert comme ça. On a assez supporter. On pourrait être heureux, un peu, pour une fois. Je me dis que ça nous changerait. Et c’est pour ça que je pose ce foutu genoux à terre. En me disant : nique les conséquences.

Et j’attends la réponse de Maddie qui me regarde avec de si grands yeux, un sourire un peu béat aux lèvres. Elle réalise pas tout de suite et elle me laisse un peu poireauté avec la bague entre les doigts. Y’a des yeux qui commencent à se figer sur nous et ça commence à devenir la honte, là. J’entends Myra qui rigole. Pourquoi elle se moque de moi celle-là ? C’est elle qui m’a dit qu’on devait se mettre ensemble. Elle est tout le temps en train de se moquer de moi, mais elle devrait balayer devant sa porte. Saleté de Myra. Je l’aime bien quand-même. Mais c’est une saleté. Et d’ailleurs, après, j’irais lui dire deux mots. Si elle croit que je sais pas qu’elle a fait exprès de m’attirer ici. Elle se trompe ! Maddie baragouine des onomatopés sans pourtant vraiment réagir. et moi j’ai du mal à tenir en position. Pendant une seconde, je me demande encore comment je vais pouvoir me relever. Et si elle dit non, je vais devoir sans doute tomber deux ou trois fois avant de me relever et m’enfuir. Si elle dit non , c’est la pire honte de ma vie. Ceci dit, j’ai encore le fond de ma bouteille de Gin pour oublier à tout jamais. Sauf qu’elle finit par dire : « -Oui. D’accord oui. On va se…se marier ce soir. Oui. Oui. » Elle a dit oui quatre fois. C’est qu’elle est vraiment d’accord ! Peut-être qu’elle réalise, tout comme moi qu’on a pas besoin d’être raisonnable. Parce qu’on est fait pour être ensemble. Qu’on a pas besoin d’attendre encore des siècles parce qu’au fond , on est fait pour ça. L’un pour l’autre. On devrait se marier ce soir parce qu’au final, ça changera quoi si on attends ? Ce soir c’est bien. Nos amis sont là. Nous deux on est là. Et elle est belle comme toujours. « -Oui je..je.. veux m…me marier avec toi ce…ce soir, ici, tout de suite. Je t’aime aussi. » Et elle mets sa petite main dans la mienne et moi je fais un grand sourire bête et je glisse , incertain, la bague autours de son doigt. Elle me rejoint pour m’embrasser et j’entends des gens qui font des “haaan” attendrit tout autours de nous. Je crois que je suis heureux. Que j’ai jamais été aussi heureux et que je rigole fort en l’embrassant, et en la serrant contre moi.

On peine à se relever mais quand c’est fait, je lève la main de Maddie en direction de la foule du bar avec un grand sourire bête et puis je hurle fort : « -ELLE A DIT OUI ! On va se marié !! » T’as des rires et des applaudissements de gens sans doute tout aussi ivre que nous et moi je suis vraiment content. Alors je serre Maddie contre moi plus fort encore. « -V.. viens on va l…le dire à Myra. » Elle susurre en rigolant plus fort encore et en m’embrassant. J’crois qu’elle est si belle que j’aurais presque envie de sauter l’étape du mariage et que je passerais bien à l’étape de la nuit de noce, là devant tout le monde. Mais je veux me marié. J’ai vraiment envie. Vraiment vraiment. J’ai envie de me marié avec Maddie. Et on va main dans la main, vers Myra et Adi, le sourire aux lèvres comme deux idiots , Maddie qui saute dans les bras de Myra, qui est apparemment devenu sa meilleure copine. « -On v..va se marier !!!!!!!!! » Elle hurle sur Myra et moi je hoche la tête. Elle montre sa bague. Je suis content parce qu’elle a l’air de la trouver belle et de l’aimer, son alliance. Et moi je suis content aussi. Je fais un sourire à Myra que je prends dans mes bras. Je lui fais une bise sur la joue. J’ai déjà oublié qu’il fallait que je l’engueule, je suis juste trop content et c’est pas le moment de lui crier dessus. J’ai pas envie de gâcher le moment. On s’en fout. Au final, je vais me marié avec Maddie. Je suis bien content, moi. De me marier avec Maddie. Et en plus ma meilleure amie est là. Avec son crush aussi. Et puis je les regardent et je trouve qu’eux aussi ils devraient se lancer. Qu’eux aussi, ils devraient s’aimer et arrêter de faire les imbéciles. Ils pourraient bien être heureux l’un et l’autre, tu vois ? Et puis je refais un bisous à Myra sur sa joue et je lui tends ma bouteille de Gin qu’elle s’empresse d’ouvrir pour en boire une gorgée « -Ouais, Maddie c'est ma femme maintenant. Et vous ? Vous venez vous marier avec nous ? » J’ai l’impression que je parle fort et avec énormément d’entrain mais c’est une bonne soirée, au final, ce soir. C’est une belle nuit. Je reprends la main de Maddie. « -Aller ! On va se marié, Maddie. Adi, prends-moi un Uber. Venez on se marie tous. » Je souffle en lui tendant mon téléphone et il rigole fort en hochant la tête et jetant un coup d’oeil rapide à Myra qui a l’air totalement ivre.






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Bad at love ; Ati  EmptyLun 21 Oct - 11:45

Bad at Love.


« -ELLE A DIT OUI ! On va se marié !! » Il cri à côté de tes oreilles et tu ne peux pas t’empêcher de rire de nouveau en te laissant aller dans ses bras, à te laisser écraser entre ses bras et pourtant, tu ne peux pas te sentir plus heureuse qu’à ce moment là précis. Les gens rit, applaudissent autour de vous et tu as presque l’impression que pour la première fois, le monde entier vous hurle que c’est enfin votre moment. Enfin votre moment a vous, et que finalement ce n’était qu’une question de temps avant que ce soit enfin à vous d’être heureux, a vous d’être ensemble. Que tout ce qui avait pu sonner jusque là comme une évidence en était une finalement. Une évidence depuis le premier moment. Et quand tu lui jette un coup d’oeil, malgré tout ce qui tourne atour de toi, tu te sens chanceuse. Tu te sens heureuse. Même si c’est a Vegas, même si ce n’était pas prévu, même si c’est fait comme ça, un peu sur un coup de tête au milieu des gens ivres , et les veines imbibées. Ce n’est pas vraiment grave, parce que c’est Ati. Parce que c’est lui et que ça n’aurait pu être quelqu’un d’autre que lui.

Tu as toujours eu ce besoin étrange, de te sentir protégée en sécurité, cette sensation de ne pas vraiment être en sécurité. C’est un peu bizarre. Sans doute parce que tu n’as jamais vraiment expérimentée la vie seule. Il y a eut toute ton enfance avec Maxine, toujours avec quelqu’un. Et même si aujourd’hui votre relation n’est plus la même. Et qu’elle est même chaotique et catastrophique. Enfant elle n’était jamais loin. Tu as toujours eus quelqu’un sur qui reposer tes peurs, sur qui poser tes angoisses, quelqu’un pour te soulager même des choses les plus idiotes. Ta peur du noir enfant, puis celle de la solitude en grandissant. Aujourd’hui tu as de nouvelles peurs, stigmates des dernières années et le seul qui sache les apaiser c’est Ati. C’est peut être pour ça , que ça a toujours sonné comme une évidence pour toi, vous deux. Que tu as toujours eus l’impression que le destin était cruel en vous éloignant l’un de l’autre car tu ca t’a toujours paru si juste. Cette façon qu’il a d’apaiser tout en toi d’un simple sourire, de te donner l’impression qu’il ne laissera jamais rien t’atteindre quand il te tient la main. C’est aussi parce qu’il t’a montré tellement de fois que tu pouvais compter sur lui, peu importe quand tu l’appelle, dans quel état, ou même l’état de votre relation. Il ne t’a jamais repoussé ou fermé la porte au nez. Tu aurais pu, tu le sais , accepter cette bague, même après quelques semaines seulement passé avec lui. Parce qu’il a trop vite, trop rapidement imprégné ta peau, trop intensément prit sa place auprès de toi, tout naturellement. Tu as toujours eu ce besoin de ne pas te retrouver seule, d’avoir quelqu’un pour t’aider a affronter tes peurs, et tu sais que c’est lui, que c’est Ati ce quelqu’un qui t’aidera à affronter tes peurs et tes craintes.
T’es bien là, sourire aux lèvres, à rigoler quand il te regarde un peu trop intensément, quand il te serre un peu trop fort, quand tu sens sa présence à tes côtés. Tu ne peux pas t’empêcher de sourire en te ruant sur Myra avec lui. Tu sais pas pourquoi, ce soir, tu les aime tous. Peut-être l’euphorie de l’amour.

« -Ouais, Maddie c'est ma femme maintenant. Et vous ? Vous venez vous marier avec nous ? » il demande avant de remettre sa main dans la tienne et ce soir, cette idée te parait être la meilleure de toute. Tu ne vois pas meilleure chose à ce moment là que de se marier en même temps que ses amis à Vegas, tu y trouverai presque quelque chose de romantique en plus d’ailleurs. Myra lâche un petit rire nerveux et son premier réflexe est de regarder Adi en rigolant. Tu es presque sur qu’elle pourrait dire oui si il lui demandait là tout de suite. Tu le vois dans ses yeux. « -Aller ! On va se marié, Maddie. Adi, prends-moi un Uber. Venez on se marie tous. » Adi vous regarde tous les trois, et Myra se contente de lui faire un immense sourire, elle a trop bu aussi. En même temps, elle s’est donnée pour mission que personne ne te droguerai dans cette ville de dingue, comme elle a dit et à prit une gorgée de tous tes verres pour ‘être sure’. Ton monde tangue un peu trop, le sien aussi doit avoir une drôle d’allure. « -Oui venez on va se marier ! » tu dis un peu trop enthousiasme à cette perspective en applaudissant sous l’enthousiasme. Ça a le mérite de faire rire tout le monde autour de toi. « -Adi t’achètera une bague sur le chemin » je dis à Myra en souriant et elle lève les yeux au ciel. Pourtant, mon idée me paraissait pas si bête sur le coup. « -On va plutôt vous accompagner, ce sera déjà bien. » elle souffle, pourtant, sa main ne quitte pas celle d’Adi. Mais tu te déconcentre vite de leur mariage à eux, parce que ce soir, c’est le tien. Tu glisses à nouveau ta main dans celle d’Ami en le tirant vers la sortie. Tu veux trouver une chapelle, un truc mignon , ou non même pas mignon. T’es pressée un peu.



Vous vous retrouvez là, dans une queue un peu étrange de gens ivres prêts à se marier, mais vous ne devez pas avoir l’air plus sobre en réalité. Tu as oublié tes chaussures dans le uber ou ailleurs, tu ne sais plus, elles te faisaient mal et tu te retrouve pieds nus sur le tapis de la salle de mariage. Tu ne pensais pas vraiment que ton mariage ressemblerai à ça, mais tu étais sure que ton mari serai comme Ati. Tu rêvais d’un mariage de princesse, mais finalement, la qualité du mariage importe peu tant que le marié lui l’est. Vous avez remplis des papiers avec vos noms, vos prénoms et signé des trucs pour la cérémonie. Myra a signé comme témoin et Adi aussi, parce qu’il y avait qu’eux, et au moins, vous n’avez pas été obligé de prendre l’un des « témoins d’offices » proposé. Tu n’es pas sure que tu veuilles qu’Elvis ou Cupidon obèse soit le témoin de ton mariage. La dame de l’accueil t’as même donné un bouquet en fleurs artificielles et une espèce de Tiare avec un voile qui a vécut beaucoup.
Ça ne ressemble pas à tes mariages de princesses dont tu rêvais petite, mais t’es heureuse d’être , dans cette file de gens avec Ati. Tu sais, au moins, que contrairement aux autres, demain matin au réveil tu ne regretteras pas ton choix. Tu trépigne un peu, là au milieu de la foule à attendre votre tour. Myra a été gentille et elle a insisté pour payer les trente dollars que coute la cérémonie un peu folle que vous vous apprêtez à faire. Elle t’as même donné sa paire de chaussures pour que tu n’es pas l’air trop ridicule, pieds nus à ton propre mariage. C’est comme ça que vous vous êtes retrouvés là, tous les quatre, devant un mec, sans savoir s’il était réellement abilité à vous marier ou si simplement, il avait une sorte de certificat acheté sur le net qui l’autorise à marier des inconnus comme ça.

«-Diaz Flores ! » cri la dame de l’accueil sans tenter de rendre ça mignon ou romantique, ça ressemble à une usine un peu dans leur façon d’appeler les gens, mais tu t’en fiche bien. Le plus important dans tout ça c’est Ati. C’est vous deux, c’est que vous ne serez plus jamais loin l’un de l’autre, que vous avez enfin trouvé la courage d’affronter les autres, de ne pas vous soucier de Maxine, de ta mère, des autres.  Tu penses à toi, à lui, à vous. Et juste à une seule chose simple : tu veux être heureuse. Tu ne veux plus laisser le chagrin t’envahir et t’es certaine d’une chose : Ati est celui qui te donne ce bonheur.
La musique est trop forte, enregistrée sur une clé usb usée par le temps. Pourtant tu avances dans la minuscule allée d’un pas un peu chancelant jusqu’à Ati. Tu n’entend pas vraiment ce que vous dis le mec en face de vous, tu entends juste ton prénom qu’il lit sur sa fiche et tu cri un « OUI » et Myra et Adi rigole dans ton dos. T’es trop absorbé par ton futur / en train / actuel mari pour écouter le reste de tout ce qu’il se passe et ce sont les lèvres d’Ati sur les tiennes qui te réveillent un peu de la somnolence dans laquelle l’alcool te plonge. « Je vous déclare mari et femme » dit le mec en vous faisant signe de sortir de la pièce et tu glisses ta main dans celle d’Ati en rigolant avant de le tirer vers la sortie le sourire au lèvres, le rire qui raisonne dans tout l’endroit. Myra vous serre dans ses bras et vous disant qu’elle vous aime et tu ne peux pas t’empêcher de lui embrasser la joue avant de lui rendre ses chaussures. « -On va vous laissez profiter de votre soirée. » elle dit avec un clin d’oeil. Elle veut sans doute parler de la lune de miel ou sinon tu ne vois pas de quoi elle veut parler mais ça te fait rire et tu lance un regard malicieux à Ati. « -Avant moi j’irai bien boire un verre pour fêter ça! » tu dis en mettant ton autre main dans celle de Myra.



Vous vous retrouvez dans un nouveau bar, à côté de l’endroit où vous vous êtes mariés, là tous les quatre et t’es presque sure que le bonheur ça ressemble à ça. A Ati, tes amis, et le bruit de la fête et l’amusement dans vos regards. Tu les regarde tous et tu te sens heureuse, tu te sens chanceuse aussi. T’es bien là. Avec eux. Tu sais pas si Myra veut vous tuer, ou si elle surestimes vos capacités mais elle commande des shooters, des metres de shooter qu’elle fait livrer à votre table avec un immense sourire. Tu es clairement pas en état de boire plus, pourtant, ils descendent un peu trop facilement dans ta gorge. Le seul qui semble encore savoir ce qu’il fait c’est Adi. Et il vous regarde en rigolant alors que Myra commence à passer les mains sous la chemise en rigolant. Tu caches tes yeux en rigolant et tu avales le dernier shooter qu’elle te tend en souriant. Il te retourne totalement la tête, fini de t’achever et tu dois t’y reprendre à deux fois quand tu veux te lever pour demander à Ati de venir danser avec toi. « -Viens on va danser comme des mariés. » tu articules difficilement alors que l’ivresse de Myra la désinibe totalement. Elle est en train de d’ouvrir la chemise d’Adi en en l’embrassant dans le cou , à moitié sur ses genoux quand tu arrives à te relever avec Ati pour l’entrainer sur la piste. T’es pas sure de tes mouvement, et tu tangue plus qu’autre chose que de danser. Beaucoup trop ivre pour réussir à réellement danser, tu te contente de te laisser aller contre lui, la tête sur son torse en titubant. Qu’est ce que tu es bien là, tu pourrais rester comme ça jusqu’à la fin du monde. Tu le serres contre toi, la tête bercée par ses mouvement. T’es bien là. Tu enfonce un peu plus ton visage dans les plis de sa chemise. « -Je t’aime » tu souffles contre le tissus.



Vous êtes resté là un moment, vous avez même bu de nouveau quelques verres pour vous enivrer d’avantage, pour te faire tourner la tête, pour te rendre encore plus saoule que tu l’étais déjà. Vous êtes retourné sur votre banquette de départ, avec Myra et Adi qui on disparu. Tu sais pas trop ce que tu fais mais tes mains se perdent sur le tissus de la chemise, sur le premier bouton, le deuxième et tu rigoles en perdant tes lèvres sur son cou, sur toutes les parcelles de peaux dont tu disposes. « -On devrait peut-être rentrer à l’hotel » tu dis en rigolant au creux de son oreille, amusée, heureuse. « -Sinon ils vont voir plus qu’une demande en mariage » tu dis en rigolant avant d’attraper ses lèvres dans les tiennes.

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astra; bb — i have galaxies hidden between my bones and i will love you until the stars burn out. ;; @unknow
Ati Diaz
Ati Diazvictime de cupidon
Avatars : Stephen James ©kaotika
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Profil Académie Waverly
Bad at love ; Ati  EmptySam 26 Oct - 1:51

Late night when you need my love
Girl you got me down, you got me stressed out
Cause ever since I left the city, you
Started wearing less and goin' out more
Glasses of champagne out on the dance floor
Hangin' with some girls I've never seen before


J’ai comme cette espèce d’excitation étrange dans l’ventre. Comme si toutes les particules de mon corp s’existaient pour me dire que c’est mon moment. Que c’est la bonne décision. Celle que j’aurais sans doute dû prendre il y’a vraiment, vraiment, vraiment longtemps. Sans doute parce qu’en vérité ça fait pas dix minutes que j’y pense. Je pense que cette idée un peu stupide est arrivée en même temps que Détroit. Basée sur une réalisation toute bête, un temps que j’avais jamais pris la peine de prendre. Je sais pas. C’est sans doute parce que j’ai voulu occulté cette partie minuscule de ma vie où il était encore en vie. J’avais quoi ? Six ans quand il s’est barré ? C’est pas comme si je l’avais vraiment connu. Et comme si lui, il m’avait vraiment connu. J’parie qu’il avait pas comme idée en tête que son fils finirait boxeur et tatoué de la tête aux pieds. J’parie aussi qu’il s’imaginait pas que j’aurais un sale tempérament. Et j’suis presque sûr qu’il s’imaginait pas que son abandon aurait de telles répercussions. Du moins, j’ose espéré , sinon c’était bel et bien un fils de pute de premier choix. J’sais pas ce qu’il s’imaginait , en vérité. Ce qu’il pensait. J’suis pas certain de vraiment comprendre ses motivations. Pourquoi est-ce qu’il a décidé de se tirer en prenant tout l’fric de ma mère ? Pourquoi est-ce qu’il a décidé d’aller vivre ses rêves quand ses rêves ça devait être nous. Ma mère et moi. J’comprends pas pourquoi ma mère lui en veut pas. Pourquoi elle est pas en colère contre lui. Pourquoi est-ce que tout s’est finit de cette façon. Mais j’ai compris un truc, en allant à Détroit. Et c’est un truc que je crois être assez important, pour justifier mes folies de ce soir. J’ai bientôt 24 ans. Et j’suis père. Et demain, j’pourrais peut-être disparaître. On pourrait mourir d’un putain de claquement de doigt tous les jours que l’seigneur fait. J’voudrais pas monté au ciel et m’dire que j’ai loupé quelque chose. J’voudrais pas monté au ciel et me dire qu’il aurait fallu que je sois plus comme si, ou moins comme ça. Et j’trouve que ne pas me marié avec Maddie ce soir. Ne pas me marié avec Maddie tout court. Pour des histoires de gens qui font même plus vraiment parti d’ma vie, ce serait le genre de truc qui pèsent sur le coeur, une fois qu’on a rejoint les étoiles. Je veux pas me dire qu’elle me manque une fois qu’elle se sera mariée avec un pauvre type avec qui elle sera peut-être plus heureuse mais qui me rendra malheureux, moi. Je m’en fiche de Maxine. Je m’en fiche que ma mère puisse être en désaccord. C’est la personne que j’ai choisis. Depuis longtemps en vérité.

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L'appartement est calme. Pas d'autres bruits que les doigts qui tape sur un clavier de façon frénétique. Là , assis dans mon canapé, à la lumière étrange que laisse la veilleuse de ma fille dans le salon , devant mon ordinateur portable , j’fume une cigarette ,le regard fixé sur l'écran, l’air un peu hagard et perdu, j’sais pas vraiment ce que je recherche. Le va et vient de la fumée laisses un petit nuage opaque qui donnes à la pièce pratiquement plongée dans le noir une ambiance étouffante .Fasciné par l'activité qui m'occupe , j'ai du mal à ne serait-ce que détourné les yeux de mon écran. C'est sans doute aussi une façon pour moi de calmer l'angoisse qui m'est plus ou moins tombé dessus ce début de semaine. M'obligeant plus ou moins à laisser en plan beaucoup d'aspect de ma vie. Le tremblement de terre ne date que d’une semaine et pourtant, ça n’a pas empêcher cette femme de me téléphoner. De me demander des nouvelles de son fils de dix-huit piges à peine qu’elle laisse errer dans les rues de Chicago avec son accent à couper au couteau et puis de m’dire un peu de but en blanc, qu’elle est à Détroit, qu’il faut que je débarque pour signer des papiers parce que le vieux de mon père est mort. Et puis elle m’a fait la leçon en espagnol en m’disant un truc genre : «- Tu devrais avoir honte de pas avoir encore été visité la tombe de ton père. T’es un homme maintenant, arrête de te comporter comme un gamin. Va présenter ton respect à ton père.» Et j’aurais pu lui dire d’aller se faire foutre et lui dire aussi que j’ai pas que ça à foutre de m’occuper de ses conneries et qu’elle avait qu’à me les envoyé par courrier ses satanés papiers, mais j’ai rien dis parce que je savais que ça ferais plaisir à ma mère et que si la mère d’Uriel était venu jusqu’aux états-unis depuis le Costa Rica, je pouvais faire l’effort d’aller jusqu’à Détroit. Et je sais qu'il faut que j'y aille , qu'on en parle, et que je vois par moi-même qui était mon père. C'est important. Assez en tout cas pour que je le fasse. C'est pas faire une recherche Google d'Arthur Diaz que je vais comprendre quoi que ce soit à mon père. J’pense que c’est ce que ma mère essayait d’me faire comprendre quand elle m’a cassé les couilles pendant des années et des années pour que j’aille à Détroit.

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Je pars ce soir. Je pars ce soir et mon état de stress ne peut pas être plus haut , je pense. Je vais rouler toute la nuit pour arriver demain matin dans l'hôtel que j'ai réservé plus tôt cette semaine à Cleveland. C'est la première fois que je vais là-bas. Et je n'ai toujours pas prévenu ma mère. Ni personne d'ailleurs. J'aurais voulu ne pas y aller seul mais ,je ne veux pas qu'elle me voit triste. Je suis pas sûr d'être capable de rester calme face aux événements de ce weekend. Et puis la vérité c’est aussi que je sais pas trop à qui je pourrais demander de venir. Je me vois pas y aller avec Eros. Parce que je sais que si j’y vais avec lui, il va m'attirer vers le pire côté auto destructeur de notre duo. Je peux pas y aller avec Myra non plus. Elle a du mal avec les trucs genre… émotions. Et tu vois, Myra c’est un peu un reflet de moi-même. Donc j’sais pas. J’suis certain que ce serait dur pour elle aussi de voir de sales trucs comme ça. Alors je suis resté évasif et désagréable avec elle toute la semaine. Peut-être bien que j'irais la voir Lundi pour lui parler et lui raconter mais , si je lui dis maintenant , elle voudra pas me laisser seul. Elle me dira «- T'es con ou quoi ? Je vais pas te laisser tout seul. » Et je vais encore m'énerver. On s'est assez disputé pour ce mois-si et peut-être encore deux mois. Alors j'entasse dans mon sac , les vêtements les plus sobre que je trouve dans mes tiroirs, la tête pleine de mon angoisse, de mon stress , de tout, essayant de faire et de refaire le scénario de ce qui pourrait se passer ce weekend. Étouffant mes pensées angoissée par de la musique en boucle, un air que je me force à chanter juste pour me concentrer sur ce que je fais , tellement lent, j'ai du recommencer trois fois , j'y arrives pas. Sauf que voilà, ça frappe à la porte et j’ai même pas besoin d’ouvrir pour connaître l’identité de celle qui frappe. Il fallait qu’aujourd’hui, soit un jour où elle s’est disputé avec je sais pas qui et où elle débarque pour boire. Sinon, c’est pas amusant. Elle voit à ma gueule que je suis dans une sorte de transe électrique. Trop nerveux, j’ai la bougeotte. Je sais pas. Aller à Détroit, ça me fait chier. « -Il est en option ton portable ou c'est comment ?» Je pointe le doigt vers le téléphone laisser par terre , l'écran cassé sans vraiment avoir d'excuse pour mon comportement. A vrai dire , mise à part lui dire que j'ai fais exprès d'être un connard désagréable pour éviter qu'elle vienne avec moi ,j'ai pas vraiment d'excuse alors je me décale de l’entrée et je la laisse passé ,elle a une bouteille de gin à la main et l’air ahuri de ses grands jours. Elle a pas vraiment besoin de parler et de me demander ce qui se passe pour que je réponde : « -Désolé. J'peux pas rester avec toi ce soir, je pars pour Détroit, là. » Je me racle la gorge. « -Ma tante m'a appeler lundi. Je dois aller la voir et... Voir la tombe de mon père. » Et évidemment, la première chose qu’elle me dit c’est…. Ouais, vous devinez. «- T'es con ou quoi ? Fallait m'appeler ! Je vais pas te laisser faire ça tout seul. » Myra c’est Myra. On la changera pas.

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On a passé toutes nos heures de route, toute la nuit dans le silence le plus total. J’crois que Myra savait pas trop quoi dire pour palier au stress qui transpirait sur mon visage. Elle s’est contenté de m’aider à faire mon sac, et elle m’a dit qu’on passerait faire le sien rapidement. J’ai entre aperçu Andrew, ça m’a saoulé. J’ai conduis la moitié de la nuit et l’autre moitié de la nuit, c’est elle qui a conduit. Et on est resté silencieux parce que elle comme moi, on est deux gamins terrorisés par ce genre de truc. Les trucs trop brut, trop prêt à nous bouffé de l’intérieur pendant des années ensuite. Quand j'ouvres les yeux ,le jours se lève à peine et je crois qu'on est à Détroit. J'ai du dormir trois heures, ou moins. J'en ai aucune idée. L'autoradio indique qu'il est sept heure et demi du matin. Mon téléphone vibre dans ma poche. Un sms de ma tante qui me dit qu'elle me retrouvera demain matin pour qu'on discute un peu et que je rencontre ses enfants.Je réponds une banalité avec lenteur. Et puis laisse-ma tête retomber contre le siège conducteur qui me coince les jambes. « - J'ai peur. » Je souffle , dans un murmure à peine audible, mais elle réponds rien. Myra roule encore en silence pour un ou deux kilomètre et on s'arrête à l'hôtel où j'ai réservé une chambre. Elle se gare et je prends nos bagages à bout de bras alors qu'elle verrouille la voiture , se dépêchant pour suivre mes pas.

« - Vous avez réservé, monsieur ? A quel nom ?

-Diaz. Ati.
-Très bien , vous allez signer , ici , ici et là. Votre chambre est la 234, au deuxième étage. »

Je remercie d'un geste de tête et avance d'un pas lent, très lent vers la chambre double du deuxième étage ,qui nous attends. Petite chambre d'un hôtel moyen sans prétention, si j'avais su qu'elle viendrait avec moi , j'aurais sans doute pris quelque chose d’un peu moins miteux. Mais, après tout , elle s'est invité. Elle fera avec, je suppose. À peine mon sac posé que je m'enfuis dans la salle de bain , fait couler l'eau froide et m'y douche pour me calmer. Je tremble , je tremble comme une feuille, j'suis terrifié ,de plus en plus. Alors quand je sors de l'eau, que j'enfile non sans peine le costume un petit peu trop étroit pour mes épaules trop larges, que je peine à faire mon nœud de cravate, visiblement pas à l'aise dans ce genre de tenues, je vois qu’elle, elle essaie de réfléchir à la meilleure chose à faire pour que ça se passe de façon pas trop dégueulasse pour moi. J’sais qu’elle a déjà eut trop affaire à la mort. J’ai pas envie qu’elle vienne avec moi et qu’elle se sente mal. Pas envie que ça fasse ressortir de sales trucs à propos de Sam et tout ça. « - Ce truc-là. Je dois le faire tout seul. Tu peux pas venir avec moi. » Je souffle enfin , incapable d'expliquer plus que ça ,tant ma voix déraille sous la peur. Je coince une clope entre mes lèvres , sans pour autant allumer la dite cigarette. Je file de la chambre , sans rien attendre de plus, je ne prends que mon paquet de cigarette et laisse tout. Mon téléphone et puis mon porte-feuille. J'ai 25 dollars dans ma poche de costume mais , de toute façon , je n'aurais pas besoin d'argent , pas vrai ?

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Les quelques pâtés de maisons qui nous séparent du cimetière me permettent de me préparer ,lentement mais sûrement à aller voir mon père. Je m'arrête chez le fleuriste et puis je prends des roses , comme celles que je prends à maman pour son anniversaire tous les ans. La marche se fait de plus en plus lente à mesure que j'aperçois le cimetière. Et quand enfin j'arrive à l'intérieur je sens mon cœur se briser encore. Un tout petit peu plus. J'avance lentement vers la tombe , très lentement. J'aperçois celle de mon arrière grand-père et puis il est là. La grande plaque de marbre me fait face , la pierre tombale anguleuse, brille, on sent que les gens en prennent soin. Je n'arrive même plus à tenir le bouquet , tant je me sens pétrifié, mes muscles se détendent et ne bougent plus. Je ne tiens plus sur mes jambes non plus. Y'a juste un nom. Une date et puis c'est tout. La date , je la connais. Je la connais par cœur. C'est à cette date là que j'ai commencer à être en colère. Mais, là maintenant , je suis pas en colère. Je suis plus en colère. Je suis plus rien. Rien que les larmes qui dévalent mes joues , rien que le râle de douleurs qui s'échappe d'entre mes lèvres. Juste le bruit du bouquet qui tombe par terre. Qui résonne , un tout petit peu trop contre mes oreille. C'est pas naturel. C'est pas naturel. J'aurais pas dû souffrir autant. J'aurais pas dû perdre mon père. Il aurait dû être en vie. Il aurait dû être en vie pour qu'on s'explique lui et moi. Que je puisse lui cracher à la gueule qu'il m'avait casser. Que je souffrais à cause de lui. Que je souffrais tout le temps. C'est ce que j'aurais voulu. J'aurais voulu le retrouver. Et lui dire que j'avais réussi ma vie , sans lui. Que tout allait bien ,que tout irait bien et que j’ai jamais eu besoin de lui pour être heureux parce que tu vois, j’ai des gens bien qui sont là pour moi et pour faire son boulot à sa place. C'est tout ce que je voulais. Une vengeance à la con pour accepter l'absence d'un connard dans ma vie. Mais non. Ce fils de pute est mort et maintenant je dysfonctionne tout seul. Peut-être que Myra savait que ça finirait comme ça, parce que ce sont ses bras que j’ai senti quelques minutes plus tard. Sa voix qui essayait de m’apaiser alors qu’elle-même avait l’air un peu trop troublée. C’est un truc, tu vois, qu’il y a toujours eut entre nous deux. Cet espèce d’instinct qu’on a l’un et l’autre à se protéger mutuellement. Peut-être parce que Myra est le seul vestige du reste de ma jeunesse. Les autres sont soit tarés, soit morts, soit en prison, soit devenu des gros connards.

Le pire c’est que plus j’y réfléchis et plus je me dis que ouais. Arthur aurait pas dû mourir comme ça. Qu’il est mort jeune, aussi. Je réalise en voyant la pierre tombale, la date et tout. Je réalise qu’en fait ce trou du cul était à peine plus âgé que moi. Il avait que 26 ans quand il est mort. C’est tout. Rien que 26 ans. C’était peut-être un pauvre petit gars tout aussi paumé que moi. Que Myra ou que n’importe quel petit gars que tu choperais de notre génération. Juste un type paumé qui est devenu taré à cause de sa maladie. C’est un peu triste dans le fond. C’est la seule leçon à tirer. Je vais pas lui pardonner de nous avoir abandonné comme ça. Même s’il est devenu taré, je peux pas lui pardonner parce que ça me fout dans une rogne pas possible. Mais je me dis que ça pourrait m'arriver. Que je suis encore à me prendre la tête sur des détails et des gens qui n’ont pas vraiment d'intérêt. J’suis encore à m’en faire pour Zed. Pour Max. Pour des anciens potes qui sont là à m’dire que je devrais pas. J’m’en fais pour Aaron et tous les putains de parasites de ma vie quand en vérité, la seule personne pour laquelle je devrais m’en faire c’est moi-même. Et pour ceux que j’aime. Ma fille, ma mère, Myra, et Maddie aussi. Les vrais gens. Ceux qui comptent. C’est sans doute un peu bête de réaliser ça seulement maintenant, mais j’me dis que chacun son rythme. Que l’important c’est que j’arrive peu à peu à m’équilibrer. Que j’arrive aussi à construire une vie qui vaille la peine de mourir. Comme ça, si demain j’dois rejoindre le seigneur , je lui dirais que j’ai fais tout ce qui était en mon pouvoir.

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C’est aussi pour ça que j’ai pas fait le lâche pour une fois. Que j’ai pas pris du recule. Que j’ai pas demander à attendre demain. Ou après demain. Que je me suis dis que même si j’étais super bourré, c’est quand-même carrément le bon moment parce qu’il y a presque toutes mes personnes préférés sur terre qui sont présentes, parce que on a l’occasion de le faire et que ce sera bien et beau même si c’est que vite fait. Et même si la cérémonie coûte 30 dollars et qu’elle dure à peine 5 minutes. Je me dis, qu’on pourra refaire un truc mieux quand on sera moins ivre et plus riche. Mais que d’ici-là, les conséquences, on s’en tape. Et puis Myra est là. Et Myra c’est la personne avec laquelle j’ai réalisé que tout ça, ça valait la peine. C’est sans doute un signe du seigneur, ça. Ou alors je sur interprète. Peu importe. Elle dit qu’elle veut payer notre mariage. Et aussi qu’elle nous aime. Y’a comme une ambiance légère qui traine autours de nous. Juste des rires et des trucs positifs. On pourrait presque croire qu’on a prit de la drogue, mais c’est pas le cas. Enfin j’crois. C’est juste qu’on est heureux d’être ensemble. Que j’suis heureux de me marié avec Maddie parce que demain matin, quoi qu’on en dise elle s’appellera Madison Diaz. Et qu’au final, me marier, avoir une plâtrée de gamins qui courent partout et avoir un boulot qui me gave pas trop, c’est tout ce que j’ai toujours voulu. J’ai jamais été de ces mecs qui courent après la fortune, le succès ou je sais pas quoi. Nan, moi ce que j’ai toujours voulu, c’est une vie de famille. Un truc qui me permettrait aussi de prouver que je suis pas un raté comme tous les autres hommes de ma famille. Arthur était une brêle, mais son père était pas mieux. Et d’ailleurs, Rosita n’est pas une perle , non plus. Dans un sens, j’ai toujours pensé que les Diaz c’était du sang pourris. Et le seul truc qui m’a fait changer d’avis, c’est ma fille. Parce que si j’ai réussi à créer une petite aussi mignonne, je me dis que tout n’est pas perdu. Bref, je m'égare. L’important , c’est de se dire que ce truc-là, je l’ai voulu. Je le veux. Je veux pas d’autre chose.

Alors ouais, c’est peut-être pas romantique, mais on se fait un grand sourire même si on titube quand on nous appelle. «-Diaz Flores ! » Elle hurle, la dame. Et Maddie avance vers moi sans marché pourtant très droit. Elle est mignonne quand elle est ivre. Elle a cette moue au visage, tout le temps, celle qui dit qu’elle est vraiment pas sûr qu’elle ne va pas se casser la tronche d’une minute à l’autre. C’est la tête qu’elle faisait la première fois qu’elle est venue chez moi, ivre, à 3heure du matin, pour me dire qu’elle m’aimait. Même si en vérité, elle a plus parler à mon ombre qu’à moi-même, elle avait du mal à savoir où j’étais. Le gars se mets à parler super vite. J’ai pas trop le temps de comprendre trop ce qu’il se passe qu’il se tourne vers moi et qu’il me dit : «-Arthur Diaz, voulez-vous prendre pour épouse, Madison Flores ? » Ah ouais. J’ai oublié de le dire, ça. Maddie sait pas que je m’appelle Arthur. J’crois que même Myra a zappé complètement ce détail. Je hoche la tête mais le gars me fait des gros yeux, l’air de dire qu’il faut que je parle, en fait. «- Ah ouais. Euh oui. Je veux bien la prendre pour épouse. C’est ça qu’il faut dire ? » Il hausse les sourcil et je rigole un peu bêtement. Maddie a l’air encore plus dans la lune que moi. Elle est fasciné par ses pieds. Et quand le gars l’appelle par son nom, elle réagit même pas. Il faut répéter deux fois pour qu’elle lève la tête et qu’elle dise bien fort : «-OUI » Le gars fait un sourire et puis il me dit que je peux embrasser la mariée et je me penche doucement, pour pas tomber et je l’embrasse. Donc voilà. On est marié. Et Maddie Flores, est plus vraiment une Flores. C’est la meilleure nouvelle de l’année, ça.

- - -

On a fêté notre mariage dans le bar de l'hôtel où ils résident tous. Où moi aussi je réside, visiblement parce qu’on va pas faire chambre à part, crois-moi là dessus. Maddie n’a jamais vraiment retrouvé ses chaussures alors on lui a acheter des sortes de claquettes bien moche avec marqué I love Vegas dessus. Des trucs de touristes moche mais elle avait l’air tellement contente qu’au final, c’était peut-être un beau cadeau de mariage. Je sais pas. On a bu comme des trous pendant toute la soirée. Du gin et du gin et du gin et du gin. A tel point qu’à un moment, je me suis dis que si je me levais, je tomberais direct. Alors je suis rester assis à rigolé comme un con et puis à regarder Maddie rire avec Myra et Adi. Ils sont beaux , tous. Ils sont tous super beau. Et particulièrement Maddie. Il faut dire que j’ai toujours trouvé Maddie super belle. Elle a ce truc , tu vois. Quand tu connais Maddie, elle a ce truc qui te donne immédiatement envie de sourire et d’être heureux peu importe la situation. C’est presque de la magie quelque part. Et j’ai toujours l’impression d’être heureux quand elle est là. J’ai du mal à parler mais les seuls trucs que j’arrive à dire c’est des trucs salaces dans son oreille en parlant sans doute énormément trop fort. J’lui dis que moi, j’irais bien visiter la chambre de son hôtel, là. Mais elle, elle rigole et puis elle me dit : « -Viens on va danser comme des mariés. » J’ai hoché la tête et puis j’ai pris mon courage à deux mains pour me lever. De toute façon, ça commence à être chelou parce que Myra pécho Adi de manière tellement sale que ça m’étonnerais pas de les voir en train de baiser dans les prochaines minutes. J’ai pas trop envie de voir ça. Et puis j’suis beaucoup trop ivre pour continuer à rester statique. J’vais vraiment finir par m’endormir sur place si je continue. Elle est venu se réfugier dans mes bras et on a dansé pendant quelques temps comme ça. J’ai jamais été aussi heureux que ce soir, je crois. Je réalise doucement que je me rappellerais sans doute pas de cette soirée mais qu’elle est quand-même vachement bien. Alors je sors mon téléphone pour prendre une photo. Bon on est moche tout les deux dessus, et en arrière plan, y’a Adi qui a la main sous la jupe de Myra, mais je trouve que c’est un beau souvenir.

On a continué de boire encore. Sans fin, sans but, juste pour boire et on est arrivé à un point où il fallait qu’on s’arrête sinon, on finirait vraiment en coma. « -On devrait peut-être rentrer à l'hôtel » J’ai hoché la tête en laissant ma main glissé contre les fesses de Maddie, frissonnant sous les baisers dans le cou qu’elle me fait. Ouais, il est vraiment temps de retrouver la chambre, parce que j’aurais rien contre une sacrée nuit de noces. « -Sinon ils vont voir plus qu’une demande en mariage » Apparement, Maddie non plus, aurait rien contre une nuit de noce. J’ai fais un signe à Myra et je lui ai crié : « -On rentre, nous. Je vais arraché la robe de madame Diaz. Booonne nuiit ! » Elle a rigolé et j’ai pris la main de Maddie pour la menée vers les ascenseurs du grand hotel.

Les portes de l'ascenseur se referme sur nous. Et d'un regard en biais, J’remarque la mine malicieuse qu'elle prends pas moins d'une seconde avant de la plaquer contre l’habitacle de la cabine, je sens ses doigts se perdre déjà sur les boutons de la chemise trop serrée que je porte quand mes mains à moi, remontent le long de sa belle robe noir. J’ai pas envie vraiment de réfléchir et j’crois que de toute façon , Maddie n’a pas non plus envie de perdre de temps. On est au 25e étage et crois-moi, ça laisse largement le temps pour perdre la totalité de mes fringues.

Vive les mariés !



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With the lights out, it's less dangerous
Here we are now, entertain us
I feel stupid and contagious
Here we are now, entertain us

Maddie Flores
Maddie Floresvictime de cupidon
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Profil Académie Waverly
Bad at love ; Ati  EmptyJeu 31 Oct - 20:55

Bad at Love.


Dans ta vie, aussi loin que tu te souviennes, la vie, votre vie à toujours été plus ou moins calé en fonction de Maxine sans que tu ne saches vraiment pourquoi. Sans doute, car tu as toujours été plus docile, plus conciliante que ta soeur. Les choses sont toujours allée dans le sens de Maxine et selon ses envies et ses besoins. C’était toujours Maxine, car elle était intelligente, car elle a sauté deux classes aussi sans doute. Toujours selon ses désirs et tu n’as jamais eut trop ton mot à redire là dessus en réalité. Maxine, était clairement celle qui donnait le rythme a ta vie quelque part. Petite, comme encouragée par ta mère, tu as été toujours celle qui faisait les concession, celle qui acceptait de faire comme l’autre voulait car tu étais celle qui cédait la première. Tu n’as jamais été capricieuse comme elle, jamais trouvé à redire au commandement de Maxine. Ta mère a toujours maintenant tu cette relation entre vous deux. Tu étais celle qui devait toujours dire oui. Celle qui devait faire l’effort. Elle t’as toujours dis ça. Et même aujourd’hui, ça n’a pas changé. Ta mère prend toujours le partie de Maxine, elle lui donne toujours raison, même quand il s’agit de ta vie amoureuse, de tes choix de vies, de choses importantes. On ne t’as jamais laissé avoir le choix fasse aux envie de Maxine et aujourd’hui. On te reproche encore de vouloir être avec Ati alors qu’il a soit disant détruit ta soeur, que tu ne peux pas faire ça a Maxine car tu lui vole ton bonheur. Sauf que tu as bien compris, qu’Ati n’était pas celui décrit par Maxine, ni par ta mère. Et qu’en réalité, il était bien le contraire de tout ça et que le portrait qu’elles te donnaient était plutôt une sorte d’autoportrait d’elles mêmes.

C’est pour ça que tu es partie, même si tu n’as pas eut à t’expliquer du pourquoi. Tu es partie parce que tu n’en pouvais plus de cette atmosphère, de cette ambiance pesante, de devoir tout faire en fonction de la princesse Maxine, de ne pas être vraiment toi. Tu as toujours été comme un peu le double de ta soeur, une sorte de bonus arrivé là par hasard. Un petit plus. Tu as toujours été celle qui devait se plier, mais aussi celle qui devait calmer les peurs de Maxine. Prendre soin de ta soeur, c’est ce que ta mère t’a toujours dis. Prendre soin de ta soeur mais elle ? Elle a-t-elle a un moment fait quelque chose pour prendre soin de toi ? Non. La vérité, c’est qu’avant de rencontrer Ati, personne n’a jamais réellement fait attention à toi, à faire attention à ton bonheur, à savoir si tu étais heureuse. Personne à part lui. Mais ça ne sonne pas juste pour ta soeur ou pour ta mère. Car tu ne pourras jamais faire ce que Maxine, elle, n’a pas réussis à faire. Le rendre heureux, être bien avec lui, car la princesse n’a pas réussis. Mais toi, tu as réussis, à accrocher ton coeur à celui d’Ati, contre tout ce qu’elle aurait pu espérer. Oui. Toi, tu as réussis à faire ça et c’est pour ça qu’elle te déteste à présent. Elle te traite d’égoïste, elle te dit, que tu ne tiens pas compte d’elle, de ses peines, ou même pire, que tu ne tiens pas compte de Mia. Mais toi, pour la première fois de ta vie, tu es heureuse en étant égoïste, en étant juste comme elle. Alors c’est ton tour, de faire plier ta soeur à tes besoins, a tes envies, qu’elle les accepte ou non. Tu as le droit, de toucher un peu le bonheur, d’être heureuse, même si elle ne l’est pas. Tout ne peux pas toujours se faire comme elle le souhaite.



Tu as du mal à marcher, les pas qui chancelant à chaque fois que tu essayes de les aligner et pourtant, tu n’as jamais été aussi heureuse qu’à ce moment là. Puis en vrai, t’es fan de tes tong ‘I love Vegas’ tu vois ça un peu comme un cadeau de mariage quelque part. T’es heureuse, le sourires aux lèvres, ton rire qui se perds quand tu tire Ati par le bras dans les couloirs pour atteindre l’entrée de l’hotel et les ascenseurs. Cette ville ne dort pas, elle est continuellement plongée dans cette sorte d’effervescence permanente et elle accompagne ton rire à mesure que vous avancé dans l’immense hôtel qui fait plus la taille d’une mini ville qu’autre chose. Tu te trompe deux fois de couloir, trop perdue dans l’alcool et tu percute deux trois personne en t’excusant mais tu es bien là. L’esprit léger, le coeur remplie de bonheur et tu es heureuse comme tu ne l’as jamais été. Tu fini par retrouver le chemin de l’entrée et des ascenseur malgré ton ivresse et tes pieds qui se sont pris bien trop de fois dans les irrégularités de la moquette moche du casino mais tu retrouve la porte vitrée de l’ascenseur en te la prenant dans le nez. « -Aïe » tu dis en frottant ton nez avant d’appuyer sur le bouton pour faire venir l’ascenseur sous le regard mort de rire du mec de l’accueil. Tu fini par trouver comment ouvrir la porte et tu ne quitte pas la main d’Ati, toujours emprisonnée dans la tienne. Tu ne la lâchera plus jamais, tu ne veux plus jamais le lâcher. Ne plus lâcher ce sentiment de bien être, cette joie en toi, cette douce folie.

Vous rentrez dans l’ascenseur et tu le regardes, de ton air amusé, de ton air malicieux. Tu as des envies logiques de suite de mariage. Ati et toi, c’est trop évident, trop fusionnel et quand tu le regarde comme ça tu ne peux pas t’empêcher de te mordre la lèvres quand les portes se referment sur vous. Tes doigts se perdent dans les boutons de sa chemise alors que ton dos se plaque contre le froid de l’ascenseur dans un soupir quand ses mains s’accroche à la peau de tes cuisses. Tes lèvres le dévorent, les doigts se perdent sur la peau que tu dégage du tissus de la chemise dans un gémissement quand ses mains remontent plus haut. Tes lèvres se perdent sur sa bouche, sur sa nuque, tes doigts dans les muscles de son dos quand sa chemise tombe sur le sol au troisième étages. Peut-être que la porte risque de s’ouvrir sur quelqu’un qui vous surprendra, a moitié nu, mais tu ne penses pas à ça quand le tissus de tes sous vêtements glissent pour rejoindre la chemise et le pantalon de ton mari qui jonche le sol. Là, pressée contre le mur de l’habitacle et ta voix monte dans les aiguë quand vous ne faite plus qu’un. Un souffle, un bruissement de tissus de ta robe qui remonte sur le haut de tes hanches quand dans des mouvements de reins tu perds haleine. Ta bouche se perds sur sa gorge pour ne pas faire trop de bruit, tu en oublierai presque que vous n’êtes pas dans votre chambre mais dans l’ascenseur. Vous manquez de peu votre étage, trop prit dans vos ébats.
Toujours accrochée à lui, la robe remise négligemment, lui nu, tu trouves du bout des doigts la porte et la clé qui te permet de rentrer dans la chambre sans quitter les lèvres d’Ami des tiennes, trop pressé, trop haletants, vous tombez sur le lit avec le claquement de la porte dans votre dos. Demain te semble loin quand ta robe fini sur le sol. Rien ne l’accompagne, tes sous vêtements ont été abandonnés dans l’ascenseur, ton mari lui, est déjà nu quand son corps se perds sur le tien dans des baisers torrides. Tes lèvres, tes mains, s’accrochent à tout ce qu’elle trouve de son corps. Dans des souffles, des baisers, des caresses, tu sens l’extase monter. Tu ne cherche pas à étouffer ton plaisir comme dans l’ascenseur et dans un soupire tu souffles a son oreille que tu l’aimes.



Douleur et tambourinement dans ta tête. Tu as trop bu, beaucoup trop bu. Ton corps est comme plongée dans une sorte de mousse étrange, oui. Tu te sens toute molle et toute engourdie à la fois. Comme l’impression de peser 200kilos et que ta tête va se décrocher de ta nuque tellement elle pèse plus lourd que tout le reste de ton corps. Tu grimace quand quelque part dehors une voiture klaxonne. Ah. Ta tête. chut. Tu grimace, enfonce en peu plus ta tête sous le coussin pour ne pas voir la lumière qui filtre à travers tes paupières. Tu ne veux pas vivre cette journée, non. Tu ne veux pas vivre cette journée et ce mal de crane que tu sens déjà être le pire de toute ton existence. Tu t’enfonce un peu plus dans le moelleux de la couette quand tu sens la chaleur d’un autre corps à côté du tiens. Tu réalises à ce moment là que tu es nue, perdue dans les draps mais que tu n’es pas seule. Putain. Non. Merde. Tu inspires un grand coup, oses relever la tête pour regarder qui est à côté de toi. Myra n’a pas pu te laisser faire ça, Adi non plus. Putain non. non. non. Tu passes une mains sur ton visage avant d’ouvrir les yeux et de soupirer de soulagement. Tu connais ces tatouages. Ati. Ati ? Mais ? Ati ? Tu te relèves un peu dans les draps, le regarde quelques secondes dormir. Qu’est ce qu’il fait là ? Pourquoi t’as ce mal de crane là ? La soirée de la veille est flou, tu n’as plus de souvenir à partir du moment ou Myra t’as dit qu’il ne devrait plus tarder à arriver. Tu ne la croyais pas vraiment. Mais tu as continué d’y croire un peu en t’enfilant des cocktail à ne plus en pouvoir. Tu te masses les yeux quelques seconde avant de sentir cette envie de vomir immonde qui remonte dans ta gorge. Tu quitte les draps en courant pour aller dans la salle de bain, le gout horrible des cocktail qui te brule la gorge en remontant alors que tu vomis dans les toilettes. Tu vas mourir. C’est sure tu vas mourir. Ça te brule l’estomac et l’oesophage et ta tête te fait affreusement mal. C’est la pire gueule de bois de ta vie. Tu vomis une nouvelle fois, tire la chasse du bout des doigts mais la nausée reste dans ta gorge et tu n’as pas la force de te relever. Tu as mis toute ton énergie dans le sprint. Tu finis par fermer les yeux, la tête sur la cuvette et tu te rendors.

words; 1884
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